{"id":4914,"date":"2015-10-15T23:35:09","date_gmt":"2015-10-15T23:35:09","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=4914"},"modified":"2015-10-15T23:13:39","modified_gmt":"2015-10-15T23:13:39","slug":"religions-parlez-moi-dhumour","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/religions-parlez-moi-dhumour\/","title":{"rendered":"Religions, parlez-moi d\u2019humour"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div class=\"teaser\" sizcache=\"0\" sizset=\"56\">\n<p>\n\t\tReligions, parlez-moi d&rsquo;humour<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p><!-- Start of metadata -->\t<\/p>\n<p class=\"metadata\">\n\t\t<span class=\"author\">Marie-Lucile Kubacki<\/span><\/p>\n<p class=\"metadata\">\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p><!-- End of metadata --><!-- Start of summary -->\t<\/p>\n<p class=\"summary\">\n\t\tLes religions manquent-elles d&rsquo;humour ? Existe-t-il un humour musulman, juif, chr&eacute;tien, ou boud&shy;dhiste ? Des sp&eacute;cialistes de chacune de ces grandes traditions se sont (s&eacute;rieusement) pench&eacute;s sur la question.<\/p>\n<\/div>\n<p>\n\tM&ecirc;me si chacun a en r&eacute;serve des blagues sur le paradis ou des histoires juives, la religion est plus souvent pr&eacute;sent&eacute;e sous un visage aust&egrave;re que souriant. L&rsquo;id&eacute;e selon laquelle les religions se m&eacute;fient du rire est notamment &agrave; l&rsquo;origine du roman d&rsquo;Umberto Eco, le Nom de la rose, o&ugrave; un moine b&eacute;n&eacute;dictin assassine ses semblables pour les emp&ecirc;cher de diffuser un texte d&rsquo;Aristote sur le rire. L&rsquo;humour, parce qu&rsquo;il comporte une part d&rsquo;irr&eacute;v&eacute;rencieux, flirte parfois avec le sacril&egrave;ge, ce qui explique que toutes les traditions spirituelles se soient pench&eacute;es sur la question avec plus ou moins de crispations et de peurs. Pourtant, le christianisme, l&rsquo;islam, le juda&iuml;sme et le boud&shy;dhisme rec&egrave;lent des tr&eacute;sors d&rsquo;humour. Des jeux de l&rsquo;esprit et du c&oelig;ur qui nous parlent du sens de la vie et de ce que la foi a de plus intime. Les grands spirituels sont nombreux &agrave; avoir fait sourire la foi. Mais ce sourire des religions reste m&eacute;connu. Des Marx Brothers &agrave; La v&eacute;rit&eacute; si je mens, en passant par les films de Woody Allen, tout le monde conna&icirc;t l&rsquo;humour juif. par exemple. Moins connues sont ses origines et sa place de premier plan dans la tra&shy;dition religieuse. Et qu&rsquo;en est-il des autres traditions ?<\/p>\n<h3>\n\t&laquo; Les juifs prennent l&rsquo;humour tr&egrave;s au s&eacute;rieux &raquo;<\/h3>\n<p>\n\t<strong>Philippe Haddad, rabbin aux Ulis (91).<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&laquo; Dans l&rsquo;humour juif actuel, il faut distinguer l&rsquo;humour ash&shy;k&eacute;naze, occidental, celui de Woody Allen, et l&rsquo;humour s&eacute;farade, d&rsquo;Afrique du Nord, &agrave; la Gad Elmaleh ou Richard Anconina dans La v&eacute;rit&eacute; si je mens. Il est possible que l&rsquo;humour juif soit n&eacute; en r&eacute;action &agrave; l&rsquo;antis&eacute;mitisme, aux pogroms, comme un antidote au d&eacute;sespoir. Mais il se nourrit des textes fondateurs. Si, dans l&rsquo;Ancien Testament, le mot humour n&rsquo;existe pas tel quel, il y a d&eacute;j&agrave; la notion de rire. Rien que le nom d&rsquo;Isaac, un des trois patriarches d&rsquo;Isra&euml;l, signifie &ldquo;celui qui rira&rdquo;. Avec la naissance d&rsquo;Isaac, c&rsquo;est le rire qui na&icirc;t. Pourtant, Isaac est s&eacute;rieux, il est pr&ecirc;t &agrave; donner sa vie