{"id":5267,"date":"2015-12-07T00:33:37","date_gmt":"2015-12-07T00:33:37","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=5267"},"modified":"2015-12-06T21:29:13","modified_gmt":"2015-12-06T21:29:13","slug":"les-codes-secrets-du-poisson-dans-lart-du-bijou-tunisien","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/les-codes-secrets-du-poisson-dans-lart-du-bijou-tunisien\/","title":{"rendered":"Les codes secrets du poisson dans l&rsquo;art du bijou tunisien"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes codes secrets du poisson dans l&#39;art du bijou tunisien<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div id=\"link_ad_placeholder\">\n<div id=\"linkads_placeholder_hidden\">\n\t\t&nbsp;<\/div>\n<\/div>\n<div id=\"article-body\">\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tDepuis l&#39;&eacute;poque de la Carthage ph&eacute;nicienne, la symbolique du poisson est tr&egrave;s forte dans les bijoux vendus en Tunisie.<\/p>\n<div>\n\t\t&nbsp;<\/div>\n<p>\n\t\tL&rsquo;art du bijou est une riche composante de la culture traditionnelle tunisienne qui a int&eacute;gr&eacute; des influences ph&eacute;niciennes, arabes, andalouses et turques et cache des codes secrets trois fois mill&eacute;naires.<\/p>\n<p>\n\t\tEn Tunisie, il remonte &agrave; 3000 ans, au temps des Ph&eacute;niciens. L&rsquo;or d&rsquo;Afrique, &agrave; cette &eacute;poque, &eacute;tait achemin&eacute; par les caravanes transsahariennes jusqu&rsquo;aux principales places commer&ccedil;antes du bassin m&eacute;diterran&eacute;en. L&rsquo;argent, quant &agrave; lui, arrivait d&rsquo;Espagne, transport&eacute; par les bateaux puniques depuis les diff&eacute;rents comptoirs m&eacute;diterran&eacute;ens qu&#39;y poss&eacute;dait la ville.<\/p>\n<p>\n\t\tL&rsquo;orf&egrave;vrerie, ainsi que la bijouterie artisanale, ont jou&eacute; un r&ocirc;le important dans l&rsquo;&eacute;conomie de la Tunisie jusqu&rsquo;au d&eacute;but du XXe si&egrave;cle.<\/p>\n<p>\n\t\tLes bijoux, avant d&rsquo;&ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;s comme un accessoire dont se paraient les femmes et les hommes, ont &eacute;t&eacute; des talismans qu&rsquo;on utilisait comme moyen de protection et de d&eacute;fense contre les forces invisibles et malignes qui voulaient du mal aux &ecirc;tres humains.<\/p>\n<p>\n\t\tCes croyances ont perdur&eacute; &agrave; travers les si&egrave;cles, traversant les diff&eacute;rentes civilisations, voire les religions. La&nbsp;khomsa&nbsp;(ou Main de Fatma) en est un exemple &eacute;difiant. Dans les bijoux tunisiens existent toujours des signes que les Ph&eacute;niciens utilisaient d&eacute;j&agrave;. La croix, par exemple, ne date pas de la Carthage chr&eacute;tienne, mais repr&eacute;sente un vestige beaucoup plus ancien du symbole de la f&eacute;condit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\tLe bijou tunisien traditionnel ouvre la porte &agrave; un monde myst&eacute;rieux o&ugrave;, derri&egrave;re les simples repr&eacute;sentations d&rsquo;animaux, d&rsquo;objets ou de parties du corps humain, se cachent des symbolisations pleines de myst&egrave;res et de codes secrets dont l&rsquo;origine remonte tr&egrave;s loin dans le temps.<\/p>\n<p>\n\t\tParmi ces symboles, le poisson a toujours &eacute;t&eacute; mis en valeur depuis la nuit des temps.<\/p>\n<p>\n\t\tLe&nbsp;houta&nbsp;(poisson) &eacute;tait d&eacute;j&agrave; associ&eacute; chez les Ph&eacute;niciens au culte de Tanit, d&eacute;esse carthaginoise. Il repr&eacute;sentait la chance et la prolificit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\tDans la religion chr&eacute;tienne primitive, le poisson constituait un&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.interbible.org\/interBible\/ecritures\/symboles\/2002\/sym_021203.htm\" target=\"_blank\">signe de reconnaissance entre les chr&eacute;tiens pourchass&eacute;s &agrave; Rome<\/a>&nbsp;tandis que, dans la religion juive, il prot&eacute;geait contre le mauvais &oelig;il, comme l&rsquo;atteste cette phrase du Talmud: &laquo; Les poissons de la mer, recouverts par les eaux sur lesquels le mauvais &oelig;il est sans pouvoir &raquo; (Source :&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.harissa.com\/coutumes\/kousselhouta.htm\">www.harissa.com<\/a>).