{"id":5299,"date":"2012-10-07T17:29:25","date_gmt":"2012-10-07T17:29:25","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=5299"},"modified":"2012-10-07T17:29:25","modified_gmt":"2012-10-07T17:29:25","slug":"presidentielle-americaine-axelrod-lhomme-qui-fait-obama","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/presidentielle-americaine-axelrod-lhomme-qui-fait-obama\/","title":{"rendered":"Pr\u00e9sidentielle am\u00e9ricaine : Axelrod, l&rsquo;homme qui a fait Obama"},"content":{"rendered":"<p>\n\tPr&eacute;sidentielle am&eacute;ricaine : Axelrod,&nbsp;l&#39;homme qui a fait Obama<\/p>\n<\/p>\n<div>\n<div itemscope=\"\" itemtype=\"http:\/\/data-vocabulary.org\/Breadcrumb\">\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<p>\n\t\tJ &#8211; 30.&nbsp;Sous ses airs bonasses se cache un redoutable conseiller. Cheville ouvri&egrave;re de l&#39;&eacute;lection de 2008, 2012 est sa derni&egrave;re campagne.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>\n\t\tNe vous fiez pas &agrave; son air de Droopy m&eacute;lancolique.&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.lepoint.fr\/tags\/david-axelrod\">David Axelrod<\/a>, c&#39;est plut&ocirc;t l&#39;inspecteur Columbo. Il a l&#39;air inoffensif avec ses vestons frip&eacute;s et ses cravates pleines de taches. Mais, derri&egrave;re l&#39;allure beno&icirc;te, le strat&egrave;ge de campagne de&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.lepoint.fr\/tags\/barack-obama\">Barack Obama<\/a>&nbsp;est un coriace qui ne l&acirc;che jamais sa proie.&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.lepoint.fr\/tags\/mitt-romney\">Mitt Romney<\/a>&nbsp;en sait quelque chose. Depuis des mois, il l&#39;attaque sans rel&acirc;che avec des pubs au vitriol.<\/p>\n<p>\n\t\tAxelrod, c&#39;est l&#39;homme du pr&eacute;sident, mais c&#39;est aussi l&#39;homme qui a fait le pr&eacute;sident. Personne n&#39;a jou&eacute; un r&ocirc;le aussi important dans l&#39;ascension politique de Barack Obama. Les deux hommes se rencontrent pour la premi&egrave;re fois en 1992 &agrave; Chicago et sympathisent tout de suite. En 2004, Axelrod accepte de l&#39;aider &agrave; briguer un fauteuil de s&eacute;nateur. C&#39;est lui encore qui orchestre une campagne quasiment sans faute en 2008 qui propulse Obama, alors illustre inconnu, &agrave; la Maison-Blanche.<\/p>\n<h2>\n\t\tGourou<\/h2>\n<p>\n\t\tCe juif new-yorkais, fils d&#39;une journaliste et d&#39;un psychologue, d&eacute;couvre la politique &agrave; cinq ans, en 1960, lors d&#39;un meeting &eacute;lectoral de JFK. Il raconte qu&#39;il a &eacute;t&eacute; &quot;fascin&eacute;&quot; par la &quot;magie&quot; de la sc&egrave;ne et du personnage. &Agrave; 13 ans, il distribue des tracts pour la campagne de Robert Kennedy. Apr&egrave;s l&#39;universit&eacute; de Chicago, il est embauch&eacute; comme journaliste au&nbsp;Chicago Tribune.&nbsp;Tr&egrave;s vite, il devient une vedette du service politique. Mais Axelrod ronge son frein. En 1984, il d&eacute;missionne pour participer &agrave; la campagne d&#39;un s&eacute;nateur d&eacute;mocrate. Plus d&#39;un quart de si&egrave;cle plus tard, il est devenu un vrai gourou politique. Il a mont&eacute; sa propre bo&icirc;te de communication, AKPD (dont il a d&eacute;missionn&eacute; depuis), a travaill&eacute; pour des centaines d&#39;hommes politiques, dont Hillary Clinton en 2000 lors de sa candidature au S&eacute;nat, John Edwards pour la pr&eacute;sidentielle de 2004, et beaucoup de Noirs. Sa recette ? B&acirc;tir la campagne sur la vie et la personnalit&eacute; du candidat. Car le message, m&ecirc;me brillant, ne passera pas, estime-t-il, s&#39;il ne refl&egrave;te pas l&#39;homme. Or, avec Barack Obama, il tient une biographie de choc.