{"id":4748,"date":"2012-07-02T20:54:29","date_gmt":"2012-07-02T20:54:29","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=4748"},"modified":"2012-07-02T20:54:29","modified_gmt":"2012-07-02T20:54:29","slug":"20-de-vraies-vierges-en-tunisie-selon-nedra-ben-smail","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/20-de-vraies-vierges-en-tunisie-selon-nedra-ben-smail\/","title":{"rendered":"\u00ab20% de vraies vierges\u00bb en Tunisie selon N\u00e9dra Ben Sma\u00efl"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tTunisie &ndash; Vierges &agrave; tout prix ?<\/p>\n<div class=\"entry-content\">\n<div class=\"entry-side\">\n<h3>\n\t\t\t&nbsp;<\/h3>\n<h3>\n\t\t\t&nbsp;<\/h3>\n<\/p><\/div>\n<p>\n\t\tSi la virginit&eacute; avant le mariage est un sujet connu en Tunisie, la revirgination ou la pratique de r&eacute;paration de l&rsquo;hymen est plus tabou. Dans un livre intitul&eacute; &laquo;Vierges? La nouvelle sexualit&eacute; des tunisiennes&raquo;, la psychanalyse N&eacute;dra Ben Sma&iuml;l explore les enjeux du ph&eacute;nom&egrave;ne.<\/p>\n<blockquote>\n<p>\n\t\t\t<em>&laquo;La revirgination s&rsquo;inscrit dans le cadre d&rsquo;un nouveau d&eacute;part, qui &laquo;efface&raquo; toute marque de vie sexuelle ant&eacute;rieure au mariage, un instrument qui introduit une forme de d&eacute;ni d&rsquo;une vie amoureuse et sexuelle, pr&eacute;c&eacute;dente, r&eacute;inscrivant le corps op&eacute;r&eacute; dans l&rsquo;ordre social.&raquo;<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\n\t\tAinsi, de plus en plus de tunisiennes ont recours &agrave; l&rsquo;hym&eacute;noplastie, intervention chirurgicale permettant de se refaire un hymen moyennant entre 600 et 1000 dinars. Certes, l&rsquo;op&eacute;ration existe depuis plusieurs ann&eacute;es en Tunisie, la demande ayant &eacute;t&eacute; introduite d&egrave;s les ann&eacute;es 70, mais l&rsquo;auteur s&rsquo;appuie sur les nouvelles implications sociologiques de ce genre de pratique, dans le contexte de la Tunisie post-r&eacute;volution. Entre les t&eacute;moignages de m&eacute;decins pour qui l&rsquo;op&eacute;ration est devenu un business mais aussi un probl&egrave;me &eacute;thique, et les r&eacute;cits des patientes, le premier constat est clair: la revirgination est en recrudescence en Tunisie, refl&eacute;tant un certain malaise social sur la question de la sexualit&eacute;. L&rsquo;auteur, faute de r&eacute;elles donn&eacute;es statistiques sur la r&eacute;alit&eacute; de la pratique, s&rsquo;est appuy&eacute; sur des forums et les t&eacute;moignages des m&eacute;decins. En tant que psychanalyste elle traite du probl&egrave;me d&rsquo;un point de vue psychologique, social et culturel.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>La virginit&eacute;, une exigence encore bien pr&eacute;sente<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tLa sexualit&eacute; en Tunisie est confront&eacute;e selon Nedra Ben Sma&iuml;l &agrave; une soci&eacute;t&eacute; &agrave; <em>&laquo;deux vitesses&raquo;<\/em> o&ugrave; malgr&eacute; les progr&egrave;s en mati&egrave;re de droits des femmes, un <em>&laquo;conservatisme, moins visible mais tout aussi profond, continue &agrave; se maintenir&raquo;. <\/em>Du c&ocirc;t&eacute; des femmes comme des hommes, l&rsquo;attachement &agrave; certaines <em>&laquo;valeur&raquo;<\/em> se