{"id":4872,"date":"2017-07-20T23:20:34","date_gmt":"2017-07-20T23:20:34","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=4872"},"modified":"2017-07-21T08:58:37","modified_gmt":"2017-07-21T08:58:37","slug":"les-chemins-de-tish-beav-dites-oui-a-lamour-sans-raisons-par-rony-akrich","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/les-chemins-de-tish-beav-dites-oui-a-lamour-sans-raisons-par-rony-akrich\/","title":{"rendered":"Les chemins de Tish\u2019a beAv : dites oui \u00e0 l\u2019amour sans raisons, par Rony Akrich"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes chemins de Tish&rsquo;a beAv : dites oui &agrave; l&rsquo;amour sans raisons, par Rony Akrich<\/p>\n<p class=\"author\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes chemins de Tish&rsquo;a beAv : dites oui &agrave; l&rsquo;amour sans raisons, par Rony Akrich<\/p>\n<p class=\"author\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div class=\"text\">\n<p align=\"center\" dir=\"LTR\">\n\t\tSelon la tradition, la destruction du Premier Temple fut caus&eacute;e par la transgression des trois m&eacute;faits les plus strictement prohib&eacute;s dans le juda&iuml;sme: le meurtre, l&rsquo;idol&acirc;trie et la d&eacute;bauche. Ce sont en effet des interdits sur lesquels la Torah nous prescrit clairement: \u05f4Vous mourrez mais vous ne les enfreindrez point !\u05f4 En revanche, c&rsquo;est &agrave; cause d&rsquo;un seul crime, la haine gratuite, que le Second Temple a &eacute;t&eacute; d&eacute;truit par les arm&eacute;es romaines !<\/p>\n<p>\n\t\tIl existe deux formes psychologiques de la haine : la haine de l&rsquo;autre et la haine de soi &ndash; cette derni&egrave;re n&rsquo;apparaissant pas en g&eacute;n&eacute;ral en tant que telle. Mais il faut comprendre que les deux ont une racine commune, le refus de la structure mentale &agrave; admettre ce qui lui est &eacute;tranger.<\/p>\n<p dir=\"LTR\">\n\t\tLa haine g&eacute;n&egrave;re la guerre et se manifeste dans la guerre. La phrase d&rsquo;Andr&eacute; Malraux, dans Les noyers d&rsquo;Altenburg :<\/p>\n<p dir=\"LTR\">\n\t\t\u05f4Que la victoire dans cette guerre reste &agrave; ceux qui l&rsquo;auront faite sans l&rsquo;aimer \u05f4, exprime un v&oelig;u r&eacute;fut&eacute; dans la r&eacute;alit&eacute; de la quasi-totalit&eacute; des conflits. Autrement, comment saisir que des millions et des millions de personnes &agrave; travers toute l&rsquo;histoire humaine puissent, en une fraction de seconde, abattre des personnes qui leur sont inconnues et &ecirc;tre tu&eacute;s par elles ? Et, lorsque les composantes de ce r&eacute;servoir de haine ne sont pas formellement d&eacute;sign&eacute;es, alors elles se manifestent secr&egrave;tement sous les formes du m&eacute;pris, de la x&eacute;nophobie et du racisme.<\/p>\n<p dir=\"LTR\">\n\t\tOn aurait pu penser que pendant la p&eacute;riode du second temple, le comportement des Juifs aurait &eacute;t&eacute; moins sujet &agrave; r&eacute;crimination. Mais le Talmud contredit cette r&eacute;flexion et propose de juger les deux trag&eacute;dies de la haine en fonction de leurs cons&eacute;quences pour Isra&euml;l dans le temps.<\/p>\n<p dir=\"LTR\">\n\t\tLe Talmud appr&eacute;hende la faute de la haine gratuite, devenue si courante &agrave; l&rsquo;&eacute;poque du second Temple, comme &eacute;tant bien plus s&eacute;rieuse que les trois interdits pr&eacute;alablement &eacute;voqu&eacute;s. Selon lui, en ces temps troubl&eacute;s, le peuple juif pouvait paradoxalement c&eacute;l&eacute;brer la Torah et ces lois, pratiquer la charit&eacute; envers autrui, et en m&ecirc;me temps, &ecirc;tre capable de s&rsquo;abandonner &agrave; une haine d&eacute;vastatrice et injuste ! Comment concevoir une telle contradiction ? Comment le peuple juif pouvait-il en m&ecirc;me temps &eacute;tudier la Torah et se laisser aller &agrave; tant de haine ? S&rsquo;il agissait de la sorte, &eacute;tait-ce en raison des carences dans son &eacute;tude ? Comment pouvait-on observer les commandements tout en ha&iuml;ssant l&rsquo;autre? N&rsquo;est-il pas &eacute;crit : \u05f4Tu aimeras ton prochain comme toi-m&ecirc;me\u05f4 ? Le peuple avait-il donc omis d&rsquo;&eacute;tudier ce commandement ? Et lorsqu&rsquo;il est question d&rsquo;altruisme, comment accorder ce trait de caract&egrave;re avec la haine gratuite ?