{"id":4232,"date":"2012-04-11T20:26:12","date_gmt":"2012-04-11T20:26:12","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=4232"},"modified":"2012-04-11T20:26:12","modified_gmt":"2012-04-11T20:26:12","slug":"mitt-romney-israel-et-les-juifs-americains","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/mitt-romney-israel-et-les-juifs-americains\/","title":{"rendered":"Mitt Romney, Isra\u00ebl et les Juifs Am\u00e9ricains"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div class=\"titre\">\n<div class=\"titre\">\n<p>\n\t\t\tMitt Romney, Isra&euml;l et les Juifs Am&eacute;ricains<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div class=\"titre\">\n<div class=\"titre\">\n<p>\n\t\t\tMitt Romney, Isra&euml;l et les Juifs Am&eacute;ricains<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<p><br class=\"texte clear\" \/><\/p>\n<div class=\"auteur\">\n<div class=\"access\">\n\t\tR&eacute;dig&eacute; par Stephane Trano<\/div>\n<\/div>\n<p><br class=\"texte clear\" \/><\/p>\n<div class=\"chapeau\">\n<p>\n\t\tLes statistiques raciales et religieuses ne sont pas un tabou aux Etats-Unis. Il est donc assez facile de d&eacute;finir pour qui penche le vote de telle communaut&eacute;. Le vote juif est un excellent exemple, car il existe, &agrave; l&#39;instar de toutes les autres composantes de la population am&eacute;ricaine. Mais il r&eacute;serve beaucoup de surprises et d&eacute;ment bien des id&eacute;es re&ccedil;ues. A commencer par les raisons pour lesquelles les candidats lui accordent de l&#39;importance, ici Mitt Romney.<\/p>\n<\/div>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div class=\"para_1128046 resize\" id=\"para_1\">\n<div class=\"texte\">\n<div class=\"access firstletter\">\n\t\t\tC&#39;est une histoire assez embl&eacute;matique que le <em>New York Times<\/em> a <a class=\"liens\" href=\"http:\/\/www.nytimes.com\/2012\/04\/08\/us\/politics\/mitt-romney-and-benjamin-netanyahu-are-old-friends.html?_r=2&amp;pagewanted=1\">publi&eacute;<\/a> le 7 avril sous la plume de Michael Barbaro. Celle-ci relate une longue amiti&eacute;, jusque-l&agrave; peu connue, entre Mitt Romney, le plus-que-favori pour affronter Barack Obama lors des &eacute;lections pr&eacute;sidentielles du 6 novembre 2012, et l&#39;actuel Premier ministre isra&eacute;lien Benjamin Netanyahu.<\/p>\n<p>\t\t\tLe reporter relate la rencontre des deux hommes en 1976, dans les bureaux du Boston Consulting Group ou chacun venait d&#39;&ecirc;tre engage comme conseiller d&#39;entreprises. L&#39;un, Romney, sortait de Harvard et l&#39;autre, Netanyahu, du Massachussetts Institute Techonlogy, deux des meilleures universit&eacute;s du pays. &laquo; <em>A l&#39;&eacute;poque la plus formatrice de leur carri&egrave;re,<\/em> &eacute;crit Barbaro, <em>ils ont acquis l&#39;un et l&#39;autre leurs galons au cours des longues sessions hebdomadaires de brainstorming, en absorbant la m&ecirc;me vision profond&eacute;ment analytique du monde. <\/em>&raquo;<\/p>\n<p>\t\t\tC&#39;est &eacute;galement peu de temps apr&egrave;s son entr&eacute;e dans ce groupe que Benjamin Netanyahu a connu le drame personnel qui a particip&eacute; &agrave; son engagement politique, la mort de son fr&egrave;re aine, Yonathan, commandant de l&#39;unit&eacute; d&rsquo;Elite de l&#39;arm&eacute;e isra&eacute;lienne, tue lors de la lib&eacute;ration de cent otages d&#39;un avion d&#39;El Al d&eacute;tourn&eacute; sur Entebbe, en Angola, par le Front de Lib&eacute;ration de la Palestine allie aux Cellules R&eacute;volutionnaire allemandes. Un souvenir fort pour Mitt Romney.