pour Dieu, &agrave; se laisser ligoter pour &ecirc;tre sacrifi&eacute;. Dans la tradition juive, on interpr&egrave;te ce paradoxe d&rsquo;un personnage nomm&eacute; &ldquo;il rira&rdquo; et qui pousse l&rsquo;intransigeance jusqu&rsquo;&agrave; &ecirc;tre pr&ecirc;t &agrave; donner sa vie pour Dieu en disant que le rire serait l&rsquo;antidote du sacrifice de l&rsquo;homme au nom de Dieu&#8230; et, donc, l&rsquo;antidote du fanatisme religieux. Dans le Talmud, on raconte qu&rsquo;un rabbin, au d&eacute;but du IIe si&egrave;cle, discutait avec d&rsquo;autres rabbins de la puret&eacute; d&rsquo;un four. Lui disait qu&rsquo;il &eacute;tait pur, et les autres affirmaient le contraire. Il dit : &ldquo;Si j&rsquo;ai raison, que le caroubier qui se trouve dans le jardin se d&eacute;place !&rdquo; Et il se d&eacute;pla&ccedil;a. Mais les autres restaient sto&iuml;ques et ils r&eacute;pondirent : &ldquo;On n&rsquo;apporte pas des preuves des caroubiers qui se d&eacute;placent.&rdquo; Il d&eacute;tourna un fleuve, fit des miracles et finit par demander &agrave; Dieu qui avait raison. Mais Dieu lui donna tort. Alors, il le fit taire en disant : &ldquo;Tu nous as donn&eacute; la Torah, c&rsquo;est donc &agrave; nous d&rsquo;&eacute;tablir le r&egrave;glement.&rdquo; Plus tard, un autre rabbin rencontra le proph&egrave;te &Eacute;lie et lui demanda comment r&eacute;agit Dieu dans les cieux. &Eacute;lie r&eacute;pondit : &ldquo;Dieu a ri en disant que ses enfants l&rsquo;ont vaincu.&rdquo; Quand les sages discutent, quand il y a de l&rsquo;intelligence, Dieu rit. C&rsquo;est une mani&egrave;re de dire que l&rsquo;humour doit d&eacute;samorcer le fanatisme ou l&rsquo;idol&acirc;trie. Il est l&rsquo;espace n&eacute;cessaire entre Dieu et l&rsquo;homme. Ainsi, comme le demande le Talmud, les rabbins &shy;commencent presque toujours leur discours &agrave; la synagogue par une histoire juive. Les juifs prennent l&rsquo;humour tr&egrave;s au s&eacute;rieux. &raquo;<\/p>\n<p>\n\t<em>&laquo; Sarah, tu &eacute;tais avec moi quand il y a eu le pogrom de Varsovie ?<br \/>\n\t&ndash; Oui, oui, mon ch&eacute;ri, j&rsquo;&eacute;tais avec toi.<br \/>\n\t&ndash; Tu &eacute;tais avec moi quand il y a eu le pogrom &agrave; Kiev ?<br \/>\n\t&ndash; Oui, oui, j&rsquo;&eacute;tais avec toi.<br \/>\n\t&ndash; Et quand il y a eu le pogrom de Lodz ?<br \/>\n\t&ndash; Ah mais tu sais mon ch&eacute;ri, je suis toujours avec toi !<br \/>\n\t&ndash; Sarah, Sarah, je crois que tu me portes la poisse ! &raquo;<\/em><\/p>\n<h3>\n\t&laquo; Les musulmans &eacute;pinglent les hommes de religion &raquo;<\/h3>\n<p>\n\t<strong>Pierre Lory, directeur d&rsquo;&eacute;tudes &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole pratique des hautes &eacute;tudes, chaire de mystique musulmane.<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&laquo; L&rsquo;islam donne de lui-m&ecirc;me une image grave et parfois s&eacute;v&egrave;re qui, &agrave; premi&egrave;re vue, s&rsquo;accommode mal avec l&rsquo;humour. Cette image est en partie justifi&eacute;e, car la tradition lettr&eacute;e insiste sur le principe de s&eacute;rieux qui doit animer la vie religieuse : nous n&rsquo;avons pas cr&eacute;&eacute; ce monde &ldquo;en jouant&rdquo;, dit Dieu dans le Coran (XXI, 16 ; XLIV, 38), qui attaque les mondains, ceux qui prennent les avertissements des proph&egrave;tes &agrave; la l&eacute;g&egrave;re. Est-ce que Muhammad a ri ? Il y a eu d&eacute;bat sur la question, la m&ecirc;me qui s&rsquo;est pos&eacute;e au Moyen &Acirc;ge pour les chr&eacute;tiens au sujet de J&eacute;sus. Les r&eacute;ponses divergent : selon certaines traditions, il n&rsquo;a fait que