<\/p>\n<p dir=\"LTR\">\n\t\tIl est int&eacute;ressant de constater qu&rsquo;il suffit qu&rsquo;un certain nombre de personnes soient r&eacute;unies par hasard dans le compartiment d&rsquo;un train et qu&rsquo;elles sympathisent entre elles pour que soudain tous les autres passagers soient consid&eacute;r&eacute;s d&rsquo;un &oelig;il m&eacute;fiant, si ce n&rsquo;est vaguement hostile. C&rsquo;est ainsi que commence tout sectarisme : des hommes parlent entre eux et les voil&agrave; misogynes, des autochtones se rencontrent et les voil&agrave; x&eacute;nophobes&hellip;<\/p>\n<p dir=\"LTR\">\n\t\tO&ugrave; que l&rsquo;on soit, avec qui que ce soit, un instinct gr&eacute;gaire nous rapproche et nous distingue du reste du monde : il y a &lsquo;les miens&rsquo;&hellip; et il y a &lsquo;les autres&rsquo; &ndash; et les manquants ont toujours tort ! Au niveau individuel, un homme cherchant &agrave; s&rsquo;affirmer se compare &agrave; un autre : l&rsquo;autre, c&rsquo;est l&rsquo;horreur (&ccedil;a r&eacute;fl&eacute;chit ! &ccedil;a ne me ressemble pas ! C&rsquo;est tellement insolite, il n&rsquo;est pas certain qu&rsquo;il admette mes aptitudes !) il vit malgr&eacute; que cela me g&ecirc;ne et il m&rsquo;est pourtant indispensable ! Il cherche &agrave; se distinguer, &agrave; se d&eacute;couvrir lui-m&ecirc;me, il doit conc&eacute;der les limites du soi que l&rsquo;autre personnifie. L&rsquo;autre est une n&eacute;gation de soi, le groupe aura une m&ecirc;me impression face &agrave; un milieu inhabituel et qui peut &ecirc;tre per&ccedil;u comme oppos&eacute;. Il para&icirc;t inacceptable que d&rsquo;autres pr&ocirc;nent des valeurs diff&eacute;rentes, agissent de concert, mais pas comme nous. M&ecirc;me avec les meilleurs sentiments du monde (par exemple en consid&eacute;rant que les &eacute;trangers sont des &ecirc;tres de valeur parce que diff&eacute;rents), nous n&rsquo;&eacute;vitons pas les guerres de clocher, ou plus exactement de synagogue : nous parlons, dans le meilleur des cas, d&rsquo;int&eacute;gration (il s&rsquo;agira d&rsquo;int&eacute;grer les autres dans notre syst&egrave;me), comme si les autres ne devaient pas rester trop longtemps hors de la sph&egrave;re qui est la n&ocirc;tre.<\/p>\n<p dir=\"LTR\">\n\t\tChacun reprochera &agrave; son prochain de ne pas saisir l&rsquo;&eacute;vidente concordance de ses r&egrave;gles &ndash; l&rsquo;autre &eacute;tant fautif d&rsquo;&ecirc;tre diff&eacute;rent. Sa diff&eacute;rence est per&ccedil;ue comme un d&eacute;ni de communiquer. On l&rsquo;incrimine de vouloir &eacute;tablir une rupture inadmissible &ndash; et quand on le peut, on va pourtant jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;obliger, lui, &agrave; nous reconna&icirc;tre ! On d&eacute;sirerait bannir la diff&eacute;rence jusqu&rsquo;&agrave; provoquer l&rsquo;&eacute;ruption d&rsquo;un sentiment de meurtre pour que, enfin, nous ne soyons plus qu&rsquo;entre nous.