{"id":5681,"date":"2013-11-27T02:29:47","date_gmt":"2013-11-27T02:29:47","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=5681"},"modified":"2013-11-27T03:57:39","modified_gmt":"2013-11-27T03:57:39","slug":"robert-castel-au-plaisir-du-rire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/robert-castel-au-plaisir-du-rire\/","title":{"rendered":"Robert Castel, au plaisir du rire"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div class=\"block_content\" style=\"margin: 25px 0px 0px; padding: 0px; line-height: 13.416666984558105px; color: rgb(50, 50, 50); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 11px; background-color: rgb(255, 255, 255);\">\n<p>\n\t\tRobert Castel, au plaisir du rire<\/p>\n<div>\n\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t\t&nbsp;<\/div>\n<p>\n\t\tLe com&eacute;dien truculent qui a invent&eacute; l&rsquo;humour pied-noir interpr&egrave;te toujours sur sc&egrave;ne ses textes humoristiques et la musique arabo-andalouse dont son p&egrave;re, Lili Labassi, fut un ma&icirc;tre.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t<iframe loading=\"lazy\" allowfullscreen=\"\" frameborder=\"0\" height=\"337\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/KHTIP3URwb0\" style=\"line-height: 1.22em;\" width=\"600\"><\/iframe><\/p>\n<p>\n\t\tIl savoure volontiers l&rsquo;honneur qui lui est fait&nbsp;: la mairie du&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.lebarcares.fr\/vivre-au-barcares\/videos\/\" target=\"_blank\">Barcar&egrave;s<\/a>, dans les Pyr&eacute;n&eacute;es-Orientales, a attribu&eacute; son nom &agrave; un square. Le soir de l&rsquo;inauguration, samedi 17 novembre, Robert Castel a donn&eacute; son one-man-show intitul&eacute;&nbsp;Nostalg&eacute;rie&nbsp;.&nbsp;<\/p>\n<div class=\"block_txt\" style=\"margin: 0px; padding: 0px; line-height: 1.22em;\">\n<p>\n\t\t\t&Agrave; 79&nbsp;ans, il affiche&hellip; soixante-quatorze ans de sc&egrave;ne. N&eacute; &agrave; Alger, il avait jou&eacute; pour la premi&egrave;re fois en public &agrave; 5&nbsp;ans, avec son p&egrave;re, Lili Labassi, c&eacute;l&eacute;brit&eacute; du cha&acirc;bi, la musique arabo-andalouse.&nbsp;&laquo;&nbsp;Le plus grand, de loin. Il avait quatre cordes &agrave; son arc&nbsp;: auteur, compositeur, interpr&egrave;te, instrumentiste. Il m&rsquo;a inocul&eacute; la drogue b&eacute;n&eacute;fique de la musique.&nbsp;&raquo;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tL&rsquo;enfant joue du tar, le tambourin traditionnel, et s&rsquo;initie seul &agrave; la guitare. &Agrave; 13&nbsp;ans, il participe avec son p&egrave;re &agrave; un gala au Casino d&rsquo;Alger. Apr&egrave;s une licence de lettres, il devient critique musical &agrave;&nbsp;L&rsquo;&Eacute;cho d&rsquo;Alger&nbsp;&nbsp;et instituteur.&nbsp;<\/p>\n<p><\/p>\n<h2>\n\t\t\tEN 1957, IL TRIOMPHE SUR SC&Egrave;NE &Agrave; PARIS<\/h2>\n<p>\n\t\t\tMais le d&eacute;sir de monter sur sc&egrave;ne le tient. Avec les membres du Centre r&eacute;gional d&rsquo;art dramatique (dont Lucette Sahuquet), il fait quelques figurations et part en septembre&nbsp;1957 &agrave; Paris pour monter&nbsp;La Famille Hernandez&nbsp;.