{"id":4212,"date":"2013-04-22T22:42:11","date_gmt":"2013-04-22T22:42:11","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=4212"},"modified":"2013-04-22T22:15:13","modified_gmt":"2013-04-22T22:15:13","slug":"jai-invente-les-beatles-par-brian-epstein","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/jai-invente-les-beatles-par-brian-epstein\/","title":{"rendered":"J\u2019ai invent\u00e9 les Beatles, par Brian Epstein"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\tJ&rsquo;ai invent&eacute; les Beatles, par Brian Epstein<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" border=\"0\" height=\"1\" src=\"http:\/\/www.assoc-amazon.fr\/e\/ir?t=yellowsubnet-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2350122530\" width=\"1\" \/><\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<h3>\n\tJeunesse<\/h3>\n<p class=\"spip\">\n\tBrian Epstein est l&rsquo;a&icirc;n&eacute; d&rsquo;une famille juive de Liverpool. Ses parents poss&egrave;dent une cha&icirc;ne de magasins d&rsquo;&eacute;quipements &eacute;lectriques. Instable, d&eacute;pressif, Epstein peine &agrave; se trouver un &eacute;quilibre. Sa scolarit&eacute; est marqu&eacute;e par des renvois successifs et d&eacute;parts volontaires, son int&eacute;r&ecirc;t allant uniquement vers les disciplines artistiques. Il passe son service militaire qu&rsquo;il quitte pr&eacute;matur&eacute;ment, ayant des probl&egrave;mes &agrave; s&rsquo;int&eacute;grer en tant que tr&egrave;s mauvais militaire. Il retourne ensuite &agrave; Liverpool, d&eacute;prim&eacute;, et reprend son travail au magasin de ses parents. Passionn&eacute; de th&eacute;&acirc;tre, il passe avec succ&egrave;s le concours de la Royal Academic of Dramatic Art, mais ses inhibitions paralysantes le forcent &agrave; abandonner la sc&egrave;ne et &agrave; rentrer &agrave; Liverpool une fois encore.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\tCette succession d&rsquo;&eacute;checs dans sa vie, d&rsquo;abord son traumatisme d&rsquo;avoir &eacute;t&eacute; un bouc &eacute;missaire &agrave; la dizaine de coll&egrave;ges diff&eacute;rents o&ugrave; il a &eacute;t&eacute; inscrit, et ensuite en tant que militaire, puis enfin son retrait du th&eacute;&acirc;tre le rendent bris&eacute;, peu s&ucirc;r de lui. Il aime particuli&egrave;rement la Musique classique il se rend de temps en temps &agrave; des concerts mais n&rsquo;a jamais song&eacute; &agrave; devenir manager. Il a quelques amis &agrave; Liverpool mais est envahi d&rsquo;un Complexe d&rsquo;inf&eacute;riorit&eacute; qu&rsquo;il a r&eacute;ussi &agrave; apprivoiser par ses aptitudes en th&eacute;&acirc;tre. C&rsquo;est tr&egrave;s certainement cette connaissance de la sc&egrave;ne qui lui permettra de donner les conseils les plus adapt&eacute;s (et les plus concluants) dans son futur r&ocirc;le d&rsquo; Impresario.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\tIl semble aller mieux quand, au d&eacute;but des sixties, il devient responsable de la section musique d&rsquo;un magasin de la soci&eacute;t&eacute; NEMS (North End Music Stores), cr&eacute;&eacute;e par son p&egrave;re en 1957. Il est ensuite promu directeur du deuxi&egrave;me &eacute;tablissement de la soci&eacute;t&eacute;, &agrave; <i>Whitechapel<\/i>. Sa comp&eacute;tence, son enthousiasme et le dynamisme de la sc&egrave;ne musicale de Liverpool (le Mersey Beat) font que le magasin devient un des plus importants du nord de l&rsquo;Angleterre.