<\/p>\n<p dir=\"LTR\">\n\t\tLes autres sont des objets de tentation qui nous fuient. Ils ne sont cependant pas des choses, nous le voudrions bien pourtant, et nous tentons sans cesse de les transformer, de les exploiter, de les torturer jusqu&rsquo;&agrave; leur faire admettre notre sup&eacute;riorit&eacute;. Il faut vaincre pour convaincre&hellip;<\/p>\n<p dir=\"LTR\">\n\t\tEn r&eacute;alit&eacute;, les Juifs de l&rsquo;&eacute;poque saisissaient le commandement d&rsquo;aimer son prochain &agrave; leur fa&ccedil;on : ils all&eacute;guaient que ceux sur lesquels la Torah discutait, n&rsquo;&eacute;taient que leurs &lsquo;proches&rsquo;, les gens de leur milieu, de leur groupe, et certainement pas l&rsquo;ensemble du peuple ! Ils estimaient ainsi poss&eacute;der la science infuse, tandis que les autres &eacute;taient dans l&rsquo;erreur et m&eacute;ritaient la mort. Pour ces leaders de clans, le monde &eacute;tait divis&eacute; en deux parties : les &lsquo;bons&rsquo; qui faisaient partie de leur entourage, et les autres qu&rsquo;ils ha&iuml;ssaient uniquement parce qu&rsquo;ils n&rsquo;&eacute;taient pas de leur avis. Ils disaient : &lsquo;&rsquo;Quiconque est diff&eacute;rent de moi est mon ennemi !&rsquo;&rsquo;<\/p>\n<p dir=\"LTR\">\n\t\tLa haine gratuite n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que la n&eacute;gation de l&rsquo;autre !<\/p>\n<p dir=\"LTR\">\n\t\tOn est violent parce qu&rsquo;on ne s&rsquo;aime pas, parce qu&rsquo;on se nie soi-m&ecirc;me. La brutalit&eacute; m&rsquo;abandonne lorsque je suis capable de m&rsquo;affirmer moi-m&ecirc;me, c&rsquo;est une invraisemblance car on croit souvent que n&rsquo;&ecirc;tre pas violent, c&rsquo;est \u05f4penser aux autres\u05f4, donc limiter l&rsquo;affirmation de soi. Or c&rsquo;est l&rsquo;illusion sur laquelle repose toute violence, l&rsquo;illusion que nier l&rsquo;autre c&rsquo;est s&rsquo;affirmer soi-m&ecirc;me; que l&rsquo;affirmation de soi implique la n&eacute;gation de l&rsquo;autre. C&rsquo;est le contraire qui est vrai, la violence, la n&eacute;gation de l&rsquo;autre, repose sur une profonde n&eacute;gation de soi, sur la haine de soi. Inversement, l&rsquo;authentique r&eacute;v&eacute;lation de soi est toujours aussi r&eacute;v&eacute;lation de l&rsquo;autre !<\/p>\n<p dir=\"LTR\">\n\t\tLe juste amour de soi est amour de l&rsquo;autre, c&rsquo;est ce que les sages nous enseignent. La sagesse, c&rsquo;est une r&eacute;ception inconditionnelle de l&rsquo;&ecirc;tre, de soi et de l&rsquo;autre. C&rsquo;est l&rsquo;affirmation souveraine, le oui sans r&eacute;serve &agrave; l&rsquo;abondance de la vie, &agrave; la naissance et &agrave; la mort des &ecirc;tres. La sagesse est un oui &agrave; l&rsquo;existence et le sage est donc dans l&rsquo;affirmation absolue de soi-m&ecirc;me, et c&rsquo;est ce qui lui permet d&rsquo;&ecirc;tre dans l&rsquo;affirmation, dans la confirmation absolue de l&rsquo;autre. Face &agrave; un sage, on se sent accueilli inconditionnellement, on se sent aim&eacute;. La violence est un non ontologique alors que la sagesse est un oui existentiel. La sagesse est la seule v&eacute;ritable non-violence.<\/p>\n<p dir=\"LTR\">\n\t\tMais que signifie &lsquo;ha&iuml;r gratuitement&rsquo; ? Lorsqu&rsquo;elle motiv&eacute;e par la conduite pernicieuse du prochain, la haine n&rsquo;est donc pas vraiment gratuite et sans raison, mais elle n&rsquo;en demeure pas moins interdite. Au lieu d&rsquo;ha&iuml;r notre prochain, essayons de le comprendre et surmontons notre malsain ressentiment que l&rsquo;on &eacute;prouve pour lui.