{"id":4652,"date":"2012-06-18T21:44:21","date_gmt":"2012-06-18T21:44:21","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=4652"},"modified":"2012-06-18T21:44:21","modified_gmt":"2012-06-18T21:44:21","slug":"srugim-les-friends-orthodoxes-disrael","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/srugim-les-friends-orthodoxes-disrael\/","title":{"rendered":"Srugim, les Friends orthodoxes d&rsquo;Isra\u00ebl"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSrugim, les Friends orthodoxes d&#39;Isra&euml;l<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIls sont trentenaires, c&eacute;libataires, et vivent en collocation. Ils ne se retrouvent pas &agrave; Central Perk mais pour le repas de shabbat. La s&eacute;rie d&#39;Eliezer Shapira s&#39;inspire de la soci&eacute;t&eacute; isra&eacute;lienne, divis&eacute;e entre la&iuml;cs et orthodoxes.<\/p>\n<div id=\"article_img\">\n\t&nbsp;<\/div>\n<div id=\"article_text\">\n<p>\n\t\t<span class=\"bloc_lettrine_white\">&laquo;M<\/span>ar&eacute;cage&raquo;: C&rsquo;est le surnom doux-amer d&rsquo;un quartier de J&eacute;rusalem, Katamon, refuge des c&eacute;libataires religieux dans la vingtaine (bien) entam&eacute;e, ou la trentaine d&eacute;pass&eacute;e. Ils font shabbat, respectent les commandements du juda&iuml;sme &agrave; la lettre, sauf un: le statut marital. La &laquo;<i>bitzah<\/i>&raquo; (&laquo;mar&eacute;cage&raquo; en h&eacute;breu) y prend tout son sens.<\/p>\n<p>\n\t\t&laquo;<i>Je pense que ce mot vient de l&rsquo;id&eacute;e que le juda&iuml;sme est ancr&eacute; dans la vie de famille et que quelque part les c&eacute;libataires n&rsquo;existent pas, un peu comme si ils &eacute;taient perdus dans la vase&raquo;,<\/i> analyse sarcastique Eliezer Shapira.<\/p>\n<p>\n\t\tReligieux, 35 ans, fra&icirc;chement mari&eacute; <i>(&laquo;comme quoi tout arrive&raquo;<\/i>), il est le cr&eacute;ateur d&rsquo;une s&eacute;rie t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e,<i> Srugim<\/i>, devenue un v&eacute;ritable ph&eacute;nom&egrave;ne culturel en Isra&euml;l, un <i>Friends<\/i> &agrave; la mode religieuse qui a &eacute;lu domicile dans la bitzah: la m&ecirc;me bande d&rsquo;amis (religieux), les &laquo;date&raquo; rat&eacute;s, les triangles amoureux et l&rsquo;horloge biologique qui s&rsquo;acc&eacute;l&egrave;re&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\tJ&eacute;rusalem a remplac&eacute; New York et le repas de shabbat, le caf&eacute; au Central Perk. A la diff&eacute;rence pr&egrave;s que la religion n&rsquo;est jamais bien loin.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\n\t\t<iframe loading=\"lazy\" frameborder=\"0\" height=\"345\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/B4R4XAhQuQk\" width=\"460\"><\/iframe><\/p>\n<p>\n\t\tAu d&eacute;part, Eliezer Shapira voulait nommer sa s&eacute;rie d&rsquo;apr&egrave;s un autre ph&eacute;nom&egrave;ne t&eacute;l&eacute;visuel new-yorkais: un &laquo;Sex and the Holy City&raquo; dans la J&eacute;rusalem, trois fois sainte.<\/p>\n<p>\n\t\tMais le jeu de mot aurait &eacute;t&eacute; risqu&eacute; dans un d&eacute;cor &agrave; l&rsquo;ADN religieux aussi marqu&eacute;. <i>Srugim<\/i>correspond finalement davantage au concept. En h&eacute;breu, cela signifie &laquo;kippas tricot&eacute;es&raquo;: la marque religieuse des orthodoxes modernes et sionistes.