<\/p>\n<h3>\n\tRencontre avec les Beatles<\/h3>\n<p class=\"spip\">\n\tC&rsquo;est un de ses clients, Raymond Jones, qui lui parle le premier des Beatles. Il commande alors 500 exemplaires de leur disque <i>My Bonnie<\/i> enregistr&eacute; en Allemagne avec Tony Sheridan et d&eacute;cide d&rsquo;aller les voir dans le club o&ugrave; ils jouent, le (Cavern Club) &agrave; Liverpool. Nous sommes le 9 novembre 1961. Dans son autobiographie, il r&eacute;v&egrave;le qu&rsquo;&laquo; ils n&rsquo;&eacute;taient pas tr&egrave;s bien habill&eacute; s, ni tr&egrave;s propres. Ils &eacute;taient cependant plus attirants qu&rsquo;aucun des autres groupes qui jouaient &agrave; ces concerts de midi. &raquo; Frapp&eacute; par leur magn&eacute;tisme, il se fait conseiller par un ami avocat et les invite &agrave; son bureau le 3 d&eacute;cembre afin de leur proposer de devenir leur manager. Secret, Brian Epstein n&rsquo;a jamais r&eacute;v&eacute;l&eacute; les motivations profondes de cet engagement, peu int&eacute;ress&eacute; qu&rsquo;il &eacute;tait par la musique et venant d&rsquo;un milieu diff&eacute;rent des quatre gar&ccedil;ons. Il a peut-&ecirc;tre reconnu d&rsquo;instinct leur potentiel, qu&rsquo;il soit artistique ou commercial, s&rsquo;est senti fascin&eacute; par eux. Pour lui-m&ecirc;me, il aurait trouv&eacute; l&agrave; l&rsquo;occasion de s&eacute;duire et se valoriser. C&rsquo;est lui qui convainc Mike Smith, d&eacute;nicheur de talents de Decca Records, de venir les &eacute;couter. Le 1<sup>er<\/sup> janvier 1962, le groupe est auditionn&eacute; mais le contrat ne se fait pas, non plus chez Columbia Records ou EMI. Brian ne se d&eacute;courage pas. Il jure de les rendre &laquo; plus grands qu&rsquo;Elvis &raquo;.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\tSuite &agrave; l&rsquo;audition chez Decca, les responsables lui propos ent de laisser tomber les Beatles, argumentant que &quot;votre magasin ma rche bien &agrave; Liverpool, vous devriez vous y tenir&quot; mais il res te persuad&eacute; de leur futur succ&egrave;s et reste tr&egrave;s investi dans la recherche de maisons de disques, et est m&ecirc;me plus exigeant sur la qualit&eacute; de la maison de disques que les Beatles eux-m&ecirc;mes. John Lennon propose de tester une maison de disques s&rsquo;appelant Embassy, mais Brian Epstein refuse s&egrave;chement en pensant que la qualit&eacute; n&rsquo;est pas suffisant e. Malgr&eacute; son entourage qui pense que Brian est sur le point de fa ire un nouvel &eacute;chec dans sa vie, l&rsquo;un de ses proches lui disant m&ecirc; me &quot;tu vas prendre combien de temps avant d&rsquo;abandonner cette fois ? &quot; il retourne &agrave; Londres, seul, une nouvelle fois, d&eacute;termin&eacute; &agrave; r&eacute;ussir.