{"id":4082,"date":"2015-02-24T00:01:11","date_gmt":"2015-02-24T00:01:11","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=4082"},"modified":"2015-02-24T00:24:53","modified_gmt":"2015-02-24T00:24:53","slug":"couscous-a-la-conquete-du-monde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/couscous-a-la-conquete-du-monde\/","title":{"rendered":"Couscous \u00e0 la conqu\u00eate du monde"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n<p>\n\t\tCouscous &agrave; la conqu&ecirc;te du monde<\/p>\n<p>\n\t\tOriginellement cuisin&eacute;e par les Berb&egrave;res du Maghreb, la pr&eacute;cieuse graine est arriv&eacute;e &agrave; Paris avec les pieds-noirs. Aujourd&#39;hui, elle s&eacute;duit P&eacute;kin.<br \/>\n\t\tQuand la Chine s&#39;&eacute;veillera, elle mangera du couscous : tel est le r&ecirc;ve d&#39;Adel Ben Rachid Rakrouki. Dans son restaurant, Le Petit Gourmand, install&eacute; dans le quartier des ambassades de P&eacute;kin, ce Tunisien affable et d&eacute;brouillard, non content de faire les beaux jours des expatri&eacute;s fran&ccedil;ais et arabes, commence &agrave; initier les &quot;golden boys&quot; chinois aux d&eacute;lices du couscous royal. Poulet, agneau, merguez. &quot;D&#39;abord, ils admirent, ils d&eacute;gustent des yeux, ils prennent leur temps, et puis ils commencent &agrave; manger et tous sont conquis&quot;, s&#39;enflamme Adel, bien d&eacute;cid&eacute; &agrave; convertir de plus en plus de P&eacute;kinois au &quot;riz arabe&quot;<\/p>\n<p>\t\tRetour &agrave; la case d&eacute;part ? Selon certains, le couscous serait en effet originaire d&#39;Asie. Pour d&#39;autres il serait n&eacute; au Soudan apr&egrave;s le septi&egrave;me si&egrave;cle. La majorit&eacute; des historiens de l&#39;alimentation situent toutefois cette naissance en Afrique du Nord. Des fouilles arch&eacute;ologiques n&#39;y ont-elles pas r&eacute;v&eacute;l&eacute; la pr&eacute;sence d&#39;ustensiles de cuisine, datant du IXe si&egrave;cle et ressemblant fortement aux couscoussiers ?<\/p>\n<p>\t\tFoin des querelles d&#39;experts, c&#39;est de passion qu&#39;il s&#39;agit ! Comme l&#39;&eacute;crivent si bien Hadjira Mouhoub et Claudine Rabaa (Les Aventures du couscous, Ed. Sindbad, Actes Sud) : &quot;Au commencement &eacute;tait la steppe et sur ces hautes terres qui furent f&eacute;condes s&#39;est fa&ccedil;onn&eacute;e l&#39;&acirc;me du Maghreb. (&#8230;) Elle nous parle du bl&eacute; dur, bris&eacute; sous la meule en semoule coriace, et c&eacute;l&egrave;bre le couscous, nourriture entre les nourritures, port&eacute;e par les gestes immuables, incantation ou ballet devant les plats o&ugrave; les mains, patientes et agiles &agrave; la fois, transforment le brut et le sec, en flocons l&eacute;gers comme le r&ecirc;ve&quot;. Le Maghreb, initialement peupl&eacute;e par les Berb&egrave;res, est conquis au XIe si&egrave;cle par les Arabes qui l&#39;islamisent et y d&eacute;couvrent la semoule, qu&#39;ils nomment keskes, (de l&#39;arabe koskossou : la poudre). Une l&eacute;gende voudrait que le nom vienne du bruit, Kousss-Kousss que ferait le pilon en broyant le bl&eacute;.