{"id":5157,"date":"2016-09-19T03:31:56","date_gmt":"2016-09-19T03:31:56","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=5157"},"modified":"2016-09-18T23:02:05","modified_gmt":"2016-09-18T23:02:05","slug":"coutumes-de-roch-hachana-de-tous-les-pays-du-monde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/coutumes-de-roch-hachana-de-tous-les-pays-du-monde\/","title":{"rendered":"Coutumes de Roch Hachana de tous les pays du monde"},"content":{"rendered":"<p>\n\t<span class=\"headline\">Le tour du monde des coutumes de Roch Hachana<\/span><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<span>Par&nbsp;<\/span><span class=\"footerlink\">Laly Derai<\/span><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n\t<span class=\"headline\">Le tour du monde des coutumes de Roch Hachana<\/span><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<span>Par&nbsp;<\/span><span class=\"footerlink\">Laly Derai<\/span><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\t<span class=\"introblue\">T&ecirc;te de poisson ou t&ecirc;te de mouton ? Pomme dans le miel ou dans le sucre ? 30 ou 100 sonneries du Chofar ? Pour ou contre les noix ? C&#39;est au moment des f&ecirc;tes que la diversit&eacute; du peuple juif est la plus palpable et Roch Hachana n&#39;est pas en reste : chaque communaut&eacute; et ses coutumes, chaque famille et ses habitudes, chaque pays et ses usages. Hamodia est all&eacute; &agrave; la recherche des minhagim pour vous offrir dossier doux comme le miel&#8230; <\/span><br \/>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<span class=\"text\"><strong>Alsace et Europe occidentale<\/strong> :<\/p>\n<p>\tLe jour de Roch Hachana, les Juifs alsaciens rev&ecirc;tent leur &laquo; sargueness &raquo; blanc, qui est en fait le v&ecirc;tement mortuaire qu&#39;ils porteront &agrave; 120 ans. Les amateurs d&#39;humour noir affirment que le mot &laquo; sargueness &raquo; vient de l&#39;allemand &laquo; Sarj &raquo; qui veut dire cercueil. Selon une explication un peu moins angoissante, &laquo; sargueness &raquo; viendrait plut&ocirc;t du mot fran&ccedil;ais &laquo; serge &raquo;, qui d&eacute;signe le tissu avec lequel est fabriqu&eacute; ce v&ecirc;tement. Les nouveaux mari&eacute;s et les personnes en deuil ne portent pas le sargueness, les premiers pour ne pas attirer le deuil alors qu&#39;ils se trouvent dans la joie de la premi&egrave;re ann&eacute;e du mariage et les seconds pour ne pas attirer le malheur alors qu&#39;ils l&#39;ont d&eacute;j&agrave; connu cette ann&eacute;e.<br \/>\n\tToutefois, la kippa blanche est de rigueur pour tout le monde. Certains ont &eacute;galement l&#39;habitude de porter durant les deux jours de Roch Hachana un Talith compl&egrave;tement blanc.<br \/>\n\tJuste apr&egrave;s l&#39;office de Arvit, la communaut&eacute; chante le piyout de Yigdal sur un air particulier aux Yamim Nora&iuml;m. La pri&egrave;re de Roch Hachana est extr&ecirc;mement solennelle et cette gravit&eacute; atteint son apog&eacute;e au moment du &laquo; t&auml;tchen &raquo;, la sonnerie du Chofar. L&#39;expression &laquo; t&auml;tchen &raquo; a &eacute;t&eacute; forg&eacute;e d&#39;apr&egrave;s les initiales des trois notes traditionnelles, T&eacute;kia, T&eacute;roua et Chevarim.