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\tSur le plan artistique, Brian Epstein a &eacute;norm&eacute;ment jou&eacute; dans l&rsquo;image du groupe, en effa&ccedil;ant son aspect sauvage et rebelle, et leur vestes en cuir les rempla&ccedil;ant par des complets veston, une attitude beaucoup plus gentleman. Ce changement &agrave; certainement contribu&eacute; &agrave; rendre les Beatles accessible &agrave; plus de g&eacute;n&eacute;rations, et &eacute;galement plus l&rsquo;ouvrir &agrave; la gent f&eacute;minine, donc diversifier la gamme des auditeurs et des fans. Sur un autre plan, Brian Epstein avait d&eacute;j&agrave; eu une ambition de devenir styliste, il avait donc d&eacute;j&agrave; un grand sens de la mode et de l&rsquo;&eacute;l&eacute;gance, ce qui a s&ucirc;rement jou&eacute; dans leur future extr&ecirc;me popularit&eacute;.<\/p>\n<h3>\n\tSucc&egrave;s du groupe<\/h3>\n<p class=\"spip\">\n\tEn avril 1962, le vent tourne quand un &eacute;diteur, Syd Coleman, leur fait rencontrer George Martin, directeur artistique (A&amp;R) de Parlophone une division d&rsquo;EMI, qui, apr&egrave;s une audition le 6 juin 1962, d&eacute;cide de devenir le producteur des Beatles et de leur faire signer un contrat d&rsquo;enregistrement, tout en leur sugg&eacute;rant de remplacer Pete Best. Brian Epstein se charge lui-m&ecirc;me de signifier son renvoi &agrave; Best, le 16 ao&ucirc;t 1962. Ils reviennent aux studios EMI d&rsquo;Abbey Road le 4 septembre avec leur nouveau batteur, Ringo Starr. Le r&ecirc;ve de Brian est exauc&eacute; lorsque le premier 45 tours : <i>Love me do \/ PS I love you<\/i> est publi&eacute; le 5 octobre 1962. Ce renouveau dans la vie de Brian semble l&rsquo;&eacute;panouir consid&eacute;rablement, mais pour un temps seulement. Car son instabilit&eacute; et son caract&egrave;re d&eacute;pressif prennent le dessus au rythme de ses escapades nocturnes assaisonn&eacute;es de drogues et exc&egrave;s en tous genres.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\tEn octobre 1964 para&icirc;t l&rsquo;autobiographie d&rsquo;Epstein, sous le titre <i>A Cellarful of Noise<\/i>, co-&eacute;crite avec le journaliste Derek Taylor, alors son assistant. Dans cette autobiographie, on peut lire entre les lignes que Brian Epstein est de plus en plus conscient que le fait qu&rsquo;il ait droit &agrave; 25% des b&eacute;n&eacute;fices des Beatles va le rendre extr&ecirc;mement riche, et en m&ecirc;me temps, on sent malgr&eacute; ce succ&egrave;s enorme une personnalit&eacute; auto-destructrice, d&eacute;pendante &agrave; de nombreuses drogues, un complexe par rapport au fait qu&rsquo;il soit Juif et Gay, se disant victime d&rsquo;Antis&eacute;mitisme et d&rsquo;Homophobie. En tout cas Brian Epstein est un personnage tr&egrave;s secret, evitant de donner trop d&rsquo;informations aux interviews, et dans son autobiographie il parle plus de sa mani&egrave;re de vivre la Beatlemania que de la mani&egrave;re avec laquelle il l&rsquo;a cr&eacute;&eacute;e.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\tLa carri&egrave;re d&rsquo;Epstein, bien qu&rsquo;exemplaire n&rsquo;est pas exempte d&rsquo;erreurs. N&eacute;anmoins, elles restent anecdotiques. Ainsi, en juillet 1966, il omet de r&eacute;pondre &agrave; l&rsquo;invitation de l&rsquo;&eacute;pouse du dictateur Philippin, Imelda Marcos, avant le concert de Manille, le 4 juillet. Les Beatles, devant la TV dans leur chambre d&rsquo;h&ocirc;tel, s&rsquo;aper&ccedil;oivent qu&rsquo;on les attend au palais pr&eacute;sidentiel o&ugrave; ils ne se rendent pas. Epstein tente de s&rsquo;expliquer &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision, mais