<\/p>\n<p>\n\t\tPlus tard, les musulmans en ont fait le signe de la vigilance du fait que les poissons ne ferment jamais l&rsquo;&oelig;il. Par extension, le poisson &eacute;loigne le mauvais &oelig;il et porte chance. D&rsquo;ailleurs dans des c&eacute;r&eacute;monies de mariage &agrave; Bizerte ou &agrave; Sfax, le mari&eacute; tourne plusieurs fois autour d&rsquo;un poisson pour &eacute;loigner le malin.<\/p>\n<p>\n\t\t&quot;Hout a&acirc;lik !&quot;&nbsp;(&quot;Le poisson soit avec toi !&quot;) a-t-on d&#39;ailleurs coutume de dire en Tunisie pour porter chance &agrave; quelqu&rsquo;un.<\/p>\n<h3>\n\t\tDes bijoux en or pour les citadines et en argent pour les paysannes<\/h3>\n<p>\n\t\tEn Tunisie, traditionnellement, les bijoux en or se portaient dans les milieux urbains et les bijoux en argent en milieu rural. L&rsquo;historien Ibn Khaldoun remarquait d&eacute;j&agrave; cette caract&eacute;ristique au XIVe si&egrave;cle. Il parlait &quot;de citadines et de b&eacute;douines, de femmes de soie et de femmes de bure&quot;.<\/p>\n<p>\n\t\tLes poissons incrust&eacute;s de turquoises des citadines ne sont qu&rsquo;en simple argent moul&eacute; chez les paysannes.<\/p>\n<p>\n\t\tUn choix voulu. Les tribus nomades d&rsquo;Afrique du Nord attribuaient au blanc de l&rsquo;argent noblesse, franchise et puret&eacute; et associaient l&rsquo;or au vice. De plus, l&rsquo;argent massif met en valeur les &eacute;maux qu&rsquo;il sertit dans ses volumes et sied magnifiquement aux pectoraux et aux grandes boucles que les b&eacute;douines n&rsquo;attachent pas &agrave; leurs oreilles mais &agrave; leurs tempes, dans l&rsquo;&eacute;paisseur de leurs cheveux.<\/p>\n<p>\n\t\tEn revanche, les citadines s&eacute;dentaires pr&eacute;f&eacute;raient l&rsquo;or. Le&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.patrimoinedetunisie.com.tn\/fr\/musees\/bardo.php\">mus&eacute;e du Bardo<\/a>, &agrave; Tunis, permet d&rsquo;admirer ces anneaux, boucles d&rsquo;oreille, bagues serpents ou bracelets en or fin tels que les Tunisiennes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui les portent encore aujourd&rsquo;hui. Le poisson n&#39;est jamais oubli&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\tLe poisson &agrave; vocation prophylactique se retrouve partout dans la bijouterie tunisienne. Grav&eacute; en petit &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur d&rsquo;une boucle (voir photo 1) ou noy&eacute; dans les motifs d&#39;une fibule (photo 2), il est l&agrave; pour porter chance &agrave; celle qui porte le bijou. Chez les b&eacute;douines, il peut &ecirc;tre repr&eacute;sent&eacute; sous forme d&rsquo;&eacute;cailles<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Les codes secrets du poisson dans l&#39;art du bijou tunisien &nbsp; &nbsp; &nbsp; Depuis l&#39;&eacute;poque de la Carthage ph&eacute;nicienne, la symbolique du poisson est tr&egrave;s forte dans les bijoux vendus en Tunisie. &nbsp; L&rsquo;art du bijou est une riche composante de la culture traditionnelle tunisienne qui a int&eacute;gr&eacute; des influences ph&eacute;niciennes, arabes, andalouses et&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":17377,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[53,38,18,9,1],"tags":[],"class_list":["post-5267","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-afrique","category-espagne","category-histoire","category-tunisie","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5267","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5267"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5267\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/17377"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5267"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5267"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5267"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}