<\/p>\n<p>\t\t\tLe quotidien explique comment, durant plus de trente ans, ces deux hommes qui n&#39;avaient initialement rien en commun se sont suivis au cours de leurs carri&egrave;res, se sont conseilles et ont construit une solide amiti&eacute;. A telle point que Mitt Romney a d&eacute;clar&eacute; r&eacute;cemment qu&#39;il ne prendrait &#8211; s&#39;il &eacute;tait &eacute;lu en novembre &#8211; aucune d&eacute;cision politique concernant Isra&euml;l sans consulter Mr. Netanyahu.<\/p>\n<p>\t\t\tOr, l&#39;un des points d&#39;affrontements principaux en mati&egrave;re de politique &eacute;trang&egrave;re, entre Mitt Romney et son rival Barack Obama, est que le premier reproche au second trop d&#39;atermoiements concernant le programme nucl&eacute;aire de l&#39;Iran et la n&eacute;cessit&eacute; d&#39;une r&eacute;action forte. De la a envisager qu&#39;une &eacute;lection de Mitt Romney &agrave; la Maison Blanche pourrait signifier un feu vert &agrave; l&#39;administration isra&eacute;lienne pour engager des op&eacute;rations contre son voisin, il n&#39;y a qu&#39;un pas, que Martin S. Indyk, ancien ambassadeur des Etats-Unis en Isra&euml;l sous Clinton, franchit sans r&eacute;serve, estimant que les d&eacute;clarations de Romney impliquent une &laquo;<em> sous-traitance de la politique des Etats-Unis au Moyen-Orient a Isra&euml;l <\/em>&raquo;. Ce qui, souligne l&#39;ambassadeur, &laquo; <em>serait bien sur inappropri&eacute;<\/em> &raquo;.<\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<div class=\"intertitre before_left resize\" id=\"intertitre_2\" style=\"margin-bottom: 10px;\">\n\t<br class=\"access\" \/><\/p>\n<h2 class=\"access\">\n\t\tComment les Juifs sont devenus D&eacute;mocrates<\/h2>\n<\/div>\n<div class=\"para_1128047 resize\" id=\"para_2\">\n<div class=\"texte\">\n<div class=\"access firstletter\">\n\t\t\tL&#39;article du New York Times &eacute;claire de mani&egrave;re int&eacute;ressante un aspect possible de la prochaine diplomatie am&eacute;ricaine. Mais il ne suscite gu&egrave;re de commentaires et surtout, il ne provoque, excepte dans quelques milieux convaincus de la &quot;nocivit&eacute;&quot; du vote juif, aucun amalgame avec ce m&ecirc;me vote juif qui &eacute;mane d&#39;une population repr&eacute;sentant 1,7% du total de la population am&eacute;ricaine. Car contrairement &agrave; ce que l&#39;on pourrait croire, celui-ci a tr&egrave;s rarement &eacute;t&eacute; acquis aux R&eacute;publicains au cours de l&#39;Histoire des Etats-Unis.<\/p>\n<p>\t\t\tIl faut remonter, en effet, a 1908 pour trouver une majorit&eacute; de voix de l&#39;&eacute;lectorat juif en faveur d&#39;un candidat &agrave; la pr&eacute;sidence, avec William Taft. Car, au cours des 40 ann&eacute;es pr&eacute;c&eacute;dentes, les Juifs d&#39;Am&eacute;rique n&#39;ont pas pu &eacute;vacuer le souvenir du General Ulysses Grant, lequel avait issu une ordonnance d&#39;expulsion des Juifs des territoires qu&#39;il contr&ocirc;lait durant la Guerre civile, pour se venger suite &agrave; la d&eacute;couverte que son p&egrave;re avait incite des marchands de tissu de coton juifs &agrave; quitter le Sud pour aller s&#39;&eacute;tablir plus au Nord du pays. Prenant les Juifs, pourtant en tr&egrave;s petit nombre, comme boucs-&eacute;missaires de la contrebande g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e dans le pays et pour affirmer son image de combattant pour les droits civiques des Noirs am&eacute;ricains, Grant couvrira des exactions antijuives avant que le Pr&eacute;sident Abraham Lincoln, depuis Washington, ne r&eacute;voque son ordre quelques jours plus tard. Grant devint par la suite le 18e Pr&eacute;sident des Etats-Unis. Son attitude &agrave; l&#39;encontre des Juifs n&#39;est pas pour rien dans la propagande antis&eacute;mite d&#39;une petite partie des Noirs radicaux au cours du 20e si&egrave;cle, pratiquant un amalgame infond&eacute; entre les esclavagistes et les Juifs.