{"id":545,"date":"2010-12-28T17:42:31","date_gmt":"2010-12-28T17:42:31","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=545"},"modified":"2010-12-28T17:42:31","modified_gmt":"2010-12-28T17:42:31","slug":"il-y-100-ans-le-premier-kibboutz-etait-fonde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/il-y-100-ans-le-premier-kibboutz-etait-fonde\/","title":{"rendered":"Il y a 100 ans, le premier kibboutz \u00e9tait fond\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div class=\"content\">\n<div>\n\t\tIl y a 100&nbsp;ans, le premier kibboutz &eacute;tait fond&eacute;<\/div>\n<div>\n<!--  AUTHOR END -->\t<\/div>\n<div>\n\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t\tAujourd&rsquo;hui, l&rsquo;id&eacute;al traditionnel d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; collectiviste et communautaire tend &agrave; dispara&icirc;tre<\/div>\n<div class=\"contentInserts\">\n<p>\n<!--BannerEnd-->\t\t<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div class=\"content\">\n<div>\n\t\tIl y a 100&nbsp;ans, le premier kibboutz &eacute;tait fond&eacute;<\/div>\n<div>\n<!--  AUTHOR END -->\t<\/div>\n<div>\n\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t\tAujourd&rsquo;hui, l&rsquo;id&eacute;al traditionnel d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; collectiviste et communautaire tend &agrave; dispara&icirc;tre<\/div>\n<div class=\"contentInserts\">\n<p>\n<!--BannerEnd-->\t\t<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n\t\tLe 28&nbsp;octobre 1910, deux femmes et huit hommes traversent le Jourdain en direction de l&rsquo;est. Ils s&rsquo;installent sur les rives du lac de Tib&eacute;riade et y fondent Degania &ndash; celle que l&rsquo;on nomme aujourd&rsquo;hui encore &laquo;la m&egrave;re de tous les kibboutz&raquo;. Ces pionniers issus de la deuxi&egrave;me <span>alyah <\/span>&ndash; litt&eacute;ralement &laquo;mont&eacute;e&raquo; ou &eacute;migration vers Isra&euml;l &ndash; avaient fui les pogroms de Russie et d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est pour venir s&rsquo;installer en Palestine. Impr&eacute;gn&eacute;s des courants r&eacute;volutionnaires et utopistes de la fin du XIXe&nbsp;si&egrave;cle, ils d&eacute;barquent en &laquo;Terre promise&raquo; avec pour seul et unique r&ecirc;ve celui d&rsquo;y construire une vie nouvelle.<\/div>\n<div>\n\t\tSans exploitants ni exploit&eacute;s<\/div>\n<div>\n\t\tLes nouveaux migrants vont alors profiter du Yishouv &ndash; l&rsquo;ensemble des Juifs pr&eacute;sents en Palestine avant la cr&eacute;ation de l&rsquo;Etat d&rsquo;Isra&euml;l &ndash; comme d&rsquo;un &laquo;laboratoire&raquo; pour l&rsquo;&eacute;dification d&rsquo;une nouvelle forme de soci&eacute;t&eacute; id&eacute;ale o&ugrave; tous les habitants vivraient libres et &eacute;gaux. Avec l&rsquo;aide du Fonds national juif, ils vont &ndash; le plus souvent &ndash; acheter des terres aux Arabes et y mener des exp&eacute;riences de villages communautaires.<\/div>\n<div>\n\t\tIl faut toutefois attendre la fondation de Degania pour qu&rsquo;une implantation se dote v&eacute;ritablement d&rsquo;une structure et d&rsquo;une organisation collectiviste. La raison est tr&egrave;s simple: ses habitants ne souhaitent plus travailler pour le compte d&rsquo;autrui mais veulent &shy;vivre des fruits de leur propre labeur. Suivant son exemple, de nombreuses collectivit&eacute;s s&rsquo;organisant autour du principe de la propri&eacute;t&eacute; commune des moyens de production et des biens de consommation vont alors fleurir aux quatre coins de la Palestine.