{"id":4702,"date":"2012-06-26T16:47:02","date_gmt":"2012-06-26T16:47:02","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=4702"},"modified":"2012-06-26T18:12:18","modified_gmt":"2012-06-26T18:12:18","slug":"jeux-olympiques-politique-le-pouce-et-lindex","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/jeux-olympiques-politique-le-pouce-et-lindex\/","title":{"rendered":"Jeux Olympiques &#8211; politique : le pouce et l\u2019index"},"content":{"rendered":"<p>\n\tJeux Olympiques &#8211; politique : le pouce et l&rsquo;index<\/p>\n<p><!-- COLONNE OUTILS --><\/p>\n<div>\n\t&nbsp;<\/div>\n<p>\n\tDepuis 1896, les Jeux Olympiques ont souvent rim&eacute; avec politique. Retour sur un lien plus que centenaire, quelques semaines avant les Jeux Olympiques de Londres.<\/p>\n<div>\n\t&nbsp;<\/div>\n<p><!-- COLONNE TEXTE !--><\/p>\n<div id=\"colonne\">\n<p>\n\t\tEn 1896, quand le baron Pierre de Coubertin fait des Jeux Olympiques un ph&eacute;nix, l&rsquo;id&eacute;al est de rigueur.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tMais les belles intentions resteront utopiques, car tr&egrave;s vite le machiav&eacute;lisme de la politique va prendre le pas sur le sport.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tFace au Lac L&eacute;man, dans satour d&rsquo;ivoire vaudoise de Lausanne,le CIO peut se vanter de compter plus de pays membres que l&rsquo;ONU.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tIronie du sort, l&rsquo;organe olympique mondial est h&eacute;berg&eacute; par la Suisse, ce pays neutre dont l&rsquo;ONU reste encore et toujours orpheline, presque sept d&eacute;cennies apr&egrave;s sa fondation, sur les cendres de la Seconde Guerre Mondiale, en 1945.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn &eacute;cho au mythe antique d&rsquo;Olympie, ville perch&eacute;e dans les vall&eacute;es sacr&eacute;es du P&eacute;loponn&egrave;se, les Jeux Olympiques reprennent vie &agrave; <strong>Ath&egrave;nes<\/strong> en 1896.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 1900, <strong>Paris<\/strong> a l&rsquo;honneur d&rsquo;&ecirc;tre la ville h&ocirc;te, la m&ecirc;me ann&eacute;e o&ugrave; se tient l&rsquo;Exposition Universelle dans la Ville Lumi&egrave;re, onze ans apr&egrave;s celle qui a offert un chef d&rsquo;oeuvre au monde, la Tour Eiffel (1889).<br \/>\n\t\tLe XIXe si&egrave;cle vit son cr&eacute;puscule, mais Paris est d&eacute;j&agrave; tourn&eacute;e vers le XXe &#8230; La capitale fran&ccedil;aise, quatre ans apr&egrave;s Fachoda, dame le pion &agrave; sa rivale Londres.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tL&rsquo;h&eacute;ritage de l&rsquo;Exposition se fera &agrave; travers le pont Alexandre III ou le Grand Palais. Et, incroyable vue de notre oeil contemporain, les Jeux Olympiques font partie int&eacute;grante de l&rsquo;Exposition Universellle!<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 1904, les Jeux traversent l&rsquo;oc&eacute;an Atlantique, exploit que Charles Lindbergh ne r&eacute;ussira en avion qu&rsquo;en 1927, dans le sens inverse, &agrave; bord du Spirit of Saint-Louis. L&rsquo;avion avait &eacute;t&eacute; nomm&eacute; ainsi en r&eacute;f&eacute;rence au soutien financier de donateurs venant de la ville de Missouri, h&ocirc;te des Jeux de 1904. C&rsquo;est en effet <strong>Saint-Louis<\/strong> qui accueille ces troisi&egrave;mesJeux de l&rsquo;&egrave;re moderne, bien que Chicago ait &eacute;t&eacute; d&eacute;sign&eacute;e. Mais la ville de Saint-Louis est l&rsquo;h&ocirc;te d&rsquo;une Exposition Universelle, telle Paris quatre ans plus t&ocirc;t. A travers des Jeux Olympiques et cette Exposition Universelle, les Etats-Unis d&rsquo;Am&eacute;rique font preuve de leur &eacute;mergence.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 1908, c&rsquo;est <strong>Londres<\/strong> qui r&eacute;cup&egrave;re l&rsquo;organisation des Jeux. Capitale de l&rsquo;empire sur lequel le soleil ne se couche jamais, comme l&rsquo;on disait au temps de la reine Victoria, l&rsquo;orgueilleuse m&eacute;tropole britannique est la capitale du monde, cl&eacute; de vo&ucirc;te d&rsquo;une Grande-Bretagne sortie h&eacute;g&eacute;monique d&rsquo;un XXe si&egrave;cle qui a consacr&eacute; sa puissance colonialiste et sa r&eacute;volution industrielle. Ces Jeux Olympiques londoniens font suite &agrave; ceux de 1906 &agrave; Ath&egrave;nes, organis&eacute;s pour comm&eacute;morer le dixi&egrave;me anniversaire de ceux de 1896.