<br \/>\n\tLe S&eacute;der ashk&eacute;naze n&#39;est pas tr&egrave;s long puisqu&#39;il se compose de pomme dans le miel ou de apfelkrapfe (le chausson aux pommes alsacien) et de t&ecirc;te de mouton. La coutume veut que l&#39;on ne mange pas de noix durant toute la p&eacute;riode des f&ecirc;tes de Tichri car le mot Egoz (noix en h&eacute;breu), &agrave; la m&ecirc;me valeur num&eacute;rique que le mot &#39;Het (p&eacute;ch&eacute;).<br \/>\n\tLa lecture de la Torah se d&eacute;roule selon la m&eacute;lodie particuli&egrave;re des Yamim Nora&iuml;m. Trois personnes sont tenues de monter &agrave; la Torah : le Baal Tok&eacute;a (celui qui sonne du Chofar), celui qui lui indique les sonneries et l&#39;officiant. Toutefois, si l&#39;officiant est pay&eacute; pour r&eacute;citer la pri&egrave;re, il n&#39;est pas oblig&eacute; de monter &agrave; la Torah.<\/p>\n<p>\t<strong>Y&eacute;men<\/strong> :<br \/>\n\tDepuis Roch &lsquo;Hodech Eloul et jusqu&#39;&agrave; la veille de Kippour, petits et grands se l&egrave;vent vers 2h30 du matin chaque nuit pour les &laquo; Achmorot &raquo;. Les femmes sont &eacute;galement tenues de se lever et certaines ont pris l&#39;habitude de pr&eacute;parer le caf&eacute; aux hommes &agrave; la synagogue.<br \/>\n\tLe jour de Roch Hachana, un tr&egrave;s vieil usage veut que l&#39;on sonne trente sonneries de Chofar avant m&ecirc;me le Alot Hacha&#39;har, (mont&eacute;e de l&#39;aube) afin de &laquo; pr&eacute;c&eacute;der le Mal avant qu&#39;il ne te pr&eacute;c&egrave;de &raquo;.<br \/>\n\tLa Baal Tok&eacute;a monte &agrave; la Torah &agrave; la cinqui&egrave;me mont&eacute;e. Juste avant la vente de la Haftara, le &#39;hazan b&eacute;nit les fid&egrave;les et leur souhaite d&#39;&ecirc;tre inscrits dans le livre de la Vie et du Souvenir. Les fid&egrave;les lui r&eacute;pondent en ch&oelig;ur : &laquo; Toi aussi, sois inscrit dans le livre de la Vie et du Souvenir &raquo;.<br \/>\n\tLa pri&egrave;re du Moussaf est lue par le &#39;hazan &agrave; voix haute afin de rendre quittes ceux qui ne savent pas lire. Durant Moussaf, on ne sonne que dix sonneries du Chofar et &agrave; la fin, le Baal Tok&eacute;a sonne une grande T&eacute;roua.<br \/>\n\tAvant la pri&egrave;re de Min&#39;ha, on lit le livre de T&eacute;hilim, la premi&egrave;re moiti&eacute; &eacute;tant lue le premier jour de Roch Hachana et la seconde le deuxi&egrave;me jour.<br \/>\n\tLe Tachli&#39;h ne fait pas partie du &laquo; Ti&#39;hlal &raquo;, le Sidour y&eacute;m&eacute;nite, mais la communaut&eacute; a pris l&#39;habitude de se joindre aux autres &Eacute;dot lors de cette c&eacute;r&eacute;monie.<br \/>\n\tCertains ont le minhag d&#39;&eacute;gorger un mouton ou un veau le matin de Roch Hachana pour jouir de la viande la plus &laquo; fra&icirc;che &raquo; possible.<\/p>\n<p>\t<strong>Les Prouchim d&#39;Eretz Isra&euml;l<\/strong> :<br \/>\n\tAvant la f&ecirc;te, on recouvre le Aron Hakodech et le pupitre de tissus blancs tandis que les Sifr&eacute; Torah sont rev&ecirc;tus de leurs housses blanches.