{"id":5885,"date":"2013-01-03T21:15:06","date_gmt":"2013-01-03T21:15:06","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=5885"},"modified":"2013-01-03T21:15:06","modified_gmt":"2013-01-03T21:15:06","slug":"en-tunisie-la-saga-judiciaire-de-la-gifle-du-doyen-kazdaghli","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/en-tunisie-la-saga-judiciaire-de-la-gifle-du-doyen-kazdaghli\/","title":{"rendered":"En Tunisie, la saga judiciaire de la \u00ab gifle \u00bb du doyen Kazdaghli"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div id=\"post-294\">\n<p>\n\t\tEn Tunisie, la saga judiciaire de la &laquo;&nbsp;gifle&nbsp;&raquo; du doyen Kazdaghli<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p><\/p>\n<div>\n<p>\n\t\t\tUne gifle ? Quelle gifle ? Non pas celle, c&eacute;l&egrave;bre, donn&eacute;e par une polici&egrave;re &agrave; Mohamed Bouazizi, un certain 17 d&eacute;cembre 2010 &agrave; Sidi Bouzid et qui servit de d&eacute;tonateur au soul&egrave;vement tunisien contre le r&eacute;gime de l&#39;ancien dictateur Zine El-Abidine Ben Ali, mais celle, tout aussi controvers&eacute;e, qui met aux prises depuis des mois une &eacute;tudiante porteuse du niqab, le voile int&eacute;gral, et Habib Khazdaghli, le doyen de la facult&eacute; des lettres de la Manouba, dans la banlieue de Tunis. En Tunisie, il est des gifles qui deviennent symboles.<\/p>\n<p>\n\t\t\tPlusieurs fois report&eacute;, le proc&egrave;s, qui s&#39;est d&eacute;roul&eacute; au tribunal de premi&egrave;re instance de la Manouba jeudi 3 janvier, a fini par mettre en lumi&egrave;re dans ce dossier l&#39;absence&#8230; de gifle. Les deux &eacute;tudiantes &agrave; l&#39;origine de la plainte contre le doyen n&#39;ont pas &eacute;voqu&eacute; un tel geste mais le fait que, selon le t&eacute;moignage de l&#39;une d&#39;elle,&nbsp; M. Kazdaghli l&#39;aurait&nbsp;&quot;tenue par les bras&quot;. Bref, la gifle n&#39;existe plus que dans le constat m&eacute;dical vers&eacute; au dossier par la partie plaignante, et contest&eacute; par les avocats de la d&eacute;fense.<\/p>\n<p>\n\t\t\tFin de la saga de la gifle, donc, mais pas de l&#39;imbroglio judiciaire. Jeudi, le parquet a remis en avant, dans son r&eacute;quisitoire, l&#39;article 101 du code p&eacute;nal tunisien qui punit de cinq ans d&#39;emprisonnement un fonctionnaire s&#39;&eacute;tant rendu coupable de violence dans l&#39;exercice de ses fonctions.<\/p>\n<p>\n\t\t\tL&#39;affaire remonte au 6 mars 2012, lorsque deux &eacute;tudiantes p&eacute;n&egrave;trent dans le bureau du doyen, au cours d&#39;un nouvel incident qui oppose, depuis d&eacute;cembre 2011, les autorit&eacute;s de la facult&eacute; &agrave; un groupe d&#39;&eacute;tudiants salafistes qui r&eacute;clame, notamment, le port du niqab pour les jeunes femmes dans les salles de cours.<\/p>\n<p>\n\t\t\tFace &agrave; M. Kazdaghli qui d&eacute;crit, ce 6 mars, une intrusion violente dans son bureau et ses affaires dispers&eacute;es, les &eacute;tudiantes maintiennent que le doyen les a malmen&eacute;es. Plainte contre plainte, l&#39;affaire t&eacute;moignait alors plut&ocirc;t d&#39;une ambiance tendue que d&#39;un fait divers gravissime. Mais cinq mois plus tard, la situation s&#39;est envenim&eacute;e lorsque le parquet a d&eacute;cid&eacute; de requalifier les faits en utilisant l&#39;article 101.Ce qu&#39;il a, de nouveau, justifi&eacute;, jeudi.<\/p>\n<p>\n\t\t\tA la sortie des plaidoiries, M. Kazdaghli se disait cependant confiant.&nbsp;&quot;L&#39;&eacute;preuve a dur&eacute; quatre heures, mais l&#39;audience a &eacute;t&eacute; correcte&quot;, confiait le doyen, soutenu devant le tribunal par des enseignants, des militants et des personnalit&eacute;s de la soci&eacute;t&eacute; civile, en pr&eacute;sence de plusieurs observateurs &eacute;trangers.&nbsp; Devenue un embl&egrave;me de la r&eacute;sistance &agrave; la pression exerc&eacute;e sur la soci&eacute;t&eacute; par les salafistes, la facult&eacute; de la Manouba est toujours la cible de tensions. Une &eacute;tudiante a de nouveau &eacute;t&eacute; exclue, d&eacute;finitivement, de l&#39;&eacute;tablissement, le 24 novembre, pour avoir refus&eacute; de se plier au r&egrave;glement int&eacute;rieur qui interdit le port du voile int&eacute;gral dans les salles de cours et pendant les examens; une deuxi&egrave;me devrait suivre le m&ecirc;me chemin en conseil de discipline le 12 janvier.<\/p>\n<p>\n\t\t\tQuant aux deux plaignantes, elles n&#39;ont toujours pas r&eacute;int&eacute;gr&eacute; la facult&eacute;. La premi&egrave;re a fait l&#39;objet, au mois de mai, d&#39;une exclusion temporaire d&#39;un an; la seconde n&#39;a pas certifi&eacute; sa signature au bas du document exig&eacute; par la Manouba prouvant que les &eacute;tudiants ont bien pris connaissance du r&egrave;glement int&eacute;rieur&#8230;<\/p>\n<p>\n\t\t\tLe verdict du proc&egrave;s Kazdaghli a &eacute;t&eacute; fix&eacute; au 17 janvier.<\/p>\n<p>\n\t\t\thttp:\/\/maghreb.blog.lemonde.fr\/2013\/01\/03\/en-tunisie-la-saga-judiciaire-de-la-gifle-du-doyen-kazdaghli\/<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; En Tunisie, la saga judiciaire de la &laquo;&nbsp;gifle&nbsp;&raquo; du doyen Kazdaghli &nbsp; Une gifle ? Quelle gifle ? 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