{"id":543,"date":"2015-09-22T00:54:50","date_gmt":"2015-09-22T00:54:50","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=543"},"modified":"2017-03-21T15:54:09","modified_gmt":"2017-03-21T15:54:09","slug":"histoire-du-quartier-lafayette-de-tunis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/histoire-du-quartier-lafayette-de-tunis\/","title":{"rendered":"Histoire du quartier Lafayette de Tunis"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div class=\"main section\" id=\"main\">\n<div class=\"widget Blog\" id=\"Blog1\">\n<div class=\"blog-posts hfeed\">\n<div class=\"date-outer\">\n<div class=\"date-posts\">\n<div class=\"post-outer\">\n<div class=\"post\">\n<div class=\"main section\" id=\"main\" style=\"display: inline !important; \">\n<div class=\"widget Blog\" id=\"Blog1\" style=\"display: inline !important; \">\n<div class=\"blog-posts hfeed\" style=\"display: inline !important; \">\n<div class=\"date-outer\" style=\"display: inline !important; \">\n<div class=\"date-posts\" style=\"display: inline !important; \">\n<div class=\"post-outer\" style=\"display: inline !important; \">\n<div class=\"post\" style=\"display: inline !important; \">\n<h3 class=\"post-title\" style=\"display: inline !important; \">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span class=\"Apple-style-span\" style=\"-webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\"><b><span class=\"Apple-style-span\" style=\"font-weight: normal; -webkit-text-decorations-in-effect: none; \"><b>Histoire du quartier Lafayette de Tunis<\/b><\/span><\/b><\/span><\/h3>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<div class=\"post-header-line-1\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<div class=\"post-body\">\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span class=\"Apple-style-span\" style=\"-webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\">La gen&egrave;se du quartier Lafayette est diff&eacute;rente de celle de la Petite Sicile. Son urbanisation est plus tardive.<br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tN&eacute;anmoins on note d&eacute;j&agrave; sur les plans Mouillot (1899), ou Tardy (1904), le trac&eacute; des rues Lafayette, Isly, qui forment l&rsquo;ossature du quartier. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1914 que la rue Lafayette est finalement viabilis&eacute;e. C&rsquo;est surtout durant l&rsquo;entre-deux-guerres que cet espace prend de l&rsquo;ampleur.<br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tLe quartier est divis&eacute; en sept &icirc;lots et la parcelle la plus importante (immatricul&eacute;e sous le titre 8706 propri&eacute;t&eacute;<br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tCagou) est la propri&eacute;t&eacute; de Eliaou Ben Cheloumou Scemama. L&rsquo;&eacute;tude de ce titre foncier r&eacute;v&egrave;le que ce propri&eacute;taire terrien, une personnalit&eacute; ca&iuml;dale, qui est &agrave; l&rsquo;origine de la cr&eacute;ation du quartier.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\tSujet tunisien, de confession juive, il est n&eacute; &agrave; Tunis en janvier 1843 et il a &eacute;pous&eacute; Djemila Sitbon. Propri&eacute;taire d&rsquo;une parcelle de pr&egrave;s de 7 hectares, il a &eacute;t&eacute; oblig&eacute; de l&rsquo;immatriculer en 1903 &agrave; la suite d&rsquo;une hypoth&egrave;que importante s&rsquo;&eacute;levant &agrave; un million de francs. Le ca&iuml;d Scemama doit vendre deux parcelles pour rembourser<br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t60 000 francs par an. C&rsquo;est ainsi que de 1903 &agrave; 1932, vingt trois nouvelles propri&eacute;t&eacute;s sont immatricul&eacute;es qui sont extraites de la propri&eacute;t&eacute; Cagou.<br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tCes nouveaux titres sont eux-m&ecirc;mes divis&eacute;s, participant peu &agrave; peu &agrave; la structuration du quartier Lafayette.