<br \/>\n\tLe pain du Motsi est tremp&eacute; dans le sel et le miel. Ensuite, commence le S&eacute;der de Roch Hachana au cours duquel on consomme de la pomme tremp&eacute;e dans le miel, des dattes, de la grenade, du poisson et de la viande de t&ecirc;te de b&eacute;lier. Au moment de manger le poisson, les Prouchim se souhaitent de ne pas &ecirc;tre touch&eacute;s par le mauvais &oelig;il.<br \/>\n\tSuivant le minhag du Gaon de Vilna, certains ont l&#39;habitude de ne pas manger de raisin ni de viande grasse durant Roch Hachana. L&agrave; aussi, les noix sont bannies du menu.<br \/>\n\tDurant la Amida de Moussaf de Roch Hachana, la coutume est de ne pas sonner du Chofar. Les trente sonneries &laquo; manquantes &raquo; sont compl&eacute;t&eacute;es juste avant Al&eacute;nou L&eacute;chab&eacute;a&#39;h.<br \/>\n\tSelon le Gaon de Vilna, il est interdit de pleurer durant Roch Hachana.<\/p>\n<p>\t<strong>Kurdistan<\/strong><br \/>\n\tL&#39;usage parmi la communaut&eacute; juive kurde est de je&ucirc;ner la veille de Roch Hachana, avant de d&eacute;buter le jour du Jugement dans la solennit&eacute;. Juste apr&egrave;s la pri&egrave;re de Cha&#39;harit de la veille de la f&ecirc;te, les familles se rendent au march&eacute; pour faire leurs courses et acheter les fruits les plus frais possible. Ces achats sont appel&eacute;s &laquo; Zouanit Touma&iuml; &raquo;.<br \/>\n\tMin&#39;ha de la veille de Roch Hachana, qui est la derni&egrave;re Tfila de l&#39;ann&eacute;e, est r&eacute;cit&eacute;e avec une tr&egrave;s grande ferveur. Elle est suivie du piyout &laquo; A&#39;hot K&eacute;tana &raquo;, qui est lu en h&eacute;breu et en kurde.<br \/>\n\tArriv&eacute; &agrave; la maison, le chef de famille r&eacute;cite douze fois plusieurs versets de la Torah, des Proph&egrave;tes et des K&eacute;touvim avant de commencer le Kiddouch. Le Motsi est tremp&eacute; dans du sucre et pas dans du miel qui est, selon la Kabbala, associ&eacute; au Din, &agrave; la rigueur.<br \/>\n\tDurant les deux jours de Roch Hachana, on fait monter &agrave; la Torah tous ceux qui n&#39;ont pas l&#39;habitude de se rendre &agrave; la synagogue au courant de l&#39;ann&eacute;e. Le Piyout &laquo;&Egrave;te Chaar&eacute; Ratson&raquo; est lui aussi lu en h&eacute;breu et en kurde.<br \/>\n\tLes Juifs kurdes ont l&#39;habitude de lire deux fois le livre de T&eacute;hilim durant la matin&eacute;e de Roch Hachana. Apr&egrave;s la lecture, on d&eacute;guste des fruits pour l&#39;&eacute;l&eacute;vation de l&#39;&acirc;me des d&eacute;funts.<br \/>\n\tIl est interdit de dormir durant Roch Hachana et ce afin que &laquo; le Mazal (la chance) ne dorme pas &eacute;galement &raquo;.<\/p>\n<p>\t<strong>Maroc et Alg&eacute;rie<\/strong><br \/>\n\tLes Juifs du Maroc, hommes et femmes s&eacute;par&eacute;s, ont pour coutume de proc&eacute;der &agrave; quatre reprises &agrave; la c&eacute;r&eacute;monie de Hatarat N&eacute;darim (l&#39;annulation des v&oelig;ux) : la premi&egrave;re a lieu le 20 Av, la seconde Roch &#39;Hodech Eloul, la troisi&egrave;me la veille de Roch Hachana et enfin la veille de Yom Kippour.