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tLargement bas&eacute;e sur l&rsquo;improvisation, la pi&egrave;ce montre le quotidien du petit peuple alg&eacute;rois avec ses exc&egrave;s et sa bonne humeur. Pr&eacute;vue pour 15&nbsp;repr&eacute;sentations, c&rsquo;est un succ&egrave;s. Robert Castel la jouera 1&nbsp;717&nbsp;fois&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\t\t\tUn long service militaire de vingt-huit&nbsp;mois &agrave; M&eacute;chria, &agrave; la fronti&egrave;re avec le Maroc, en pleine guerre d&rsquo;Alg&eacute;rie, l&rsquo;arrache &agrave; la sc&egrave;ne. &Agrave; son retour &agrave; Paris, avec Lucette Sahuquet devenue sa femme, il encha&icirc;ne &agrave; l&rsquo;Olympia les premi&egrave;res parties de Philippe Clay, Marlene Dietrich, Colette Renard et Gilbert B&eacute;caud pendant un&nbsp;an.<\/p>\n<p><\/p>\n<h2>\n\t\t\tDES &Eacute;MISSIONS DE DIVERTISSEMENT AU SPECTACLE SOLO<\/h2>\n<p>\n\t\t\tSuit la pi&egrave;ce&nbsp;La Pur&eacute;e de nous z&rsquo;&ocirc;tres,&nbsp;&nbsp;interpr&eacute;t&eacute;e en duo.&nbsp;&laquo;&nbsp;Lucette et moi avions un fonctionnement fusionnel. J&rsquo;&eacute;crivais, elle me r&eacute;pondait. Elle &eacute;tait une tr&egrave;s grande improvisatrice, comme son fameux &ldquo;Crie doucement&nbsp;!&rdquo; Nous avons d&ucirc; faire 100 ou 200 sketchs ensemble, dont&nbsp;Le Bal, L&rsquo;Interview, L&rsquo;Impresario, Bab-El-Oued Story.&raquo;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tLe couple est de toutes les &eacute;missions de divertissement (les shows des Carpentier, les jeux comme &laquo;Alors raconte&raquo; et &laquo;&nbsp;L&rsquo;Acad&eacute;mie des neuf&nbsp;&raquo;) et participe au feuilleton&nbsp;Les Saintes Ch&eacute;ries&nbsp;.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tApr&egrave;s le d&eacute;c&egrave;s de Lucette Sahuquet en 1987, pendant une ann&eacute;e, Robert Castel arr&ecirc;te tout, avant de monter un nouveau spectacle en solo,&nbsp;Ni sala, ni malec!&nbsp;&nbsp;et de continuer &agrave; faire vivre le personnage de Kaouito,&nbsp;&laquo;&nbsp;un alter ego qui dit ce que je n&rsquo;osais dire&nbsp;&raquo;&nbsp;.<\/p>\n<p><\/p>\n<h2>\n\t\t\tLA PERTE DE SON P&Egrave;RE,&nbsp;&laquo;&nbsp;UN DRAME INGU&Eacute;RISSABLE&nbsp;&raquo;<\/h2>\n<p>\n\t\t\tAu cin&eacute;m, depuis ses 24&nbsp;ans, Robert Castel multiplie les seconds r&ocirc;les dans des com&eacute;dies comme&nbsp;Le Grand Blond avec une chaussure noire,&nbsp;&nbsp;d&rsquo;Yves Robert,&nbsp;Elle court, elle court, la banlieue,&nbsp;&nbsp;de G&eacute;rard Pir&egrave;s, et&nbsp;Vos gueules, les mouettes&nbsp;!&nbsp;&nbsp;de Robert Dh&eacute;ry, mais aussi dans des films plus dramatiques (L&rsquo;Insoumis,&nbsp;&nbsp;d&rsquo;Alain Cavalier,&nbsp;Deux hommes dans la ville,&nbsp;&nbsp;de Jos&eacute; Giovanni,&nbsp;Dupont Lajoie,&nbsp;&nbsp;d&rsquo;Yves Boisset).<\/p>\n<p>\n\t\t\tRobert Castel, qui adore faire rire (&laquo;&nbsp;C&rsquo;est un plaisir qui flatte l&rsquo;ego, la satisfaction de constater son efficacit&eacute; sur le public&nbsp;&raquo;&nbsp;), n&rsquo;abandonne jamais la musique.<\/p>\n<p>\n\t\t\tIl continue &agrave; appara&icirc;tre sur sc&egrave;ne avec son p&egrave;re&nbsp;; ensemble, ils enregistrent six 45&nbsp;tours juste avant la mort de Lili Labassi en 1969.&nbsp;&laquo;&nbsp;Je perds alors un g&eacute;nie et mon g&eacute;niteur. C&rsquo;est un drame dont je demeure ingu&eacute;rissable.&nbsp;&raquo;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p><\/p>\n<h2>\n\t\t\t&laquo;J&rsquo;AI LA MUSIQUE ARABO-ANDALOUSE DANS MON ADN&nbsp;&raquo;<\/h2>\n<p>\n\t\t\tIl lui faudra quinze&nbsp;ann&eacute;es pour pouvoir r&eacute;&eacute;couter les disques de son p&egrave;re et oser jouer enfin du violon. Sollicit&eacute; pour lui rendre hommage, il donne plusieurs concerts en 1998 &agrave; l&rsquo;Espace Rachi, un centre d&rsquo;art et de culture juif parisien.