perdure, comme celle de <em>&laquo;l&rsquo;inconditionnelle virginit&eacute; comme pr&eacute;alable au mariage&raquo;<\/em>. Le probl&egrave;me est d&rsquo;ordre &eacute;conomique et culturel: l&rsquo;augmentation du co&ucirc;t de la vie et les frais d&rsquo;un mariage sont devenus un vrai probl&egrave;me pour les jeunes couples dans le pays. L&rsquo;&acirc;ge moyen d&rsquo;une femme qui se marie tourne autour de 30 ans. En avril 2012, le ministre des affaires religieuses, Nourredine Khadmi a lanc&eacute; le projet d&rsquo;un fond d&rsquo;investissement public pour rem&eacute;dier au probl&egrave;me du mariage tardif. La r&eacute;introduction du mariage orfi soutenu par Sihem Badi, ministre de la femme, t&eacute;moigne aussi de cette nouvelle r&eacute;alit&eacute;. Le ph&eacute;nom&egrave;ne des m&egrave;res c&eacute;libataires, en est aussi l&rsquo;autre &eacute;l&eacute;ment r&eacute;v&eacute;lateur. Les jeunes couples se retrouvent ainsi confront&eacute;s &agrave; une sexualit&eacute; quasi inexistante ou tardive, conditionn&eacute;e par l&rsquo;attente d&rsquo;un mariage ou la recherche d&rsquo;un mari. Comme l&rsquo;&eacute;crit l&rsquo;auteur, <em> <\/em><\/p>\n<blockquote>\n<p>\n\t\t\t<em>&laquo; L&rsquo;institution matrimoniale qui est pourtant bien ancr&eacute;e dans la soci&eacute;t&eacute; tunisienne, recule devant le c&eacute;libat, devenu un v&eacute;ritable ph&eacute;nom&egrave;ne de soci&eacute;t&eacute;, t&eacute;moignant autant de la transition d&eacute;mographique que du malaise d&rsquo;une culture en crise de mutation &raquo;.<\/em> Le tout est augment&eacute; par une <em>&laquo;marchandisation&raquo;<\/em> de la virginit&eacute; comme du mariage : <em>&laquo;on constate la pr&eacute;valence des int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;conomiques dans le choix des conjoints, et l&rsquo;on assiste &agrave; une mon&eacute;tisation de la relation affective, l&rsquo;objectif &eacute;tant une prise en charge de l&rsquo;autre, garant d&rsquo;un &laquo;environnement facilitant&raquo; <\/em>conclue l&rsquo;auteur. Dans ce contexte, l&rsquo;&eacute;ducation sexuelle reste identique : les femmes sont encourag&eacute;es d&egrave;s leur enfance (souvent par leurs m&egrave;res) &agrave; pr&eacute;server leur hymen tout comme les hommes sont incit&eacute;s &agrave; chercher une femme <em>&laquo;vierge&raquo; <\/em>pour leur mariage. Le recours &agrave; la revirgination <em>&laquo; mat&eacute;rialiserait la d&eacute;chirure socio-culturelle que vit la soci&eacute;t&eacute; tunisienne, et concr&eacute;tiserait la dualit&eacute; structurelle qui la caract&eacute;rise &raquo;.<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\n\t\t<strong>Et les hommes dans tout &ccedil;a ?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tDu c&ocirc;t&eacute; des hommes, le paradoxe est tout aussi pr&eacute;sent. A la suite d&rsquo;<a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/jolanare\/posts\/3134391488765\" target=\"_blank\">un statut lanc&eacute; sur Facebook<\/a> par une blogueuse influente, les commentaires masculins et f&eacute;minins fusent. Celle-ci d&eacute;clare <em>&laquo;ceux qui croient que la seule richesse d&rsquo;une femme est sa virginit&eacute;, doivent se poser de s&eacute;rieuses questions sur ce qu&rsquo;il reste, une fois ce bien si pr&eacute;cieux