<br \/>\n\tAvant Roch Hachana, la ma&icirc;tresse de maison nettoie son int&eacute;rieur quasiment avec la m&ecirc;me &eacute;nergie qu&#39;&agrave; Pessah.<br \/>\n\tLe minhag de je&ucirc;ner la veille de la f&ecirc;te &eacute;tait respect&eacute; scrupuleusement par les anciennes g&eacute;n&eacute;rations, mais cette coutume est tomb&eacute;e en d&eacute;su&eacute;tude parmi les nouvelles g&eacute;n&eacute;rations.<br \/>\n\tLes Juifs marocains ne portent pas de v&ecirc;tements nouveaux le jour de Roch Hachana.<br \/>\n\tLa coutume veut que la Amida de Roch Hachana soit lue &agrave; voix haute par l&#39;un des membres de la congr&eacute;gation afin d&#39;aider les membres de la communaut&eacute; &agrave; se retrouver dans les longues pri&egrave;res de la f&ecirc;te.<br \/>\n\tLa vente des mitsvot fait partie du folklore d&#39;Afrique du Nord en g&eacute;n&eacute;ral. C&#39;est surtout la &laquo; P&eacute;ti&#39;hat haHei&rsquo;hal &raquo;, qui jouit d&#39;une tr&egrave;s grande popularit&eacute; et cette mitsva est souvent vendue tr&egrave;s cher, &eacute;tant consid&eacute;r&eacute;e comme une S&eacute;goula pour la prosp&eacute;rit&eacute;, bonne Parnassa. Le plus offrant est charg&eacute; d&#39;ouvrir le Hei&#39;hal (l&#39;armoire contenant les rouleaux de la Torah) et de lire le psaume 24, qui est ensuite r&eacute;p&eacute;t&eacute; par toute l&#39;assembl&eacute;e.<br \/>\n\tA Tlemcen et &agrave; Constantine, on avait pour habitude de manger du jujube le second soir de Roch Hachana afin de r&eacute;citer sur ce fruit la b&eacute;n&eacute;diction de Ch&eacute;&eacute;&#39;hiyanou. La veille de f&ecirc;te, on constatait &agrave; Tlemcen une tr&egrave;s grosse affluence aux derni&egrave;res S&eacute;lihot de l&#39;ann&eacute;e et de nombreux fid&egrave;les se rendaient vers 3h du matin &agrave; la synagogue pour y prier avec une tr&egrave;s grande ferveur avant de se rendre au cimeti&egrave;re. L&agrave;, une &laquo; achkava &raquo; g&eacute;n&eacute;rale &eacute;tait r&eacute;cit&eacute;e &agrave; l&#39;entr&eacute;e puis les fid&egrave;les se dispersaient dans le cimeti&egrave;re pour r&eacute;citer Kaddich en pr&eacute;sence d&#39;un minyane.<br \/>\n\tL&#39;office &agrave; Tlemcen &eacute;tait particuli&egrave;rement long puisqu&#39;il comportait de tr&egrave;s nombreux piyoutim exclusifs &agrave; cette communaut&eacute;. Toutefois, les nouvelles g&eacute;n&eacute;rations ont peu &agrave; peu &laquo; raccourci &raquo; la pri&egrave;re en r&eacute;duisant de moiti&eacute; la quantit&eacute; de piyoutim.<br \/>\n\t&Agrave; Mekn&egrave;s, on avait la coutume de manger de la past&egrave;que durant le S&eacute;der tandis que les Juifs de F&egrave;s et Marrakech mangent du poumon.<br \/>\n\tLes Juifs d&#39;Alg&eacute;rie, de Tunisie et du Maroc mangent des dattes (Tamra ou Tam) qui signifient en aram&eacute;en &laquo; terminer &raquo;, dans l&#39;espoir que l&rsquo;influence de nos ennemis prenne fin.<br \/>\n\t&Agrave; l&#39;encontre des autres communaut&eacute;s d&#39;Afrique du Nord, les Juifs d&#39;Alger r&eacute;citent la pri&egrave;re de Ch&eacute;&eacute;&#39;hiyanou concernant la sonnerie du Chofar les deux jours de Roch Hachana et pas seulement le premier.