{"id":5529,"date":"2012-11-08T19:16:16","date_gmt":"2012-11-08T19:16:16","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=5529"},"modified":"2012-11-08T19:16:16","modified_gmt":"2012-11-08T19:16:16","slug":"inceste-mariage-homosexuel-et-injustice-daniel-sibony","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/inceste-mariage-homosexuel-et-injustice-daniel-sibony\/","title":{"rendered":"Inceste, mariage homosexuel et injustice (Daniel Sibony)"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tInceste, mariage homosexuel et injustice (Daniel Sibony)<\/p>\n<div>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tOn r&eacute;apprend bien des choses essentielles &agrave; l&rsquo;occasion de nos probl&egrave;mes de soci&eacute;t&eacute; &ndash; comme la vari&eacute;t&eacute; des incestes, la question du mariage homo, et autres sujets &ldquo;pr&eacute;occupants&rdquo;&hellip; Sans entamer le m&eacute;rite des experts qui arpentent le terrain, notamment des anthropologues qui nous classifient les incestes, on peut rappeler que la vieille Bible en donne un large &eacute;ventail, la fameuse Loi de Mo&iuml;se (qui fut interdite de lecture dans l&rsquo;Occident catholique pendant des si&egrave;cles, au motif que, puisqu&rsquo;on avait la &ldquo;gr&acirc;ce&rdquo;, pourquoi mieux conna&icirc;tre la loi dite symbolique? ). On y trouve donc (L&eacute;vitique XVIII) un r&eacute;pertoire des interdits de l&rsquo;inceste, bien au-del&agrave; du p&egrave;re et de la m&egrave;re. Bien s&ucirc;r, &ldquo;Ne d&eacute;voile pas la nudit&eacute; de ton p&egrave;re et de ta m&egrave;re&rdquo;, mais aussi celle de ta demi-s&oelig;ur, &ldquo;celle de la fille de ton fils ou de ta fille, de la fille de la femme de ton p&egrave;re&rdquo; et aussi &ldquo;la nudit&eacute; de ton oncle ou de ta tante, ou de la femme de ton oncle&rdquo;, etc&hellip; L&rsquo;int&eacute;ressant est que dans la foul&eacute;e (verset 17), on a ceci:&nbsp;Ne d&eacute;voile pas la nudit&eacute; d&rsquo;une femme et de sa fille, tu ne la d&eacute;voileras point.Autrement dit: on ne m&eacute;lange pas les g&eacute;n&eacute;rations dans le rapport sexuel. On sait que la fille du coureur Anquetil fut &eacute;voqu&eacute;e r&eacute;cemment sur ce th&egrave;me, fille qu&rsquo;il a eue avec la fille de sa femme; et chacun a pu voir que la promotion de son livre (celui de la petite fille du coureur) tenait au fait que c&rsquo;est un inceste, que c&rsquo;est per&ccedil;u comme tel, et qu&rsquo;en m&ecirc;me temps son auteure s&rsquo;est employ&eacute;e &agrave; le d&eacute;nier. (Aujourd&rsquo;hui, les incestes vont de pair avec leur d&eacute;ni&hellip;).<\/p>\n<p>\n\t\tOn conna&icirc;t l&agrave;-dessus le discours &ldquo;psy&rdquo; standard : ces incestes (du deuxi&egrave;me ou troisi&egrave;me ordre&hellip;) sont nocifs parce qu&rsquo;ils d&eacute;truisent la &ldquo;place du tiers&rdquo;; disons qu&rsquo;ils d&eacute;bilisent la relation et la parole. A quoi les r&eacute;alistes peuvent r&eacute;torquer qu&rsquo;ailleurs aussi, sans ces rapports incestueux, les rapports d&eacute;biles peuvent r&eacute;gner. De fait, si le coureur Anquetil