consomm&eacute; la nuit de noces&hellip;&raquo;<\/em> Et le statut donne lieu &agrave; des r&eacute;ponses bien senties du c&ocirc;t&eacute; masculin. Pour l&rsquo;homme, la virginit&eacute; serait une assurance de la <em>&laquo; respectabilit&eacute; &raquo;<\/em> de la jeune femme. Certains accusent la femme tunisienne d&rsquo;&ecirc;tre <em>&laquo;v&eacute;nale et frivole&raquo;<\/em> et <em>&laquo;sans cesse &agrave; la recherche de l&rsquo;homme id&eacute;al&raquo;,<\/em> d&rsquo;autres d&eacute;clarent &ecirc;tre <em>&laquo;ouverts&raquo;<\/em> et <em>&laquo;pas contre le fait qu&rsquo;elles ne soient pas vierges&raquo;.<\/em> Or, dans les faits, de nombreuses femmes d&eacute;noncent leur <em>&laquo;hypocrisie&raquo;<\/em> utilis&eacute;e pour obtenir ce qu&rsquo;ils veulent, &agrave; savoir, une intimit&eacute; sexuelle. Reste que la femme avec laquelle ils se marieront est rarement celle avec qui ils ont couch&eacute;e avant. Selon un rapport &eacute;tabli en 2003 par le docteur <a href=\"http:\/\/haffani.blogspot.com\/2005\/07\/la-sexualite-des-hommes-tunisiens.html\" target=\"_blank\">Fakreddine Mohamed Haffani<\/a>, 83,7 % des hommes tunisiens pensaient que la femme doit rester vierge jusqu&rsquo;au mariage. Comment font-ils alors face &agrave; la nouvelle donne de la revirgination?<\/p>\n<p>\n\t\tLes commentaires du statut de la blogueuse montrent que beaucoup ne sont pas dupes mais acceptent sans le dire, cette pratique, soit par peur du d&eacute;shonneur soit pour perdurer une certaine exigence socio-culturelle. Beaucoup disent aussi savoir comment discerner une <em>&laquo;vraie et une fausse vierge&raquo;<\/em> mais peu d&eacute;crivent leur r&eacute;action lorsqu&rsquo;ils d&eacute;couvrent le pot-aux-roses. L&rsquo;auteur va plus loin en remontant aux origines religieuses de l&rsquo;exigence de la femme vierge. Si la <em>&laquo;virginit&eacute;&raquo;<\/em> n&rsquo;appara&icirc;t pas en tant que tel dans le Coran, elle est sous-entendue par le caract&egrave;re sacr&eacute; du mariage et la prohibition de l&rsquo;adult&egrave;re. Elle est aussi valoris&eacute;e &agrave; travers des femmes comme Fatima, la fille favorite du proph&egrave;te et A&iuml;cha, unique femme vierge du proph&egrave;te. Le fantasme de la femme<em> &laquo;vierge&raquo;<\/em> s&rsquo;est ainsi d&eacute;velopp&eacute; tout comme le rejet de la <em>&laquo;femme souill&eacute;e&raquo;<\/em>, incarn&eacute;e par Agar, la servante d&rsquo;Abraham, qui aurait donn&eacute; un fils &agrave; ce dernier quand sa femme Sarah, ne pouvait pas. La virginit&eacute; comme l&rsquo;hymen seraient des <em>&laquo;f&eacute;tiches&raquo;<\/em> socio-religieux conserv&eacute;s par l&rsquo;homme comme un gage de virilit&eacute;, alimentant une sorte narcissisme, illustr&eacute; par l&rsquo;id&eacute;e que <em>&laquo;personne n&rsquo;est pass&eacute; avant moi&raquo;<\/em>.