l&rsquo;&eacute;mission est brouill&eacute;e. Toute protection polici&egrave;re est retir&eacute;e aux Beatles lorsqu&rsquo;ils repartent, ils parviennent jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;a&eacute;roport o&ugrave; une foule hostile les attend, ils sont agress&eacute;s, risquent un v&eacute;ritable lynchage, puis r&eacute;ussissent &agrave; atteindre leur avion qui va rester bloqu&eacute; sur le tarmac, le temps qu&rsquo;Epstein aille se faire d&eacute;lester de la recette de leur concert devant plusieurs dizaines de milliers de personnes !<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\tQuelque temps avant sa mort, Brian Epstein commence &agrave; transf&eacute;rer les responsabilit&eacute;s de la direction de NEMS &agrave; ses adjoints et amis : Nat Weiss, son repr&eacute;sentant aux &Eacute;tats-Unis et Robert Stigwood. Il tient &agrave; ne s&rsquo;occuper que du groupe, r&eacute;ussissant &agrave; maintenir leur coh&eacute;sion.<\/p>\n<h3>\n\tMort<\/h3>\n<p class=\"spip\">\n\tLe 27 ao&ucirc;t 1967, soit pr&egrave;s de trois mois apr&egrave;s la sortie de l&rsquo;album <i>Sgt. Pepper&rsquo;s Lonely Hearts Club Band<\/i> et alors que le groupe est &agrave; son apog&eacute;e, Epstein est retrouv&eacute; mort dans son lit, alors que les Beatles sont &agrave; Bangor, au Pays de Galles, o&ugrave; ils sont all&eacute;s &agrave; la rencontre du Maharishi Mahesh Yogi. La mort brutale de leur manager les laisse totalement d&eacute;sempar&eacute;s. On d&eacute;couvre rapidement que le d&eacute;c&egrave;s est d&ucirc; &agrave; une overdose de barbituriques. Les fun&eacute;railles de Brian Epstein ont lieu le 30 ao&ucirc;t &agrave; la <i>Greenbank Synagogue<\/i> de Liverpool. Il est enterr&eacute; au <i>Long Jane Jewish cemetery<\/i>.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\tApr&egrave;s sa mort, son fr&egrave;re Clive Epstein reprend la direction de <i>NEMS Enterprises<\/i> mais il ne peut g&eacute;rer correctement cette entreprise pleine de confusion plus de dix-huit mois. Les Beatles d&eacute;clarent qu&rsquo;ils se d&eacute;brouilleront seuls dor&eacute;navant. Le fr&egrave;re cadet d&eacute;tient n&eacute;anmoins la quasi-totalit&eacute; des parts de NEMS, propri&eacute;taire &agrave; 51% de <i>Northern Songs<\/i>, le catalogue de chansons des Beatles, qui sera vendu en 1969 sans qu&rsquo;ils ne puissent rien y faire.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\tLa th&egrave;se du suicide concernant sa mort a &eacute;t&eacute; &eacute;voqu&eacute;e, mais est &eacute;cart&eacute; e pour diff&eacute;rentes raisons, d&rsquo;abord car il n&rsquo;avait pas une at titude particuli&egrave;rement sp&eacute;ciale les jours pr&eacute;c&eacute; dents, et surtout qu&rsquo;il venait d&rsquo;assister &agrave; l&rsquo;enterrement de so n p&egrave;re quelques semaines auparavant. Il essayait alors de trou ver un appartement pour sa m&egrave;re qu&rsquo;il aimait &eacute;norm&eacute;me nt (l&rsquo;appelant comme la &quot;plus belle femme du monde&quot; dans son autobiographie) et n&rsquo;aurait donc pas os&eacute; causer de nouvelles souffrances &agrave; sa m&egrave;re. Mais cette mort sous overdose prouve que Brian Epstein noyait ses complexes dans des drogues de tout genres, d&rsquo;abord l&rsquo;alcool quand il est exclu du service militaire, ensuite les amph&eacute;tamines au d&eacute;but des Beatles, ensuite le cannabis lors de la Beatlemania, et le LSD qu&rsquo;il prendra en 1967 quelque temps avant sa mort.