jouissait de la fille de sa femme, et l&rsquo;emp&ecirc;chait d&rsquo;&ecirc;tre un tiers dans sa relation avec celle-ci, il n&rsquo;en respectait pas moins le &ldquo;tiers&rdquo;, par ailleurs; le tiers social notamment&hellip; De sorte que l&agrave; o&ugrave; le discours &ldquo;psy&rdquo; standard croit donner la &ldquo;vraie raison&rdquo; de l&rsquo;interdit de l&rsquo;inceste, &agrave; savoir l&rsquo;effacement du tiers, il ne dit en fait pas grand-chose; car cet interdit n&rsquo;est simplement pas r&eacute;ductible aux raisons, mais rel&egrave;ve d&rsquo;un ancrage dans l&rsquo;&ecirc;tre et dans sa transmission.<\/p>\n<p>\n\t\tSi j&rsquo;&eacute;voque ces interdits, que d&rsquo;aucuns apr&egrave;s tout peuvent bien mettre au compte des bondieuseries, c&rsquo;est pour pointer qu&rsquo;ils sont pr&eacute;sent&eacute;s comme des lois de l&rsquo;&rdquo;&ecirc;tre&rdquo;, des lois de vie: l&rsquo;&ecirc;tre humain a pour loi de se transmettre en tant qu&rsquo;humain. Or voil&agrave; que le m&ecirc;me texte, auquel on peut accorder, au moins un int&eacute;r&ecirc;t ethnologique -, dans la foul&eacute;e de ces interdits, &eacute;nonce: interdit de coucher avec un homme&nbsp;comme avec une femme. Ce qu&rsquo;on peut entendre ainsi: que deux hommes se donnent mutuellement du plaisir, &ccedil;a les regarde, mais on interdit que l&rsquo;un d&rsquo;eux se prenne (ou soit pris) pour une femme. C&rsquo;est comme si le texte nous rappelait son principe de la &ldquo;cr&eacute;ation&rdquo;: le genre humain &eacute;merge dans le monde, dans la vie, en tant qu&rsquo;homme et que femme. Autrement dit, lapremi&egrave;re&nbsp;fois (toujours renouvel&eacute;e) que l&rsquo;humain prend pied dans la cr&eacute;ation, c&rsquo;est-&agrave;-dire dans la transmission de la vie humaine, c&rsquo;est en tant qu&rsquo;homme et que femme. Donc, pas de couple symboliquement investi qui exclue la femme, ou l&rsquo;homme. L&rsquo;id&eacute;e c&rsquo;est que transmettre le genre humain, c&rsquo;est renouveler sa cr&eacute;ation; or la cr&eacute;ation de l&rsquo;humain veut qu&rsquo;il soit homme et femme. Cette singularit&eacute;, le texte y tient tr&egrave;s fort.<\/p>\n<p>\n\t\tEt voici qu&rsquo;en parlant de tout cela, en groupe, un ado s&rsquo;est &eacute;cri&eacute;: &ldquo;Mais c&rsquo;est le mariage homo, cette histoire!&rdquo; -&rdquo;Chut ! ont dit les adultes, il ne faut pas parler de &ccedil;a, c&rsquo;est casse-cou!&rdquo; -L&rsquo;ado insiste: &ldquo;Pourquoi faut-il un mariage pour deux hommes ou pour deux femmes?&rdquo; Un adulte r&eacute;pond: &ldquo;Ils veulent avoir les m&ecirc;mes droits que les autres !&rdquo; L&rsquo;ado r&eacute;plique: &ldquo;C&rsquo;est comme si on disait que les Noirs doivent avoir le droit d&rsquo;&ecirc;tre blancs. Ils peuvent avoir les m&ecirc;mes droits que les Blancs, mais pas le droit d&rsquo;&ecirc;tre blancs, puisqu&rsquo;ils sont noirs. Les couples homos peuvent avoir les m&ecirc;mes droits que les autres qui se marient, mais pas le droit d&rsquo;&ecirc;tre mari&eacute;s. Pas le droit pour l&rsquo;un des deux de jouer la femme s&rsquo;il est homme ou de jouer l&rsquo;homme s&rsquo;il est femme. Ou alors qu&rsquo;ils jouent &agrave; &ccedil;a entre eux mais pourquoi la loi doit-elle entrer dans ce jeu ?