<br \/>\n\t\tLondres, ville candidate, a vaincu Berlin dans une &eacute;lection cons&eacute;cutive au forfait de Rome, initialement choisie par le CIO face &agrave; Milan et Berlin. L&rsquo;&eacute;ruption du V&eacute;suve en 1906 a sonn&eacute; le glas des espoirs de la Ville Eternelle, conduisant le gouvernement italien &agrave; abdiquer dans ce projet.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\t<strong>Stockholm<\/strong>, ville h&ocirc;teen 1912, est d&eacute;sign&eacute;e sans v&eacute;ritable concurrence.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tBerlin, candidate malheureuse pour 1908, obtient le pr&eacute;cieux s&eacute;same pour 1916 mais le d&eacute;clenchement de la Premi&egrave;re Guerre Mondiale plonge les Jeux Olympique dans un premier sommeil &#8230;<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tDe 1914 &agrave; 1918, l&rsquo;Europe s&rsquo;embrase, apr&egrave;s l&rsquo;attentat de Sarajevo, &eacute;picentre d&rsquo;un conflit qui tire ses origines de la traditionnelle poudri&egrave;re des Balkans.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\t<strong>Anvers<\/strong>, en1920, est d&eacute;sign&eacute;e par le CIO en contrepartie des dommages qui ont touch&eacute; la Belgique durant la Grande Guerre. Voisine de la France et de l&rsquo;Allemagne qui se sont oppos&eacute;es jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;an&eacute;antissement de l&rsquo;ennemi, la Belgique est donc reconnue dans son statut de victime du conflit. Budapest, initialement d&eacute;sign&eacute;e par le CIO, se voit retirer l&rsquo;organisation des Jeux, la perle du Danube &eacute;tant capitale de la Hongrie, &eacute;tat alli&eacute; de l&rsquo;Allemagne.<br \/>\n\t\tSuite au trait&eacute; de Versailles, qui d&eacute;signe en 1919 les nations responsables de la guerre, et redevables des r&eacute;parations, les Jeux Olympiques mettent au ban les principaux pays d&rsquo;Europe vaincus: l&rsquo;Allemagne, l&rsquo;Autriche, la Hongrie, la Bulgarie et la Turquie.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tPour ces sixi&egrave;mes Jeux Olympiques, dans la cit&eacute; des diamants, le CIO accomplit son premier acte politique, au grand dam du baron Pierre de Coubertin. Ce dernier offre aux Jeux le drapeau olympique.Dans ce contexte d&rsquo;exclusion des nations vaincues, le drapeau et ses anneaux apparaissent comme un paradoxe, dans un id&eacute;al de r&eacute;union des continents, si divis&eacute;s apr&egrave;s le conflit le plus meurtrier de l&rsquo;Histoire.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 1924, les Jeux Olympiques d&rsquo;&eacute;t&eacute;font leur retour &agrave; <strong>Paris<\/strong>, alors que les Jeux Olympiques d&rsquo;hiver voient le jour &agrave; Chamonix, au pied du Mont Blanc, point culminant de l&rsquo;Europe. Ce retour &agrave; Paris est une oeuvre politique endog&egrave;ne, et non exog&egrave;ne. Par l&rsquo;influence du baron de Coubertin, les Jeux font leur retour en France, alors que le CIO &eacute;tait hostile &agrave; la candidature parisienne. Paris devance finalement Amsterdam, Los Angeles, Barcelone, Prague, Rome ainsi que Lyon. Impressionnant, le Finlandais Paavo Nurmi est l&rsquo;attraction de ces Jeux en athl&eacute;tisme.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 1928, c&rsquo;est <strong>Amsterdam<\/strong> qui est h&ocirc;te des Jeux Olympiques d&rsquo;&eacute;t&eacute;. Pour cette huiti&egrave;me olympiade, la capitale hollandaise voit l&rsquo;arriv&eacute;e de la flamme olympique, allum&eacute;e d&rsquo;Olympie et arrivant dans la Venise du Nord apr&egrave;s un p&eacute;riple. A Amsterdam, Paavo Nurmirenouvelle ses prouesses de Paris.Faute de pouvoir accueillir les Jeux d&rsquo;hiver selon la r&egrave;gle en vigueur &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, les Pays-Bas laissent cet honneur &agrave; la Suisse, via la station hupp&eacute;e de <strong>Saint-Moritz<\/strong>.