{"id":4946,"date":"2012-08-09T01:41:40","date_gmt":"2012-08-09T01:41:40","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=4946"},"modified":"2012-08-09T01:41:40","modified_gmt":"2012-08-09T01:41:40","slug":"au-cas-ou-je-naurais-pas-la-palme-dor","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/au-cas-ou-je-naurais-pas-la-palme-dor\/","title":{"rendered":"Au cas o\u00f9 je n&rsquo;aurais pas la palme d&rsquo;or"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAu cas o&ugrave; je n&#39;aurais pas la palme d&#39;or<\/p>\n<div>\n<div>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<p>\n\t\t\tUn film de Renaud Cohen<\/p>\n<p>\n\t\t\tAvec <a href=\"http:\/\/www.iletaitunefoislecinema.com\/artiste\/37302\/renaud-cohen\">Renaud Cohen<\/a>, <a href=\"http:\/\/www.iletaitunefoislecinema.com\/artiste\/27575\/julie-gayet\">Julie Gayet<\/a>, <a href=\"http:\/\/www.iletaitunefoislecinema.com\/artiste\/11206\/maurice-benichou\">Maurice B&eacute;nichou<\/a>, <a href=\"http:\/\/www.iletaitunefoislecinema.com\/artiste\/23900\/frederic-pierrot\">Fr&eacute;d&eacute;ric Pierrot<\/a><\/p>\n<p><\/p>\n<p>\n\t\t\tCom&eacute;die douce-am&egrave;re sur les affres du m&eacute;tier de r&eacute;alisateur.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<p><\/p>\n<div>\n<div>\n\t\t\t&laquo; Le seul moment o&ugrave; l&rsquo;on est bien, c&rsquo;est celui o&ugrave; l&rsquo;on est satisfait d&rsquo;avoir fini un film, et pas encore inquiet de ne pas arriver &agrave; tourner le suivant. &raquo; Renaud Cohen en sait quelque chose : onze ans se seront &eacute;coul&eacute;s entre Quand on sera grand et son deuxi&egrave;me long m&eacute;trage, Au cas o&ugrave; je n&rsquo;aurais pas la palme d&rsquo;or. Entre les deux, quelques similitudes : la famille, la religion juive et surtout, l&rsquo;envie d&rsquo;en d&eacute;coudre. Ici, Renaud Cohen joue lui-m&ecirc;me Simon, r&eacute;alisateur de cin&eacute;ma quadrag&eacute;naire qui n&rsquo;a rien tourn&eacute; depuis dix ans, accumule les rendez-vous inutiles avec son producteur qui lui assure que &laquo; c&rsquo;est bien &raquo;, mais aimerait plus de &laquo; caract&eacute;risation des personnages, tu vois ce que je veux dire ? &raquo;. Simon ne voit pas tr&egrave;s bien, participe &agrave; des groupes de parole d&rsquo;anciens r&eacute;alisateurs anonymes (apparition savoureuse de Solveig Anspach, auteur de Haut les coeurs). Quand il d&eacute;couvre une bosse au sommet de son cr&acirc;ne, il imagine le pire : c&rsquo;est s&ucirc;r, c&rsquo;est une tumeur, il va mourir, il est grand temps de r&eacute;aliser un nouveau film, envers et contre tout.<\/p>\n<p>\t\t\tSimon\/Renaud Cohen donc, l&rsquo;un et l&rsquo;autre indissociables d&rsquo;un film en forme d&rsquo;autobiographie ironique, o&ugrave; les auteurs fran&ccedil;ais ont encore quelque chose &agrave; dire mais plus les moyens de le faire. Cohen fait jouer ses parents, sa femme et ses enfants ; se met en sc&egrave;ne r&eacute;clamant des subventions au m&eacute;gaphone devant les locaux du CNC ; fait la qu&ecirc;te dans le m&eacute;tro &laquo; pour le cin&eacute;ma fran&ccedil;ais &raquo;. Au cas o&ugrave; je n&rsquo;aurais pas la palme d&rsquo;or est un m&eacute;ta-film : toutes les &eacute;tapes de production y sont repr&eacute;sent&eacute;es, des tracasseries administratives de dossiers &agrave; adresser aux institutions &agrave; l&rsquo;autofinancement et au tournage dans son salon. Si l&rsquo;ensemble est r&eacute;ussi, c&rsquo;est gr&acirc;ce au savant m&eacute;lange op&eacute;r&eacute; par Renaud Cohen : ni dans l&rsquo;auto-apitoiement, ni dans la franche critique d&rsquo;un syst&egrave;me vici&eacute;, son film se pr&eacute;sente plut&ocirc;t comme &eacute;tat des lieux personnel d&rsquo;un cin&eacute;aste qui a pass&eacute; si longtemps &agrave; angoisser de ne plus refaire de film qu&rsquo;il avait oubli&eacute; qu&rsquo;il pouvait encore le faire.