<\/p>\n<p>\t\t&quot;Semoule beurr&eacute;e arros&eacute;e d&#39;un bouillon de viandes de mouton, fra&icirc;che ou s&eacute;ch&eacute;e avec quelques l&eacute;gumes, carottes, navets, carde, peut-&ecirc;tre de la verdure, pas d&#39;&eacute;pices, sinon du sel, et servie avec du lait caill&eacute; ou du lait&quot; : voil&agrave; le couscous originel d&eacute;crit par Hadjira et Claudine. Il va se conjuguer de mille et une mani&egrave;res, prendre mille et une couleurs, s&#39;impr&eacute;gner de mille et un parfums, au fur et &agrave; mesure de son expansion territoriale.<\/p>\n<p>\t\tCouvert de l&eacute;gumes dans les plaines c&ocirc;ti&egrave;res, il reste plus aust&egrave;re dans le sud. Rouge en Tunisie, o&ugrave; on le mange avec le poisson, comme le couscous d&#39;automne &agrave; la raie, il a au Maroc le go&ucirc;t de toutes les &eacute;pices du monde : poivre, cub&egrave;be, galanga, noix muscade, cannelle, curcuma, cardamome, gingembre, feuilles de laurier, clou de girofle, nielle, cumin, carvi, coriandre, anis, fenouil thym origan, piment de Cayenne. Les Kabyles le mangent avec des petits haricots, les Andalous avec de la cannelle. On l&#39;a vu aussi sur les riches tables du Portugal, sous les tentes des Libyens. En Mauritanie, le couscous de mil se d&eacute;guste avec des lani&egrave;res de viande s&eacute;ch&eacute;e. Pauvre chez les pauvres, il sera riche chez les riches.<\/p>\n<p>\t\tAu d&eacute;but du XXe si&egrave;cle, le couscous est pratiquement inconnu en France, sinon dans quelques gargottes fr&eacute;quent&eacute;es par des ouvriers nord-africains. Les amateurs de grand large fr&eacute;quentent, eux, des restaurants class&eacute;s dans la rubrique &quot;cuisine exotique&quot; des guides touristiques. Durant l&#39;Occupation, les autorit&eacute;s fran&ccedil;aises font imprimer des tickets de rationnement sp&eacute;ciaux, marqu&eacute;s d&#39;un croissant, pour les &quot;indig&egrave;nes&quot; voulant se procurer de la graine de couscous.<\/p>\n<p>\t\tLa guerre se termine, l&#39;&eacute;conomie fran&ccedil;aise a besoin de bras. Venus d&#39;Alg&eacute;rie, alors d&eacute;partement fran&ccedil;ais, des milliers de travailleurs arrivent en France. Mohand Kaci fait partie de cette arm&eacute;e de pauvres. En 1950, un seul billet en poche &#8211; pas d&#39;argent pour le retour &#8211; il quitte sa Kabylie natale, les cultures en terrasse, la mis&egrave;re, pour tenter de gagner son pain en France. Il conna&icirc;t les stations de m&eacute;tro, &quot;le seul endroit o&ugrave; on pouvait dormir sans dire merci&quot;, ainsi que le raconte son fils, Serge, et d&eacute;bute comme laveur de train &agrave; Ch&acirc;tillon-Montrouge. En 1953, Mohand et un de ses amis ach&egrave;tent un caf&eacute; dans le 13e arrondissement. Le bistrot, o&ugrave; l&#39;on fait &agrave; manger, midi et soir, pour les habitu&eacute;s, est alors le seul endroit o&ugrave; se rencontrent les immigr&eacute;s apr&egrave;s l&#39;usine. &quot;Le village sans les femmes&quot;, dit-on &agrave; l&#39;&eacute;poque. Le patron joue le r&ocirc;le de chef de village. Parce qu&#39;il a le t&eacute;l&eacute;phone, il re&ccedil;oit les nouvelles du bled et les transmet aux uns et aux autres. &quot;Va dire &agrave; Ali qu&#39;il a un enfant et que c&#39;est un gar&ccedil;on&quot;.