{"id":4992,"date":"2015-11-20T14:48:00","date_gmt":"2015-11-20T14:48:00","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=4992"},"modified":"2015-11-23T01:01:10","modified_gmt":"2015-11-23T01:01:10","slug":"mechmoum-de-jasmin-secrets-de-fabrication","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/mechmoum-de-jasmin-secrets-de-fabrication\/","title":{"rendered":"Mechmoum de Jasmin : Secrets de fabrication"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div class=\"titre-article\">\n<p>\n\t\tMechmoum de Jasmin :&nbsp;Secrets de fabrication<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"image-article\" id=\"image-article\">\n<div id=\"gallerie-art\">\n\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"Secrets de fabrication\" height=\"325\" src=\"http:\/\/www.lapresse.tn\/images\/upload_files\/societe\/54058.jpg\" title=\"Secrets de fabrication\" width=\"520\" \/><\/div>\n<\/div>\n<div id=\"art\">\n<p>\n\t\t&nbsp;Le mechmoum, incontournable en &eacute;t&eacute; pour les Tunisiens, a l&rsquo;odeur d&eacute;licate de sa fleur. Ce petit bouquet de jasmin est vendu dans des paniers en osier, un peu partout dans les rues et les caf&eacute;s. Qui sait pourtant comment il est confectionn&eacute; ?&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t6h00 du matin, il fait encore frais &agrave; Tunis. Sami est d&eacute;j&agrave; dans sa boutique de fleuriste sur l&rsquo;avenue Habib Bourguiba. Comme chaque matin, sur sa moto, il fait la tourn&eacute;e des jardins du quartier Mohamed Ali &agrave; Rad&egrave;s, pour collecter le jasmin.<\/p>\n<p>\n\t\t<br \/>\n\t\tHenriette, passionn&eacute;e de jasmin depuis 40 ans, est pr&ecirc;te &agrave; lui confier ses fleurs. Chaque jour, malgr&eacute; sa sant&eacute; fragile, elle et sa fille Sihem se l&egrave;vent &agrave; 5 heures du matin. Elles cueillent &agrave; l&rsquo;aube les fleurs encore closes et toutes roses de son petit &eacute;den vert. &laquo;A l&rsquo;aurore, les p&eacute;tales sont encore coll&eacute;es les unes aux autres. Quand elles sont ainsi, les fleurs ne risquent pas d&rsquo;&ecirc;tre abim&eacute;es au moment de la cueillette ou de la confection des bouquets&raquo;, dit-elle. Pas besoin d&rsquo;escabeau ni d&rsquo;&eacute;chelle, les fleurs sont &agrave; port&eacute;e de main. Contenu dans des sachets en plastique, le jasmin est pes&eacute; puis vendu 14 DT le kilogramme. Henriette r&eacute;colte entre 250 et 400 g de jasmin par jour, &agrave; peu pr&egrave;s ce que ramasse sa voisine, Chedlya. Elle aussi vend son jasmin depuis plusieurs d&eacute;cennies. &laquo;C&rsquo;est tr&egrave;s fatigant, raconte-t-elle. Mes enfants me disent d&rsquo;arr&ecirc;ter mais je ne peux pas m&rsquo;en passer. Je dois &ecirc;tre tout le temps pr&eacute;sente sinon mon jasmin se porte mal&raquo;. Chedlya emploie du personnel pour l&rsquo;aider. Le jasmin demande, en effet, beaucoup d&rsquo;entretien tout au long de l&rsquo;ann&eacute;e. La cueillette se fait du mois de mai au mois de d&eacute;cembre. Le reste du temps on doit proc&eacute;der &agrave; la taille des arbustes pour qu&rsquo;ils entrent en dormance, mettre de l&rsquo;engrais quelque temps apr&egrave;s et soigner les plantes contre les parasites de fa&ccedil;on r&eacute;guli&egrave;re.<\/p>\n<p>\t\tLe mechmoum : une tradition menac&eacute;e<\/p>\n<p>\t\tDans les rues du quartier, les fid&egrave;les du jasmin ont l&rsquo;habitude de se croiser &agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; la plupart des habitants somnolent encore chez eux. Tout comme Sami, Youn&egrave;s fait sa tourn&eacute;e matinale de jardin en jardin. Le vieil homme, un ancien de Mohamed Ali, d&eacute;plore la disparition progressive du jasmin. &laquo;Tout a commenc&eacute; &agrave; changer depuis les ann&eacute;es 1960. Les constructions urbaines se sont consid&eacute;rablement d&eacute;velopp&eacute;es laissant peu de place aux jardins fleuris&raquo;. Younes livre quotidiennement 4 &agrave; 5 kg de jasmin &agrave; B&eacute;chir, un fleuriste du centre-ville de Tunis.