{"id":43684,"date":"2026-10-03T03:30:20","date_gmt":"2026-10-03T03:30:20","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=43684"},"modified":"2026-10-03T03:30:20","modified_gmt":"2026-10-03T03:30:20","slug":"appel-du-parti-social-liberal-pour-une-reconnaissance-officielle-des-particularismes-identitaires-minoritaires-en-tunisie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/appel-du-parti-social-liberal-pour-une-reconnaissance-officielle-des-particularismes-identitaires-minoritaires-en-tunisie\/","title":{"rendered":"APPEL DU PARTI SOCIAL LIBERAL pour une reconnaissance officielle des particularismes identitaires minoritaires en Tunisie"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.regieclick.com\/go.php3?id=3489&amp;pos=0\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"Reseau REGIECLICK - Visitez le site de notre annonceur\" height=\"60\" src=\"http:\/\/www.regieclick.com\/pub.php3?id=3489&amp;pos=1\" width=\"468\"\/><\/a><\/p>\n<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<div><i> <\/p>\n<p><\/i><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<p><strong>Dans sa Constitution, l\u0092Etat, en Tunisie, se d\u00e9finit comme arabo-islamique. Dans son discours politique, il se proclame moderne et la\u00efque. Ceci devrait, en principe, garantir les libert\u00e9s publiques appliqu\u00e9es aux particularit\u00e9s identitaires juive et berb\u00e8re, seul moyen pour les prot\u00e9ger contre l\u0092oubli et la disparition. Or, au nom de l\u0092Etat Unitaire, la politique d\u0092assimilation que ces minorit\u00e9s ont subie a \u00e9t\u00e9 et reste exp\u00e9ditive (1).<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le Peuple Tunisien s\u0092est sacrifi\u00e9 \u00e0 maintes reprises pour sa dignit\u00e9 citoyenne. Toutes les composantes culturelles et communautaires du pays ont \u00e9t\u00e9 partie prenante de ces moments forts de notre histoire. Pour cette raison essentielle, le droit de cit\u00e9 des particularit\u00e9s identitaires minoritaires en Tunisie doit \u00eatre pleinement respect\u00e9. Or, rassembl\u00e9s au sein d\u0092un Parti-Etat organis\u00e9 \u00e0 la stalinienne, ceux qui d\u00e9cident au nom du peuple depuis un demi-si\u00e8cle ne respectent pas cet h\u00e9ritage national.<\/strong><\/p>\n<p><strong>La p\u00e9riode de Vichy (juin 1940-novembre 1942) marqu\u00e9e par l\u0092occupation de la R\u00e9gence par les forces militaires germano-italiennes a \u00e9t\u00e9 v\u00e9cue par nos concitoyens juifs dans une atmosph\u00e8re apocalyptique : travail obligatoire, ex\u00e9cutions arbitraires, d\u00e9portations vers Auschwitz .<\/strong><\/p>\n<p><strong>En 1952, les d\u00e9port\u00e9s au Camp de R\u00e9mada au Sud tunisien, pour cause de r\u00e9sistance au protectorat, ne parlaient pas le m\u00eame arabe et n\u0092observaient pas les m\u00eames offices religieux. Mais, dans leur combat pour les libert\u00e9s et la fondation d\u0092un Etat tunisien moderne, au del\u00e0 de ces diversit\u00e9s, tous \u00e9taient unis. Ainsi le mouvement national comptait \u00e0 cette \u00e9poque, parmi ses bastions de r\u00e9sistance au protectorat fran\u00e7ais, deux cellules juives importantes au centre de Tunis: une \u00e0 Hafsia et une \u00e0 Lafayette. Les dites cellules donn\u00e8rent un appui exemplaire au mouvement de lib\u00e9ration .<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le discours politique dominant occulte totalement cette dimension historique, une sorte d\u0092amn\u00e9sie d\u00e9lib\u00e9re\u00e9 qui frappe encore, indistinctement, Carthage, ses Gouvernements, ses Parlementaires, ainsi que ses instances Consultatives. Etrangement les manuels de l\u0092Education Nationale tunisienne m\u00e9connaissent toutes ces pages de notre m\u00e9moire collective.