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>La revirgination, une r&eacute;alit&eacute; socio-culturelle<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tL&rsquo;auteur donne trois raisons pour le recours &agrave; la pratique de la &laquo;<em>revirgination&raquo;<\/em> qui &eacute;mane de cette r&eacute;alit&eacute; paradoxale<em>:<\/em> Le premier cas, le plus r&eacute;pandu, est celui des femmes qui ont couch&eacute; par amour avec un homme, dans la continuit&eacute; d&rsquo;une relation, et ont &eacute;t&eacute; abandonn&eacute;es lors du passage &agrave; l&rsquo;acte marital sous pr&eacute;texte qu&rsquo;elles avaient &eacute;t&eacute; souill&eacute;es. L&rsquo;acte chirurgical est une mani&egrave;re d&rsquo; <em>&laquo;effacer&raquo;<\/em> l&rsquo;erreur et d&rsquo;avoir une seconde chance. Ensuite, vient le cas des femmes qui, ayant eu une vie sexuelle libre avant leur mariage, sont confront&eacute;es &agrave; des hommes qui ne se marient qu&rsquo;avec une vierge et pr&eacute;f&egrave;rent alors mentir sur leur pass&eacute; sexuel, la chirurgie facilitant ainsi le mariage. Certaines assument m&ecirc;me une nouvelle vie sexuelle, plus lib&eacute;r&eacute;e, sachant qu&rsquo;&agrave; la fin, elles passeront par cette &eacute;tape chirurgicale pour le mariage. L&rsquo;autre cas est celui des femmes ou des adolescentes viol&eacute;es ou agress&eacute;es sexuellement. Dans ce dernier cas, le recours &agrave; la chirurgie est souvent pr&eacute;f&eacute;rable &agrave; la fois pour <em>&laquo;r&eacute;parer&raquo;<\/em> un mal et pour pr&eacute;server la r&eacute;putation de la jeune fille. M&ecirc;me les autorit&eacute;s religieuses se sont pench&eacute;es sur la question comme l&rsquo;&eacute;voque l&rsquo;auteur, trouvant par fois justifi&eacute; le recours &agrave; la revirgination en vertu du <em>&laquo;principe islamique du sitr (principe de discr&eacute;tion qui prot&egrave;ge du d&eacute;shonneur)<\/em><em>&raquo;<\/em>. Mais c&rsquo;est aussi la pratique sexuelle et la vision que les femmes ont de leur sexualit&eacute; qui change avec cette <em>&laquo;r&eacute;paration&raquo;<\/em> de l&rsquo;hymen : <em> <\/em><\/p>\n<blockquote>\n<p>\n\t\t\t<em>&laquo;Le recours en masse &agrave; la revirgination indiquerait que la majorit&eacute; des femmes qui ont choisi de vivre une sexualit&eacute; hors mariage, a pu concilier un &laquo; arrangement &raquo; entre soi et Dieu, mais qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas pu modifier la structure patriarcale du collectif : la m&eacute;decine lui permet de se pr&eacute;senter elle-m&ecirc;me et &agrave; la soci&eacute;t&eacute; comme vierge, moderne et musulmane&raquo;.<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\n\t\tLes codes et les valeurs sont ainsi boulevers&eacute;s par ce double langage qui perturbe aussi les m&eacute;decins. Selon l&rsquo;auteur, si la pratique reste confidentielle au sein de la gente f&eacute;minine, elle l&rsquo;est encore plus au sein du corps m&eacute;dical qui n&rsquo;en parle pas. Pour certains, c&rsquo;est une manne financi&egrave;re, rien de plus, pour d&rsquo;autres, c&rsquo;est une vraie question morale et l&rsquo;acte rel&egrave;ve plus du domaine du<em> &laquo;social&raquo;<\/em> que du <em>&laquo;m&eacute;dical&raquo;<\/em>.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>La revirgination, contre l&rsquo;&eacute;volution des mentalit&eacute;s ?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tSur Facebook, le d&eacute;bat continue. Hommes et femmes per&ccedil;oivent le recours &agrave; la pratique de la revirgination comme une sorte d&rsquo;hypocrisie, au m&ecirc;me titre que les <em>&laquo;filles qui ne couchent pas mais font tout le reste avant le mariage, sodomie, fellations etc&hellip;que penser de cela ?