{"id":4588,"date":"2012-06-10T04:16:33","date_gmt":"2012-06-10T04:16:33","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=4588"},"modified":"2012-06-10T04:16:33","modified_gmt":"2012-06-10T04:16:33","slug":"la-france-est-dans-lentre-deux-par-le-grand-rabbin-de-france-gilles-bernheim","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/la-france-est-dans-lentre-deux-par-le-grand-rabbin-de-france-gilles-bernheim\/","title":{"rendered":"La France est dans l\u2019entre-deux par le Grand Rabbin de France Gilles Bernheim"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa France est dans l&rsquo;entre-deux par le Grand Rabbin de France Gilles Bernheim<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div align=\"justify\" style=\"TEXT-ALIGN: justify; COLOR: #444444\">\n\t<br \/>\n\tVoici la France entre deux &eacute;lections. Voici la France entre deux voies politiques qui offrent chacune, le choix entre la mod&eacute;ration peut- &ecirc;tre trop connue, trop pr&eacute;visible et trop proche de celle de l&rsquo;autre bord et l&rsquo;extr&ecirc;me qui veut s&rsquo;affranchir du syst&egrave;me, en d&rsquo;autres termes des r&eacute;alit&eacute;s.<\/p>\n<p>\tVoici la France entre deux p&eacute;riodes de son histoire, celle d&rsquo;une prosp&eacute;rit&eacute; d&eacute;j&agrave; r&eacute;duite mais encore solide, mettant ses espoirs dans le march&eacute; unique d&rsquo;une Europe technicienne et administrative, et celle d&rsquo;une r&eacute;alit&eacute; &eacute;conomique mondialis&eacute;e et maussade, alors m&ecirc;me que l&rsquo;armure europ&eacute;enne menace de se d&eacute;sagr&eacute;ger.<\/p>\n<p>\tFace &agrave; ces enjeux-l&agrave;, ce n&rsquo;est pas la couleur du bulletin gliss&eacute; dans l&rsquo;urne qui m&rsquo;importe aujourd&rsquo;hui, mais la port&eacute;e morale que chaque citoyen donne &agrave; son vote et, bien au-del&agrave;, &agrave; son analyse et sa pratique de la politique.<\/p>\n<p>\tPort&eacute;e morale, car, tout en &eacute;tant &laquo; de droite &raquo;, ne serait-il pas possible de s&rsquo;indigner que des PDG d&eacute;faillants quittent leur poste en &eacute;change d&rsquo;indemnit&eacute;s plus &eacute;lev&eacute;es que le salaire d&rsquo;un cadre m&eacute;ritant au long d&rsquo;une vie de labeur ? De trouver insoutenable le discours culpabilisateur &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de victimes du ch&ocirc;mage d&eacute;boussol&eacute;es et en rien pr&eacute;par&eacute;es, ni par leur formation, ni par leur carri&egrave;re ant&eacute;rieure, &agrave; faire face au vide et &agrave; ses contraintes administratives ? De vouloir vraiment r&eacute;former ce qui est une v&eacute;ritable plaie de la soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise : les conditions actuelles de l&rsquo;acc&egrave;s au logement ?<\/p>\n<p>\tOu bien, tout en &eacute;tant &laquo; de gauche &raquo;, ne serait-il pas possible de voir que la crise est mondiale, qu&rsquo;elle frappe encore plus durement d&rsquo;autres pays et qu&rsquo;un seul homme n&rsquo;en est pas responsable ? De consid&eacute;rer le mariage comme une institution &eacute;labor&eacute;e par les civilisations et les si&egrave;cles &agrave; des fins pr&eacute;cises, qu&rsquo;on ne saurait bouleverser sans mettre en cause le principe de la cit&eacute; humaine ? Et de regarder tout affam&eacute;, tout malheureux sur la plan&egrave;te autrement que comme un pr&eacute;tendant l&eacute;gitime &agrave; la citoyennet&eacute; fran&ccedil;aise, sans &eacute;gard ni pour l&rsquo;immense d&eacute;sarroi des citoyens de l&rsquo;ancienne nation, de vieille souche ou non, ni pour la coh&eacute;sion future de l&rsquo;agr&eacute;gat ainsi form&eacute; ?