{"id":4764,"date":"2012-07-06T00:05:09","date_gmt":"2012-07-06T00:05:09","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=4764"},"modified":"2013-09-01T19:54:38","modified_gmt":"2013-09-01T19:54:38","slug":"les-tunisiennes-sont-superieures-aux-tunisiens","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/les-tunisiennes-sont-superieures-aux-tunisiens\/","title":{"rendered":"Les Tunisiennes sont sup\u00e9rieures aux Tunisiens"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div id=\"menu\">\n<div class=\"black\">\n<form action=\"http:\/\/mag14.com\/encre-noire\/47-encre-noire\/index.php\" method=\"post\">\n<div class=\"search\">\n\t\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<\/p><\/form>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<div class=\"threecolumns\" id=\"contentholder\">\n<div id=\"center\">\n<div class=\"darkbg\">\n<table class=\"contentpaneopen\">\n<tbody>\n<tr>\n<td class=\"contentheading\" width=\"100%\">\n\t\t\t\t\t\t\tLes Tunisiennes sont sup&eacute;rieures aux Tunisiens<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table class=\"contentpaneopen\">\n<tbody>\n<tr>\n<td valign=\"top\">\n<div class=\"itp-share\">\n<div class=\"itp-share-gone\">\n<script><\/script>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n<\/p><\/div>\n<div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\tA l&rsquo;heure o&ugrave; la rumeur de l&rsquo;exclusion des femmes de la pr&eacute;sidence se r&eacute;pand, &agrave; une &eacute;poque o&ugrave; les plus r&eacute;actionnaires semblent avoir des vell&eacute;it&eacute;s de r&eacute;duire le champ d&rsquo;action des Tunisiennes, il est bon de rappeler quelques v&eacute;rit&eacute;s premi&egrave;res. L&rsquo;Etat de Carthage a &eacute;t&eacute; fond&eacute; par une femme, Elissa. Une reine mythique, mais qui laissera dans l&rsquo;inconscient collectif des Tunisiens une empreinte durable. Un tatouage qui marquera comme un sceau princier le front des filles de la Tunisie.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\tDes traces perceptibles dans la grandeur d&rsquo;une Radhia Nasraoui, militante contre la torture, dont le c&oelig;ur a &eacute;t&eacute; assez vaste pour contenir toute la mis&egrave;re sortie des usines de la peur et des mains des tortionnaires appoint&eacute;s par les services de s&eacute;curit&eacute;. Islamistes, gauchistes, militants en rupture de ban, tout ce qui est humain ne lui est pas &eacute;tranger.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\tAlors que l&rsquo;&eacute;crasante majorit&eacute; des journalistes tunisiens se r&eacute;fugiaient au mieux dans le silence, au pire, dans la compromission, c&rsquo;est une femme qui a sauv&eacute; l&rsquo;honneur de la profession. En trempant sa plume dans le vitriol, Om Zied, alias N&eacute;ziha Rejiba tatouait &agrave; l&rsquo;acide ses &eacute;crits comme autant de cicatrices purulentes sur le visage de la dictature.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\tQuand les opposants se contentaient de raser les murs, avec ses cinquante kilos, Maya Jribi se lan&ccedil;ait dans l&rsquo;ar&egrave;ne, ne craignant pas de jouer au gladiateur pour croiser le fer avec la flicaille. C&rsquo;est dire qu&rsquo;elle p&egrave;se bien plus lourd que les coqs d&eacute;plum&eacute;s qui exhibent aujourd&rsquo;hui leur pilosit&eacute; comme autant d&rsquo;indices d&rsquo;une virilit&eacute; en berne.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\tEt m&ecirc;me du c&ocirc;t&eacute; d&rsquo;Ennahdha, quoi qu&rsquo;on en dise, la voix d&rsquo;une Meherzia La&acirc;bidi, vice-pr&eacute;sidente de l&rsquo;Assembl&eacute;e Constituante, ne compte-elle pas au moins autant que celle d&rsquo;un Lotfi Zeitoun et d&rsquo;un Habib Ellouze r&eacute;unis ?