{"id":5109,"date":"2012-09-03T19:08:15","date_gmt":"2012-09-03T19:08:15","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=5109"},"modified":"2012-09-03T19:08:15","modified_gmt":"2012-09-03T19:08:15","slug":"une-dictature-theocratique-en-tunisie-les-craintes-de-yadh-ben-achour","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/une-dictature-theocratique-en-tunisie-les-craintes-de-yadh-ben-achour\/","title":{"rendered":"Une dictature th\u00e9ocratique en Tunisie? Les craintes de Yadh Ben Achour"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tUne dictature th&eacute;ocratique en Tunisie? Les craintes de Yadh Ben Achour<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t\t&laquo;Nous risquons de nous retrouver dans une dictature pire que celle de Ben Ali&raquo;.&nbsp;Ce cri d&rsquo;alarme, c&rsquo;est Yadh Ben Achour, grand juriste et parrain de la transition d&eacute;mocratique, qui le lan&ccedil;ait il y a quelques jours <a href=\"http:\/\/www.lapresse.tn\/31082012\/54651\/nous-risquons-une-dictature-pire-que-celle-de-ben-ali.html\" target=\"_blank\">dans les colonnes du quotidien <em>La Presse de Tunis<\/em><\/a>.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<br \/>\n\t\t\t\t\tLa dictature que redoute M. Ben Achour, c&rsquo;est la &laquo; dictature th&eacute;ocratique &raquo; que le principal parti au pouvoir, Ennahda, risque selon lui d&rsquo;instaurer. Evinc&eacute; des travaux de l&rsquo;Assembl&eacute;e constituante, actuellement en cours, l&rsquo;ancien gardien de la transition s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve contre certains articles en pr&eacute;paration de la prochaine constitution qui place l&rsquo;Etat tunisien comme protecteur &laquo; des valeurs sacr&eacute;es &raquo;, ce qui, selon lui, &laquo; ouvre la voie &agrave; tous les risques possibles &raquo;. Extraits.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<em>Photo : capture du site lapresse.tn<\/em><\/p>\n<\/p><\/div>\n<p><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"http:\/\/www.lapresse.tn\/31082012\/54651\/nous-risquons-une-dictature-pire-que-celle-de-ben-ali.html\" target=\"_blank\">Dans une longue interview accord&eacute;e &agrave; <em>La Presse<\/em><\/a>, l&rsquo;ancien Pr&eacute;sident de la Haute Instance qui a guid&eacute; la transition du pays imm&eacute;diatement apr&egrave;s le renversement du r&eacute;gime Ben Ali, ne m&acirc;che pas ses mots. L&rsquo;agenda religieux des islamistes a selon lui monopoliser le d&eacute;bat depuis des mois. &laquo;<em>Il ne se passe pas un jour &raquo;, dit-il, &laquo; sans que l&rsquo;on soit assailli par les &eacute;v&eacute;nements ou les th&eacute;matiques religieuses<\/em> &raquo;. Yadh Ben Achour de d&eacute;tailler. Certains, affirme-t-il, revendiquent l&rsquo;application des peines coraniques comme l&rsquo;amputation ou la crucifixion, d&rsquo;autres s&rsquo;en pressent aux artistes et aux intellectuels, d&rsquo;autres encore agitent les mosqu&eacute;es ou enflamment l&rsquo;assembl&eacute;e constituante en imposant des d&eacute;bats sur la charia, la polygamie, le port du niqab etc&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&laquo; <em><strong>Tout ce que le parti au pouvoir a r&eacute;usi &agrave; faire, c&rsquo;est de transformer notre religion en une v&eacute;ritable maladie sociale<\/strong>. Les Tunisiens ont v&eacute;cu la religion comme un &eacute;l&eacute;ment de lib&eacute;ration, de coh&eacute;sion sociale, de spiritualit&eacute;. Ils la vivent aujourd&rsquo;hui comme un cancer qui d&eacute;vore le corps social tout entier et qui risque de le jeter dans le sous-d&eacute;veloppement et la r&eacute;gression g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e. <strong>Si cela continue, la Tunisie ne sera pas simplement d&eacute;class&eacute;e par les agences de notation, le bon Dieu lui-m&ecirc;me n&rsquo;en voudra plus<\/strong><\/em> &raquo;.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tSelon lui, le projet de Constitution pr&eacute;pare &laquo; <em>une dictature th&eacute;ocratique<\/em> &raquo; et va &laquo; <em>sanctionner la mort de la libert&eacute; d&rsquo;expression que nous avons acquise gr&acirc;ce &agrave; la r&eacute;volution<\/em> &raquo;. Ben Achour accuse les constituants de ne pas s&rsquo;&ecirc;tre content&eacute;s de la r&eacute;f&eacute;rence aux &laquo; <em>nobles valeurs de l&rsquo;Islam<\/em> &raquo; qui existent d&eacute;j&agrave; dans la pr&eacute;ambule et l&rsquo;article premier et sur lesquels tout le monde ou presque est d&rsquo;accord. &laquo; <em>Ils se sont permis &agrave; deux reprises, dans deux articles diff&eacute;rents de leur brouillon, d&rsquo;insister lourdement pour rappeler que l&rsquo;Etat est le protecteur de la religion et en particulier des &lsquo;valeurs sacr&eacute;es&rsquo;, <strong>ce qui ouvre la voie &agrave; tous les risques possibles<\/strong> <\/em>&raquo;&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\u25ba Pour en savoir plus sur la pens&eacute;e de Ben Achour sur l&rsquo;islam et les droits de l&rsquo;homme, son dernier ouvrage, paru en 2011, <em>La Deuxi&egrave;me F&acirc;tiha<\/em>, &eacute;crit juste avant le printemps arabe, plaide pour la fin de l&rsquo;immobilisme dans le monde musulman.<br \/>\n\t\t\t\t&laquo; <strong><em>Malgr&eacute; les appels incessants &eacute;lev&eacute;s depuis bient&ocirc;t deux si&egrave;cles par de grands r&eacute;formateurs (&hellip;) la soci&eacute;t&eacute; islamique se trouve aujourd&rsquo;hui atteinte au fond de son &ecirc;tre, gangr&eacute;n&eacute;e par un formalisme outrancier, une politisation d&eacute;sastreuse, un attachement maladif aux manifestations socioculturelles externes, une pu&eacute;rilit&eacute; sans limite de la pens&eacute;e religieuse<\/em><\/strong>&quot;.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t<strong><em>La deuxi&egrave;me F&acirc;thia<\/em> de Yadh ben Achour<\/strong><br \/>\n\t\t\t\tPresses Universitaires de France (2011), 18,50&euro;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Une dictature th&eacute;ocratique en Tunisie? Les craintes de Yadh Ben Achour &nbsp; &nbsp; &laquo;Nous risquons de nous retrouver dans une dictature pire que celle de Ben Ali&raquo;.&nbsp;Ce cri d&rsquo;alarme, c&rsquo;est Yadh Ben Achour, grand juriste et parrain de la transition d&eacute;mocratique, qui le lan&ccedil;ait il y a quelques jours dans les colonnes du quotidien&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":17081,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[24,13,9,1],"tags":[],"class_list":["post-5109","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-ben-ali","category-tunis","category-tunisie","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5109","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5109"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5109\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/17081"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5109"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5109"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5109"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}