{"id":5675,"date":"2015-02-17T19:07:33","date_gmt":"2015-02-17T19:07:33","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=5675"},"modified":"2015-02-18T03:29:03","modified_gmt":"2015-02-18T03:29:03","slug":"elia-finzi-imprimeur-fils-dimprimeur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/elia-finzi-imprimeur-fils-dimprimeur\/","title":{"rendered":"Elia Finzi : Imprimeur, fils d\u2019imprimeur"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n\tElia&nbsp;Finzi : Imprimeur, fils d&rsquo;imprimeur<\/div>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tIl &eacute;tait imprimeur de p&egrave;re en fils, &eacute;diteur, journaliste, fondateur et directeur du seul journal italophone de Tunisie et du monde arabe, &laquo;Il Corriere di Tunisi&raquo;, un bimensuel fond&eacute; en 1956, doubl&eacute; d&rsquo;une version en ligne accessible depuis 2005 sur Internet. Les fameuses &laquo;Editions Finzi &raquo; de la rue de Russie, c&rsquo;&eacute;tait lui. Elia Finzi nous a quitt&eacute;s, il y a juste quelques semaines, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 85 ans. Ce descendant d&rsquo;immigrants juifs livournais (les Grana) install&eacute;s &agrave; Tunis depuis pr&egrave;s de deux si&egrave;cles &eacute;tait n&eacute; Tunisien, comme son p&egrave;re et son grand-p&egrave;re. Ses enfants le sont aussi.<\/p>\n<p>\n\t\tAu XIXe&nbsp;si&egrave;cle, une importante communaut&eacute; italienne s&rsquo;est install&eacute;e en Tunisie. Des quelque 100.000 Italiens qui vivaient en Tunisie du temps du Protectorat fran&ccedil;ais, il n&rsquo;en reste plus aujourd&rsquo;hui que quelques centaines, en grande majorit&eacute; ressortissants tunisiens. Il Corriere di Tunisi qui en est le vestige, l&rsquo;ic&ocirc;ne, perp&eacute;tue la culture et la langue italiennes. Elia Finzi &eacute;tait lui aussi la m&eacute;moire vivante de la communaut&eacute;. Il sera relay&eacute; dans ce statut par sa fille Silvia, professeur &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Tunis.&nbsp;<\/p>\n<p>\t\tLa communaut&eacute; Grana, associ&eacute;e depuis toujours au souk du m&ecirc;me nom de la m&eacute;dina de Tunis, a marqu&eacute; de son influence la capitale avec ses immeubles art d&eacute;co, ses th&eacute;&acirc;tres, son dialecte et sa cuisine. La romanci&egrave;re italo-tunisienne Marinette Pendola consid&egrave;re &agrave; juste titre que l&rsquo;exp&eacute;rience des migrants italiens en Tunisie s&rsquo;inscrit dans une vraie tradition d&rsquo;ouverture et de tol&eacute;rance m&eacute;diterran&eacute;ennes. La communaut&eacute; livournaise fait partie non seulement du pass&eacute; mais constitue encore de nos jours une passerelle entre les deux rives de la M&eacute;diterran&eacute;e.<\/p>\n<p>\t\tL&rsquo;arri&egrave;re-grand-p&egrave;re d&rsquo;Elia Finzi, imprimeur de profession et fondateur de la lign&eacute;e familiale tunisoise a 25 ans quand il d&eacute;barque &agrave; Tunis en provenance de Livourne, comme r&eacute;fugi&eacute; politique. Comme beaucoup de jeunes de sa g&eacute;n&eacute;ration, il &eacute;tait un fervent partisan de l&rsquo;unit&eacute; italienne et des id&eacute;es la&iuml;ques, r&eacute;volutionnaires pour l&rsquo;&eacute;poque, de Mazzini, et surtout de Garibaldi, artisan de l&rsquo;unit&eacute; italienne. Julio Finzi ne tarde pas &agrave; devenir une sorte d&rsquo;agent de liaison entre les