<\/p>\n<p>\t\t\tApres la parenth&egrave;se Taft de 1908, d&eacute;cevante pour eux, les Juifs am&eacute;ricains se sont de nouveau massivement et syst&eacute;matiquement prononces pour le candidat d&eacute;mocrate. Roosevelt a ainsi recueilli 90% de leurs suffrages, Kennedy 82%, Clinton 80% et Gore 79%, et l&#39;actuel pr&eacute;sident Obama 78%. La plupart des sondages actuels indiquent par ailleurs que l&#39;&eacute;lectorat juif soutient la r&eacute;&eacute;lection d&#39;Obama.<\/p>\n<p>\t\t\tMais il est plus int&eacute;ressant de souligner, ici, que les pr&eacute;sidents am&eacute;ricains per&ccedil;us par l&#39;opinion comme les plus surs soutiens d&#39;Isra&euml;l sont ceux qui ont &eacute;t&eacute; les moins soutenus par les Juifs am&eacute;ricains: 35% pour Nixon en 1972, 35% pour Bush (p&egrave;re) en 1988 et 11% en 1992, puis 19% pour Bush (fils) en 2000 et 24% en 2004, enfin, 22% pour McCain en 2008.<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<div class=\"intertitre before_left resize\" id=\"intertitre_3\" style=\"margin-bottom: 10px;\">\n\t<br class=\"access\" \/><\/p>\n<h2 class=\"access\">\n\t\tLes mythes universels de la politique<\/h2>\n<\/div>\n<div class=\"para_1128065 resize\" id=\"para_3\">\n<div class=\"texte\">\n<div class=\"access firstletter\">\n\t\t\t<span style=\"line-height: 115%; font-size: 9pt;\">Alors, pourquoi Mitt Romney tente-t-il, ces derniers temps, de promouvoir son amiti&eacute; avec Benjamin Netanyahu et de souligner avec insistance sa divergence avec Obama au sujet de l&#39;Iran? <\/span><\/p>\n<p>\t\t\tUne seconde explication, puisqu&#39;on ne peut la trouver du cote du &quot;vote juif&quot;, pourrait selon certains tenir &agrave; l&#39;importance du lobby pro-isra&eacute;lien en Am&eacute;rique. L&agrave; encore, c&#39;est un fourre-tout de la fantasmagorie populaire. En effet, les vingt composantes du lobby pro-Isra&euml;l aux Etats-Unis le situent au 33e rang d&#39;une liste qui en compte 50. Ce lobby contribue &agrave; hauteur de 3,7 millions de dollars au financement du Congr&egrave;s, repartis &agrave; 70% pour les D&eacute;mocrates contre 30% pour les R&eacute;publicains. La moyenne par S&eacute;nateur et membre de la Chambre des Repr&eacute;sentants est en chute libre depuis 3 ans. Le principal b&eacute;n&eacute;ficiaire des fonds de ce lobby est Barack Obama (271 261 dollars pour 2011-2012).<\/p>\n<p>\t\t\tA titre de comparaison, le lobby des avocats verse 27,4 millions de dollars au Congr&egrave;s, celui des retraites pr&egrave;s de 24 millions ou celui des assureurs 14 millions de dollars.<\/p>\n<p>\t\t\tSur le plan de la repr&eacute;sentation politique, on compte 12 s&eacute;nateurs juifs sur 100 au total (repartis en 10 D&eacute;mocrates et 2 R&eacute;publicains) et 27 Repr&eacute;sentants a la Chambre sur 435 au total (dont 26 D&eacute;mocrates et 1 R&eacute;publicain).<\/p>\n<p>\t\t\tAlors, si ce n&#39;est le poids de l&#39;&eacute;lectorat ni celui de l&#39;establishment, en quoi le vote des Juifs am&eacute;ricains peut-il int&eacute;resser Mitt Romney? La r&eacute;ponse, aussi surprenante soit-elle, tient &agrave; la religion.<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<div class=\"intertitre before_left resize\" id=\"intertitre_4\" style=\"margin-bottom: 10px;\">\n\t<br class=\"access\" \/><\/p>\n<h2 class=\"access\">\n\t\tUne entente sacr&eacute;e<\/h2>\n<\/div>\n<div class=\"para_1128068 resize\" id=\"para_4\">\n<div class=\"texte\">\n<div class=\"access firstletter\">\n\t\t\t<span style=\"line-height: 115%; font-size: 9pt;\">Une tr&egrave;s int&eacute;ressante &eacute;tude publi&eacute;e par deux professeurs r&eacute;put&eacute;s aux Etats-Unis, l&#39;un de Harvard, Robert D. Putnam et l&#39;autre de Notre Dame, David