<br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tCependant, ce n&rsquo;est qu&rsquo;&agrave; partir de l&rsquo;entre-deux-guerres que le quartier se densifie, qu&rsquo;il devient attractif et r&eacute;sidentiel.<br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tL&rsquo;art&egrave;re principale, la rue d&rsquo;Egypte (ex-rue Lafayette) n&rsquo;appara&icirc;t sur les annuaires qu&rsquo;en 1926. &Agrave; cette date, seuls deux noms apparaissent : Isaac Brami et Victor Zerah. Pourtant l&rsquo;&eacute;tude conjointe des autorisations de b&acirc;tir et titres de propri&eacute;t&eacute; donne une information diff&eacute;rente sur les &eacute;tapes d&rsquo;&eacute;dification du quartier.<br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tCes deux propri&eacute;taires sont des Tunisiens, domicili&eacute;s &agrave; proximit&eacute; de la m&eacute;dina. Le premier est n&eacute;gociant de profession. Il est n&eacute; &agrave; Tunis en 1891 et demeure 48 souk El Bey jusque 1926. Par la suite, il quitte ce domicile pour s&rsquo;&eacute;tablir rue Lafayette.<br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tLe second habite &eacute;galement dans la m&eacute;dina. Il quitte la rue S&ucirc;q el-Gr&acirc;na en 1921 pour s&rsquo;installer au 6 rue Lafayette. Tous deux veulent construire une villa dans le nouveau quartier. Ils d&eacute;posent donc une autorisation de b&acirc;tir en 1921. Le premier au num&eacute;ro 2, le second au num&eacute;ro 6. Ces constructions deviennent par la suite leur lieu de r&eacute;sidence. Il ne s&rsquo;agit donc pas d&rsquo;un achat de type sp&eacute;culatif, ils y habitent encore apr&egrave;s la fin de la Deuxi&egrave;me&nbsp;Guerre mondiale, comme l&rsquo;atteste l&rsquo;Indicateur Tunisien en 1948.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\tDe m&ecirc;me, aucun des deux propri&eacute;taires ne fait appel &agrave; un architecte : ils signent de leur main les plans des maisons. Ces deux constructions sont modifi&eacute;es par la suite. La propri&eacute;t&eacute; de Zerah, r&eacute;guli&egrave;rement transform&eacute;e, devient en 1947 un immeuble d&rsquo;habitation comportant un &eacute;tage. C&rsquo;est seulement &agrave; cette occasion que le propri&eacute;taire fait appel &agrave; l&rsquo;architecte Victor Chiche. Ce dernier pr&eacute;voit l&rsquo;installation de deux commerces au rez-de-chauss&eacute;e, d&rsquo;une cour, ainsi que trois logements par &eacute;tage.<br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tOn construit ici un b&acirc;timent dont les loyers rembourseront les frais de la construction, la vocation &eacute;tant &agrave; la fois r&eacute;sidentielle et commerciale. Quant &agrave; la propri&eacute;t&eacute; d&rsquo;Isaac Brami, elle est &eacute;galement modifi&eacute;e &agrave; plusieurs reprises. En 1954 elle devient un immeuble de rapport, compos&eacute; de sept magasins au rez-de-chauss&eacute;e, dot&eacute; de trois appartements de trois pi&egrave;ces par &eacute;tage. Pour cette entreprise d&rsquo;envergure, on fait appel &agrave; Salvatore Aghilone, issu d&rsquo;une famille r&eacute;put&eacute;e d&rsquo;entrepreneurs et d&rsquo;architectes.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\tEn comparant les diff&eacute;rentes autorisations d&eacute;livr&eacute;es, on s&rsquo;aper&ccedil;oit que cet architecte a construit cinq immeubles dans la rue Lafayette entre 1924 et 1954. Pr&egrave;s de quinze &eacute;difices r&eacute;pertori&eacute;s dans le quartier Lafayette sont l&rsquo;&oelig;uvre de Salvatore Aghilone. Son plus bel &eacute;difice est situ&eacute; aux 41 et 41 bis avenue de la Libert&eacute; pour lequel il s&rsquo;associe avec un d&eacute;nomm&eacute; Liberatore, autre architecte italien.<br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tCette entreprise immobili&egrave;re permet de dater de l&rsquo;entre-deux-guerres le moment o&ugrave; le quartier Lafayette devient un espace dans lequel il est possible d&rsquo;investir avec profit.