&rdquo; L&rsquo;adulte &eacute;tait souffl&eacute;. L&rsquo;autre l&rsquo;assaille: &ldquo;Pourquoi, d&rsquo;apr&egrave;s toi, ils veulent le mariage? L&rsquo;adulte s&rsquo;esquive : &ldquo;Certains le veulent, d&rsquo;autres non. Ce qui est s&ucirc;r, c&rsquo;est que les politiques ne veulent pas para&icirc;tre ringards en leur refusant ce droit.&rdquo;<\/p>\n<p>\n\t\t-&rdquo;Mais le mariage ce n&rsquo;est pas un droit ! dit l&rsquo;ado, c&rsquo;est une situation, une d&eacute;cision. Et on ne peut pas d&eacute;cider qu&rsquo;on est une femme si on est un homme ou l&rsquo;inverse. Et puis, tu ne r&eacute;ponds pas &agrave; la question : pourquoi ceux qui le veulent, le veulent?&rdquo;<\/p>\n<p>\n\t\tIl m&rsquo;a sembl&eacute; que l&rsquo;ado butait sur ceci: les homos, en &eacute;tant homosexuels, [en faveur du &quot;mariage gay&quot;] s&rsquo;opposent au couple de leurs parents; ce n&rsquo;est pas seulement une diff&eacute;rence, c&rsquo;est une opposition, ils font opposition. Puis ils la font reconna&icirc;tre, comme &ldquo;diff&eacute;rence&rdquo;, et apr&egrave;s avoir marqu&eacute; leur diff&eacute;rence, ils veulent aussi la &ldquo;diff&eacute;rence&rdquo; de l&rsquo;autre, le mariage. Et voil&agrave; que l&rsquo;autre, repr&eacute;sent&eacute; par la loi, semble se sentir coupable envers eux (mais coupable de quoi ?), et il est pr&ecirc;t &agrave; la leur donner, cette diff&eacute;rence, incarn&eacute;e par le mariage. Comme pour leur montrer &agrave; quel point il veut leur bonheur : qu&rsquo;ils puissent choisir d&rsquo;&ecirc;tre &ldquo;normaux&rdquo; tout en &eacute;tant homos.<\/p>\n<p>\n\t\tPour ma part, un autre aspect m&rsquo;int&eacute;ressait : l&rsquo;effet de retour d&rsquo;une telle mesure sur le mariage ordinaire. Pour l&rsquo;instant, des gens affichent que : &ldquo;Ma foi, pourquoi pas, le mariage pour les homos ? Puisqu&rsquo;ils le veulent, qu&rsquo;est-ce que &ccedil;a enl&egrave;ve aux autres ?&hellip;&rdquo; Comme si le symbole &ldquo;mariage&rdquo; appartenait aux gens mari&eacute;s et qu&rsquo;ils l&rsquo;offraient aussi aux autres car ils sont g&eacute;n&eacute;reux, sans pr&eacute;jug&eacute;s.<\/p>\n<p>\n\t\tCela s&rsquo;est d&eacute;j&agrave; vu qu&rsquo;on donne &agrave; une minorit&eacute; un titre convoit&eacute;, qu&rsquo;on ne veut pas para&icirc;tre se r&eacute;server, et une fois qu&rsquo;elle l&rsquo;a et qu&rsquo;elle voit que cela ne r&eacute;sout pas son probl&egrave;me, elle voit qu&rsquo;en un sens elle n&rsquo;a rien, et que ce titre arrach&eacute; &agrave; la culpabilit&eacute; de l&rsquo;autre (qui, lui, croyait l&rsquo;avoir) n&rsquo;a plus de valeur.