<\/p>\n<p>\t<strong>Tunisie<\/strong>:<br \/>\n\tLa veille de Roch Hachana, juste apr&egrave;s les Sli&#39;hot, a lieu la c&eacute;r&eacute;monie de la Hatarat N&eacute;darim au cours de laquelle chaque fid&egrave;le se pr&eacute;sente devant trois sages qui le d&eacute;livrent des v&oelig;ux qu&#39;il a faits durant l&#39;ann&eacute;e pass&eacute;e.<br \/>\n\t&Agrave; Tunis, les sages frappaient ensuite aux portes de ceux qui n&#39;avaient pas pu participer &agrave; cette c&eacute;r&eacute;monie &ndash; personnes &acirc;g&eacute;es et malades &ndash; et criaient &laquo; Atra, Atra &raquo;, ce qui signifie &laquo; vous &ecirc;tes d&eacute;livr&eacute;s &raquo;.<br \/>\n\tL&#39;usage est que les membres de la communaut&eacute; se rendent au cimeti&egrave;re la veille de la f&ecirc;te.<br \/>\n\tJusqu&#39;&agrave; aujourd&#39;hui, la communaut&eacute; juive tunisienne imprime chaque ann&eacute;e la Feuille de miel (Warkat Al Assal), &eacute;crite en h&eacute;breu et en arabe et qui contient le Kiddouch, le S&eacute;der de Roch Hachana, les b&eacute;n&eacute;dictions de la S&eacute;ouda et d&#39;autres informations.<br \/>\n\tDeux fruits particuliers sont consomm&eacute;s durant le S&eacute;der et sur lesquels on r&eacute;cite le Ch&eacute;&eacute;&#39;hiyanou : il s&#39;agit du Zaarour, qui est une petite pomme acidul&eacute;e, et le Onev, un fruit sauvage sucr&eacute;.<\/p>\n<p>\t<strong>Djerba<\/strong><br \/>\n\t&Agrave; Djerba &eacute;galement, comme au Maroc, on r&eacute;cite la Hatarat N&eacute;darim quatre fois. Durant la c&eacute;r&eacute;monie, les fid&egrave;les se divisent en deux &laquo; camps &raquo; : le premier, qui fait office de &laquo; Beth Din ici-bas &raquo;, reste assis tandis que le second se l&egrave;ve et demande au &laquo; Beth Din &raquo; de le lib&eacute;rer de ses v&oelig;ux. Ensuite, les r&ocirc;les sont invers&eacute;s. Les femmes sont &eacute;galement pr&eacute;sentes durant cette c&eacute;r&eacute;monie.<br \/>\n\tL&#39;argent ramass&eacute; durant la vente des mitsvot &agrave; Roch Hachana et Kippour est ensuite utilis&eacute; pour v&ecirc;tir les familles indigentes pour l&#39;hiver.<br \/>\n\tEnfin, durant toute la f&ecirc;te, les Juifs de Djerba ne mangent pas de poisson, car le mot Dag ressemble au mot D&eacute;aga (inqui&eacute;tude).<\/p>\n<p>\t<strong>Babel (Irak)<\/strong> :<br \/>\n\tIl y a deux d&eacute;cennies encore, les Juifs de Babel avaient l&#39;habitude d&#39;&eacute;gorger un mouton le soir pr&eacute;c&eacute;dant Roch Hachana. Aucune famille ne renon&ccedil;ait &agrave; ce minhag, qu&#39;elle soit pauvre ou riche.<br \/>\n\tLes pr&eacute;paratifs commen&ccedil;aient deux semaines &agrave; l&#39;avance, au moment o&ugrave; la famille achetait le mouton et le nourrissait abondamment pour le faire grossir, g&eacute;n&eacute;ralement avec des &eacute;corces de past&egrave;ques.<br \/>\n\tLes membres de la famille organisaient des paris quant &agrave; la casherout du mouton en question. Si jamais apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; v&eacute;rifi&eacute; par le cho&#39;het, le mouton se r&eacute;v&eacute;lait &ecirc;tre Taref (interdit &agrave; la consommation), la d&eacute;ception &eacute;tait &eacute;norme, non seulement parce qu&#39;il allait falloir acheter un nouveau mouton, mais aussi parce qu&rsquo;il s&#39;agissait l&agrave; d&#39;un mauvais &laquo; signe &raquo; pour l&#39;ann&eacute;e &agrave; venir.