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\tUn autre exemple de promotion fonci&egrave;re peut &ecirc;tre mis en &eacute;vidence gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;usage conjoint des titres fonciers et des autorisations de b&acirc;tir. En septembre 1908, le ca&iuml;d Eliaou Scemama, vend &agrave; F&eacute;lix Cohen une parcelle de 225 m&sup2;, &agrave; extraire du titre 8 606 nomm&eacute;e Cagou. Comme dans le cas pr&eacute;c&eacute;dent, F&eacute;lix Cohen est un n&eacute;gociant : il quitte son domicile, situ&eacute; &agrave; proximit&eacute; de la m&eacute;dina, 1 rue des entrepreneurs, pour s&rsquo;installer au 19 rue Lafayette. Cette parcelle est acquise pour y construire une villa d&rsquo;habitation.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\tEn f&eacute;vrier 1909, une autorisation de b&acirc;tir est d&eacute;pos&eacute;e. Elle comprend un jardin, une &eacute;curie et une maison d&rsquo;habitation dot&eacute;e de deux chambres et d&rsquo;un bureau. C&rsquo;est Albert Scemama, le fils du vendeur de la propri&eacute;t&eacute;, qui dessine les plans de la villa. De 1913 &agrave; 1921, des travaux y sont effectu&eacute;es par le m&ecirc;me entrepreneur italien Francesco Cina. Ce dernier est domicili&eacute; rue Radon, au nord de Lafayette, dans un quartier appel&eacute; la petite Calabre, ou la petite Venise.<br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tDans les ann&eacute;es 1920, cette villa est encore transform&eacute;e en un immeuble de rapport par l&rsquo;architecte David Raccah. Ce b&acirc;tisseur s&rsquo;exprime pleinement dans le quartier : il construit un premier immeuble au n&deg; 19 en 1921, puis au n&deg; 17, en 1929, un second &eacute;difice pour sa femme.<br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tLa m&ecirc;me ann&eacute;e, il entreprend la construction d&rsquo;un immeuble de rapport au n&deg; 24 puis, en 1939, au n&deg; 12, un b&acirc;timent de quatre &eacute;tages comprenant dix-huit appartements. Dans une rue perpendiculaire, on peut d&eacute;nombrer deux autres immeubles construits par ce m&ecirc;me architecte.<br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tLes architectes Raccah et Aghilone ont donc trouv&eacute; l&rsquo;occasion d&rsquo;exprimer leur talent dans ce quartier. Pour les propri&eacute;taires, cet espace, neuf, est celui qui symbolisait une certaine promotion sociale, donnant le sentiment d&rsquo;&ecirc;tre int&eacute;gr&eacute; &agrave; la vie de la cit&eacute;. Pour les architectes, il devenait une vitrine promotionnelle des professionnels du b&acirc;timent.<br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tPour investir ces quartiers neufs, passer de la villa &agrave; l&rsquo;immeuble de rapport, de standing, les propri&eacute;taires s&rsquo;endettent. Par ailleurs, on est quelque peu &eacute;tonn&eacute; de voir qui pr&ecirc;te de l&rsquo;argent &agrave; ces propri&eacute;taires. Dans le quartier Lafayette, on a l&rsquo;habitude d&rsquo;emprunter aupr&egrave;s d&rsquo;une connaissance, d&rsquo;un ami, d&rsquo;un associ&eacute;, d&rsquo;un membre de sa famille. Nous avons relev&eacute; &eacute;galement une proportion importante, toujours dans ce quartier, de militaires &agrave; la retraite, qui pour une raison non encore &eacute;lucid&eacute;e, sont impliqu&eacute;s dans l&rsquo;acquisition d&rsquo;un immeuble.<br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tOn remarque &eacute;galement la pr&eacute;sence non n&eacute;gligeable de pr&ecirc;teurs f&eacute;minins. Elles sont, g&eacute;n&eacute;ralement, de nationalit&eacute; fran&ccedil;aise ou italienne, et veuves pour la plupart. Une fois sur deux, leur domiciliation n&rsquo;est pas la Tunisie, mais la France ou l&rsquo;Italie.