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 1932, <strong>Los Angeles<\/strong>, battue en 1924 et 1928, finit par emporter la mise, dans une Am&eacute;rique d&eacute;vast&eacute;e par la crise &eacute;conomique de 1929. D&eacute;sign&eacute;e d&egrave;s 1923, la grande ville de Californie accueille des Jeux Olympiques en forme de diversion pour un pays en proie &agrave; une crise sans pr&eacute;c&eacute;dent, l&rsquo;ann&eacute;e o&ugrave; le pr&eacute;sident Franklin Delano Roosevelt arrive au pouvoir. Champion olympique &agrave; Amsterdam en 1928, le nageur am&eacute;ricain Johnny Weissmuller, futur interpr&egrave;te de Tarzan pour le cin&eacute;ma hollywoodien, conserve son titre sur 100 m&egrave;tres nage libre. <strong>Lake Placid<\/strong> avait accueilli les Jeux d&rsquo;hiver quelques mois plus t&ocirc;t.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 1936, c&rsquo;est <strong>Berlin<\/strong>, vingt ans apr&egrave;s, qui est l&rsquo;h&ocirc;te des Jeux &#8230; D&eacute;sign&eacute;e en 1931 aux d&eacute;pens de Barcelone, la capitale allemande est depuis victime de la chape de plomb nazie &#8230; Imposantleur f&eacute;rule avec une main de fer &agrave; un peuple soumis et aveugl&eacute; par une crise sans fin, victime d&rsquo;une terrible surinflation et des cons&eacute;quences du trait&eacute; de Versailles, Adolf Hitler et son Troisi&egrave;me Reich &eacute;touffent tous les droits dans une Allemagne qui sombre de jour en jour dans la dictature et le chaos. La haine des juifs, le rejet de l&rsquo;autre, le culte de la race aryennesont l&rsquo;oeuvre quotidienne des Nazis. Eminence grise du F&uuml;hrer, Joseph Goebbels se charger d&rsquo;orchester une propagande dont les embl&egrave;mes sont l&rsquo;aigle nazi et la croix gamm&eacute;e. Apr&egrave;s avoir soutenu Mercedes et Auto Union sur les circuits europ&eacute;ens, aidant les pilotes Caracciola et Rosemeyer face &agrave; Nuvolari, le r&eacute;gime nazi fait des Jeux Olympiques un vecteur de communication mondial.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tHeureusement, Jesse Owens, l&rsquo;antilope noire venue des Etats-Unis, sauve les Jeux du d&eacute;sastre. Quadruple m&eacute;daill&eacute; d&rsquo;or, Owens est le troisi&egrave;me grand h&eacute;ros des Jeux, apr&egrave;s Paavo Nurmi ou Johnny Weissm&uuml;ller. Couronn&eacute; sur 100 m&egrave;tres, 200 m&egrave;tres, relais et en saut en longueur, faisant preuve de son extraordinaire virtuosit&eacute;, Owens d&eacute;fie l&rsquo;aigle nazi dans son fief. Et Hitler, vert de rage, quitte la tribune pour ne pas avoir &agrave; serrer la main du champion noir am&eacute;ricain &#8230;<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tTriste co&iuml;ncidence, l&rsquo;Allemagne nazie avait b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d&rsquo;un deuxi&egrave;me &eacute;cho via les Jeux d&rsquo;hiver de <strong>Garmisch-Partenkirchen<\/strong>, en Bavi&egrave;re, non loin du nid d&rsquo;aigle du F&uuml;hrer, &agrave; Berteschgaden.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn parall&egrave;le, Barcelone organise des Jeux travaillistes, dans une ville qui sera bient&ocirc;t soumise au joug de Franco, apr&egrave;s trois ans d&rsquo;une terrible guerre civile espagnole.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 1940, les Jeux Olympiques n&rsquo;auront pas lieu, faute de la guerre mondiale d&eacute;clar&eacute;e par la Grande-Bretagne et la France &agrave; l&rsquo;Allemagne nazie. Tokyo, initialement d&eacute;sign&eacute;e, et priv&eacute;e de son bien apr&egrave;s avoir franchi le Rubicon, envahissant la Chine en 1937. Tokyo paie le conflit sino-japonais, Helsinki h&eacute;ritant du bien. Pour les Jeux d&rsquo;hiver, le Japon subit la m&ecirc;me sanction. L&rsquo;&eacute;p&eacute;e de Damocl&egrave;s s&rsquo;abat de mani&egrave;re identique sur Sapporo.