sourire, de telle sorte qu&rsquo;on &ldquo;ne voyait jamais ses gencives&rdquo;, selon d&rsquo;autres, il &eacute;tait &ldquo;le plus rieur des hommes&rdquo;. M&ecirc;me si, par exemple, il est mal vu de s&rsquo;esclaffer dans la tradition b&eacute;douine, l&rsquo;islam ne d&eacute;nonce pas le rire de d&eacute;tente. En revanche, il condamne fermement la moquerie. Le rire est donc ma&icirc;tris&eacute;, canalis&eacute;. &Agrave; de tr&egrave;s rares exceptions, un musulman ne fera jamais d&rsquo;humour sur Dieu, ni sur le Coran, absolument sacr&eacute;, car il est la parole de Dieu, ni sur Muhammad. Par contre, il existe un humour assez f&eacute;roce qui &eacute;pingle les &ldquo;hommes de religion&rdquo;, ceux qui enseignent des interdits qu&rsquo;eux-m&ecirc;mes transgressent. Un vers attribu&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;rudit persan Omar Khayyam &eacute;nonce ainsi : &ldquo;Mieux vaut Te parler dans l&rsquo;intimit&eacute; au fond du cabaret que venir sans Toi prier au pied d&rsquo;un minaret.&rdquo; Mais la veine humoristique la plus affirm&eacute;e dans l&rsquo;islam vient du soufisme et elle s&rsquo;articule autour de la figure du fou sage, du ravi en Dieu. Le fou sage a perdu ses capacit&eacute;s rationnelles au profit d&rsquo;une raison sup&eacute;rieure qui lui permet de saisir des v&eacute;rit&eacute;s divines. Souvent, il est consid&eacute;r&eacute; comme un saint, avec la particularit&eacute; de pouvoir s&rsquo;exprimer en dehors de la Loi, gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;excuse de sa folie, ce qui en fait un provocateur. Il peut m&ecirc;me faire des remontrances &agrave; son Cr&eacute;ateur. Une histoire raconte, par exemple, le trait d&rsquo;esprit d&rsquo;un soufi &agrave; qui on demandait s&rsquo;il connaissait Dieu. Celui-ci r&eacute;pondit &ldquo;oui&rdquo;&#8230; En effet, cela faisait tant d&rsquo;ann&eacute;es qu&rsquo;Il le faisait souffrir de mille mani&egrave;res, par la faim, la nudit&eacute;, la honte ! &raquo;<\/p>\n<p>\n\t<em>Mulla &eacute;tait gravement malade et tout son entourage pensait qu&rsquo;il allait mourir. Sa femme portait le deuil et se lamentait.<br \/>\n\tLui, restait imperturbable. &laquo; Mulla, demanda l&rsquo;un de ses disciples, comment se fait-il que tu te montres si calme face &agrave; la mort ? &ndash; C&rsquo;est tr&egrave;s simple, r&eacute;pondit Mulla. Je me dis que vous avez l&rsquo;air tellement mis&eacute;rable que, lorsque l&rsquo;ange de la mort entrera dans la pi&egrave;ce, il se trompera probablement de victime&#8230; &raquo;<\/em><\/p>\n<h3>\n\t&laquo; Chez les bouddhistes, l&rsquo;humour est une forme de l&acirc;cher-prise &raquo;<\/h3>\n<p>\n\t<strong>Fabrice Midal, philosophe, fondateur de l&rsquo;&Eacute;cole occidentale de m&eacute;ditation.<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&laquo; Dans le boud&shy;dhisme, le sens de l&rsquo;humour est une forme de r&eacute;sistance &agrave; l&rsquo;institutionnalisation de la religion. Drugpa Kunley, l&rsquo;une des figures les plus connues du monde tib&eacute;tain, &eacute;tait un provocateur constant : il ne cessait de se moquer de l&rsquo;institution. Un jour, il va dans un monast&egrave;re o&ugrave; des moines confessent les attitudes qui ne sont pas dans la perspective de la voie. Un moment apr&egrave;s, dans la cour, il saute sur des petits cailloux, par-dessus les grosses pierres. Quelqu&rsquo;un lui demande : &ldquo;Que faites-vous ?&rdquo; Il r&eacute;pond : &ldquo;Je fais comme vous, une grande histoire des petites fautes que j&rsquo;ai faites et je fais semblant de ne pas regarder les grandes.