{"id":4128,"date":"2012-03-25T19:21:30","date_gmt":"2012-03-25T19:21:30","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=4128"},"modified":"2012-03-25T19:21:30","modified_gmt":"2012-03-25T19:21:30","slug":"les-femmes-conquerantes-dhelmut-newton-au-grand-palais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/les-femmes-conquerantes-dhelmut-newton-au-grand-palais\/","title":{"rendered":"Les femmes conqu\u00e9rantes d&rsquo;Helmut Newton au Grand Palais"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes femmes conqu&eacute;rantes d&#39;Helmut Newton au Grand Palais<\/p>\n<div class=\"obs-article-body\" id=\"obs-article-body\">\n<div itemprop=\"articleBody\">\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tSculpturales et dominatrices, les femmes d&#39;Helmut Newton, habill&eacute;es ou nues mais toujours chauss&eacute;es d&#39;escarpins, investissent de leur puissance &eacute;rotique le Grand Palais pour la premi&egrave;re r&eacute;trospective parisienne consacr&eacute;e au photographe depuis sa disparition il y a huit ans.<\/p>\n<p>\n\t\t\tL&#39;exposition, qui se tient jusqu&#39;au 17 juin, r&eacute;unit pr&egrave;s de deux cents tirages s&eacute;lectionn&eacute;s par Jude Newton, son &eacute;pouse pendant pr&egrave;s de soixante ans, devenue elle m&ecirc;me photographe sous le pseudonyme d&#39;Alice Springs.<\/p>\n<p>\n\t\t\t&quot;C&#39;est Newton par Newton&quot;, rel&egrave;ve J&eacute;r&ocirc;me Neutres, conseiller du pr&eacute;sident de la R&eacute;union des mus&eacute;es nationaux-Grand Palais et co-commissaire de l&#39;exposition.<\/p>\n<p>\n\t\t\tJude Newton, qui anime la Fondation Helmut Newton &agrave; Berlin, a commenc&eacute; par &ecirc;tre l&#39;une de ces femmes qui peuplent l&#39;oeuvre de l&#39;artiste: c&#39;est en posant comme mod&egrave;le pour lui en 1947 que l&#39;actrice australienne fait sa connaissance. Elle l&#39;&eacute;pouse un an plus tard.<\/p>\n<p>\n\t\t\tA l&#39;&eacute;poque le photographe vient d&#39;acqu&eacute;rir la nationalit&eacute; australienne apr&egrave;s avoir servi dans l&#39;arm&eacute;e de ce pays pendant la Seconde guerre mondiale.<\/p>\n<p>\n\t\t\tJuif berlinois, n&eacute; en 1920 dans une famille ais&eacute;e, Helmut Neust&auml;dter a &eacute;t&eacute; contraint de fuir l&#39;Allemagne nazie en 1938. Il gagne d&#39;abord Singapour avant de rejoindre l&#39;Australie. Il change son nom en Newton.<\/p>\n<p>\n\t\t\tMais il n&#39;oubliera jamais le Berlin de son enfance, celui du d&eacute;but des ann&eacute;es 1930 &quot;o&ugrave; il arrivait que l&#39;on rencontre des femmes nues sous leur manteau de fourrure&quot;, selon M. Neutres.<\/p>\n<p>\n\t\t\tAlors qu&#39;Helmut n&#39;a que sept ans, son demi-fr&egrave;re, qui en a dix de plus, lui fait rencontrer Erna la Rouge, une prostitu&eacute;e aux cuissardes rouges et &agrave; la cravache: un souvenir relat&eacute; par le photographe qui y a vu un des &eacute;l&eacute;ments fondateurs de la construction de son imaginaire.<\/p>\n<p>\n\t\t\t&quot;Porno chic&quot;<\/p>\n<p>\n\t\t\tAdolescent, Helmut r&ecirc;vait de devenir cam&eacute;raman de cin&eacute;ma ou &agrave; d&eacute;faut photographe. En 1936 il est plac&eacute; comme apprenti chez une photographe reconnue, Yva. Il s&#39;initie au portrait, au nu et &agrave; la photographie de mode avant de fuir Berlin &agrave; 18 ans.<\/p>\n<p>\n\t\t\tDans les ann&eacute;es 1960, Newton r&eacute;volutionne la photographie de mode alors qu&#39;il travaille pour les magazines Elle et Vogue &agrave; Paris notamment. Son style bien &agrave; lui se r&eacute;v&egrave;le, fait de fantaisie, de provocation et d&#39;humour. Des mises en sc&egrave;ne impeccables, des photos sans retouche.<\/p>\n<p>\n\t\t\t&quot;Une bonne photographie de mode doit ressembler &agrave; tout sauf &agrave; une photographie de mode. A un portrait, &agrave; une photo souvenir, &agrave; un clich&eacute; de paparazzi&quot;, disait Newton.<\/p>\n<p>\n\t\t\t&quot;Chaque photo raconte une histoire&quot;, a soulign&eacute; Jude Newton, lors de la pr&eacute;sentation de l&#39;exposition. Les r&eacute;f&eacute;rences cin&eacute;matographiques et artistiques abondent. Une jeune femme en bottes blanches se fait pourchasser par un avion (1967), clin d&#39;oeil &agrave; &quot;La Mort aux trousses&quot; d&#39;Alfred Hitchcock.<\/p>\n<p>\n\t\t\tLes &quot;Grands Nus&quot; des ann&eacute;es 1980 sont particuli&egrave;rement saisissants. Ils lui ont &eacute;t&eacute; inspir&eacute;s par des photos d&#39;identit&eacute; judiciaire de terroristes r&eacute;alis&eacute;es par la police allemande. Les femmes nues dans des poses guerri&egrave;res toisent le spectateur.<\/p>\n<p>\n\t\t\t&quot;Elles arrivent&quot; (1981), qui pr&eacute;sente un grand quadrille de femmes conqu&eacute;rantes, en version habill&eacute;e, puis d&eacute;shabill&eacute;e, frappe &eacute;galement les esprits.<\/p>\n<p>\n\t\t\tNewton d&eacute;veloppe ce qu&#39;on a appel&eacute; le &quot;porno chic&quot; mettant en sc&egrave;ne de grandes bourgeoises d&eacute;nud&eacute;es au bord d&#39;une piscine ou dans des h&ocirc;tels de luxe. Il disait avoir &quot;toujours&quot; dans le coffre de sa voiture des cha&icirc;nes et des menottes pour ses s&eacute;ances de photos &quot;sado-maso&quot;. Proth&egrave;ses et pl&acirc;tres s&#39;invitent dans ces mises en sc&egrave;ne pour semer le trouble.<\/p>\n<p>\n\t\t\t&quot;Je suis tr&egrave;s attir&eacute; par le mauvais go&ucirc;t, plus excitant que le pr&eacute;tendu bon go&ucirc;t qui n&#39;est que la normalisation du regard&quot;, expliquait-il.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Les femmes conqu&eacute;rantes d&#39;Helmut Newton au Grand Palais &nbsp; Sculpturales et dominatrices, les femmes d&#39;Helmut Newton, habill&eacute;es ou nues mais toujours chauss&eacute;es d&#39;escarpins, investissent de leur puissance &eacute;rotique le Grand Palais pour la premi&egrave;re r&eacute;trospective parisienne consacr&eacute;e au photographe depuis sa disparition il y a huit ans. 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