<\/p>\n<p>\n\t\tA noter que chaque communaut&eacute; a sa<i> <\/i>kippa, v&eacute;ritable passeport social: la kippa en velours noir pour les orthodoxes stricts, la kippa blanche pour les Juifs y&eacute;m&eacute;nites&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\tLakippa tricot&eacute;e n&rsquo;est certainement pas la plus facile &agrave; porter. Modernes, ind&eacute;pendants, mais &eacute;galement profond&eacute;ment pieux, les cinq h&eacute;ros de <i>Srugim <\/i>sont &eacute;cartel&eacute;s entre deux mondes: la&iuml;c et religieux. Eliezer Shapira:<\/p>\n<blockquote>\n<p>\n\t\t\t&laquo;<i>Les personnages partagent la m&ecirc;me culture que le monde la&iuml;c, regarde les m&ecirc;mes programmes &agrave; la TV, recherchent la r&eacute;ussite personnelle. Tout en partageant un syst&egrave;me de valeurs et une pratique religieuse qui les rapprochent du juda&iuml;sme orthodoxe.&raquo;<\/i><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\n\t\tDifficile ainsi de d&eacute;couper d&rsquo;un trait net un pays entre les la&iuml;cs et les lib&eacute;raux de Tel-Aviv et les orthodoxes (voire ultra) de J&eacute;rusalem. La communaut&eacute; de la bitzah veut se situer au milieu. Un exercice d&eacute;licat tant la soci&eacute;t&eacute; isra&eacute;lienne s&rsquo;est polaris&eacute;e, avec un avantage pour les religieux.<\/p>\n<p>\n\t\tLes analystes pr&eacute;disent un affrontement in&eacute;luctable entre ces deux mondes. Les Isra&eacute;liens se d&eacute;finissant comme religieux ont augment&eacute; de 16% dans le pays, et 26% &agrave; J&eacute;rusalem (source: Jerusalem Institute for Israel Studies). La proportion des la&iuml;cs, l&eacute;g&egrave;rement majoritaire (52%) en 1999 est &agrave; pr&eacute;sent de 46%, avec une baisse de 10% &agrave; J&eacute;rusalem, soit pr&egrave;s de 55.000 personnes qui ont d&eacute;sert&eacute; la ville sainte ou &eacute;volu&eacute; dans leurs convictions religieuses.<\/p>\n<p>\n\t\tLe pays a d&rsquo;ailleurs &eacute;t&eacute; en proie, ces derniers mois, &agrave; une s&eacute;rie d&rsquo;incidents &laquo;religieux&raquo;dont le point d&rsquo;orgue fut l&rsquo;agression, en d&eacute;cembre, d&rsquo;une petite fille de 9 ans au motif qu&rsquo;elle portait une tenue jug&eacute;e &laquo;ind&eacute;cente&raquo; dans les rues de Beth Shemesh, en banlieue de J&eacute;rusalem. Un &eacute;pisode qui avait beaucoup choqu&eacute; l&rsquo;opinion isra&eacute;lienne ravivant les tensions entre la&iuml;cs\/lib&eacute;raux\/ orthodoxes modernes \/ultra-orthodoxes.<\/p>\n<p>\n\t\tAussi dans un tel contexte, la s&eacute;rie Srugim est un pari risqu&eacute;: entre des t&eacute;l&eacute;spectateurs la&iuml;cs peu int&eacute;ress&eacute;s, voire irrit&eacute;s, par une s&eacute;rie consid&eacute;r&eacute;e &laquo;trop&raquo; religieuse et moralisatrice et des t&eacute;l&eacute;spectateurs orthodoxes parfois offens&eacute;s par un miroir t&eacute;l&eacute;visuel trop&laquo;caricatural&raquo;, dont l&rsquo;objectif serait uniquement d&rsquo;appuyer sur les failles pour nourrir des intrigues, en faisant l&rsquo;impasse sur le bonheur religieux.<\/p>\n<p>\n\t\t&laquo;<i>On a l&rsquo;impression que les h&eacute;ros sont pi&eacute;g&eacute;s par les interdits. Qu&rsquo;ils ne pratiquent pas par choix mais par devoir. La s&eacute;rie ne montre pas l&rsquo;&eacute;panouissement que la religion peut procurer<\/i>&raquo;, explique un orthodoxe &laquo;moderne&raquo;de J&eacute;rusalem.