r&eacute;fugi&eacute;s politiques nouvellement install&eacute;s et le gouvernement beylical. Rejoint par les siens, il fonde une famille nombreuse dont la majeure partie fait souche dans sa nouvelle patrie. D&egrave;s la premi&egrave;re ann&eacute;e de son installation, en 1829, ce pionnier fonde une imprimerie. Les premiers ateliers &eacute;taient situ&eacute;s &agrave; l&rsquo;actuelle rue de la Commission, tout pr&egrave;s de sa maison o&ugrave; allait loger, quelques ann&eacute;es plus tard et pour un certain temps, le grand Giuseppe Garibaldi. Tunis entra ainsi dans l&rsquo;&egrave;re de l&rsquo;imprimerie moderne. Le grand-p&egrave;re d&rsquo;Elia Fizi, Vittorio, qui a repris en main l&rsquo;entreprise familiale, diversifie l&rsquo;activit&eacute; en l&rsquo;&eacute;tendant &agrave; la librairie et &agrave; la reliure mais doit attendre jusqu&rsquo;en 1879 l&rsquo;autorisation beylicale pour introduire la typographie, puis la lithographie, avec interdiction absolue d&rsquo;imprimer des &eacute;crits &agrave; caract&egrave;re politique, assortie de l&rsquo;obligation de se soumettre &agrave; un contr&ocirc;le strict&hellip;<\/p>\n<p>\t\tC&rsquo;est le p&egrave;re d&rsquo;Elia, qui d&eacute;place en 1913 l&rsquo;imprimerie &agrave; la rue de Russie, l&agrave; o&ugrave; elle est encore aujourd&rsquo;hui. C&rsquo;est aussi lui qui introduit la premi&egrave;re machine linotype en Tunisie, en 1905, une grande avanc&eacute;e technologique pour l&rsquo;&eacute;poque (proc&eacute;d&eacute; de clavier gravant sur une plaque de plomb). Le parcours des Finzi est indissociable de l&rsquo;histoire de l&rsquo;imprimerie en Tunisie. Le tout nouvel &eacute;tablissement de Douar Hicher qui porte leur nom est &eacute;quip&eacute; des machines les plus r&eacute;centes dans la profession et a permis le passage de l&rsquo;artisanat &agrave; l&rsquo;industrie. Il est dirig&eacute; par le fils d&rsquo;Elia, Claudio, la cinquantaine, n&eacute; lui aussi &agrave; Tunis. Les Editions Finzi assuraient depuis un si&egrave;cle toutes sortes de travaux d&rsquo;imprimerie : livres, journaux, revues, outre des travaux administratifs, scientifiques, culturels et politiques en caract&egrave;res latins, arabes, h&eacute;bra&iuml;ques, et cyrilliques. De nombreuses grandes figures de Tunis y avaient d&eacute;fil&eacute; pour le suivi de l&rsquo;impression de leurs travaux. Ils sont donc, &agrave; ce titre, une m&eacute;moire vivante de la capitale.&nbsp; Parall&egrave;lement &agrave; son activit&eacute; d&rsquo;imprimeur, d&rsquo;&eacute;diteur et de directeur de journal, Elia Finzi &eacute;tait aussi un acteur de la soci&eacute;t&eacute; civile. 37 ann&eacute;es durant, il fut membre du Lions Club de Tunis.<\/p>\n<p>\n\t\t<a href=\"http:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/elia-finzi-imprimeur-fils-d-imprimeur?id=9999\">Elia&nbsp;Finzi : Imprimeur, fils d&rsquo;imprimeur<\/a><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Elia&nbsp;Finzi : Imprimeur, fils d&rsquo;imprimeur &nbsp; &nbsp; Il &eacute;tait imprimeur de p&egrave;re en fils, &eacute;diteur, journaliste, fondateur et directeur du seul journal italophone de Tunisie et du monde arabe, &laquo;Il Corriere di Tunisi&raquo;, un bimensuel fond&eacute; en 1956, doubl&eacute; d&rsquo;une version en ligne accessible depuis 2005 sur Internet. 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