<br \/>\n\t\tA 8h00, B&eacute;chir est dans son petit local, entour&eacute; d&rsquo;une &eacute;quipe de six personnes. Concentr&eacute;s sur leur ouvrage, ils confectionnent par &eacute;tapes les petits bouquets odorants. Hamza, un adolescent de 16 ans, entoure le bout de la tige d&rsquo;alfa d&rsquo;une premi&egrave;re rang&eacute;e de jasmin. Il maintient le tout avec de la ficelle, continue avec une deuxi&egrave;me rang&eacute;e et ainsi de suite. Deux minutes lui suffisent pour poser les fleurs sur la tige. Apr&egrave;s quoi, il passe le mechmoum &agrave; son voisin Makhlouf qui se charge d&rsquo;orner le bouquet de fil rouge. Rouge, parce que le jasmin est un symbole de l&rsquo;amour, explique Brahim, fleuriste lui aussi. Bien que le mechmoum soit recherch&eacute; ici et ailleurs, la tradition est menac&eacute;e &agrave; cause de la rar&eacute;faction de la mati&egrave;re premi&egrave;re. D&rsquo;autre part, les fleuristes se plaignent des conditions de travail difficiles. Locaux v&eacute;tustes, pas d&rsquo;autorisation pour les r&eacute;nover, ils souhaiteraient que le minist&egrave;re de l&rsquo;Artisanat les soutienne davantage.<\/p>\n<p>\t\tCommerce florissant, mais pas si l&eacute;gal<\/p>\n<p>\t\t9h00, le mouvement des voitures et des passants se fait plus dense. Les premiers vendeurs de jasmins viennent acheter quelques bouquets. Salah,14 ans en choisit 25 pour 10 DT. Il travaille 4 &agrave; 5 heures par jour sur des bateaux pour pouvoir s&rsquo;acheter des livres et un costume pour la rentr&eacute;e scolaire. Ces enfants ont-ils une autorisation pour vendre les mechmoums? Un officier de police du commissariat de La Marsa explique que la plupart n&rsquo;en ont pas, mais les autorit&eacute;s ferment les yeux parce que le commerce du jasmin attire les visiteurs. Au regard de la loi, vendre des produits sans autorisation est une infraction, le risque encouru est une amende et\/ou la confiscation de la marchandise.<\/p>\n<p>\n\t\t<br \/>\n\t\tA l&rsquo;ombre des tentes vertes &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de Tunis, les fleuristes continuent de confectionner les mechmoums pendant des heures. Pour les garder en bon &eacute;tat, les petits bouquets sont conserv&eacute;s au frais, dans des bacs &agrave; gla&ccedil;ons.<\/p>\n<p>\n\t\t<br \/>\n\t\t21h00, Sami sirote un caf&eacute; dans sa boutique. Une botte d&rsquo;alfa sur la table, il passe la soir&eacute;e &agrave; confectionner les tiges du mechmoum qu&rsquo;il utilisera le lendemain pour ses pr&eacute;cieux bouquets. Il semble qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas d&rsquo;heure ni de prix pour travailler le jasmin. La tradition perdure gr&acirc;ce &agrave; la passion de ces petites mains pour cette fleur blanche &agrave; l&rsquo;odeur incomparable. Mais un jour ou l&rsquo;autre, il faudra trouver une solution face &agrave; la rar&eacute;faction du jasmin et de l&rsquo;alfa.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Mechmoum de Jasmin :&nbsp;Secrets de fabrication &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Le mechmoum, incontournable en &eacute;t&eacute; pour les Tunisiens, a l&rsquo;odeur d&eacute;licate de sa fleur. Ce petit bouquet de jasmin est vendu dans des paniers en osier, un peu partout dans les rues et les caf&eacute;s. 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