E. Campbell, montre sans surprise que les Mormons &#8211; la communaut&eacute; religieuse de Mitt Romney &#8211; jouissent d&#39;une tr&egrave;s faible popularit&eacute; parmi le reste des Am&eacute;ricains et se trouvent loin derri&egrave;re les Chr&eacute;tiens &eacute;vang&eacute;liques, les Catholiques et les Juifs. Ils ne laissent derri&egrave;re eux &quot;que&quot; les Ath&eacute;es et les Musulmans. En revanche, et c&#39;est la une vraie surprise, les Mormons arrivent en t&ecirc;te aux yeux des Juifs. Certains ont avanc&eacute; que cette popularit&eacute; tenait au soutien fervent que les Mormons montrent envers Isra&euml;l. Mais cela est d&eacute;menti par le cas des Chr&eacute;tiens &eacute;vang&eacute;liques, eux aussi tout attaches a Isra&euml;l sans pour autant s&#39;attirer la moindre sympathie des Juifs, qui leur pr&eacute;f&egrave;rent m&ecirc;me&#8230; les Musulmans. <\/span><\/p>\n<p>\t\t\tDans le <em>Wall Street Journal<\/em>, les deux chercheurs <a class=\"liens\" href=\"http:\/\/online.wsj.com\/article\/SB10001424052970204485304576643011599025044.html\">expliquent<\/a> que selon eux, &laquo; la chaleur des Juifs envers les Mormons provient de la solidarit&eacute; envers un autre groupe qui est lui aussi &agrave; la fois petit (num&eacute;riquement) et vise par l&#39;intol&eacute;rance. Les Juifs et les Mormons sont les deux groupes les plus susceptibles de voir d&eacute;nigrer leurs croyances religieuses &raquo;. Sur un plan plus ancien encore, il faut rappeler que le fondateur du Mormonisme, Joseph Smith, a assigne parmi les missions de sa nouvelle &eacute;glise, cr&eacute;&eacute;e dans les ann&eacute;es 1820, celle de permettre le retour des Juifs sur leur terre sacr&eacute;e.<\/p>\n<p>\t\t\tIl n&#39;en demeure pas moins, comme le souligne Michael Medved sur <a class=\"liens\" href=\"http:\/\/dafina.net\/obj-washington\/www\">Daily Beast<\/a>.thedailybeast.com , que les Juifs demeurent actuellement ancres &agrave; 64% au Parti D&eacute;mocrate et qu&#39;ils ont en horreur, dans ce pays, tout m&eacute;lange de la politique avec la religion. Concernant la position de Mitt Romney &agrave; ce sujet, le journaliste note qu&#39;il a &eacute;t&eacute; plus victime de la rh&eacute;torique de son parti qu&#39;il n&#39;en n&#39;est &agrave; l&#39;origine.&laquo; Il a essay&eacute;, &eacute;crit-il, d&#39;&eacute;viter au mieux la combinaison du pr&ecirc;che et de la politique. Il se peut bien que cela ne l&#39;aide pas &agrave; b&acirc;tir sa popularit&eacute; parmi les &eacute;lecteurs &eacute;vang&eacute;liques (lors des prochaines primaires de Pennsylvanie et du Texas) mais cela le rend sans conteste plus viable au regard des &eacute;lecteurs juifs que n&#39;importe quel autre de ses adversaires dans les Primaires &raquo;.<\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Mitt Romney, Isra&euml;l et les Juifs Am&eacute;ricains<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":16903,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[45,118,21,239,82,88,1,31],"tags":[],"class_list":["post-4232","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-barack-obama","category-benjamin-netanyahu","category-etats-unis","category-harvard","category-maison-blanche","category-new-york-times","category-uncategorized","category-usa"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4232","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4232"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4232\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16903"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4232"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4232"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4232"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}