<br \/>\n\tToutefois, il y a une vingtaine d&#39;ann&eacute;es, lorsque les rabbanim se sont rendu compte que les familles pauvres ne parvenaient plus &agrave; financer cette coutume, ils l&#39;ont purement et simplement annul&eacute;e.<br \/>\n\tLe soir de Roch Hachana, apr&egrave;s la pri&egrave;re et avant le Kiddouch, les Juifs irakiens lisent des &laquo; Bakachot &raquo; &eacute;crites par le Ben Ich &#39;Ha&iuml;, rabbi Yossef &lsquo;Ha&iuml;m.<br \/>\n\tDans la maison du Ben Ich &#39;Ha&iuml;, le S&eacute;der de Roch Hachana &eacute;tait r&eacute;p&eacute;t&eacute; le matin &eacute;galement.<br \/>\n\tJuste apr&egrave;s la pri&egrave;re de Cha&#39;harit, toute la communaut&eacute; se r&eacute;unit pour la c&eacute;r&eacute;monie de la &#39;Hatima (signature) au cours de laquelle on lit tout le livre de T&eacute;hilim &ndash; chaque participant lisant deux psaumes &ndash; ainsi que des parties du Zohar. Ces lectures sont ponctu&eacute;es par la d&eacute;gustation de fruits.<br \/>\n\tDurant Roch Hachana, les Juifs de Babel ne mangent rien d&#39;amer ou d&#39;acide et ne boivent pas de caf&eacute;.<\/p>\n<p>\t<strong>Libye<\/strong><br \/>\n\tLe jour qui pr&eacute;c&egrave;de Roch Hachana, depuis la tomb&eacute;e du soleil et jusqu&#39;au petit matin, les Juifs libyens ach&egrave;tent en tr&egrave;s grande quantit&eacute; des Soufganines (Sfenjes), sortes de beignets frits en pleine rue. Cette nuit est appel&eacute;e &laquo; Leil Hatanour &raquo; (la nuit du four).<br \/>\n\tJusqu&#39;&agrave; tr&egrave;s r&eacute;cemment, les Juifs originaires de Libye avaient l&#39;habitude de je&ucirc;ner durant les deux jours de Roch Hachana. Ce minhag est d&#39;ailleurs mentionn&eacute; dans le Choul&#39;han Arou&#39;h. Il y a quelques ann&eacute;es, la majeure partie de la communaut&eacute; a d&eacute;cid&eacute; de se d&eacute;lier de cette coutume et d&#39;arr&ecirc;ter de je&ucirc;ner.<br \/>\n\tContrairement aux autres communaut&eacute;s, les Libyens ont pour coutume de lire des S&eacute;lihot durant Roch Hachana. Ces S&eacute;li&#39;hot ont &eacute;t&eacute; &eacute;crites par rabbi Its&#39;hak Ben Guiat zal, un des plus grands po&egrave;tes liturgiques espagnols.<\/p>\n<p>\t&lsquo;Habad (Loubavitch)<br \/>\n\tLes &lsquo;hassidim de &lsquo;Habad s&#39;interdisent de fumer durant Roch Hachana, bien que ce soit un Yom Tov.<br \/>\n\tL&#39;Admour Rayatz (rav Yossef Its&rsquo;hak Schneerson) zatsal interdisait &eacute;galement de chanter durant les deux jours de la f&ecirc;te ainsi que de se souhaiter L&eacute;&#39;ha&iuml;m durant les repas.<br \/>\n\tOn ne rev&ecirc;t pas de kittel (sargueness) durant Roch Hachana.<br \/>\n\tLe S&eacute;der de Roch Hachana inclut uniquement une pomme tremp&eacute;e dans le miel et sur lequel on r&eacute;cite le &laquo; Y&eacute;hi Ratson &raquo;. On mange ensuite de la t&ecirc;te de poisson et de la grenade, mais sans r&eacute;citer de b&eacute;n&eacute;diction particuli&egrave;re.