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 1948, <strong>Londres<\/strong> retrouve les Jeux, qu&rsquo;elle aurait du organiser en 1944. La sprinteuse hollandaise Fanny Blankers-Koen est la figure de proue de ces Jeux de 1948, remportant quatre m&eacute;dailles d&rsquo;or. A <strong>Saint-Moritz<\/strong>, qui organise les Jeux d&rsquo;hiver, les absences du Japon, de l&rsquo;Allemagne et de l&rsquo;URSS sont remarqu&eacute;es, dans une communaut&eacute; de nations marqu&eacute;e au fer rouge par la Seconde Guerre Mondiale ainsi que par les pr&eacute;mices de la guerre froide. En Grande-Bretagne, l&rsquo;organisation des Jeux d&rsquo;&eacute;t&eacute; par Londres est loin de faire l&rsquo;unanimit&eacute;, face &agrave; la priorit&eacute; d&rsquo;une ville &agrave; reconstruire et d&rsquo;une population soumise au rationnement quotidien &#8230; Mais pl&eacute;biscit&eacute;e par le CIO, la capitale britannique accueillera bel et bien les athl&egrave;tes du monde entier.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 1952, <strong>Helsinki<\/strong>, orpheline des Jeux de 1940, est l&rsquo;h&ocirc;te de la comp&eacute;tition d&rsquo;&eacute;t&eacute;, qui voit le Tch&eacute;coslovaque Emil Zatopek multiplier les exploits, avec un tripl&eacute; somptueux 5000 m &#8211; 10 000 m &#8211; marathon en athl&eacute;tisme. En pleine guerre froide, avant que la coexistence pacifique ne se concr&eacute;tise, le pr&eacute;sident du CIO Sigfrid Edstr&ouml;m use de tr&eacute;sors de diplomatie afin de convaincre l&rsquo;URSS de rejoindre le mouvement olympique. Et le CIO convie aussi le Japon et l&rsquo;Allemagne &agrave; revenir aux Jeux. <strong>Oslo<\/strong> avait accueilli les Jeux d&rsquo;hiver.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 1956, c&rsquo;est <strong>Melbourne<\/strong>, pour l&rsquo;H&eacute;misph&egrave;re Sud, qui accueille les Jeux Olympiques d&rsquo;&eacute;t&eacute;, tandis que <strong>Cortina d&rsquo;Ampezzo<\/strong>, la tr&egrave;s chic station italienne, re&ccedil;oit les Jeux d&rsquo;hiver. L&rsquo;Autrichien Toni Sailer y r&eacute;alise un festival. En Australie, de nombreux boycottent ternissent les Jeux. La crise hongroise, suivie par l&rsquo;invasion de Budapest par les chars sovi&eacute;tiques, provoque le boycott de l&rsquo;Espagne, de la Suisse et des Pays-Bas. Face &agrave; ce mouvement, le pr&eacute;sident du CIO se montre impuissant, tout comme face &agrave; la crise du canal de Suez. D&eacute;non&ccedil;ant la pr&eacute;sence d&rsquo;Isra&euml;l, trois pays boycottent les Jeux australiens: l&rsquo;Irak, l&rsquo;Egypte et le Liban. Quant &agrave; la Chine, elle quitte Melbourne en voyant que le drapeau de Ta&iuml;wan est hiss&eacute; au milieu de ceux des autres nations.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 1960, <strong>Rome<\/strong> accueille les Jeux. La Ville Eternelle, charg&eacute;e d&rsquo;Histoire comme peu de villes (Ath&egrave;nes, Istanbul ex-Byzance et Constantinople, J&eacute;rusalem &#8230;), vient d&rsquo;accueillir trois ans plus t&ocirc;t un sommet marqu&eacute; par la signature du trait&eacute; donnant naissance &agrave; la Communaut&eacute; Economique Europ&eacute;enne. Mais, sortie vaincue de la guerre en tant qu&rsquo;alli&eacute;e de l&rsquo;Allemagne, l&rsquo;Italie n&rsquo;&eacute;chappe pas &agrave; son pass&eacute; mussolinien. La victoire stup&eacute;fiante du coureur &eacute;thiopien Abebe Bikila, sous l&rsquo;Arc de Constantin, au terme du marathon, rappelle tristement que c&rsquo;est face &agrave; la colline de l&rsquo;Aventin quele Duceavait lanc&eacute; les troupes italiennes pour envahir l&rsquo;Abyssinie, en 1935. Les Jeux d&rsquo;hiver sont organis&eacute;s aux Etats-Unis, &agrave; <strong>Squaw Valley<\/strong>.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 1964, <strong>Tokyo<\/strong> accueille les Jeux. Le capitale japonaise a admirablement relev&eacute; la t&ecirc;te, deux d&eacute;cennies apr&egrave;s la fin d&rsquo;un conflit qui a laiss&eacute; l&rsquo;archipel nippon exsangue. Pour la premi&egrave;re fois, l&rsquo;Asie est l&rsquo;h&ocirc;te des Jeux. Le nageur am&eacute;ricain Don Schollander lamine l&rsquo;opposition, dressant la guillotine &agrave; quatre reprises, pour autant de m&eacute;dailles d&rsquo;or. Le judo fait son apparition &agrave; cette occasion, dans son pays d&rsquo;origine. Fr&ocirc;lant le monopole dans cet art martial, le Japon voit cependantl&rsquo;idole nationalebattue par le N&eacute;erlandais AntonGeesink.La ville autrichienne d&rsquo;<strong>Innsbruck<\/strong> est l&rsquo;h&ocirc;te des Jeux d&rsquo;hiver.