<\/p>\n<p>\tNe pourrait-on &ecirc;tre &laquo; de gauche &raquo; ou &laquo; de droite &raquo; autrement qu&rsquo;en maniant l&rsquo;invective et le sch&eacute;matisme, qu&rsquo;en se souciant de sauver les apparences et de plaire en vue de l&rsquo;&eacute;lection suivante plut&ocirc;t que de suivre une politique de fond, qu&rsquo;en consid&eacute;rant le travail et la famille sous l&rsquo;angle exclusif de la rentabilit&eacute; ou de l&rsquo;&eacute;galitarisme, qu&rsquo;en demandant &agrave; l&rsquo;&eacute;cole de procurer uniquement des comp&eacute;tences techniques ou le nivellement social ?<\/p>\n<p>\tL&rsquo;une et l&rsquo;autre de nos traditions politiques portent des valeurs hautement respectables, d&rsquo;ailleurs partag&eacute;es par les deux camps et seulement pos&eacute;es dans un ordre de priorit&eacute; diff&eacute;rent. L&rsquo;une place avant tout un fier et irr&eacute;ductible individualisme, qui veut voir conserv&eacute;e &agrave; chacun et transmise &agrave; ses descendants une juste part du produit de ses efforts et qui revendique le droit de choisir son &eacute;cole, son m&eacute;tier, sa religion et d&rsquo;&ecirc;tre ma&icirc;tre chez soi. L&rsquo;autre met au premier plan l&rsquo;exigence d&rsquo;une &eacute;galit&eacute; effective entre tous les citoyens, au-del&agrave; de l&rsquo;&eacute;galit&eacute; garantie sur le plan juridique et en d&eacute;pit des in&eacute;galit&eacute;s de fortune et des rap- ports d&rsquo;employeur &agrave; employ&eacute;, ainsi que la solidarit&eacute; n&eacute;cessaire avec les plus d&eacute;munis, qu&rsquo;ils soient des compatriotes ou qu&rsquo;ils appartiennent &agrave; la grande famille humaine.<\/p>\n<p>\tAinsi, le v&eacute;ritable enjeu n&rsquo;est-il pas de savoir si les Fran&ccedil;ais et leurs &eacute;lus vont, dans la marge de man&oelig;uvre r&eacute;duite que leur laisse une position amoindrie dans un monde plus complexe, vouloir un peu plus de lib&eacute;ralisme ou d&rsquo;&eacute;tatisme, d&rsquo;internationalisme ou de patriotisme, de restrictions budg&eacute;taires ou de relance, mais de savoir dans quel esprit ils le feront: avec solidarit&eacute; ou &eacute;go&iuml;sme, avec fiert&eacute; ou haine de soi, avec rigueur ou laisser-aller, avec probit&eacute; ou en trichant.<\/p>\n<p>\tSi je n&rsquo;exprime pas ici et si je n&rsquo;ai pas exprim&eacute;, auparavant, de pr&eacute;f&eacute;rence politique, ce n&rsquo;est pas seulement par simple sentiment de convenance ou de prudence, mais aussi parce que, sur le plan moral qui est celui de mon intervention au niveau national, je trouve dans les principaux mouvements qui s&rsquo;expriment autant mati&egrave;re &agrave; mises en garde que raisons d&rsquo;esp&eacute;rer. C&rsquo;est dans cet esprit que j&rsquo;avais publi&eacute;, quelques semaines avant l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle, le livre N&rsquo;oublions pas de penser la France, qui se voulait ma contribution &agrave; d&eacute;passer l&rsquo;esprit de parti pour la meilleure prise en compte de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral, ainsi qu&rsquo;une invitation &agrave; prendre du champ afin de se d&eacute;tacher des enjeux anecdotiques et de permettre au meilleur des aspirations des uns et des autres de converger. Je l&rsquo;avais indiqu&eacute; express&eacute;ment dans ce livre : seul un parti me para&icirc;t s&rsquo;exclure du d&eacute;bat tel que je le con&ccedil;ois, c&rsquo;est- &agrave;-dire du concours des bonnes volont&eacute;s &ndash; un parti qui ne se qualifiait pas encore de bleu, et qui, par un discours brutalement x&eacute;nophobe, manque aux conditions d&rsquo;humanit&eacute; &eacute;l&eacute;mentaires.