<\/p>\n<p>\t\tC&#39;est lui, aussi, qui fait le couscous, devenu le plat principal, voire unique. Un couscous roboratif, qui rassasie ces hommes durs &agrave; la peine. Le samedi, on met la musique, on parle du pays, on danse. Parfois, mais bien peu souvent, on invite le &quot;Fran&ccedil;ais&quot;, camarade d&#39;usine.<\/p>\n<p>\t\tEn 1956, d&eacute;barquent aussi des juifs venant de Tunisie. Parmi eux, Andr&eacute;e Zana-Murat. Elle raconte : &quot; Comme d&#39;habitude nous avons fait profil bas pour nous int&eacute;grer. Mes parents avaient pris une petite &eacute;picerie. Ma m&egrave;re a bien entendu continu&eacute; &agrave; faire le couscous. Les clients &eacute;taient attir&eacute;s par les bonnes odeurs qui sortaient de la cuisine. Ils demandaient ce que c&#39;&eacute;tait et maman, pour leur faire plaisir, leur en offrait&quot;. Et Andr&eacute;e, qui &eacute;crit maintenant des livres de cuisine, d&#39;&eacute;voquer le couscous au poisson &quot;si l&eacute;ger, avec le poisson cuit &agrave; la derni&egrave;re minute&quot; ou encore le couscous du shabbat, &quot;avec la menthe et toutes ces herbes qui lui donnent une l&eacute;g&egrave;re couleur verte&quot;.<\/p>\n<p>\t\tL&#39;arriv&eacute;e, &agrave; l&#39;&eacute;t&eacute; 1962, de plusieurs centaines de milliers de rapatri&eacute;s d&#39;Alg&eacute;rie marque le vrai d&eacute;but de l&#39;implantation du couscous en &quot;m&eacute;tropole&quot;. Les pieds- noirs commencent &agrave; ouvrir des restaurants. Mimi de Guyotville, Chez Ficelle, Chichois : les enseignes, &agrave; elles seules, apportent un parfum nouveau. Le plus c&eacute;l&egrave;bre reste Charly de Bab El Oued. Une figure, Charly. Cent kilos, une faconde inimitable. Les photographes l&#39;ont immortalis&eacute;, en janvier 1960, en train de pr&eacute;parer les repas pour les insurg&eacute;s des barricades d&#39;Alger. Charly recr&eacute;e l&#39;ambiance de la ville blanche. Au comptoir, les habitu&eacute;s peuvent, avec l&#39;anisette, manger des brochettes et des merguez, dont la recette &quot;ancestrale&quot; a &eacute;t&eacute; transmise &agrave; Charly par Bonniche, le boucher de Bab El Oued. Le menu pr&eacute;cise que le bol de Loubia (des haricots) est &quot;offert aux Alg&eacute;rois et parfois aux Oranais et aux Tunisiens&quot;. La r&eacute;putation de Charly va vite d&eacute;passer la communaut&eacute; pied-noir. Les Fran&ccedil;ais-de-France, s&eacute;duits par l&#39;ambiance et la qualit&eacute; de la nourriture, commencent &agrave; affluer.<\/p>\n<p>\t\tLa &quot;couscousmania&quot; s&#39;empare de la France. Le mouvement va &ecirc;tre amplifi&eacute; par l&#39;arriv&eacute;e de plus en plus massive de travailleurs originaires d&#39;Alg&eacute;rie mais aussi du Maroc et de Tunisie. D&#39;autant, qu&#39;&agrave; partir de 1975, les dispositions sur le regroupement familial vont leur permettre de faire venir leurs familles. Les gargotes deviennent de &quot;vrais&quot; (petits) restaurants, avec pignon sur rue, et accueillent d&eacute;sormais une client&egrave;le cosmopolite, o&ugrave; se m&eacute;langent all&eacute;grement l&#39;&eacute;tudiant fauch&eacute;, le travailleur immigr&eacute; ou le cadre en goguette.