<\/strong><\/p>\n<p><strong>A partir de 1957 un arsenal constitutionnel et l\u00e9gislatif a \u00e9t\u00e9 mis en place, par ingratitude ou par oubli, afin \u00ab\u00a0de limiter le champ d\u0092action des associations cultuelles &#8230;.. et de bannir tout ce qui dans leur activit\u00e9 pourrait &#8230;accentuer les particularismes au sein de la Nation&#8230;.\u00a0\u00bb selon les termes employ\u00e9s \u00e0 l\u0092\u00e9poque par le secr\u00e9taire d\u0092Etat \u00e0 la Justice. La suite tragique de cette politique \u00e9tait l\u0092exode massif de milliers de Tunisiens auxquels l\u0092Etat du Destour avait d\u00e9ni\u00e9 le droit \u00e0 la diff\u00e9rence. Le secr\u00e9taire d\u0092Etat \u00e0 l\u0092Information de la m\u00eame \u00e9poque trouvait en cette h\u00e9morragie un simple exercice du droit \u00e0 la libre circulation! dommage pour les Tunisiennes et les Tunisiens qui sont aujourd\u0092hui contraints d\u0092entamer une gr\u00e8ve de la faim et de mettre en p\u00e9ril leur int\u00e9grit\u00e9 physique pour pouvoir exercer ce droit\u00a0autrefois si ouvert.<\/strong><\/p>\n<p><strong>La particularit\u00e9 culturelle Berb\u00e8re n\u0092\u00e9tait pas \u00e9pargn\u00e9e par cette purification et verra au fil des ann\u00e9es ses sp\u00e9cificit\u00e9s r\u00e9duites \u00e0 une simple vitrine touristique, exotique et attractive de \u00ab\u00a0devises\u00a0\u00bb \u00e9trang\u00e8res. Pour la mise en oeuvre de cette politique marginale et s\u00e9ctaire, le Parti-Etat avencera aussi l\u0092argument de l\u0092union nationale. Le mini festival du cheval barbre, les vestiges de Matmata, de Tamerza et ceux du Nord Ouest ainsi que toutes la gastronomie b\u00e9rb\u00e9re tels qu\u0092ils sont pr\u00e9sent\u00e9s aux fans de notre Histoire par le minist\u00e8re du tourisme(2), laissent croire en l\u0092extinction de ces autochtones, les Berb\u00e8res de Tunisie. Pourtant la langue berb\u00e8re parl\u00e9e encore par 2 % de la population, ainsi que la communaut\u00e9 Ibadite de l\u0092ile de Djerba t\u00e9moignent du contraire.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Au moment o\u00f9 des Etats pr\u00e9curseurs du centralisme \u00e9tatique s\u0092engagent sereinement sur la voie de la reconnaissance et de la mise en valeur de tout ce qui rel\u00e8ve du sp\u00e9cifique dans leurs cultures nationales, allant jusqu\u0092\u00e0 l\u00e9galiser l\u0092enseignement des langues r\u00e9gionales, les promesses proclam\u00e9es dans la r\u00e9forme de 1991 d\u0092\u00e9lever les g\u00e9n\u00e9rations futures dans la tol\u00e9rance et l\u0092ouverture n\u0092a pas franchi quant \u00e0 cette question, la ligne du voeux pieux. Aucun cours d\u0092histoire d\u0092\u00e9ducation civique ou de langue n\u0092est focalis\u00e9 sur les particularit\u00e9s identitaires minoritaires. Nos \u00e9l\u00e8ves n\u0092ont pas encore eu le droit de conna\u00eetre toute l\u0092histoire de leur pays. Les r\u00e9formateurs de l\u0092\u00e9ducation\u00a0en 1991 n\u0092ont pu rendre justice \u00e0 cette reine berb\u00e8re tunisienne, la Kahena, dont l\u0092h\u00e9ro\u00efsme reste in\u00e9gal\u00e9 dans la d\u00e9fense de la souverainet\u00e9 de ce que nous appelons aujourd\u0092hui la Tunisie. <\/strong><\/p>\n<p><strong>La transposition du r\u00e9f\u00e9rentiel officiel \u00e9triqu\u00e9 aux programmes de l\u0092enseignement, contribue au quotidien, comme par le pass\u00e9, \u00e0 la production de g\u00e9n\u00e9rations, qui n\u0092ont aucune admiration pour cette femme berb\u00e8re libre et patriotique, toujours