<\/p>\n<p>\tIntervenant moral dans l&rsquo;espace public, j&rsquo;y suis aussi le repr&eacute;sentant autoris&eacute; d&rsquo;un groupe particulier de citoyens, les juifs. A ce titre, il me faut dire que les semaines qui viennent de s&rsquo;&eacute;couler ont comport&eacute;, au moins sur deux plans, des &eacute;v&eacute;nements dramatiques et graves, chacun dans son registre, et surtout de nature &agrave; mettre la confiance en question. Qu&rsquo;il soit redevenu possible, en France, que des juifs soient sauvagement assassin&eacute;s simplement en tant que juifs, que ces meurtres aient lieu sur des enfants, &agrave; bout portant et dans une &eacute;cole, lieu sacr&eacute; pour toute personne &eacute;prise de savoirs (et, tout aussi bien, qu&rsquo;il soit arriv&eacute; pour la premi&egrave;re fois, je crois, que des soldats fran&ccedil;ais soient assassin&eacute;s en France parce que soldats !) et, accessoirement, qu&rsquo;il se soit trouv&eacute; un acteur politique important pour dire que tout cela &eacute;tait sans doute bien regret- table mais politiquement insignifiant, parce que &laquo; l&rsquo;&oelig;uvre d&rsquo;un fou &raquo;, est un signal particuli&egrave;re- ment alarmant. S&rsquo;il est vrai que l&rsquo;indignation quasi unanime de la classe politique a &eacute;t&eacute; un r&eacute;confort, il n&rsquo;en reste pas moins que les racines politiques de ce qui ne saurait en aucun cas &ecirc;tre regard&eacute; comme la fantaisie isol&eacute;e d&rsquo;un lunatique sont toujours pr&eacute;sentes, que les autorit&eacute;s religieuses musulmanes ne peuvent pas faire l&rsquo;impasse sur l&rsquo;interpellation sanglante qui leur a &eacute;t&eacute; adress&eacute;e et que l&rsquo;atroce attentat a suscit&eacute; (quelle abjection !) l&rsquo;envoi de lettres de menaces &agrave; l&rsquo;&eacute;cole m&ecirc;me o&ugrave; le massacre avait eu lieu.<\/p>\n<p>\tQue la question de l&rsquo;abattage rituel, agit&eacute;e depuis longtemps dans les couloirs des instances europ&eacute;ennes, soit devenue, aux d&eacute;pens des juifs et des musulmans, un th&egrave;me de premier plan sur la sc&egrave;ne de la campagne pr&eacute;sidentielle fran&ccedil;aise fait aussi probl&egrave;me. C&rsquo;est la premi&egrave;re fois depuis tr&egrave;s longtemps, me semble-t-il, que<\/p>\n<p>\tla d&eacute;nonciation d&rsquo;un droit anciennement reconnu &agrave; des groupes particuliers de citoyens d&eacute;finis par leur religion devient un enjeu poli- tique &agrave; visage d&eacute;couvert. Faut-il redire ici combien le suppos&eacute; probl&egrave;me est mal pos&eacute; ? Qui ne voit que le r&eacute;gime alimentaire carn&eacute; pratiqu&eacute; sur tous les continents depuis des mill&eacute;naires repose sur une violence faite aux animaux, que les modalit&eacute;s &laquo; rituelles &raquo; visent elles-m&ecirc;mes &agrave; une mort rapide et peu douloureuse, que les m&eacute;thodes nouvelles, appliqu&eacute;es de mani&egrave;re exp&eacute;ditive et approximative dans une cha&icirc;ne de production marqu&eacute;e par la brutalit&eacute; et la recherche du moindre co&ucirc;t d&rsquo;un bout &agrave; l&rsquo;autre, n&rsquo;apportent pas grand changement ?<\/p>\n<p>\tCe qui transpire sous ce faux d&eacute;bat est plus inqui&eacute;tant. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, on joue sur de tr&egrave;s vieux fantasmes. Revoil&agrave; le trop fameux &laquo; crime rituel &raquo; pour les juifs et la cruaut&eacute; de l&rsquo;&eacute;gorgement par le sabre pour les musulmans, car ce qui fascine ici n&rsquo;est pas la souffrance, sans doute pas plus grande et peut-&ecirc;tre moindre que par d&rsquo;autres proc&eacute;d&eacute;s, mais le sang r&eacute;pandu au nom du juda&iuml;sme ou de l&rsquo;islam, sans se soucier des r&eacute;alit&eacute;s bio- logiques qui veulent que tout animal abattu doit &ecirc;tre saign&eacute; pour que sa viande puisse &ecirc;tre consomm&eacute;e. De l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute;, on laisse entendre aux juifs et aux musulmans qu&rsquo;ils n&rsquo;ont qu&rsquo;&agrave; faire comme tout le monde, ou bien s&rsquo;en aller.