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 1968, les Jeux font halte &agrave; <strong>Mexico<\/strong>. Quelques mois apr&egrave;s le d&eacute;c&egrave;s de Martin Luther King, la cause noire d&eacute;fendue par le pasteurfait irruption aux Jeux, par le biais de Tommie Smith et John Carlos, qui l&egrave;vent le poing face &agrave; la foule du stade Aztec sur le podium du 200 m&egrave;tres. Sportivement, c&rsquo;est le saut irr&eacute;el de Bob Beamon, 8.90 m&egrave;tres, qui restera grav&eacute; dans la m&eacute;moire collective &#8230; Un deuxi&egrave;me saut, en hauteur, marque les esprits, l&rsquo;Am&eacute;ricain Dick Fosbury r&eacute;volutionnant sa disciplinepar unetechnique novatrice.A <strong>Grenoble<\/strong>, pour les Jeux d&rsquo;hiver, Jean-Claude Killy s&rsquo;offre trois m&eacute;dailles d&rsquo;or.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 1972, c&rsquo;est au tour de <strong>M&uuml;nich<\/strong> de recevoir les Jeux Olympiques d&rsquo;&eacute;t&eacute;. Cl&eacute; de vo&ucirc;te d&rsquo;une Europe tourn&eacute;e vers la paix, la RFA effectue son retour dans le concert des nations par ce biais, processus consolid&eacute; en 1973 par l&rsquo;entr&eacute;e de la RFA (et de son voisin, la RDA) &agrave; l&rsquo;ONU.<br \/>\n\t\tMais l&rsquo;attentat de Septembre Noir, groupe terroriste palestinien, sur des sportifs isra&eacute;liens, laisseront de ces Jeux un souvenir funeste.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 2006, Steven Spielberg d&eacute;crira la traque parun commando secret duMossad des terroristes de Septembre Noir dans son film <em>M&uuml;nich<\/em>. La poursuite a pour cadre l&rsquo;Europe enti&egrave;re, d&rsquo;Ath&egrave;nes &agrave; Paris en passant par Rome ou Amsterdam.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tIronie du destin, en 1972, c&rsquo;est un athl&egrave;te juif, l&rsquo;Am&eacute;ricain Mark Spitz, qui banalise l&rsquo;exploit. S&rsquo;attirant tous les superlatifs, le nageur prodige accomplit l&rsquo;impossible, une sorte de quadrature du cercle olympique,ramenant sept m&eacute;dailles d&rsquo;or et autant de records du monde, une v&eacute;ritable razzia.<br \/>\n\t\tMais les Etats-Unis repartent battus de M&uuml;nichdans un tournoi de basket sur fond de guerre froide, d&eacute;poss&eacute;d&eacute;s de la m&eacute;daille d&rsquo;or par l&rsquo;Union Sovi&eacute;tique &#8230;<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tQuelques mois avant M&uuml;nich, <strong>Sapporo<\/strong> avait accueilli les Jeux d&rsquo;hiver, dont la ville avait &eacute;t&eacute; priv&eacute;e pour 1940 suite au conflit sino-japonais.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 1976, <strong>Montr&eacute;al<\/strong> accueille les Jeux. La grande ville qu&eacute;b&eacute;coise, deuxi&egrave;me ville francophone du monde, paiera jusqu&rsquo;en 2000 l&rsquo;ardoise de ces Jeux o&ugrave; la jeune gymnaste roumaineNadia Comaneci &eacute;blouit le monde entier.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 1980, <strong>Moscou<\/strong> obtient l&rsquo;organisation des Jeux d&rsquo;&eacute;t&eacute;. C&rsquo;est un succ&egrave;s ind&eacute;niable pour le Kremlin, contrebalanc&eacute; par l&rsquo;organisation des Jeux d&rsquo;hiver &agrave; <strong>Lake Placid<\/strong>, sur le sol du rival am&eacute;ricain. Lors du tour final du tournoi de hockey sur glace, les Etats-Unis dominent l&rsquo;URSS dans un match terriblement politique, qui rappelle les joutes &eacute;chiqu&eacute;ennes entre Spassky et Fischer, sur la terre interm&eacute;diaire de Reykjavik, en 1972. Cet exploit am&eacute;ricain sera surnomm&eacute; le miracle sur glace, mettant fin &agrave; une s&eacute;rie dequatre victoires cons&eacute;cutives de l&rsquo;URSS en hockey sur glace, sa chasse gard&eacute;e depuis Innsbruck en 1964. Dans une violente loi du talion, l&rsquo;Am&eacute;rique a appos&eacute; son sceau sur le hockey mondial, vengeant le souvenir des basketteurs vaincus en 1972 &agrave; M&uuml;nich par leurs rivaux sovi&eacute;tiques &#8230; Le miracle sur glace de 1980 va bient&ocirc;t laisser place au spectre de la politique.