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tAvec Safinez Bousbia, une nouvelle aventure commence. Pour un documentaire, le bel&nbsp;&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.la-croix.com\/Culture-Loisirs\/Culture\/Musique\/Un-hommage-au-chaabi-_EP_-2012-01-05-754561\" target=\"_blank\">El Gusto<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;(sorti en salles en janvier&nbsp;2012), la jeune r&eacute;alisatrice r&eacute;unit des musiciens juifs et musulmans d&rsquo;Alg&eacute;rie afin de reconstituer un orchestre cha&acirc;bi. S&rsquo;ensuivent des concerts au Grand Rex, &agrave; Paris, ainsi qu&rsquo;&agrave; Bruxelles.<\/p>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai la musique arabo-andalouse dans mon ADN&nbsp;&raquo;,&nbsp;&nbsp;lance Robert Castel, auteur d&rsquo;un manuscrit intitul&eacute;&nbsp;Les Musiciens juifs, un patrimoine occult&eacute;&nbsp;, pour lequel il cherche un &eacute;diteur. Depuis un t&eacute;l&eacute;film de Lucas Belvaux,&nbsp;Les Pr&eacute;dateurs,&nbsp;&nbsp;en 2007, le com&eacute;dien n&rsquo;a plus re&ccedil;u de propositions. Ce qu&rsquo;il regrette avec fougue&nbsp;et humour.&nbsp;&laquo;&nbsp;Si vous avez un r&ocirc;le, je commence lundi.&nbsp;&raquo;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;Le 17&nbsp;janvier 1963, Robert Castel joue la premi&egrave;re de &laquo; La Pur&eacute;e de nous z&rsquo;&ocirc;tres &raquo;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tC&rsquo;&eacute;tait il y aura bient&ocirc;t cinquante&nbsp;ans: le 17&nbsp;janvier 1963, Robert Castel et Lucette Sahuquet pr&eacute;sentent au cabaret Les Trois Baudets, &agrave; Paris, la premi&egrave;re de&nbsp;La Pur&eacute;e de nous z&rsquo;&ocirc;tres,&nbsp;qu&rsquo;ils joueront 400 fois, entre rires et larmes.&nbsp;&laquo;&nbsp;C&rsquo;est une pi&egrave;ce matricielle qui a nourri le folklore pied-noir,&nbsp;&nbsp;explique-t-il.&nbsp;Elle met en sc&egrave;ne un couple rapatri&eacute; d&rsquo;Alg&eacute;rie qui s&rsquo;installe &agrave; Paris. Dans un contexte de forte hostilit&eacute; aux pieds-noirs, nous faisions rire de nos malheurs, sans amertume ni blague sur de Gaulle. Ce fut un succ&egrave;s consid&eacute;rable avec des critiques dithyrambiques de Jean Daniel, Jean-Jacques Gautier, Robert Kemp.&nbsp;&raquo;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<p>\n\tCORINNE RENOU-NATIVEL<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Robert Castel, au plaisir du rire &nbsp; &nbsp; Le com&eacute;dien truculent qui a invent&eacute; l&rsquo;humour pied-noir interpr&egrave;te toujours sur sc&egrave;ne ses textes humoristiques et la musique arabo-andalouse dont son p&egrave;re, Lili Labassi, fut un ma&icirc;tre. &nbsp; Il savoure volontiers l&rsquo;honneur qui lui est fait&nbsp;: la mairie du&nbsp;Barcar&egrave;s, dans les Pyr&eacute;n&eacute;es-Orientales, a attribu&eacute; son nom&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":17547,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[77,46,66,14,1,54],"tags":[],"class_list":["post-5681","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-alger","category-delires","category-manitoba","category-paris","category-uncategorized","category-united-nations"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5681","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5681"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5681\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/17547"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5681"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5681"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5681"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}