&raquo;<\/em> Pour l&rsquo;auteur, l&rsquo;enjeu est double : la revirgination est une <em>&laquo;s&eacute;curit&eacute;&raquo;<\/em> pour les femmes qui ne voient plus leur sexe comme <em>&laquo;un organe reproducteur&raquo;<\/em> mais aussi un <em>&laquo;lieu de plaisir&raquo;<\/em>. L&rsquo;assurance de savoir que l&rsquo;on se fera &laquo; recoudre &raquo; permet pour certaines, un acte de r&eacute;appropriation du corps contre les pr&eacute;jug&eacute;s soci&eacute;taux et la norme. Mais c&rsquo;est aussi un moyen d&rsquo;encourager, ou du moins de p&eacute;renniser le tabou et l&rsquo;exigence de la virginit&eacute; en contournant le probl&egrave;me. Dans sa conclusion, l&rsquo;auteur aborde ainsi l&rsquo;autre probl&egrave;me pour les femmes li&eacute;s &agrave; la revirgination : si la <em>&laquo;revanche&raquo;<\/em> sociale est assur&eacute;e, le sentiment de culpabilit&eacute;, et le mensonge li&eacute; &agrave; l&rsquo;acte sont-ils supportables? Encore une fois, le prix d&rsquo;une sexualit&eacute; assum&eacute;e se paye cher. La vraie &eacute;volution serait alors de ce c&ocirc;t&eacute; comme en t&eacute;moigne une jeune fille sur Facebook : <em> <\/em><\/p>\n<blockquote>\n<p>\n\t\t\t<em>&laquo;Un changement de mentalit&eacute; est n&eacute;cessaire, qu&rsquo;on cesse de mettre la pression aux filles pour qu&rsquo;elles gardent leur &laquo;honneur intact &raquo; et qu&rsquo;on cesse de dire aux hommes qu&rsquo;une fille de bonne famille est celle qui a su garder les cuisses bien serr&eacute;es &hellip;. La virginit&eacute; est un cadeau, pas un fardeau qu&rsquo;on s&rsquo;oblige &agrave; conserver ou &agrave; &laquo; reconstruire &raquo; pour le para&icirc;tre&hellip;&raquo;<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\n\t\tComme le conclue l&rsquo;auteur <em>&laquo;le v&eacute;ritable enjeu n&rsquo;est-il pas de la position subjective de l&rsquo;homme &agrave; l&rsquo;endroit de la femme, et de son rapport &agrave; l&rsquo;hymen comme appui imaginaire de sa virilit&eacute; ?&raquo;<\/em>. La revirgination ne serait ni plus ni moins, sous les dessous d&rsquo;un <em>&laquo;compromis&raquo;<\/em>, la permanence du fantasme de la virginit&eacute; et du carcan conservateur. Le recours &agrave; cette pratique peut aussi continuer dans un contexte politique o&ugrave; le parti majoritaire est attach&eacute; &agrave; des valeurs islamiques et conservatrices. R&eacute;cemment, le d&eacute;bat en Tunisie a port&eacute; sur l&rsquo;enseignement de la m&eacute;decine &agrave; la Zitouna<em>,<\/em> universit&eacute; islamique qui vient de rouvrir &agrave; Tuni<em> <\/em>s. La question de la revirgination et ses enjeux bio&eacute;thiques peuvent-ils &ecirc;tre abord&eacute;s dans un enseignement qui dit vouloir &laquo; moraliser &raquo; la m&eacute;decine?<\/p>\n<p>\n\t\t<strong><em>Lilia Blaise<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\thttp:\/\/blog.slateafrique.com\/tawa-fi-tunis\/2012\/07\/01\/tunisie-vierges-a-tout-prix\/<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Tunisie &ndash; Vierges &agrave; tout prix ? &nbsp; &nbsp; Si la virginit&eacute; avant le mariage est un sujet connu en Tunisie, la revirgination ou la pratique de r&eacute;paration de l&rsquo;hymen est plus tabou. Dans un livre intitul&eacute; &laquo;Vierges? 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