<br \/>\n\tJuste avant de sonner du Chofar, l&#39;Admour recevait toutes les demandes de b&eacute;n&eacute;dictions de ses &lsquo;hassidim inscrites sur des morceaux de papier d&eacute;pos&eacute;s sur le pupitre. Il recouvrait alors son visage et ces papiers de son Talith et restait ensuite durant plusieurs minutes dans le plus grand silence avant d&#39;entamer la sonnerie du Chofar.<br \/>\n\tDurant la sonnerie, la personne charg&eacute;e d&#39;indiquer l&#39;ordre des sonneries au Baal Tok&eacute;a ne le fait pas &agrave; voix haute, mais se contente de d&eacute;signer du doigt la sonnerie : T&eacute;kia, Chvarim ou T&eacute;roua.<br \/>\n\tLes &lsquo;hassidim de &lsquo;Habad ne r&eacute;citent pas de S&eacute;li&rsquo;hot durant les dix jours de p&eacute;nitence.<\/p>\n<p>\t<strong>&lsquo;Hassidim<\/strong><br \/>\n\tLa majeure partie des &lsquo;hassidim &ndash; mis &agrave; part ceux appartenant &agrave; &lsquo;Habad ou &agrave; Gour &ndash; portent un kittel blanc durant les pri&egrave;res de Roch Hachana, qui sont r&eacute;cit&eacute;es avec une tr&egrave;s grande ferveur. Durant les deux jours de la f&ecirc;te, chaque instant de libre est consacr&eacute; &agrave; la lecture de T&eacute;hilim.<br \/>\n\tCertains &lsquo;hassidim ont le minhag de ne pas proc&eacute;der &agrave; la c&eacute;r&eacute;monie du Tachli&#39;h durant Roch Hachana mais plut&ocirc;t durant les dix jours de p&eacute;nitence.<\/p>\n<p>\n\t<strong>Iran<\/strong><br \/>\n\tJuste apr&egrave;s l&#39;office de Arvit, les fid&egrave;les d&#39;origine iranienne se souhaitent &laquo; Tsad Samal B&eacute;in Sali Koub Bersid &raquo; qui signifie : puissiez-vous vivre encore 100 ann&eacute;es belles comme celle-l&agrave;.<br \/>\n\tDurant la pri&egrave;re de Moussaf, juste avant le Chofar, le &#39;hazan traduit les chants liturgiques en perse, pour que le public comprenne.<br \/>\n\tDurant l&#39;apr&egrave;s-midi, la coutume veut que l&#39;on se r&eacute;unisse dans la maison d&#39;un des fid&egrave;les endeuill&eacute;s ou &agrave; la synagogue pour y lire deux fois le livre de T&eacute;hilim.&nbsp;<\/span><\/p>\n<p>\n\thttp:\/\/www.hamodia.fr<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le tour du monde des coutumes de Roch Hachana &nbsp; Par&nbsp;Laly Derai &nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":17330,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[250,168,389,28,1,390],"tags":[],"class_list":["post-5157","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-alsace","category-coutumes","category-europe-occidentale","category-maroc","category-uncategorized","category-vilna"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5157","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5157"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5157\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/17330"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5157"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5157"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5157"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}