{"id":5613,"date":"2012-11-20T18:36:48","date_gmt":"2012-11-20T18:36:48","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=5613"},"modified":"2012-11-20T18:36:48","modified_gmt":"2012-11-20T18:36:48","slug":"comment-abou-jihad-fut-liquide-tunis-par-un-commando-de-tsahal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/comment-abou-jihad-fut-liquide-tunis-par-un-commando-de-tsahal\/","title":{"rendered":"Comment Abou Jihad fut liquid\u00e9 a Tunis par un commando de Tsahal"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tComment Abou Jihad fut liquid&eacute; par un commando de Tsahal<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t\tPar Martin Perez<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tPr&egrave;s d&#39;un quart de si&egrave;cle apr&egrave;s, la censure militaire a accept&eacute; de lever certains secrets sur la mort du num&eacute;ro 2 de l&#39;OLP &agrave; Tunis en 1988. M&ecirc;me si Isra&euml;l ne l&#39;avait jusqu&#39;&agrave; pr&eacute;sent jamais reconnu officiellement, personne n&#39;a jamais dout&eacute; que le bras vengeur qui avait abattu Abou Djihad (photo), le num&eacute;ro 2 de l&#39;OLP, dans sa villa de Tunis en 1988, &eacute;tait celui de Tsahal.&nbsp;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tPour la premi&egrave;re fois, des d&eacute;tails in&eacute;dits de l&#39;op&eacute;ration men&eacute;e par un commando isra&eacute;lien ont &eacute;t&eacute; r&eacute;v&eacute;l&eacute;s la semaine derni&egrave;re par le quotidien Yedioth Aharonoth. La publication de l&#39;article, sous la forme d&#39;une interview d&#39;un des membres du commando, n&#39;a &eacute;t&eacute; autoris&eacute;e qu&#39;&agrave; l&#39;issue de plusieurs mois de n&eacute;gociations entre le journal et la censure militaire.<\/p>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tLa liquidation d&#39;Abou Djihad, de son vrai nom Khalil al-Wazir, men&eacute;e dans la nuit du 15 au 16 avril 1988 &agrave; 2300 kilom&egrave;tres des c&ocirc;tes isra&eacute;liennes est rest&eacute;e comme l&#39;une des actions d&#39;&eacute;clat de la fameuse &quot;say&eacute;r&egrave;te matkal&quot;, l&#39;unit&eacute; d&#39;&eacute;lite connue &eacute;galement sous le nom du &quot;commando de l&#39;&eacute;tat-major&quot;. Cette mission visait &agrave; d&eacute;capiter la premi&egrave;re Intifada palestinienne, qui avait &eacute;clat&eacute; un an plus t&ocirc;t, dont Abou Djihad &eacute;tait le dirigeant. L&#39;op&eacute;ration fut conduite par un groupe de 26 soldats, d&eacute;barqu&eacute;s dans le plus grand secret sur une plage de Tunis.<\/p>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tLe commando &eacute;tait dirig&eacute; par Mosh&eacute; Ayalon, l&#39;actuel ministre des Affaires strat&eacute;giques. L&#39;adjoint de Mosh&eacute; Ayalon, Nahoum Lev s&#39;&eacute;tait confi&eacute; au Yedioth Aharonoth il y a plus d&#39;une d&eacute;cennie avant de mourir en 2000 dans un accident de moto. Durant toutes ces ann&eacute;es, ses confidences ont &eacute;t&eacute; soumises &agrave; la censure qui ne vient donc d&#39;&ecirc;tre lev&eacute;e que vingt-quatre ans apr&egrave;s les faits.<\/p>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t&laquo; J&#39;ai tir&eacute; sur lui sans la moindre h&eacute;sitation &raquo;. D&egrave;s leur arriv&eacute;e sur la plage de Tunis, le commando de la say&eacute;r&egrave;te matkal s&#39;&eacute;tait scind&eacute; en deux groupes. Le plus grand nombre &eacute;tait rest&eacute; en appui logistique, tandis que huit hommes en civils conduits par Nahoum Lev s&#39;&eacute;taient dirig&eacute;s vers la villa d&#39;Abu Djihad. Gr&acirc;ce &agrave; des complicit&eacute;s locales, les tueurs avaient &agrave; leur disposition des v&eacute;hicules immatricul&eacute;s en Tunisie &agrave; bord desquels ils s&#39;&eacute;taient approch&eacute;s jusqu&#39;&agrave; 