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tMais en Union Sovi&eacute;tique, pour les Jeux d&rsquo;&eacute;t&eacute;, les Etats-Unis et nombre de pays occidentaux boycottent la manifestation, en repr&eacute;sailles &agrave; l&rsquo;invasion, fin 1979, de l&rsquo;Afghanistan par l&rsquo;URSS. Pris en otage de cette partie d&rsquo;&eacute;checs politique, certains athl&egrave;tes ratent l&rsquo;opportunit&eacute; d&rsquo;&eacute;tendre leur domination, tel Edwin Moses, champion olympique du 400 m&egrave;tres haies en 1976 et 1984, mais absent en 1980. A Moscou, le boxeur cubain Teofilo Stevenson remporte une troisi&egrave;me m&eacute;daille d&rsquo;or cons&eacute;cutive dans la cat&eacute;gorie des lourds. Combattant d&rsquo;exception, il opposera toujours un veto irr&eacute;vocable &agrave; la tentation de passer professionnel, malgr&eacute; la manne de dollars qui lui &eacute;tait promise.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tCette ann&eacute;e l&agrave;, l&rsquo;&eacute;lection de Juan Antonio Samaranch est sujette &agrave; controverse. Ancien ministre des Sports de Franco en 1967, le Catalan est le cheval de Troie d&rsquo;Horst Dassler, le patron d&rsquo;Adidas qui a d&eacute;j&agrave; fa&ccedil;onn&eacute; le destin politique du Br&eacute;silien Joao Havelange &agrave; la FIFA, ainsi que celui de Sepp Blatter.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tA travers le boycott de l&rsquo;olympiade moscovite, la dimension politique des Jeux prend une toute autre envergure en 1980, plus encore qu&rsquo;en 1936 via la propagande nazie de Goebbels. La riposte sovi&eacute;tique ne se fait pas attendre, d&rsquo;autant que c&rsquo;est <strong>Los Angeles<\/strong> qui est l&rsquo;h&ocirc;te des Jeux Olympiques d&rsquo;&eacute;t&eacute; en1984. Carl Lewis sera l&rsquo;astre roi de ces Jeux, alors que sous l&rsquo;&eacute;gide du marquis espagnol Juan Antonio Samaranch, les Jeux se muent peu &agrave; peu en gigantesque poule aux oeufs d&rsquo;or. La ponte massive ne cessera plus &#8230; <strong>Sarajevo<\/strong>, dans une Yougoslavie orpheline du mar&eacute;chal Tito, accueille les Jeux d&rsquo;hiver.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 1988, <strong>S&eacute;oul<\/strong> accueille les Jeux. La Cor&eacute;e du Sud, l&rsquo;un des Quatre Dragons asiatiquesau m&ecirc;me titre que Singapour, Hong Kong ou Ta&iuml;wan, s&rsquo;offre une audience mondiale. Le fl&eacute;au du dopage &eacute;clate au grand jour via le d&eacute;classement du Canadien Ben Johnson, m&eacute;daill&eacute; d&rsquo;or sur 100 m&egrave;tres. Son dauphin Carl Lewis r&eacute;cup&egrave;re le titre le plus prestigieux des Jeux, tous sports confondus, mais le charme est rompu. En perche, Sergue&iuml; Bubka va une fois de plus tutoyerla perfection. Sextuple champion du monde, l&rsquo;Ukrainien gagne &agrave; S&eacute;oul sa seule m&eacute;daille d&rsquo;or olympique: absent en 1984 pour boycott, m&eacute;diocre 11e du concoursen 1992, bless&eacute; en 1996, moribond en 2000, Bukba n&rsquo;aura pas le palmar&egrave;s olympique correspondant &agrave; son immense talent.Quelques mois plus t&ocirc;t, <strong>Calgary<\/strong> avait accueilli les Jeux d&rsquo;hiver.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 1992, Samaranch impose ses Jeux au monde entier, &agrave; <strong>Barcelone<\/strong>. Choisie en 1986 au d&eacute;triment de Paris, la capitale de la Catalogne symbolise le retour d&rsquo;une Espagne qui a tourn&eacute; le dos aux ann&eacute;es de plomb du franquisme, suite &agrave; la mort du <em>Caudillo<\/em> en 1975. En 1986, l&rsquo;Espagne a aussi accueilli son entr&eacute;e dans l&rsquo;Union Europ&eacute;enne, qui pr&eacute;cipitera son d&eacute;veloppement via une bulle sp&eacute;culative immobili&egrave;re dont Benidorm sera un des plus tristes symboles&#8230; Et alors que Barcelone accueille le monde sur les hauteurs de Montjuich, S&eacute;ville est l&rsquo;h&ocirc;te de l&rsquo;Exposition Universelle.