&rdquo; Par l&rsquo;humour, il d&eacute;nonce l&rsquo;hypocrisie de la situation et permet de prendre de la hauteur. L&rsquo;humour est tr&egrave;s li&eacute; &agrave; la notion de vacuit&eacute;. Ainsi, les bouddhistes n&rsquo;adorent pas le Bouddha. Dans l&rsquo;un des grands courants boud&shy;dhistes, on r&eacute;p&egrave;te tous les matins &ldquo;Il n&rsquo;y a pas de Bouddha&rdquo;, et puisque le Bouddha n&rsquo;est pas, il peut y avoir le Bouddha&#8230; Ils ne veulent pas rigidifier leur pens&eacute;e et perdre la possi&shy;bilit&eacute; de voir les deux points de vue ensemble : c&rsquo;est &ccedil;a l&rsquo;humour bouddhique de fond, ne pas croire en la dualit&eacute; : d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, le bien et, de l&rsquo;autre, le mal. Cette pens&eacute;e est d&eacute;j&agrave; en rapport avec un certain sens de l&rsquo;humour, elle est li&eacute;e au fait que vous reconnaissez que la v&eacute;rit&eacute; vous &eacute;chappe. Le sens de l&rsquo;humour a beaucoup &agrave; voir avec le fait que vous n&rsquo;ayez pas le dernier mot, que vous ne d&eacute;cidiez pas de la r&eacute;alit&eacute;. Ce l&acirc;cher-prise est au c&oelig;ur de la m&eacute;ditation telle qu&rsquo;elle se pratique dans le boud&shy;dhisme et qui vise non pas &agrave; se d&eacute;tendre ou &agrave; devenir plus cool, comme on le croit souvent dans le monde occidental, mais &agrave; prendre conscience du fait qu&rsquo;on ne peut pas tout dominer, tout ma&icirc;triser. La pratique de la m&eacute;ditation a beaucoup favoris&eacute; un sens de l&rsquo;humour, et ce sont les courants boud&shy;dhistes qui l&rsquo;ont d&eacute;ploy&eacute;e, comme le tib&eacute;tain et le zen, qui ont le plus &shy;d&eacute;velopp&eacute; le sens de l&rsquo;humour. &raquo;<\/p>\n<p>\n\t<em>Deux moines zen s&rsquo;appr&ecirc;tent &agrave; traverser une rivi&egrave;re quand une jeune femme leur demande de l&rsquo;aide, effray&eacute;e par le courant.<br \/>\n\tL&rsquo;un des deux la prend sur ses &eacute;paules et la porte de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute;.<br \/>\n\tUne heure plus tard, l&rsquo;autre moine, qui n&rsquo;a pas dit un mot, se met en col&egrave;re : &laquo; Notre r&egrave;gle interdit de toucher une femme ! &ndash; Ah oui, se souvient le premier, en riant. Tu as raison. Mais, moi, je l&rsquo;ai port&eacute;e cinq minutes, tandis que, toi, tu la portes depuis une heure. &raquo;<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Religions, parlez-moi d&rsquo;humour &nbsp; Marie-Lucile Kubacki &nbsp; Les religions manquent-elles d&rsquo;humour ? Existe-t-il un humour musulman, juif, chr&eacute;tien, ou boud&shy;dhiste ? Des sp&eacute;cialistes de chacune de ces grandes traditions se sont (s&eacute;rieusement) pench&eacute;s sur la question. M&ecirc;me si chacun a en r&eacute;serve des blagues sur le paradis ou des histoires juives, la religion est&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":17211,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[39,204,15,1,186],"tags":[],"class_list":["post-4914","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-afrique-du-nord","category-gad-elmaleh","category-religion","category-uncategorized","category-woody-allen"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4914","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4914"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4914\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/17211"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4914"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4914"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4914"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}