{"id":563,"date":"2015-06-02T23:52:04","date_gmt":"2015-06-02T23:52:04","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=563"},"modified":"2015-06-02T23:50:52","modified_gmt":"2015-06-02T23:50:52","slug":"lemigration-des-juifs-tunisiens-vers-israel-1948-1967","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/lemigration-des-juifs-tunisiens-vers-israel-1948-1967\/","title":{"rendered":"L\u2019\u00e9migration des juifs tunisiens vers Isra\u00ebl (1948-1967)"},"content":{"rendered":"<p>\n\tL&#39;&eacute;migration des juifs tunisiens vers Isra&euml;l (1948-1967)<\/p>\n<div id=\"colonne_principale\">\n<div id=\"pagearticle\">\n<p>\n<!-- Share Box -->\t\t<\/p>\n<div class=\"share-box-top1\">\n<p>\n\t\t\t\t<span class=\"fb_share_size_Small fb_share_count_wrapper\"><span class=\"fb_share_count fb_share_no_count fb_share_count_top\"><span class=\"fb_share_count_inner\"><a count=\"0\" href=\"http:\/\/www.facebook.com\/sharer.php?u=http%3A%2F%2Fwww.jeuneafrique.com%2FArticle%2FLIN28095lmigrlarsis0%2F&amp;t=L'%C3%A9migration%20des%20juifs%20tunisiens%20vers%20Isra%C3%ABl%20(1948-1967)&amp;src=sp\" name=\"fb_share\" rendered=\"true\" type=\"box_count\" url=\"http:\/\/www.jeuneafrique.com\/Article\/LIN28095lmigrlarsis0\/\">&nbsp;<\/a><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/p><\/div>\n<div class=\"formMessage\" id=\"envoyer2\">\n<p>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<p>\n<!-- \/ Boite a outil + signature --><!-- Texte -->\t\t<\/p>\n<p>\n\t\t\tEn 1948-1949, l&#39;aliyah (&eacute;migration des juifs vers Isra&euml;l) &agrave; partir de la Tunisie est organis&eacute;e par le Mossad le-&#39;Aliyah Bet, qui n&#39;avait pas obtenu de statut l&eacute;gal en Tunisie, mais les autorit&eacute;s coloniales fran&ccedil;aises ont toujours ferm&eacute; les yeux sur ses activit&eacute;s tant que ses agents faisaient montre de discr&eacute;tion. Ainsi, pr&egrave;s de 6 200 &eacute;migrants juifs tunisiens ont pu rejoindre Isra&euml;l via Alger et Marseille durant ces deux ann&eacute;es.<br \/>\n\t\t\tAu d&eacute;but de 1950, le d&eacute;partement de l&#39;&eacute;migration de l&#39;Agence juive remplace le Mossad le-&#39;Aliyah Bet en Tunisie. La France accepte alors d&#39;accorder un statut l&eacute;gal &agrave; ce nouvel organe afin de permettre &agrave; Isra&euml;l de conduire les op&eacute;rations d&#39;&eacute;migration dans de meilleures conditions. Cette ann&eacute;e-l&agrave;, 3 725 juifs tunisiens &eacute;migrent en Isra&euml;l. Les ann&eacute;es suivantes, ce chiffre passe &agrave; 3 414 (1951), 2 548 (1952), 606 (1953), 2 651 (1954), 6 104 (1955) et 2 362 (1967).<br \/>\n\t\t\tAvec la l&eacute;galisation de l&#39;&eacute;migration juive par la R&eacute;sidence de France, l&#39;Agence juive ouvre un bureau sp&eacute;cial &agrave; Tunis dirig&eacute; par Nahum Dwinger, puis des annexes dans d&#39;autres villes du pays. Ces bureaux, anim&eacute;s par des Isra&eacute;liens et des activistes juifs locaux, organisent l&#39;&eacute;migration d&#39;une majeure partie des populations juives de Sousse, Sfax et Tunis, aussi bien que du Sud (Ben Guerdane, M&eacute;denine, Gafsa, Gab&egrave;s et Djerba).<br \/>\n\t\t\tD&#39;autres d&eacute;partements de l&#39;Agence juive, engag&eacute;s dans l&#39;&eacute;ducation sioniste, l&#39;&eacute;migration des jeunes et le mouvement des scouts, sont &eacute;galement actifs, avec l&#39;accord tacite de l&#39;administration fran&ccedil;aise, au sein de ces communaut&eacute;s entre 1950-1951. Parmi ces d&eacute;partements, celui des juifs du Moyen-Orient, charg&eacute; de mettre en place des dispositifs pour la formation en mati&egrave;re d&#39;autod&eacute;fense. Ce d&eacute;partement, qui fonctionne dans d&#39;autres pays du Maghreb et du Moyen-Orient, pr&eacute;parait les jeunes juifs &agrave; prot&eacute;ger leurs communaut&eacute;s contre les violences dont elles pouvaient &ecirc;tre la cible, particuli&egrave;rement apr&egrave;s la guerre de 1948. Les forces d&#39;autod&eacute;fense &#8211; form&eacute;es principalement &agrave; Sousse, Gab&egrave;s, Djerba et Tunis &#8211; sont ill&eacute;gales et clandestines. &Agrave; partir de 1952, c&#39;est Moshe Hababo-Arnon, un Isra&eacute;lien originaire du kibboutz de Regavim, qui prend leur direction, avec l&#39;assistance de juifs locaux dont il avait assur&eacute; personnellement l&#39;entra&icirc;nement.<br \/>\n\t\t\tAinsi, vers la fin de 1950, 50 hommes ont d&eacute;j&agrave; re&ccedil;u une formation &agrave; Tunis et 60 autres nouvelles recrues sont entra&icirc;n&eacute;es. La cellule de Tunis poss&egrave;de revolvers, mitraillettes et fusils. Ce groupe collabore, par ailleurs, avec un pharmacien local qui fabrique des grenades artisanales. &Agrave; Sousse, un non-Isra&eacute;lien est en charge de l&#39;op&eacute;ration, assist&eacute; par sept instructeurs. Le nombre de stagiaires y atteint une vingtaine en novembre 1950. Ils ont &agrave; leur disposition revolvers et mitraillettes.