pr\u00e9sent\u00e9e comme porte- drapeau d\u0092une h\u00e9r\u00e9sie qu\u0092il fallait combattre, alors qu\u0092ils connaissent p\u00e9rtinemment, l\u0092histoire d\u0092un certain Kh\u00e9reddine (3) qui \u00e9tait \u00e9tranger au pays, un \u00ab\u00a0Mamelouk\u00a0\u00bb : c\u0092est-\u00e0 dire esclave affranchi par la Cour housseinite et qui va trahir la terre qui lui accorda tous les honneurs par son attitude dans l\u0092affaire \u00ab\u00a0Henchir Ennefidha\u00a0\u00bb&#8230; en c\u00e9dant \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 colonialiste une partie de la terre abreuv\u00e9e par le sang pur de la kah\u00e9na, des si\u00e8cles avant. Apr\u00e8s qu\u0092il ait employ\u00e9 une ruse l\u00e9gale (hila charia) de nature \u00e0 mettre en \u00e9chec le droit de pr\u00e9emption de ses voisins tunisiens. En 1875 ce m\u00eame Kh\u00e9reddine, s\u0092adressant \u00e0 des observateurs \u00e9trangers qui voulaient l\u0092abolition des ch\u00e2timents moyen-\u00e2geux, il leur rappelait que la bastonnade \u00e9tait l\u00e9gale et qu\u0092elle faisait partie de la loi du pays.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Sous Kh\u00e9reddine en 1875, les discriminations, ne manquent pas de r\u00e9appara\u00eetre apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 bannis par les dispositions lib\u00e9rales du Pacte Fondamental.<\/strong><\/p>\n<p><strong>La loi n\u00b0 32 du 23 mai 1988 relative \u00e0 l\u0092organisation des Partis Politiques en Tunisie pr\u00e9voit pour les militants des Partis Politiques officiels l\u0092obligation de d\u00e9fendre l\u0092identit\u00e9 arabo-islamique sans faire d\u0092allusion aux cultures minoritaires. Elle ignore le Tunisien de confession juive ou d\u0092origine et de langue maternelle berb\u00e9re. Elle le contraint \u00e0 se diluer dans le grand ensemble &#8230;ce qui constitue une forme de discrimination, voire d\u0092intol\u00e9rance .<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le pire est que ce texte ne peut \u00eatre qualifi\u00e9 d\u0092anticonstitutionnel, puisque la Constitution ne fait pas allusion aux particularit\u00e9s identitaires minoritaires ! Aurait-elle d\u00fb le pr\u00e9voir? Evidemment que oui faute de quoi, le r\u00e9publicanisme tunisien serait sui-g\u00e9n\u00e9ris puisqu\u0092il permet l\u0092existence de citoyens non reconnus, ceux qui ne sont ni d\u0092origine arabe ni de confession musulmane.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le chapitre premier du Pacte National dispose clairement que\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0 l\u0092identit\u00e9 de notre peuple est une identit\u00e9 arabo-islamique\u00a0\u00bb et garde le silence sur les sp\u00e9cificit\u00e9s identitaires minoritaires. Au vu de ce Chapitre premier s\u0092agit-il outre la volont\u00e9 de confirmer l\u0092identit\u00e9 de la majorit\u00e9 \u00e0 laquelle nous sommes fiers d\u0092appartenir, d\u0092un retour des conversions obligatoires (\u00e0 l\u0092arabit\u00e9 et\/ou \u00e0 l\u0092islam), auxquelles ont \u00e9t\u00e9 tour \u00e0 tour expos\u00e9s les Berb\u00e8res et les Juifs de Tunisie notamment sous les Almohades et les Fatimides. Comment doit-on alors expliquer le silence de la loi N\u00b0 32 du 23 mai 1988, de la Constitution Tunisienne, du Pacte National et de la r\u00e9forme de l\u0092enseignement de 1991 sur les particularismes identitaires minoritaires en Tunisie ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Si la structure culturelle du Tunisien est essentiellement arabo-islamique, elle est aussi porteuse de certaines autres empreintes culturelles, de nature diff\u00e9rente certes, mais profond\u00e9ment ancr\u00e9es dans la m\u00e9moire collective de notre nation et qui m\u00e9ritent d\u0092\u00eatre reconnues.