500 m&egrave;tres de la r&eacute;sidence du leader palestinien, situ&eacute;e dans un quartier chic et r&eacute;sidentiel de Tunis. Tout &eacute;tait all&eacute; ensuite tr&egrave;s vite, mais les d&eacute;tails r&eacute;v&eacute;l&eacute;s par l&#39;ancien adjoint de Mosh&eacute; Ayalon m&eacute;ritent qu&#39;on s&#39;y arr&ecirc;te. Accompagn&eacute; d&#39;un soldat d&eacute;guis&eacute; en femme, afin de passer pour un couple en balade nocturne, Lev s&#39;&eacute;tait approch&eacute; d&#39;un air nonchalant sur le trottoir longeant la maison. Lui aussi habill&eacute; en civil, &agrave; la mode tunisienne, il tenait dans ses mains une bo&icirc;te de chocolats dans laquelle &eacute;tait dissimul&eacute; un pistolet muni d&#39;un silencieux.<\/p>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tIl n&#39;est pas possible de r&eacute;v&eacute;ler tous les secrets de cette op&eacute;ration, mais il va sans dire que le commando b&eacute;n&eacute;ficiait de renseignements tr&egrave;s pr&eacute;cis sur la localisation du domicile priv&eacute; d&#39;Abou Djihad et sur ses habitudes quotidiennes. Arriv&eacute; &agrave; la hauteur de la villa, le &quot;couple d&#39;amoureux&quot; &eacute;tait pass&eacute; &agrave; l&#39;action. Un garde du corps palestinien sommeillant dans sa voiture fut abattu avant que le signal ne soit donn&eacute; au reste du commando de prendre d&#39;assaut la villa. Un second garde qui venait de se r&eacute;veiller fut &eacute;galement tu&eacute; sans avoir eu le temps de d&eacute;gainer son arme. Un jardinier, qui dormait dans la cave, connut malheureusement le m&ecirc;me sort. &laquo; Dommage pour lui, mais quand on m&egrave;ne ce genre d&#39;op&eacute;rations, nous devons &eacute;liminer toute r&eacute;sistance potentielle &raquo;, a regrett&eacute; Nahoum Lev lors de l&#39;interview. En quelques fractions de seconde, les membres du commando avaient ensuite gravi les escaliers pour liquider le chef de l&#39;Intifada dans sa chambre &agrave; coucher. Alert&eacute; par le bruit, Abou Djhihad avait tent&eacute; de bondir de son lit, un pistolet &agrave; la main. &laquo; Un membre du commando qui se trouvait en t&ecirc;te avec moi a tir&eacute; le premier.<\/p>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tPuis j&#39;ai tir&eacute; sur lui une longue rafale en veillant &agrave; ne pas toucher son &eacute;pouse qui se trouvait dans la chambre et qui hurlait de terreur &raquo;, a racont&eacute; l&#39;adjoint de Mosh&eacute; Ayalon. &laquo; Il a &eacute;t&eacute; tu&eacute; sur le coup. Mais une fois au sol, d&#39;autres membres du commando ont aussi tir&eacute; pour s&#39;assurer qu&#39;il &eacute;tait bien mort &raquo;. Nahoum Lev conclut son r&eacute;cit de la mani&egrave;re suivante : &laquo; J&#39;ai tir&eacute; sur lui sans la moindre h&eacute;sitation. Il &eacute;tait vou&eacute; &agrave; mourir. Il &eacute;tait m&ecirc;l&eacute; &agrave; d&rsquo;horribles crimes contre des civils isra&eacute;liens &raquo;. Apr&egrave;s la fin de la premi&egrave;re Intifada, vint l&#39;heure des accords d&#39;Oslo. La veuve d&#39;Abu Djihad, Intissar Al-Wazir, fut nomm&eacute;e ministre des Affaires sociales dans le premier gouvernement palestinien. Son fils Jihad al-Wazir, est aujourd&#39;hui gouverneur de l&#39;Autorit&eacute; mon&eacute;taire palestinienne.<\/p>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tArticle publi&eacute; dans Actualit&eacute; Juive n&deg;1231 du jeudi 15 novembre 2012<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Comment Abou Jihad fut liquid&eacute; par un commando de Tsahal &nbsp; Par Martin Perez Pr&egrave;s d&#39;un quart de si&egrave;cle apr&egrave;s, la censure militaire a accept&eacute; de lever certains secrets sur la mort du num&eacute;ro 2 de l&#39;OLP &agrave; Tunis en 1988. 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