<\/p>\n<p>\n\t\tDe fait, ce point obscur s&rsquo;est &eacute;clair&eacute; : les mouvements homo[sexuels] (d&rsquo;hommes ou de femmes) se posaient, socialement, comme lib&eacute;r&eacute;s des conventions; et voil&agrave; qu&rsquo;ils les revendiquent : comme si d&rsquo;avoir en main &ldquo;sa diff&eacute;rence&rdquo;&nbsp;et celle de l&rsquo;autre&nbsp;l&rsquo;emportait soudain sur le reste, sur tout progr&egrave;s personnel ou social. Sont en jeu le fantasme d&rsquo;&ecirc;tre approuv&eacute; par la loi qu&rsquo;on transgresse; le fantasme de l&rsquo;avoir en main&hellip; Et la loi, bizarrement, semble pr&ecirc;te &agrave; se faire &ldquo;avoir&rdquo;. Autre forme : une fois qu&rsquo;on a montr&eacute; que &ldquo;le mariage ne veut plus rien dire&rdquo;, on d&eacute;cide de l&rsquo;accorder aux homosexuels. Autre forme encore, plus vulgaire, de ce paradoxe (o&ugrave; l&rsquo;on r&eacute;clame ce qu&rsquo;on rejette) : si la loi avait accord&eacute; aux homos les avantages des gens mari&eacute;s, &ldquo;on n&rsquo;en serait pas l&agrave; aujourd&rsquo;hui&rdquo;&nbsp;(sic). A quoi certains peuvent r&eacute;pondre : si ce n&rsquo;est qu&rsquo;une affaire de sous, on peut toujours s&rsquo;arranger.<\/p>\n<p>\n\t\tL&rsquo;id&eacute;e du choix, elle, fr&ocirc;le aussi le fantasme; comme en t&eacute;moigne cette parole d&rsquo;un patient :&nbsp;Je consid&egrave;re que cet homme n&rsquo;est pas mon p&egrave;re, car je ne l&rsquo;aime plus. Mais oui, on doit pouvoir choisir son p&egrave;re ! D&rsquo;autres fantasmes sont plus touchants, comme le fameux &ldquo;Lib&eacute;rons la mari&eacute;e!&rdquo; de certains homos soixante-huitards : en effet, c&rsquo;est un fantasme typique d&rsquo;homo durs (voir l&agrave;-dessus mon livre&nbsp;Perversions)&nbsp;de croire que la m&egrave;re &ldquo;n&rsquo;a rien &agrave; foutre avec ce type (le p&egrave;re), qui la viole visiblement, au lieu de la laisser &agrave; sa puret&eacute; virginale&rdquo;.<\/p>\n<p>\n\t\tOn pourrait en dire plus sur le mariage, sujet si mal et si peu abord&eacute;, mais ce n&rsquo;est peut-&ecirc;tre pas le lieu. Car au-del&agrave; de tout ceci, il se peut que la question pos&eacute;e soit celle de l&rsquo;injustice, sur un mode un peu &eacute;trange : &ldquo;Il est injuste que certains puissent se marier et d&rsquo;autres pas&hellip;&rdquo; En creusant ce point, on retrouve la tendance &agrave; penser l&rsquo;injustice non pas comme un &eacute;v&eacute;nement o&ugrave; un sujet est l&eacute;s&eacute; parce que l&rsquo;autre lui prend une part de jouissance, mais comme une diff&eacute;rence entre deux &eacute;tats, ou deux situations. Il y a des responsables cr&eacute;atifs qui gagnent plus que des ex&eacute;cutants, il y a des gens qui partent en vacances et d&rsquo;autres pas, sans qu&rsquo;on puisse dire que les premiers prennent leurs vacances sur les seconds. Le social peut certes se mobiliser pour offrir des vacances &agrave; ceux qui ne partent pas, mais ce serait alors un don, et non la r&eacute;paration d&rsquo;une injustice. Que prennent donc ceux qui se marient &agrave; ceux qui ne peuvent se marier, &eacute;tant deux hommes ou deux femmes? Et que peut-on donner &agrave; ceux-ci sinon le d&eacute;ni d&rsquo;une r&eacute;alit&eacute;? Et eux, que peuvent-ils donner pour avoir ce &ldquo;privil&egrave;ge&rdquo; des gens mari&eacute;s ? Que l&rsquo;un des deux hommes s&rsquo;habille en blanc et tienne un bouquet ? Que l&rsquo;une des deux femmes soit en smoking ? Certains couples ordinaires trouveraient malsaine la parodie si la loi devait la &ldquo;b&eacute;nir&rdquo;. A moins que la loi ne devienne encore plus gestionnaire, et qu&rsquo;un symbole de plus ne tombe &agrave; l&rsquo;eau si personne n&rsquo;ose en r&eacute;pondre ?