<\/p>\n<h2>\n\tPersonnalit&eacute;<\/h2>\n<h3>\n\tRapports avec John Lennon<\/h3>\n<p class=\"spip\">\n\tL&rsquo;homosexualit&eacute; de Brian Epstein, r&eacute;v&eacute;l&eacute;e sur le tard, l&rsquo;aurait fait tomber &eacute;perdument amoureux de John Lennon, le qualifiant m&ecirc;me, en parlant des Beatles du &laquo; seul qui compte &raquo;. Epstein souffre de cet amour &agrave; sens uni que. Les vacances qu&rsquo;il prend avec John en avril 1963 en Espagne alimente une rumeur de liaison entre eux, mais le chanteur dira avoir toujours repouss&eacute; Epstein : &laquo; Elle n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; consomm&eacute;e, mais nous e&ucirc;mes une relation intense et pr&eacute;cieuse. &raquo;<sup><a>1<\/a><\/sup> L&rsquo;anecdote la plus connue &agrave; ce sujet date de l&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; Brian, r&eacute;alisant son autobiographie, &agrave; l&rsquo;aide de son as sistant Derek Taylor, h&eacute;site sur le nom qu&rsquo;il allait lui donner. I l a en t&ecirc;te le titre &quot; A Cellarful Of Noise &quot; (qui sera finalement retenu), et en parle aux Beatles. John lui r&eacute;pond du tac-au-tac &laquo; pourquoi pas plut&ocirc;t &quot; A Cellarful Of Boys&quot; ? &raquo;<\/p>\n<h2>\n\tTravail de manager<\/h2>\n<p class=\"spip\">\n\tLes Beatles, aussi talentueux soient-ils, ont toujours reconnu qu&rsquo;ils n&rsquo;auraient certainement pas &eacute;t&eacute; ce qu&rsquo;ils furent sans Epstein. Son d&eacute;c&egrave;s a marqu&eacute; le d&eacute;but du processus de s&eacute;paration du groupe, m&ecirc;me si ce fait n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; visible imm&eacute;diatement.<br \/>\n\tL&rsquo;influence du manager s&rsquo;exer&ccedil;a sur deux plans. De l&rsquo;int&eacute;rieur, il modela la vie du groupe tout en les &eacute;loignant des mirages du show business et en g&eacute;rant leurs finances. C&rsquo;est lui qui sugg&eacute;ra aux Beatles leur fameux &laquo; ensemble Cardin sans col &raquo; et leurs in&eacute;vitables bottines durant leurs premi&egrave; res ann&eacute;es. D&eacute;j&agrave; &agrave; cette &eacute;poque, ces <i>mods<\/i> semblaient en avance d&rsquo;une ou deux modes. De l&rsquo;ext&eacute;rieur, elle fut &agrave; l&rsquo;origine de l&rsquo;image fraternelle et dr&ocirc;le des quatre gar&ccedil;ons. Il se pla&ccedil;a toujours en premi&egrave;re ligne et contr&ocirc;la les signatures de contrats avec une grande clairvoyance. Il mit &eacute;galement toute son &eacute;nergie dans l&rsquo;organisation des concerts, si bien que le dernier de ceux-ci, au Candelstick Park de San Francisco le 29 ao&ucirc;t 1966, auquel il n&rsquo;assista pas, sembla indiquer le d&eacute;but de son retrait de la sc&egrave;ne.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; J&rsquo;ai invent&eacute; les Beatles, par Brian Epstein &nbsp; Jeunesse Brian Epstein est l&rsquo;a&icirc;n&eacute; d&rsquo;une famille juive de Liverpool. Ses parents poss&egrave;dent une cha&icirc;ne de magasins d&rsquo;&eacute;quipements &eacute;lectriques. 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