<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<strong>En Tunisie, la comp&eacute;tence est f&eacute;minine<\/strong><br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\tL&rsquo;ouverture du champ politique tunisien aux femmes, pourrait garantir &agrave; l&rsquo;Etat l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; un vivier de comp&eacute;tences plut&ocirc;t ass&eacute;ch&eacute; du c&ocirc;t&eacute; masculin. Et pour cause : il y a des ann&eacute;es que les femmes surpassent les hommes en termes de r&eacute;sultats dans les universit&eacute;s et les lyc&eacute;es. Les derni&egrave;res statistiques du baccalaur&eacute;at le prouvent. Pour cette &eacute;dition 2012 du bac tunisien, la tendance est flagrante. 61% des admis d&egrave;s la session principale sont des filles. Le meilleur &eacute;l&egrave;ve de la R&eacute;publique ? C&rsquo;est aussi une fille, Cyrine Chtourou, qui peut toiser ses camarades du sexe dit &laquo;fort&raquo; de haut, avec son 19,59 de moyenne. Les meilleurs dans les sections litt&eacute;raires, math&eacute;matiques, &eacute;conomiques, scientifiques ? Toujours des filles. Serait-ce une nouveaut&eacute; ? Un cru 2012 particuli&egrave;rement f&eacute;ministe ? M&ecirc;me pas.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\tA la session principale du bac 2011, le taux de r&eacute;ussite f&eacute;minin &eacute;tait de 60,68% contre 39,32% pour les gar&ccedil;ons. Et on a &eacute;galement compt&eacute; 4 filles laur&eacute;ates contre 3 gar&ccedil;ons dans les 7 sections du bac. En 2010, six filles ont occup&eacute; les premi&egrave;res places dans six sections du bac sur sept. Une candidate s&rsquo;est m&ecirc;me permis d&rsquo;obtenir un historique 20\/20. En 2009, on comptait d&eacute;j&agrave; 58,32 % d&rsquo;admis parmi les filles contre 41,68 % parmi les gar&ccedil;ons.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\tOn n&rsquo;&eacute;voquera pas les r&eacute;sultats sportifs de nos femmes, pour ne pas malmener davantage ce qui reste de l&rsquo;orgueil masculin. Par ailleurs, &agrave; la notable exception de Leila, et de quelques courtisanes de bas-&eacute;tage, qui passent parfois &agrave; la t&eacute;l&eacute;, l&rsquo;&eacute;crasante majorit&eacute; des corrompus de Tunisie sont des hommes. Il faut donc se r&eacute;soudre &agrave; l&rsquo;&eacute;vidence. Les Tunisiennes sont bel et bien sup&eacute;rieures aux Tunisiens.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\tEt une femme au palais de Carthage, offre clairement plus de garanties pour ses concitoyens, &eacute;chaud&eacute;s par les exp&eacute;riences successives des &laquo;m&acirc;les dominants&raquo; au pouvoir. En d&eacute;finitive, &eacute;lire une femme, permettrait de donner un signal fort &agrave; tous les sceptiques, &agrave; ceux qui regardent la R&eacute;volution Tunisienne d&rsquo;un mauvais &oelig;il. Messieurs, soyez donc raisonnables. Le pouvoir est une chose s&eacute;rieuse. Laissez-le donc aux femmes.<\/p>\n<p align=\"right\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t<strong>Oualid Chine<\/strong><\/p>\n<p align=\"right\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t<span>Les Tunisiennes sont sup&eacute;rieures aux Tunisiens<\/span><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &nbsp; Les Tunisiennes sont sup&eacute;rieures aux Tunisiens &nbsp; A l&rsquo;heure o&ugrave; la rumeur de l&rsquo;exclusion des femmes de la pr&eacute;sidence se r&eacute;pand, &agrave; une &eacute;poque o&ugrave; les plus r&eacute;actionnaires semblent avoir des vell&eacute;it&eacute;s de r&eacute;duire le champ d&rsquo;action des Tunisiennes, il est bon de rappeler quelques v&eacute;rit&eacute;s premi&egrave;res. 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