<\/p>\n<p>\n\t\t&laquo;<i>Evidemment, pas de probl&egrave;mes, pas d&rsquo;intrigues et donc pas de s&eacute;rie. Mais notre objectif est, au final, est de rapprocher les mondes la&iuml;c et orthodoxe, de montrer que certaines questions sont universelles. M&ecirc;me si la mani&egrave;re de<\/i> <i>les aborder est diff&eacute;rente<\/i>&raquo;, r&eacute;pond Eliezer Shapira.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: center;\">\n\t\tLa&laquo;mort subite&raquo; du c&eacute;libat<\/h3>\n<p>\n\t\tC&rsquo;est la marque de fabrique de la bitzah. Les cinq h&eacute;ros de <i>Srugim<\/i> (3 filles, 2 gar&ccedil;ons) sont &agrave; l&rsquo;or&eacute;e &ndash;voire ont d&eacute;pass&eacute;&ndash; le cap psychologique des 30 ans. L&rsquo;une est graphiste, l&rsquo;autre expert-comptable, m&eacute;decin, ou professeur&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\tComme dans <i>Friends<\/i>, ils vivent en collocation. Il y a l&rsquo;appartement des filles et celui des gar&ccedil;ons. Il y a aussi le &laquo;divorc&eacute;&raquo;malheureux comme Ross, l&rsquo;handicap&eacute; du sentiment, la romantique, la carri&eacute;riste au sale caract&egrave;re&hellip;Ils sont tous sexy et vivent leur c&eacute;libat bon gr&eacute; mal gr&eacute;. Et les comptes se r&egrave;glent tous les vendredis soirs, durant le repas de shabbat. Avec la religion et la politique en embuscade:<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\n\t\t<iframe loading=\"lazy\" frameborder=\"0\" height=\"259\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/b7auIjNZGBs\" width=\"460\"><\/iframe><\/p>\n<p>\n\t\tC&eacute;libat &laquo;tardif&raquo;:rien de bien nouveau sous un soleil europ&eacute;en, mais une tendance in&eacute;dite dans la communaut&eacute; juive pratiquante, a fortiori &agrave; J&eacute;rusalem. David Ribner, sexologue et professeur &agrave; l&rsquo;universit&eacute; Bar-Ilan l&rsquo;analyse dans le Jerusalem Post:<\/p>\n<blockquote>\n<p>\n\t\t\t&laquo;<i>Ce c&eacute;libat massif est unique dans l&rsquo;histoire (juive). Et il est devenu une question importante pour la communaut&eacute; mais nous ne savons pas comment y faire face.&raquo;<\/i><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\n\t\tLe juda&iuml;sme &ndash;comme toutes les religions d&egrave;s lors qu&rsquo;on l&rsquo;attache &agrave; une certaine orthodoxie&ndash; a tendance &agrave; consid&eacute;rer les c&eacute;libataires tardifs comme une d&eacute;rive contre-nature. Le moteur religieux (la famille, les enfants, la transmission) &eacute;tant &agrave; l&rsquo;arr&ecirc;t.<\/p>\n<p>\n\t\tUn sch&eacute;ma qui commence &agrave; irriter toute une g&eacute;n&eacute;ration d&rsquo;orthodoxes dit &laquo;modernes&raquo;, y compris &agrave; J&eacute;rusalem &laquo;la pratiquante&raquo;. Deux c&eacute;libataires ont ainsi cr&eacute;&eacute; un blog, <a href=\"http:\/\/habitza.com\/\">HaBitza<\/a><i>,<\/i>(du nom de ce mar&eacute;cage de c&eacute;libataires perdus) o&ugrave; elles expriment nombre de leurs frustrations.<\/p>\n<p>\n\t\t&laquo;<i>Je suis descendue dans la rue et avec d&eacute;lectation j&rsquo;ai attendu de voir si nous allions tous mourir de la &ldquo;mort subite&rdquo; du c&eacute;libat<\/i>&raquo;, &eacute;crit Deena Levenstein.