<\/p>\n<p>\t\t\tAu cas o&ugrave; je n&rsquo;aurais pas la palme d&rsquo;or rappelle par instants <a href=\"http:\/\/iletaitunefoislecinema.com\/critique\/5363\/je-fais-feu-de-tout-bois\">Je fais feu de tout bois<\/a>, le film de Dante Desarthe sorti plus t&ocirc;t dans l&rsquo;ann&eacute;e. M&ecirc;me amour d&rsquo;un cin&eacute;ma artisanal et fauch&eacute;, m&ecirc;me constat d&rsquo;&eacute;chec pris avec ironie, m&ecirc;me g&eacute;nial humour-propre, doubl&eacute; ici d&rsquo;un recul dr&ocirc;lissime pris sur la communaut&eacute; juive, comme dans cette sc&egrave;ne o&ugrave;, inquiet de sa bosse cr&acirc;nienne, Simon se prend &agrave; r&ecirc;ver qu&rsquo;il n&rsquo;est pas seul. &laquo; Si c&rsquo;&eacute;tait &ccedil;a, le secret des Juifs ? Sous la kippa, il y a une bosse qui se cache. Une bosse ethnique, la bosse des Juifs. &raquo; Pas forc&eacute;ment tr&egrave;s inspir&eacute; d&rsquo;un point de vue de l&rsquo;image et parfois alourdi par un propos volontariste appuy&eacute; (en gros, quand on veut on peut), le film de Renaud Cohen compense par des dialogues bien &eacute;crits et un casting irr&eacute;prochable (Bruno Todeschini, Julie Gayet, Samir Guesmi). Il y a du Podalyd&egrave;s chez Cohen, qui manie subtilement autod&eacute;rision et une conscience tr&egrave;s pr&eacute;cise de ce qu&rsquo;est le cin&eacute;ma, comme la place qu&rsquo;il occupe dans celui-ci. &Agrave; la fin du film, Simon dit : &laquo; Si je meurs, je veux qu&rsquo;on &eacute;crive sur ma tombe : Il a essay&eacute;. Et s&rsquo;il avait v&eacute;cu plus longtemps, il aurait peut-&ecirc;tre eu la palme d&rsquo;or &raquo;. Tant qu&rsquo;il y a des films, il y a de l&rsquo;espoir.<\/div>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;Jean-Baptiste Viaud<\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Au cas o&ugrave; je n&#39;aurais pas la palme d&#39;or &nbsp; Un film de Renaud Cohen Avec Renaud Cohen, Julie Gayet, Maurice B&eacute;nichou, Fr&eacute;d&eacute;ric Pierrot Com&eacute;die douce-am&egrave;re sur les affres du m&eacute;tier de r&eacute;alisateur. &laquo; Le seul moment o&ugrave; l&rsquo;on est bien, c&rsquo;est celui o&ugrave; l&rsquo;on est satisfait d&rsquo;avoir fini un film, et pas encore&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":17227,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[33,136,1],"tags":[],"class_list":["post-4946","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-cinema","category-maurice","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4946","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4946"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4946\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/17227"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4946"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4946"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4946"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}