<br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tCes personnes ont v&eacute;cu en Tunisie, mari&eacute;es avec un militaire, un commer&ccedil;ant, un industriel ou un propri&eacute;taire terrien. Elles ont regagn&eacute; leur pays d&rsquo;origine apr&egrave;s le d&eacute;c&egrave;s de leur &eacute;poux. Enfin, ce n&rsquo;est que dans des constructions de tr&egrave;s grande envergure que l&rsquo;on fait appel aux pr&ecirc;ts bancaires, cette tendance s&rsquo;exprimant essentiellement apr&egrave;s la Premi&egrave;re Guerre Mondiale.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\tEn vingt ans de 1903 &agrave; 1923, le ca&iuml;d Scemama emprunte deux fortes sommes d&rsquo;argent. Le premier emprunt, nous l&rsquo;avons vu, entra&icirc;ne la vente de deux parcelles pour r&eacute;aliser le remboursement de la cr&eacute;ance. Le deuxi&egrave;me emprunt a lieu en octobre 1915 pour une somme de 110 000 francs aupr&egrave;s d&rsquo;un particulier.<br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tMaurice Cr&eacute;t&eacute;, n&eacute; &agrave; Zaulzy dans l&rsquo;Oise en 1855, est le cr&eacute;ancier. Cet ancien officier de cavalerie est Chevalier de la L&eacute;gion d&rsquo;honneur, officier de l&rsquo;Instruction publique et coassoci&eacute; du domaine de Cr&eacute;t&eacute;ville. Il est l&rsquo;administrateur d&eacute;l&eacute;gu&eacute; d&rsquo;autres grands domaines, notamment celui de Protville. Il poss&egrave;de une propri&eacute;t&eacute; de 700 hectares dont 300 en vignes, avec une orangerie, une usine &agrave; pl&acirc;tre et une d&rsquo;extraction du marc des raisins dans la plaine du Mornag.<br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tAinsi, un grand propri&eacute;taire agricole (fran&ccedil;ais, chr&eacute;tien) pr&ecirc;te &agrave; un grand propri&eacute;taire urbain, ancien ca&iuml;d, tunisien et isra&eacute;lite. Par ce pr&ecirc;t, il participe &agrave; l&rsquo;&eacute;dification de quartiers neufs dans la capitale, &agrave; la cr&eacute;ation de la ville coloniale. Il investit en milieu urbain et dans une certaine mesure permet l&rsquo;apparition d&rsquo;une urbanit&eacute; de type europ&eacute;en.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\tCONCLUSION<br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t&Agrave; partir de ces exemples, on voit ainsi comment il est possible de traiter de l&rsquo;histoire des quartiers europ&eacute;ens de<br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tTunis, en isolant les acteurs et les jeux de relations existant au sein d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; urbaine. Pour y parvenir, il est indispensable de centrer la r&eacute;flexion sur le choix de sources qui nous livrent les itin&eacute;raires des poss&eacute;dants tout comme les transformations du sol et des parcelles investies. Il est envisageable de faire une histoire au &laquo; ras du sol &raquo;, d&rsquo;isoler une histoire singuli&egrave;re pour r&eacute;v&eacute;ler les dynamiques structurantes de la ville. L&rsquo;analyse des microprocessus permet ainsi de reconstruire des groupes sociaux et des interrelations, de comprendre l&rsquo;&eacute;laboration des paysages que nous offrent une ville. L&rsquo;ambition est donc de prendre en compte les exp&eacute;riences sociales des acteurs, en les soumettant &agrave; un jeu d&rsquo;&eacute;chelles. On peut alors mieux appr&eacute;hender le comportement d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; urbaine tunisoise sous influence coloniale.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\tNotre prospection n&rsquo;est pas encore achev&eacute;e ; mais d&eacute;j&agrave; nous pouvons d&eacute;j&agrave; retracer ce qu&rsquo;a pu repr&eacute;senter, chez les habitants, l&rsquo;expansion de la ville. Jacques Berque d&eacute;crivait son d&eacute;veloppement comme une descente des hauteurs de la Casbah vers la ville europ&eacute;enne. Avec ce d&eacute;placement, c&rsquo;est le sens m&ecirc;me de la citadinit&eacute; tunisoise qui est requalifi&eacute;. Nous pouvons la formaliser au sein m&ecirc;me des diff&eacute;rents types de familles.