<\/p>\n<p>\n\t\tUne r&eacute;plique grin&ccedil;ante pour r&eacute;pondre &agrave; l&rsquo;initiative d&rsquo;un d&eacute;put&eacute; issu du Parti national religieux: cr&eacute;er de v&eacute;ritables &laquo;commandos&raquo; de &laquo;faiseurs de couples&raquo; dont la mission serait de sillonner Isra&euml;l pour marier 50.000 c&eacute;libataires religieux.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: center;\">\n\t\tSexe ou pas sexe?<\/h3>\n<p>\n\t\t&laquo;<i>Le c&eacute;libat tardif pose un probl&egrave;me &agrave; la communaut&eacute; religieuse. Car plus les ann&eacute;es passent, plus la question du sexe &ndash;hors mariage&ndash; se pose avec acuit&eacute;<\/i>&raquo;,explique le r&eacute;alisateur Eliezer Shapira.<\/p>\n<p>\n\t\tLe juda&iuml;sme n&rsquo;&eacute;chappe pas &agrave; la r&egrave;gle d&rsquo;or des religions: les rapports sexuels se con&ccedil;oivent uniquement dans le cadre du mariage. Mais difficile, pass&eacute;e la vingtaine\/trentaine, d&rsquo;aller &agrave; des rendez-vous tout en limitant au maximum les effusions. Aussi, loin des tribulations sexuelles des quatre c&eacute;libataires new-yorkaises, les h&eacute;ros de <i>Srugim<\/i> se conforment plus &agrave; &laquo;<i>City minus sex, plus religion<\/i>&raquo;.<\/p>\n<p>\n\t\tMais la s&eacute;rie ne fait pas l&rsquo;impasse sur les dilemmes intimes de ses protagonistes. L&rsquo;h&eacute;ro&iuml;ne qui les illustre le mieux est, sans doute, Hodaya.<\/p>\n<p>\n\t\tFille de rabbin, elle fr&eacute;quente dans la premi&egrave;re saison un la&iuml;c aux antipodes de son milieu. Apr&egrave;s avoir &eacute;lud&eacute; tout rapprochement physique, elle d&eacute;cide de faire le grand saut. Sans pour autant renier compl&egrave;tement ses pratiques religieuses.<\/p>\n<p>\n\t\tElle se rend alors au mikv&eacute;. Lieu central du juda&iuml;sme, les femmes viennent s&rsquo;y plonger dans un bain rituel, pr&eacute;lude &agrave; des rapports sexuels avec leurs conjoints. Mais Hodaya n&rsquo;est pas mari&eacute;e. Une pratique, interdite en th&eacute;orie, mais qui est aujourd&rsquo;hui soutenue par les f&eacute;ministes orthodoxes, comme celles du mouvement Kolech<i> <\/i>(cela se prononce &laquo;col&egrave;re&raquo;).<\/p>\n<p>\n\t\t&laquo;<i>Les femmes pratiquantes sont de plus en plus nombreuses &agrave; avoir des rapports sexuels hors mariage. Certaines vont au mikv&eacute; car elles ne veulent pas se couper compl&egrave;tement de la religion. C&rsquo;est interdit en th&eacute;orie mais on ne demande pas leur certificat de mariage &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e&raquo;, <\/i>explique Eliezer Shapira.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\n\t\t<iframe loading=\"lazy\" frameborder=\"0\" height=\"345\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/Y0LAJ6_6DM0\" width=\"460\"><\/iframe><\/p>\n<p>\n\t\t<i>Srugim<\/i> navigue en eaux troubles. La s&eacute;rie a re&ccedil;u moult condamnations et avertissements. Un rabbin du courant national-religieux, Shlomo Aviner, (duquel se revendiquent pourtant les h&eacute;ros de <i>Srugim<\/i>) a formellement interdit &agrave; ses fid&egrave;les de regarder le programme.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: center;\">\n\t\tJe chante (et alors?)