<\/strong><\/p>\n<p><strong>L\u0092\u00e9tat pr\u00e9suppose les droits des Citoyens sans distinction aucune et \u00e0 partir du moment o\u00f9 les droits relatifs \u00e0 la citoyennet\u00e9 ne sont pas ou ne sont plus respect\u00e9s, c\u0092est la l\u00e9gitimit\u00e9 de l\u0092Etat m\u00eame qui est en question. Il s\u0092agit l\u00e0 d\u0092une cause lib\u00e9rale, que nous saurons d\u00e9fendre contre tout obscurantisme, \u00e0 commencer par celui qui porte l\u0092imprimatur de l\u0092\u00e9tat. Pour une Tunisie qui appartient \u00e0 toutes les tunisiennes et \u00e0 tous les tunisiens sans exclusions ni marginalisation, d\u00e9mocrates, d\u00e9fenseurs des Droits de l\u0092Homme: oeuvrons ensemble\u00a0!<\/strong><\/p>\n<p><strong>Pour la Direction L\u00e9gitime du Parti Social Lib\u00e9ral <\/strong><\/p>\n<p><strong>Membre de l\u0092Internationale Lib\u00e9rale<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le Porte Parole &#8211; Adel ZITOUNI <\/strong><\/p>\n<blockquote>\n<blockquote>\n<blockquote>\n<blockquote>\n<blockquote>\n<blockquote>\n<blockquote>\n<blockquote>\n<blockquote>\n<blockquote>\n<blockquote>\n<blockquote>\n<blockquote>\n<blockquote><\/blockquote>\n<\/blockquote>\n<\/blockquote>\n<\/blockquote>\n<\/blockquote>\n<\/blockquote>\n<\/blockquote>\n<\/blockquote>\n<\/blockquote>\n<\/blockquote>\n<\/blockquote>\n<\/blockquote>\n<\/blockquote>\n<\/blockquote>\n<ol>\n<li><strong>M. Charles De Paz Haddad \u00e9crivait dans son ouvrage intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Juifs et Arabe au pays de Bourguiba\u00a0\u00bb\u00a0\u00e0 ce propos <i>\u00ab\u00a0Ce nivellement constituait une violation des Droits de la conscience individuelle (et il) n\u0092est pas sans int\u00e9r\u00eat de se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 la charte des Droits de l\u0092Homme qui prot\u00e8ge le Droit \u00e0 la diff\u00e9rence et les Droits spirituels de la minorit\u00e9 face \u00e0 la majorit\u00e9&#8230;..\u00a0\u00bb<\/i><\/strong><\/li>\n<li><strong>Surtout lorsque slaheddine MAOUI \u00e9tait charg\u00e9 du minist\u00e9re du tourisme.<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>(3) Kh\u00e9reddine\u00a0fut le premier homme d\u0092Etat en Tunisie \u00e0 avoir structur\u00e9 la r\u00e9pression par la mise en place de l\u0092acad\u00e9mie militaire du Bardo, une institution qui allait permettre aux privil\u00e9gi\u00e9s de ne plus d\u00e9pendre de l\u0092arm\u00e9e non r\u00e9glementaire (Asker Zouaoua) pour la d\u00e9fense de leur int\u00e9r\u00eats face \u00e0 la r\u00e9sistance populaire aux injustices. Il n\u0092est pas un hasard que Mohamed Salah Mzali \u00e9tait l\u0092un de ses admirateurs. Apr\u00e8s un bref s\u00e9jour en France, Kh\u00e9reddine proposa au Bey de singer le mod\u00e8le occidental notamment en mati\u00e8re d\u0092\u00e9ducation, son mim\u00e9tisme st\u00e9rile est consid\u00e9r\u00e9 par les intellectuels de la Cour comme une authentique r\u00e9forme. <\/strong><\/p>\n<hr\/>\n<blockquote>\n<blockquote><\/blockquote>\n<\/blockquote>\n<h6><\/h6>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans sa Constitution, l\u0092Etat, en Tunisie, se d\u00e9finit comme arabo-islamique. Dans son discours politique, il se proclame moderne et la\u00efque. Ceci devrait, en principe, garantir les libert\u00e9s publiques appliqu\u00e9es aux particularit\u00e9s identitaires juive et berb\u00e8re, seul moyen pour les prot\u00e9ger contre l\u0092oubli et la disparition. 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