<\/p>\n<p>\n\t\tPlus subtilement, on a un discours social qui affiche la culpabilit&eacute; pour se donner &agrave; bon compte un haut niveau moral. Dans ce discours, la culpabilit&eacute; est une tactique de pouvoir : si on se pose comme coupable des probl&egrave;mes de &ldquo;ces gens&rdquo; on les tient en son pouvoir (c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs la derni&egrave;re tactique des ex puissances coloniales envers les peuples qu&rsquo;elles dominaient autrefois : si leurs malheurs sont de notre faute, c&rsquo;est que nous pouvons faire leur bonheur&hellip;). Ce discours, arrang&eacute; par les nantis (qui d&eacute;tiennent l&rsquo;image ou la parole, ou l&rsquo;argent qui y donne acc&egrave;s) diffuse un sentiment de faute d&egrave;s qu&rsquo;il y a diff&eacute;rence entre deux &eacute;tats. Il s&rsquo;offre le luxe de l&rsquo;appeler injustice, mais il a tendance &agrave; se porter vers les &ldquo;injustices&rdquo; qui ne co&ucirc;tent rien &agrave; r&eacute;parer, sachant qu&rsquo;en outre le coupable de ces injustices est abstrait, c&rsquo;est la &ldquo;soci&eacute;t&eacute;&rdquo;, sur laquelle on a peu de prise. De sorte que les choses restent &agrave; peu pr&egrave;s en l&rsquo;&eacute;tat. Mais de temps &agrave; autre on fait une loi qui ne co&ucirc;te rien, on &ldquo;r&eacute;pare&rdquo; sur un mode qui ne co&ucirc;te rien mais dont les autres, plus tard, paieront l&rsquo;effet; et paieront pour commencer l&rsquo;hypocrisie de leurs a&icirc;n&eacute;s.<\/p>\n<p>\n\t\tDaniel SIBONY est bien connu de nos lecteurs. Il est Psychanalyste et &eacute;crivain. Il vient de publier :&nbsp;les sens du rire et de l&rsquo;humour (Odile Jacob)<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Inceste, mariage homosexuel et injustice (Daniel Sibony) &nbsp; &nbsp; On r&eacute;apprend bien des choses essentielles &agrave; l&rsquo;occasion de nos probl&egrave;mes de soci&eacute;t&eacute; &ndash; comme la vari&eacute;t&eacute; des incestes, la question du mariage homo, et autres sujets &ldquo;pr&eacute;occupants&rdquo;&hellip; Sans entamer le m&eacute;rite des experts qui arpentent le terrain, notamment des anthropologues qui nous classifient les&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":17474,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[305,10,1],"tags":[],"class_list":["post-5529","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-daniel-sibony","category-france","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5529","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5529"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5529\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/17474"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5529"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5529"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5529"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}