<\/p>\n<p>\n\t\tIl a aussi un flair ind&eacute;niable pour saisir les tendances. Il est l&#39;un des premiers &agrave; avoir compris et utilis&eacute; le microciblage, les r&eacute;seaux sociaux, postant des vid&eacute;os sur YouTube et organisant une &eacute;norme mobilisation par Internet. Parfois, tout de m&ecirc;me, il se trompe. Il a sous-estim&eacute;, par exemple, le s&eacute;rieux impact des sermons incendiaires du r&eacute;v&eacute;rend Wright, le pasteur d&#39;Obama, dans la campagne de 2008<\/p>\n<h2>\n\t\tId&eacute;alisme<\/h2>\n<p>\n\t\t&Agrave; 57 ans, ce grand type &agrave; moustache d&eacute;note dans l&#39;univers des conseillers politiques. Calme et courtois, il n&#39;a pas le c&ocirc;t&eacute; cabotin et je-sais-tout de ses confr&egrave;res. Il a aussi gard&eacute; un brin d&#39;id&eacute;alisme, chose rare dans ce milieu plut&ocirc;t cynique. &quot;Je crois qu&#39;il y a de la noblesse dans la politique. Je crois qu&#39;il y a beaucoup de bien &agrave; faire&quot;, confiait-il un jour. Qu&#39;on ne s&#39;y trompe pas : Axelrod sait &agrave; l&#39;occasion manipuler les m&eacute;dias, a travaill&eacute; pour des candidats pas tr&egrave;s purs et fait du lobbying pour toutes sortes d&#39;entreprises.<\/p>\n<p>\n\t\tApr&egrave;s la victoire de 2008, il devient conseiller d&#39;Obama &agrave; la Maison-Blanche. Un titre vague qui cache une &eacute;norme influence. Il est l&#39;oreille et la voix du pr&eacute;sident. Il a peaufin&eacute; le message sur la r&eacute;forme de la sant&eacute;, le plan de relance, fait la promotion de l&#39;administration inlassablement dans les m&eacute;dias. D&eacute;but 2011, il rentre &agrave; Chicago pour d&eacute;compresser, retrouver sa famille, dont sa fille handicap&eacute;e mentale, et pr&eacute;parer la campagne de r&eacute;&eacute;lection.&nbsp;<\/p>\n<h2>\n\t\tDerni&egrave;re campagne<\/h2>\n<p>\n\t\tDe nouveau, il a la main sur tout, la strat&eacute;gie, la cr&eacute;ation des pubs, la r&eacute;daction des discours&#8230; Mais le message a &eacute;volu&eacute;. Finis le changement et l&#39;espoir. Cette fois, l&#39;objectif est de d&eacute;zinguer l&#39;adversaire et tous les coups sont permis. Ce n&#39;est pas pour rien qu&#39;on le surnomme &quot;Axe&quot; (la hache en anglais). C&#39;est Axelrod qui est derri&egrave;re les attaques qui accusent Romney d&#39;&ecirc;tre un capitaliste sans coeur, de cacher ses revenus en Suisse, d&#39;avoir licenci&eacute; des milliers de gens&#8230;<\/p>\n<p>\n\t\tVa-t-il arriver &agrave; faire r&eacute;&eacute;lire son poulain ? Myst&egrave;re, mais une chose est s&ucirc;re, il n&#39;a jamais &eacute;t&eacute; aussi motiv&eacute;. Parce que, dit-il, c&#39;est sa derni&egrave;re campagne.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t<a href=\"http:\/\/www.lepoint.fr\/monde\/presidentielle-americaine-axelrod-l-homme-qui-a-fait-le-president-07-10-2012-1514174_24.php\" itemprop=\"url\">Pr&eacute;sidentielle am&eacute;ricaine : Axelrod,&nbsp;<\/a><a href=\"http:\/\/www.lepoint.fr\/monde\/presidentielle-americaine-axelrod-l-homme-qui-a-fait-le-president-07-10-2012-1514174_24.php\" itemprop=\"url\">l&#39;homme qui a fait Obama<\/a><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pr&eacute;sidentielle am&eacute;ricaine : Axelrod,&nbsp;l&#39;homme qui a fait Obama &nbsp; J &#8211; 30.&nbsp;Sous ses airs bonasses se cache un redoutable conseiller. Cheville ouvri&egrave;re de l&#39;&eacute;lection de 2008, 2012 est sa derni&egrave;re campagne. 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