<\/div>\n<div>\n\t\tL&rsquo;id&eacute;al d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; nouvelle n&rsquo;est cependant pas la seule raison de ce succ&egrave;s. La vie en communaut&eacute; r&eacute;pond aussi &agrave; des questions d&rsquo;ordre pratique. Face &agrave; l&rsquo;hostilit&eacute; de la terre sur laquelle ils arrivent &ndash; malaria, mar&eacute;cages dans le nord, d&eacute;sert au sud et b&eacute;douins qui ne voient pas forc&eacute;ment d&rsquo;un bon &oelig;il l&rsquo;arriv&eacute;e de nouveaux habitants &ndash; les migrants ont tout int&eacute;r&ecirc;t &agrave; mettre leurs forces en commun s&rsquo;ils entendent pouvoir y construire le foyer juif tant esp&eacute;r&eacute;. A l&rsquo;inverse, un village o&ugrave; chacun vivrait individuellement dans son propre coin ne serait pas viable. Les kibboutz vont ainsi devenir l&rsquo;un des piliers du sionisme et activement participer &agrave; la construction de l&rsquo;Etat d&rsquo;Isra&euml;l ainsi qu&rsquo;au dessin de ses futures fronti&egrave;res.<\/div>\n<\/div>\n<p>\n\tLorsqu&rsquo;ils s&rsquo;installent dans un kibboutz, les nouveaux arrivants abandonnent toute forme de bien personnel. Tout ce qui leur appartient personnellement est d&eacute;sormais propri&eacute;t&eacute; de la communaut&eacute;. Les d&eacute;cisions sont prises de mani&egrave;re d&eacute;mocratique et horizontale lors d&rsquo;assembl&eacute;es r&eacute;guli&egrave;res. Quant &agrave; l&rsquo;individualisme, il fait place &agrave; une vie communautaire qui se construit autour d&rsquo;activit&eacute;s sociales, &eacute;conomiques et culturelles partag&eacute;es. Le r&eacute;fectoire constitue g&eacute;n&eacute;ralement le centre n&eacute;vralgique du kibboutz. Autour, des logements, des &eacute;coles et des salles de soins sont &agrave; la disposition des habitants. Plus loin, dans la p&eacute;riph&eacute;rie, on retrouve les champs et les usines o&ugrave; des rotations s&rsquo;organisent entre les membres pour faire vivre &eacute;conomiquement la communaut&eacute;.<\/p>\n<p>\n\tCar le kibboutz ne vit pas en autarcie. Il commerce et engage m&ecirc;me du personnel provenant du monde ext&eacute;rieur. Par contre, l&rsquo;argent n&rsquo;existe pas en tant que tel &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du kibboutz. Les ressources &ndash; que ce soit des fruits ou des habits &ndash; ne s&rsquo;ach&egrave;tent pas mais sont toujours distribu&eacute;es de fa&ccedil;on &eacute;galitaire entre tous les habitants.<\/p>\n<p class=\"lead\">\n\tLa fin d&rsquo;une &eacute;poque<\/p>\n<p>\n\tCet id&eacute;al n&rsquo;aura pas surv&eacute;cu &agrave; la globalisation et &agrave; la crise &eacute;conomique et d&eacute;mographique des ann&eacute;es 1980. M&ecirc;me si en 2010 &ndash; ann&eacute;e de son centenaire &ndash; il y a toujours plus de 120&thinsp;000 personnes qui vivent dans quelque 270 kibboutz en Isra&euml;l et en Cisjordanie, le mod&egrave;le traditionnel est devenu minoritaire. La plupart des membres travaillent aujourd&rsquo;hui en dehors du kibboutz. Ils donnent toujours un pourcentage de leur salaire afin de couvrir les d&eacute;penses communes mais la distribution des ressources se fait de plus en plus souvent en fonction des revenus de chacun. Pour certains, cela prouve que le kibboutz en tant que projet de soci&eacute;t&eacute; n&rsquo;existe plus.&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &nbsp; Il y a 100&nbsp;ans, le premier kibboutz &eacute;tait fond&eacute; &nbsp; Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;id&eacute;al traditionnel d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; collectiviste et communautaire tend &agrave; dispara&icirc;tre<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":15264,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[12,270,44,315,1],"tags":[],"class_list":["post-545","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-israel","category-le-jourdain","category-russie","category-tibeacuteriade","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/545","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=545"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/545\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15264"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=545"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=545"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=545"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}