<br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tLes vieux palais de la ville historique ont &eacute;t&eacute; d&eacute;laiss&eacute;s, les quartiers neufs investis, puis d&eacute;laiss&eacute;s. Le mode de valorisation de la propri&eacute;t&eacute; fonci&egrave;re est &agrave; l&rsquo;origine de cette mutation : c&rsquo;est un des aspects de la colonisation qui est &eacute;galement r&eacute;v&eacute;l&eacute;, l&rsquo;implantation coloniale en milieu urbain.<br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tTunis est bien l&rsquo;expression de cette intrusion europ&eacute;enne dans laquelle la ligne droite affronte la ligne courbe.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\tMais la mobilit&eacute; de la cit&eacute; et de ses habitants ne s&rsquo;est pas arr&ecirc;t&eacute;e pour autant. La disparition prochaine du quartier de la Petite Sicile et la transformation des fonctions des immeubles de la fin du XIXe si&egrave;cle dans le quartier<br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tLafayette, en sont la preuve. Certes l&rsquo;urbanisme colonial est encore rel&eacute;gu&eacute; dans l&rsquo;historiographie tunisienne &agrave; l&rsquo;oubli mais comme l&rsquo;&eacute;tait autrefois celui de la m&eacute;dina.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\tAujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est en direction des berges du lac et de la banlieue d&rsquo;El Nasr que d&eacute;vale encore Tunis, et c&rsquo;est une autre citadinit&eacute; qui s&rsquo;y exprime.<\/span><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<em>Il s&#39;agit d&#39;un extrait d&#39;un article que j&#39;ai r&eacute;dig&eacute; en 2002 dans la revue &quot;Correspondances &quot; de l&#39;IRMC.<\/em><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<em>Il y a aussi dans ce m&ecirc;me article une pr&eacute;sentation de la naissance de la Petite Sicile, extrait &eacute;galement repris &agrave; plusieurs reprises dans diff&eacute;rents sites et publications diverses.<\/em><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<em>Ce travail est accessible et largement diffus&eacute; &agrave; l&#39;adresse suivante :&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.academia.edu\/17467628\/La_construction_de_Tunis_ville_europ%C3%A9enne_et_ses_acteurs_de_1860_%C3%A0_1945\" title=\"https:\/\/www.academia.edu\/17467628\/La_construction_de_Tunis_ville_europ%C3%A9enne_et_ses_acteurs_de_1860_%C3%A0_1945\">https:\/\/www.academia.edu\/17467628\/La_construction_de_Tunis_ville_europ%C&#8230;<\/a><\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\tBonne lecture&#8230;<br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tChristophe Giudice<\/em><\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Histoire du quartier Lafayette de Tunis &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; La gen&egrave;se du quartier Lafayette est diff&eacute;rente de celle de la Petite Sicile. Son urbanisation est plus tardive. N&eacute;anmoins on note d&eacute;j&agrave; sur les plans Mouillot (1899), ou Tardy (1904), le trac&eacute; des rues Lafayette, Isly, qui forment l&rsquo;ossature du quartier. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":15263,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[178,18,13,1],"tags":[],"class_list":["post-543","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-bey","category-histoire","category-tunis","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/543","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=543"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/543\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15263"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=543"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=543"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=543"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}