<br \/>\n\t\tCes Jeux de Barcelone sont l&rsquo;occasion pour l&rsquo;Afrique du Sud d&rsquo;effectuer son retour dans le c&eacute;nacle olympique. Deux ans apr&egrave;s l&rsquo;abolition de l&rsquo;apartheid et la lib&eacute;ration de Nelson Mandela, le r&eacute;gime de Johannesburg accomplit sa r&eacute;demption par le biais du sport. Ce sera chose faite en 1995 &agrave; la Coupe du Monde de rugby puis en 1996 &agrave; la Coupe d&rsquo;Afrique des Nations de football. En Espagne, c&rsquo;est le basket qui fait la une, tant la <em>Dream Team<\/em> am&eacute;ricaine de Michael Jordan domine de fa&ccedil;on insolente les d&eacute;bats. En natation, le jeune Russe Alexander Popovporte l&rsquo;estocade &agrave; Matt Biondi sur 50 m&egrave;tres, signant le doubl&eacute; avec une autre victoire sur 100 m&egrave;tres, la distance reine. <strong>Albertville<\/strong> avait accueilli quelques mois plus t&ocirc;t les Jeux Olympiques d&rsquo;hiver.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 1994, les Jeux d&rsquo;hiver rentrent dans leur propre calendrier. C&rsquo;est la fin de la convergence entre hiver et &eacute;t&eacute;, chacun sera d&eacute;sormais s&eacute;par&eacute; par deux ans d&rsquo;&eacute;cart. <strong>Lillehammer<\/strong> inaugure ce nouveau cycle hivernal. La ville norv&eacute;gienne.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 1996, c&rsquo;est une autre puissance colossale qui impose sa volont&eacute;, quatre ans apr&egrave;s celle de Samaranch. Coca-Cola, pour les Jeux Olympiques du Centenaire, permet &agrave; <strong>Atlanta<\/strong> de devancer Ath&egrave;nes pour 1996. C&rsquo;est en 1990 que le crime de l&egrave;se-majest&eacute; a eu lieu, d&rsquo;autant que les Etats-Unis avaient accueilli les Jeux en 1984. La ville de CNN et de <em>Gone with the Wind<\/em> accueille des Jeux modernes qui n&rsquo;ont &eacute;videmment plus grand chose en commun avec ceux de 1896, cent ans plus t&ocirc;t. Symbole tr&egrave;s fort, c&rsquo;est Muhammad Ali, l&rsquo;homme de 1974, le champion implacable de Kinshasa, qui allume la flamme olympique, lui qui avait jet&eacute; sa m&eacute;daille d&rsquo;or acquise en 1960 &agrave; Rome dans le fleuve Ohio. Si Michael Johnson signe la performance des Jeux avec un &eacute;poustouflant doubl&eacute; 200 &#8211; 400 m&egrave;tres, Carl Lewis repousse l&rsquo;inexorable &eacute;rosion du temps avec une quatri&egrave;me m&eacute;daille d&rsquo;or cons&eacute;cutive au saut en longueur. Le cyclisme professionnel sur route effectue son retour aux Jeux. L&rsquo;Espagnol Miguel Indurain, m&eacute;daille d&rsquo;or du contre-la-montre, y glane son ultime titre de gloire, lui qui vient de commettre le p&eacute;ch&eacute; d&rsquo;orgueil en tentant de conqu&eacute;rir un sixi&egrave;me maillot jaune historique sur les routes de France et de Navarre.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 1998, <strong>Nagano<\/strong> est l&rsquo;h&ocirc;te des Jeux d&rsquo;hiver, o&ugrave; Hermann Maier s&rsquo;offre deux m&eacute;dailles d&rsquo;or avec &eacute;clat. Le g&eacute;nie autrichien du ski alpin concr&eacute;tise son immense talent. Le Japon, frapp&eacute; de plein fouet par une crise &eacute;conomique ayant d&eacute;but&eacute; en 1995 en Asie, accueille les Jeux d&rsquo;hiver pour la deuxi&egrave;me fois.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 2000, <strong>Sydney<\/strong> conna&icirc;t l&rsquo;honneur de clorer un si&egrave;cle d&rsquo;olympisme en apoth&eacute;ose. A la c&eacute;r&eacute;monie d&rsquo;ouverture, la cause aborig&egrave;ne est repr&eacute;sent&eacute;e par Cathy Freeman, qui allume la flamme. Sydney avait devanc&eacute; P&eacute;kin en 1993 au congr&egrave;s de Monaco. La prouesse de ces Jeux est sign&eacute;e de Pieter Van den Hoogenband. Privant d&rsquo;Alexander Popov du tripl&eacute; sur 100 m et Ian Thorpe du titre &agrave; domicile sur 200 m, le nageur hollandais montre avevc panacheet brio que ses titres europ&eacute;ens d&rsquo;Istanbul en 1999 n&rsquo;&eacute;taient pas un feu de paille. L&rsquo;usure du pouvoir a fait son oeuvre pour Popov, tsar &agrave; Barcelone et Atlanta.