<\/h3>\n<p>\n\t\tOrthodoxe, c&eacute;libataire et carri&eacute;riste. L&rsquo;ambitieuse de la bande, Reut, gagne plus de 3.000 euros par mois en tant qu&rsquo;expert-comptable. Un salaire tr&egrave;s &eacute;lev&eacute; &agrave; J&eacute;rusalem, l&rsquo;une des villes les plus pauvres d&rsquo;Isra&euml;l. Le salaire moyen atteint &agrave; peine le tiers du revenu moyen national fix&eacute; &agrave; 1.500 euros.<\/p>\n<p>\n\t\tMais ce statut s&rsquo;av&egrave;re &ecirc;tre un obstacle sur le march&eacute; des c&eacute;libataires religieux, inquiets pour leur statut de m&acirc;les dominants (certes, une inqui&eacute;tude masculine universelle au-del&agrave; des orthodoxes de J&eacute;rusalem).<\/p>\n<p>\n\t\tL&rsquo;affaire se corse encore lorsque Reut se met en t&ecirc;te d&rsquo;apprendre &agrave; chanter l&rsquo;un des textes sacr&eacute;s de la Torah. Le probl&egrave;me est qu&rsquo;elle compte apprendre avec un scrupuleux &eacute;tudiant en yeshiva. Reut se confronte alors &agrave; un principe de la Halakha (la loi juive) respect&eacute; par une majorit&eacute; d&rsquo;orthodoxes: l&rsquo;interdiction pour un homme d&rsquo;&eacute;couter une femme chanter, en particulier s&rsquo;il la conna&icirc;t. Sa voix pouvant &eacute;veiller le d&eacute;sir. Mais en tant que religieuse et f&eacute;ministe, Reut cherche &agrave; briser cette r&egrave;gle:<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\n\t\t<iframe loading=\"lazy\" frameborder=\"0\" height=\"259\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/5GKvpbtJG5U\" width=\"460\"><\/iframe><\/p>\n<p>\n\t\tCet &eacute;pisode a une r&eacute;sonnance particuli&egrave;re avec l&rsquo;actualit&eacute; au vu des affrontements qui ont oppos&eacute; cet hiver la&iuml;cs et orthodoxes en Isra&euml;l.<\/p>\n<p>\n\t\tL&rsquo;une des pol&eacute;miques concernait la place du chant f&eacute;minin, en particulier dans l&rsquo;arm&eacute;e. De plus en plus de soldats religieux refusent d&rsquo;&eacute;couter chanter leurs cons&oelig;urs lors des c&eacute;r&eacute;monies de Tsahal. M&ecirc;me &agrave; la Knesset, le Parlement isra&eacute;lien, une loi non-&eacute;crite &eacute;tablit qu&rsquo;aucune chanteuse ne participe aux manifestations officielles du Parlement pour ne pas heurter les plus religieux.<\/p>\n<p>\n\t\tA c&ocirc;t&eacute; de cela, Isra&euml;l est l&rsquo;un des rares pays au monde &agrave; avoir choisi une femme pour pr&eacute;sider la Cour supr&ecirc;me. Toujours ce grand &eacute;cart qui d&eacute;route et qui s&eacute;duit &agrave; la fois.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: center;\">\n\t\tLe tabou de l&rsquo;homosexualit&eacute;<\/h3>\n<p>\n\t\tDans la grande famille de <i>Srugim<\/i>, il y a &eacute;galement le beau gosse orthodoxe mais homosexuel refoul&eacute;. Personnage d&eacute;sormais classique dans les s&eacute;ries &laquo;urbaines&raquo;, mais hautement pol&eacute;mique pour un programme religieux.<\/p>\n<p>\n\t\tSi cette identit&eacute; s&rsquo;affirme pleinement dans la &laquo;bulle&raquo; de Tel-Aviv, v&eacute;ritable carrefour gay, l&rsquo;homosexualit&eacute; a tendance &agrave; &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e dans la communaut&eacute; orthodoxe comme le mal du monde la&iuml;c, donc forc&eacute;ment absent du leur.