<\/p>\n<p>\t\tMohand Kaci suit le mouvement. En 1970, Avec Solange, son &eacute;pouse, il cr&eacute;e un nouveau restaurant Le Progr&egrave;s oriental. dans le 13earrondissement. Une grande partie de sa client&egrave;le est europ&eacute;enne. Le couscous est plus sophistiqu&eacute;. Finis les gros morceaux de l&eacute;gumes mis dans le bouillon. La graine aussi est mieux travaill&eacute;e. Serge, le fils n&eacute; en 1963, commence &agrave; aider ses parents.<\/p>\n<p>\t\tProgressivement, le couscous va concurrencer les plats traditionnels. Les restaurants le proposent comme plat du jour. On le voit aussi arriver dans les cantines, pl&eacute;biscit&eacute; par les enfants des &eacute;coles. Il est parfois un peu sommaire. &quot;La premi&egrave;re fois que la cantine de l&#39;&eacute;cole nous a servi un couscous, j&#39;&eacute;tais morte de rire&quot;, se souvient Andr&eacute;e Zana-Murat. La chanson s&#39;y met. &quot;Fais-moi du couscous, ch&eacute;rie&quot;, rythme Bob Azzam.<\/p>\n<p>\t\tAujourd&#39;hui, selon un sondage, publi&eacute; dans le num&eacute;ro de juin d&#39;Elle &agrave; table, le couscous arrive en quatri&egrave;me position sur la liste des plats pr&eacute;f&eacute;r&eacute;s des Fran&ccedil;ais, tout pr&egrave;s des moules marini&egrave;res, de la blanquette de veau, et du pot au feu mais loin devant la choucroute, le steak frites ou la ratatouille. Les Fran&ccedil;ais consommeraient environ 75 000 tonnes de couscous par an.<\/p>\n<p>\t\tPourquoi le couscous s&#39;est-il aussi bien implant&eacute; en France ? Claude Drigu&egrave;s, qui a pris la succession de son oncle Charly et pr&eacute;side maintenant aux destin&eacute;es de deux restaurants Chez Charly et le Sud, boulevard Gouvion-Saint-Cyr, dans le 17e arrondissement de Paris, ne cherche pas longtemps la r&eacute;ponse. &quot;Pourquoi ? Mais parce que c&#39;est bon !&quot;. Il ajoute : &quot; c&#39;est aussi un plat festif, qui a fi&egrave;re allure. Et c&#39;est enfin un plat complet, avec ses trois composantes immuables : semoule, l&eacute;gumes et viande&quot;<\/p>\n<p>\t\tMais pour tous, le meilleur, voire &quot;le seul&quot; couscous, est d&#39;abord celui de sa grand-m&egrave;re, voire de sa m&egrave;re. Un plat de femme, en tout cas. &quot; Les hommes, on les a chass&eacute;s !&quot;,plaisante aujourd&#39;hui Khadiga, qui, avec sa s&oelig;ur Faridah, dirige la cuisine du Tobsil, un des meilleurs restaurants de Marrakech. Il faut entendre cette petite femme, aussi large que haute, parler, un sourire dans les yeux, de sa mani&egrave;re de pr&eacute;parer la graine du couscous et des secrets qu&#39;elle ne transmettra qu&#39;&agrave; ses enfants !<\/p>\n<p>\t\tL&#39;industrie a vite compris l&#39;int&eacute;r&ecirc;t qu&#39;elle pourrait tirer de cet engouement. L&agrave; encore, les pieds noirs ont donn&eacute; le la. Fond&eacute;e en 1853 &agrave; Blida (Alg&eacute;rie), la maison Ricci imagine la premi&egrave;re de s&eacute;cher par une ventilation artificielle une graine toujours roul&eacute;e et tamis&eacute;e &agrave; la main. Cr&eacute;&eacute;e en 1907 par Jean-Baptiste et Ana&iuml;s Ferrero, la maison du m&ecirc;me nom met au point, en 1953, la premi&egrave;re rouleuse m&eacute;canique