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tLes Jeux d&rsquo;hiver de 2002 &agrave; <strong>Salt Lake City<\/strong> sont marqu&eacute;s par la parano&iuml;a de la s&eacute;curit&eacute;, quelques mois apr&egrave;s les attentats du 11 septembre 2001 ayant touch&eacute; les tours jumelles du World Trade Center, &agrave; New York, ainsi que le Pentagone. Si Ole Einar Bjorndalen porte au pinacle l&rsquo;art du biathlon, les Jeux sont orphelins d&rsquo;Hermann Maier, bless&eacute; en moto quelques mois plus t&ocirc;t. En 2001, Jacques Rogge avait succ&eacute;d&eacute; &agrave; Juan Antonio Samaranch comme pr&eacute;sident du CIO.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 2004, <strong>Ath&egrave;nes<\/strong> obtient sa revanche. Coiff&eacute;e sur le poteau par Atlanta pour 1996, la capitale grecque effectue son retour en gr&acirc;ce. Longtemps d&eacute;cri&eacute;, le chantier olympique est finalement pr&ecirc;t &agrave; temps. Maudit en 1996 &agrave; Atlanta, m&eacute;daill&eacute; d&rsquo;argent en 2000, Hicham El-Guerrouj finit sa carri&egrave;re en apoth&eacute;ose &agrave; Ath&egrave;nes, signant un somptueux doubl&eacute; 1500 m &#8211; 5000 m dignes des plus grands athl&egrave;tes du demi-fond. Quant &agrave; Michael Phelps, v&eacute;ritable Pantagruel des bassins, il d&eacute;croche six m&eacute;dailles d&rsquo;or, alors que Pieter Van den Hoogenbandconserve son titre sur 100 m&egrave;tres, comme Weissm&uuml;ller ou Popov avant lui&#8230;<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tPour 2006, les Jeux d&rsquo;hiver font escale &agrave; <strong>Turin<\/strong>, ville de la dynastie Agnelli. La capitale du Pi&eacute;mont, cinquante ans apr&egrave;s Cortina d&rsquo;Ampezzo,<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 2008, <strong>P&eacute;kin<\/strong>, d&eacute;sign&eacute;e en 2001 aux d&eacute;pens de Paris, symbolise l&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;une Chine d&eacute;sormais tourn&eacute;e vers le monde, forte d&rsquo;une puissance &eacute;conomique redoutable. Les exploits d&rsquo;Usain Bolt et Michael Phelps marquent cette &eacute;dition qui a fait d&eacute;bat en France sur la possibilit&eacute; d&rsquo;un boycott relatif &agrave; la question des Droits de l&rsquo;Homme au Tibet.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tPour 2010, la question de l&rsquo;environnement est omnipr&eacute;sente lorsque le Canada, par l&rsquo;entremise de <strong>Vancouver<\/strong>, re&ccedil;oit les Jeux Olympiques d&rsquo;hiver. Mais la politique reste sourde &agrave; cet enjeu crucial, deux mois apr&egrave;s le fiasco retentissant du sommet de Copenhague (d&eacute;cembre 2009).<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tEn 2012, <strong>Londres<\/strong> devient la premi&egrave;re ville &agrave; accueillir les Jeux Olympiques d&rsquo;&eacute;t&eacute; pour la troisi&egrave;me fois.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\t<strong>Sotchi<\/strong>, lieu de vill&eacute;giature f&eacute;tiche de Vladimir Poutine, sera l&rsquo;h&ocirc;te des Jeux d&rsquo;hiver de 2014, tandis que <strong>Rio de Janeiro<\/strong> accueillera les Jeux d&rsquo;&eacute;t&eacute; de 2016, dans un Br&eacute;sil en plein d&eacute;veloppement, au m&ecirc;me titre que l&rsquo;Inde et la Chine, face &agrave; une Europe en bout de souffle et des Etats-Unis d&eacute;sireux de conserver leur sceptre quelques ann&eacute;es encore.<\/p>\n<p class=\"spip\">\n\t\tQue r&eacute;serve l&rsquo;avenir? Istanbul, Madrid, Johannesburg, Buenos Aires, New York seront sans doute un jour d&eacute;sign&eacute;es villes h&ocirc;tes, tout comme Paris qui retrouvera probablement le feu des projecteurs.<\/p>\n<p><!-- FIN DU TEXTE OK ?  -->\t<\/p>\n<div class=\"commentaire_auteur\">\n<div class=\"auteur\">\n\t\t\tpar AxelBorg<\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jeux Olympiques &#8211; politique : le pouce et l&rsquo;index &nbsp; Depuis 1896, les Jeux Olympiques ont souvent rim&eacute; avec politique. Retour sur un lien plus que centenaire, quelques semaines avant les Jeux Olympiques de Londres. &nbsp; En 1896, quand le baron Pierre de Coubertin fait des Jeux Olympiques un ph&eacute;nix, l&rsquo;id&eacute;al est de rigueur. 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