<\/p>\n<p>\n\t\tN&eacute;anmoins, depuis quelques ann&eacute;es, de nouvelles associations se proposent d&rsquo;aider les gays pratiquants. Le &laquo;diagnostic&raquo; est de plus en plus accept&eacute; mais les &laquo;rem&egrave;des&raquo;propos&eacute;s restent controvers&eacute;s. Comme celui d&rsquo;un rabbin, Areleh Harel, qui a lanc&eacute; un programme pour marier gays et lesbiennes orthodoxes. Soit l&rsquo;id&eacute;e de respecter les principes de la Loi juive (le mariage, les enfants&hellip;) tout en ne reniant pas compl&egrave;tement son identit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\tDans ce contexte, <i>Srugim<\/i>choisit le principe de r&eacute;alit&eacute; plut&ocirc;t que celui de l&rsquo;happy-end du gay qui s&rsquo;assume. Roy d&eacute;cide jusqu&rsquo;au bout de taire son homosexualit&eacute;, se marie et devient encore plus orthodoxe. Avec en bandouli&egrave;re un sentiment de culpabilit&eacute; devant les &eacute;preuves de fausses couches de sa femme.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\n\t\t<iframe loading=\"lazy\" frameborder=\"0\" height=\"259\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/iO7paI-LyY0\" width=\"460\"><\/iframe><\/p>\n<p>\n\t\tApr&egrave;s de trois saisons, <i>Srugim<\/i> a r&eacute;ussi son pari: rendre &laquo;sexy&raquo; une communaut&eacute; per&ccedil;ue comme fig&eacute;e par les non-initi&eacute;s; virevolter de part et d&rsquo;autre d&rsquo;une fronti&egrave;re qu&rsquo;on disait infranchissable entre la&iuml;cs et orthodoxes.<\/p>\n<p>\n\t\tM&ecirc;me si la s&eacute;rie a eu davantage de difficult&eacute;s &agrave; se faire accepter par les seconds. Les d&eacute;buts ont &eacute;t&eacute; laborieux. Pour la deuxi&egrave;me saison, ce sont des affiches publicitaires qui ont provoqu&eacute; la col&egrave;re des autorit&eacute;s rabbiniques au motif qu&rsquo;elles &laquo;tournaient en d&eacute;rision&raquo; des textes sacr&eacute;s.<\/p>\n<p>\n\t\tLa troisi&egrave;me saison, elle, n&rsquo;a provoqu&eacute; aucun drame. Preuve que la s&eacute;rie s&rsquo;est install&eacute;e dans le paysage isra&eacute;lien.<\/p>\n<p>\n\t\t<b><i>H&eacute;l&egrave;ne Jaffiol<\/i><\/b><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Srugim, les Friends orthodoxes d&#39;Isra&euml;l &nbsp; &nbsp; Ils sont trentenaires, c&eacute;libataires, et vivent en collocation. Ils ne se retrouvent pas &agrave; Central Perk mais pour le repas de shabbat. La s&eacute;rie d&#39;Eliezer Shapira s&#39;inspire de la soci&eacute;t&eacute; isra&eacute;lienne, divis&eacute;e entre la&iuml;cs et orthodoxes. &nbsp; &laquo;Mar&eacute;cage&raquo;: C&rsquo;est le surnom doux-amer d&rsquo;un quartier de J&eacute;rusalem, Katamon,&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":17104,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[12,50,35,1],"tags":[],"class_list":["post-4652","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-israel","category-new-york","category-tel-aviv","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4652","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4652"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4652\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/17104"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4652"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4652"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4652"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}