<br \/>\n\t\t\tLe dispositif mis en place &agrave; Sfax est plus modeste : un instructeur en charge d&#39;une quinzaine d&#39;hommes utilisant trois revolvers. &Agrave; Gab&egrave;s, il y a cinq instructeurs locaux et dix-huit activistes, qui ont aussi des armes en leur possession. La ville &eacute;merge, d&egrave;s la fin des ann&eacute;es 1940 comme un important centre de la Jeunesse sioniste et des nationalistes du N&eacute;o-Destour. Le plus important centre de la r&eacute;gion est cependant bas&eacute; &agrave; Djerba, o&ugrave; le nombre d&#39;activistes atteint la cinquantaine.<br \/>\n\t\t\t&Agrave; Tunis, le QG clandestin des forces d&#39;autod&eacute;fense est tr&egrave;s actif. Sous la conduite de Hababo-Arnon, aid&eacute; par son adjoint local Zvi Tanoudji, les activistes juifs impriment des documents pour vulgariser les techniques d&#39;autod&eacute;fense. Tanoudji a une autre responsabilit&eacute; : prendre contact avec les marchands d&#39;armes. Quant aux exercices de tir, ils sont men&eacute;s dans des terrains vagues hors de Tunis. Trente-six heures sont consacr&eacute;es chaque mois aux entra&icirc;nements de judo et &agrave; l&#39;utilisation de couteaux et de triques. Un journal secret est aussi publi&eacute;, qui reproduit messages cod&eacute;s pour les activistes des diff&eacute;rentes communaut&eacute;s. Une fois lue et d&eacute;cod&eacute;e, la publication est aussit&ocirc;t d&eacute;truite.<br \/>\n\t\t\tChaque activiste recrut&eacute; au sein des cellules clandestines signe un engagement dans lequel il fait serment de rester fid&egrave;le aux principes de l&#39;organisation. Le document est ensuite d&eacute;truit &agrave; son insu. Un comit&eacute; sp&eacute;cial est aussi form&eacute; pour punir ceux qui violent le code d&#39;honneur, informent les autorit&eacute;s de leurs activit&eacute;s ou d&eacute;noncent leurs camarades. En 1952, apr&egrave;s l&#39;&eacute;migration en Isra&euml;l de leurs principaux responsables, ces cellules sont d&eacute;mantel&eacute;es. Elles seront ressuscit&eacute;es par le Mossad et son bras arm&eacute; connu sous le nom de Misgeret (&laquo; Structure &raquo;).<br \/>\n\t\t\tMisgeret entre en sc&egrave;ne en 1955, apr&egrave;s que la France eut d&eacute;j&agrave; garanti l&#39;autonomie interne &agrave; la Tunisie. Les op&eacute;rations d&#39;entra&icirc;nement &agrave; l&#39;autod&eacute;fense ont leur quartier g&eacute;n&eacute;ral sp&eacute;cial &agrave; Paris, responsable de tout le Maghreb. Comme lors des pr&eacute;c&eacute;dentes op&eacute;rations du d&eacute;but des ann&eacute;es 1950, Misgeret envoie des &eacute;missaires isra&eacute;liens pour entra&icirc;ner les juifs &agrave; prot&eacute;ger leurs communaut&eacute;s en pleine guerre d&#39;ind&eacute;pendance tunisienne. Les &eacute;missaires du Mossad pr&eacute;parent les jeunes recrues au sein du Misgeret clandestin cr&eacute;&eacute; au sein des communaut&eacute;s juives les plus importantes. Dans un entretien r&eacute;alis&eacute; par Laskier avec Shlomo Havillio, commandant en chef du Misgeret &agrave; Paris entre 1955 et 1960, ce dernier admet que, r&eacute;trospectivement, les craintes initiales &agrave; propos d&#39;&eacute;ventuelles r&eacute;actions des nationalistes tunisiens &agrave; l&#39;&eacute;gard des juifs &eacute;taient beaucoup plus imaginaires que r&eacute;elles. Les Tunisiens n&#39;ont rien tent&eacute; en d&eacute;finitive pour nuire aux juifs. La seule crainte pouvait venir de la pr&eacute;sence de r&eacute;volutionnaires dans la soci&eacute;t&eacute; tunisienne apr&egrave;s l&#39;ind&eacute;pendance.&nbsp;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#39;&eacute;migration des juifs tunisiens vers Isra&euml;l (1948-1967) &nbsp; &nbsp; &nbsp; En 1948-1949, l&#39;aliyah (&eacute;migration des juifs vers Isra&euml;l) &agrave; partir de la Tunisie est organis&eacute;e par le Mossad le-&#39;Aliyah Bet, qui n&#39;avait pas obtenu de statut l&eacute;gal en Tunisie, mais les autorit&eacute;s coloniales fran&ccedil;aises ont toujours ferm&eacute; les yeux sur ses activit&eacute;s tant que ses&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":15272,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[77,10,18,84,80,11,459,13,9,1],"tags":[],"class_list":["post-563","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-alger","category-france","category-histoire","category-marseille","category-mossad","category-moyen-orient","category-sousse","category-tunis","category-tunisie","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/563","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=563"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/563\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15272"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=563"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=563"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=563"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}