<\/p>\n<p dir=\"LTR\">\n\t\tLe premier entendement est la conception initiale de soi &agrave; soi, car comprendre c&rsquo;est prendre avec soi. La principale intimit&eacute; est la familiarit&eacute; originelle de soi &agrave; soi, car nul ne saurait &ecirc;tre l&rsquo;intime de qui que ce soit, s&rsquo;il n&rsquo;est d&rsquo;abord l&rsquo;intime de lui-m&ecirc;me. C&rsquo;est uniquement quand la conscience de soi est ind&eacute;niable que la conscience de l&rsquo;autre peut &eacute;galement l&rsquo;&ecirc;tre, m&ecirc;me quand elle est ext&eacute;rieure &agrave; la pens&eacute;e, dans le c&oelig;ur par exemple ! C&rsquo;est dans l&rsquo;harmonie du sentiment, au-del&agrave; de toute diff&eacute;rence et distinction, que vient s&rsquo;installer la facult&eacute;. Il n&rsquo;existe pas de confusion ni de rupture dans le renvoi &agrave; soi mais unit&eacute;. Il y a &eacute;veil de l&rsquo;un par l&rsquo;autre, compr&eacute;hension au sens pur du terme de l&rsquo;un par l&rsquo;autre, c&rsquo;est-&agrave;-dire prise de l&rsquo;un en l&rsquo;autre et de l&rsquo;autre en l&rsquo;un. Les termes autre et un ne sont pas r&eacute;versibles, car l&rsquo;autre est dans l&rsquo;un et c&rsquo;est dans l&rsquo;un que l&rsquo;autre est aim&eacute; et accept&eacute; pour ce qu&rsquo;il est.<\/p>\n<p dir=\"LTR\">\n\t\tDans les milles fa&ccedil;ons de s&rsquo;exprimer, de raconter l&rsquo;unit&eacute;, il y a celle qui se hasarde au jeu de la diff&eacute;rence et qui d&eacute;cide que, dans cette totalit&eacute;, tout sert &agrave; l&rsquo;unit&eacute;, rien ne peut &ecirc;tre en dehors d&rsquo;elle. Elle est la voix qui dit d&rsquo;ouvrir les bras et le c&oelig;ur et de prendre tout en soi, de prendre tout, c&rsquo;est l&rsquo;acceptation. Le Oui int&eacute;gral &agrave; la Vie, &agrave; la vie qui est pr&eacute;cis&eacute;ment le jeu de l&rsquo;unit&eacute; dans la multiplicit&eacute;. Ce que nous avons besoin de red&eacute;couvrir encore et encore, ce n&rsquo;est pas tant de reconna&icirc;tre par la pens&eacute;e que l&rsquo;autre est autre et tout autre, que d&rsquo;aller trouver l&rsquo;autre en soi-m&ecirc;me. Visitez les demeures des autres qui sont en vous, allez rencontrer les autres qui sont en vous. Faites l&rsquo;exercice de retrouver en vous &ndash; par le sentiment le plus profond &ndash; la pr&eacute;sence de l&rsquo;autre.<\/p>\n<p dir=\"LTR\">\n\t\tDans son introduction &agrave; son commentaire sur la Torah intitul&eacute; Hamek Davar, le Natziv, Rabbi Naphtali Tzvi Yehouda Berlin, estime que la haine gratuite est l&rsquo;exclusion de personnes diff&eacute;rentes de soi ou appartenant &agrave; un autre courant de pens&eacute;e que le sien : on ne hait pas de haine gratuite une personne sp&eacute;cifique, mais on peut ha&iuml;r un groupe de personnes. Pourtant, chaque &ecirc;tre humain est diff&eacute;rent de l&rsquo;autre et ce droit &agrave; la diff&eacute;rence est essentiel. (A SUIVRE&hellip;)<\/p>\n<p dir=\"LTR\">\n\t\t<strong>POUR TOUT RENSEIGNEMENT, ACHAT ET DISTRIBUTION DU LIVRE DE RONY AKRICH &laquo; LES PASSIONS D&rsquo;UN HEBREU &raquo; VEUILLEZ PRENDRE CONTACT AVEC:<br \/>\n\t\tEDITIONS EKHAL HASEFER &ndash; (NATANYA)<br \/>\n\t\tL&rsquo;ARCHE DU LIVRE<br \/>\n\t\tYOSSEF MELEKH &ndash; MARLENE DERHAI<\/strong><\/p>\n<p dir=\"LTR\">\n\t\t<strong>TEL:<\/strong><strong> 09 887 54 77<\/strong><br \/>\n\t\t<strong>FAX: 09 887 54 78<br \/>\n\t\tPORT: <\/strong><strong>054 309 93 26<\/strong><br \/>\n\t\t<strong>EMAIL: ymlivres@gmail.com<\/strong><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Les chemins de Tish&rsquo;a beAv : dites oui &agrave; l&rsquo;amour sans raisons, par Rony Akrich &nbsp; &nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[15,1,54],"tags":[],"class_list":["post-4872","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-religion","category-uncategorized","category-united-nations"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4872","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4872"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4872\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4872"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4872"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4872"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}