<\/p>\n<p>\tCe qui est en cause dans ces deux affaires n&rsquo;est pas de l&rsquo;ordre du choix d&rsquo;une couleur &eacute;lectorale, mais bel et bien la capacit&eacute; de notre pays, dans un cas, &agrave; affronter les racines de la violence qui lui est faite quand quelques-uns de ses membres sont pris pour cible, dans l&rsquo;autre, &agrave; d&eacute;fendre la diff&eacute;rence avec g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; et sagesse et &agrave; d&eacute;monter les pr&eacute;- tendus &laquo; bons sentiments &raquo; qui cachent des amalgames naus&eacute;abonds.<\/p>\n<p>\tCes capacit&eacute;s existent-elles encore, assoupies par les temps de facilit&eacute; ou par le sentiment d&rsquo;impuissance du citoyen perdu dans la masse et assujetti &agrave; tant d&rsquo;autorit&eacute;s superpos&eacute;es, ou bien ont- elles disparu par le d&eacute;faut d&rsquo;instruction morale et d&rsquo;exemplarit&eacute; et &agrave; force d&rsquo;individualisme, de doute de soi et de technicisation des rapports entre les personnes ?<\/p>\n<p>\tD&rsquo;autres interrogations similaires se font jour : le vote extr&eacute;miste est- il une simple manifestation d&rsquo;humeur contre les partenaires habituels de l&rsquo;alternance, ou traduit-il un d&eacute;sespoir profond, une vraie volont&eacute; de rupture du corps social ? La superficialit&eacute; des postures et des pol&eacute;miques et l&rsquo;attente des m&eacute;dias &agrave; cet &eacute;gard sont-elles une simple cons&eacute;quence technique de l&rsquo;&eacute;volution pas encore ma&icirc;tris&eacute;e des modes de communication, ou bien le signe d&rsquo;une vacuit&eacute; de fond, d&rsquo;une impuissance &agrave; traiter les probl&egrave;mes ou d&rsquo;un d&eacute;sespoir qui se divertit dans le spectacle des combats de coqs ?<\/p>\n<p>\tLes r&eacute;ponses &agrave; ces questions restent &agrave; &eacute;crire. Ma conviction est que ce sont l&rsquo;engagement moral des citoyens, l&rsquo;exemple donn&eacute; par les personnalit&eacute;s en vue et l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;esprit de notre pays qui donneront corps &agrave; telle &eacute;ventualit&eacute; plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; telle autre. La France est dans l&rsquo;entre-deux. Mais il ne fait aucun doute qu&rsquo;il y a d&eacute;sormais urgence, parce que la r&eacute;serve de ce que le juda&iuml;sme appellerait le &laquo; m&eacute;rite des anc&ecirc;tres &raquo; est largement entam&eacute;e et notre pays, proche de plusieurs points de rupture.<\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; La France est dans l&rsquo;entre-deux par le Grand Rabbin de France Gilles Bernheim &nbsp; Voici la France entre deux &eacute;lections. Voici la France entre deux voies politiques qui offrent chacune, le choix entre la mod&eacute;ration peut- &ecirc;tre trop connue, trop pr&eacute;visible et trop proche de celle de l&rsquo;autre bord et l&rsquo;extr&ecirc;me qui veut s&rsquo;affranchir&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":17052,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[19,10,148,1],"tags":[],"class_list":["post-4588","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-europe","category-france","category-gilles-bernheim","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4588","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4588"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4588\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/17052"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4588"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4588"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4588"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}