de la graine. En 1973, les deux entreprises, rejointes par une autre maison d&#39;Alg&eacute;rie, Cauchy, fusionnent et donnent naissance &agrave; Ferico. Le groupe produit aujourd&#39;hui dix tonnes de couscous &agrave; l&#39;heure, et exporte dans plus de 45 pays. R&eacute;cemment, les dirigeants de Ferico, pour la premi&egrave;re fois depuis 1962, se sont rendus en Alg&eacute;rie o&ugrave; ils esp&egrave;rent bien exporter un jour. Voil&agrave; m&ecirc;me que, pour &ecirc;tre au go&ucirc;t du jour, l&#39;entreprise a mis sur le march&eacute; un couscous au &quot;bl&eacute; complet biologique&quot;.<\/p>\n<p>\t\tRevers de la m&eacute;daille : pr&egrave;s de trente mille boites de couscous en conserve, avec bouillon et viande s&eacute;par&eacute;s, sont aussi vendues chaque ann&eacute;e dans l&#39;Hexagone. Les amateurs, sans parler des puristes, peuvent &ecirc;tre horrifi&eacute;s par ces succ&eacute;dan&eacute;s, comme ils le sont par les taboul&eacute;s tout pr&eacute;par&eacute;s, acides et chiffonneux.<\/p>\n<p>\t\tOublions le sacril&egrave;ge. Mieux vaut s&#39;attarder dans certains endroits o&ugrave; le couscous a pris ses lettres de noblesse. Chez Alain Passard, par exemple, qui, dans son trois &eacute;toiles de la rue de Varenne (Paris), l&#39;Arp&egrave;ge, ose une &quot;Jardini&egrave;re de l&eacute;gumes, fine semoule &agrave; l&#39;huile d&#39;Argan&quot; apr&egrave;s avoir invent&eacute; une &quot;harissa et jeunes carottes en l&eacute;ger couscous&quot;. Du grand art qui faisait &eacute;crire &agrave; Jean-Pierre Qu&eacute;lin, critique gastronomique au Monde : &quot;Pourquoi tutoyer le diable quand on peut si commod&eacute;ment fr&eacute;quenter les anges ?&quot;. Raymond Haddad, le patron de La Boule rouge, situ&eacute;e dans le 9e arrondissement de Paris, pratique, lui, un &oelig;cum&eacute;nisme r&eacute;confortant. &quot;Ici, il y a des m&eacute;tropolitains, des nord-Africains et des Isra&eacute;liens&quot;. Enrico Macias en a fait sa cantine. On raconte que le chanteur se f&acirc;cha tout rouge le jour o&ugrave; Raymond embaucha un chef fran&ccedil;ais servant des plats du terroir. &quot;Raymond, donne moi de la cuisine normale, s&#39;il te pla&icirc;t !&quot;.<\/p>\n<p>\t\tL&#39;&eacute;ternit&eacute;, maintenant. Quand Mohand Kaci s&#39;est &eacute;teint en 2002, son fils Serge avait d&eacute;j&agrave; pris le relais. Ouvert en 1990, L&#39;Oriental, son restaurant de la rue des Martyrs, dans le 18e, offre un couscous classique. Loin des trop grandes sophistications, il est, selon les habitu&eacute;s, un des meilleurs de la capitale. &quot;Apr&egrave;s celui de ma grand m&egrave;re&quot;, aimerait ajouter l&#39;auteur de ces lignes.<\/p>\n<p>\t\tJos&eacute;-Alain Fralon&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &nbsp; Couscous &agrave; la conqu&ecirc;te du monde Originellement cuisin&eacute;e par les Berb&egrave;res du Maghreb, la pr&eacute;cieuse graine est arriv&eacute;e &agrave; Paris avec les pieds-noirs. Aujourd&#39;hui, elle s&eacute;duit P&eacute;kin. Quand la Chine s&#39;&eacute;veillera, elle mangera du couscous : tel est le r&ecirc;ve d&#39;Adel Ben Rachid Rakrouki. 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