{"id":5963,"date":"2013-01-15T18:18:26","date_gmt":"2013-01-15T18:18:26","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=5963"},"modified":"2013-01-15T18:18:26","modified_gmt":"2013-01-15T18:18:26","slug":"une-passionnante-lecture-politique-de-la-bible-par-marine-journo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/une-passionnante-lecture-politique-de-la-bible-par-marine-journo\/","title":{"rendered":"Une passionnante lecture politique de la Bible Par Marine Journo"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t<b><u>Une passionnante lecture politique de la Bible<\/u><\/b><u>&nbsp;(info # 011001\/13)&nbsp;<\/u><u><span style=\"color: rgb(112, 48, 160);\">[Analyse d&rsquo;une &oelig;uvre]<\/span><o:p><\/o:p><\/u><\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t<span style=\"color: black;\">Par Marine Journo&nbsp;<\/span><b><span style=\"color: rgb(0, 32, 96);\">&copy;<\/span><\/b><b><span style=\"font-family: Arial, sans-serif; font-size: 10pt;\">&nbsp;<\/span><\/b><b><span style=\"font-family: Arial, sans-serif; color: red; font-size: 10pt;\">Me<\/span><\/b><b><span style=\"font-family: Arial, sans-serif; color: rgb(0, 32, 96); font-size: 10pt;\">tula&nbsp;<\/span><\/b><b><span style=\"font-family: Arial, sans-serif; color: red; font-size: 10pt;\">N<\/span><\/b><b><span style=\"font-family: Arial, sans-serif; color: rgb(0, 32, 96); font-size: 10pt;\">ews&nbsp;<\/span><\/b><b><span style=\"font-family: Arial, sans-serif; color: red; font-size: 10pt;\">A<\/span><\/b><b><span style=\"font-family: Arial, sans-serif; color: rgb(0, 32, 96); font-size: 10pt;\">gency<o:p><\/o:p><\/span><\/b><\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t<span lang=\"FR-CH\">Quelle influence politique la Bible a-t-elle eue sur les communaut&eacute;s humaines ? Cette question se trouve au c&oelig;ur de&nbsp;<i>La libert&eacute; des hommes<\/i>, un ouvrage &agrave; para&icirc;tre aujourd&rsquo;hui chez Odile Jacob<sup>1<\/sup>. La &laquo; lecture politique de la Bible &raquo; d&rsquo;Armand Laferr&egrave;re, l&rsquo;auteur, s&rsquo;av&egrave;re aussi instructive qu&rsquo;int&eacute;ressante.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t<span lang=\"FR-CH\">Il r&eacute;sume globalement son analyse de la fa&ccedil;on suivante : &laquo; La Bible a l&eacute;gu&eacute; &agrave; l&rsquo;humanit&eacute; le principe que tout pouvoir politique doit &ecirc;tre limit&eacute;, parce que la tendance de la nature humaine &agrave; faire le mal interdit de trouver une solution satisfaisante &agrave; la question politique &raquo;.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t<span lang=\"FR-CH\">L&rsquo;auteur d&eacute;taille cette th&eacute;orie et le parcours qui l&rsquo;a conduit &agrave; parvenir &agrave; cette conclusion en s&rsquo;appuyant principalement sur les textes de l&rsquo;Ancien Testament. C&rsquo;est au cours de cette ex&eacute;g&egrave;se que l&rsquo;on s&rsquo;aper&ccedil;oit que les cinq livres qui composent la Torah regorgent de principes d&rsquo;organisation du pouvoir politique, lesquels ont largement inspir&eacute; les soci&eacute;t&eacute;s humaines jusqu&rsquo;aujourd&rsquo;hui.<\/span><\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t<span lang=\"FR-CH\">Voyons d&rsquo;abord ce qui a amen&eacute; Armand Laferr&egrave;re &agrave; formuler ces deux postulats de d&eacute;part, &agrave; savoir la n&eacute;cessit&eacute; de limiter le pouvoir et l&rsquo;imperfection humaine. En fait, il s&rsquo;av&egrave;re que les deux sont li&eacute;s.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t<span lang=\"FR-CH\">Il appuie l&rsquo;hypoth&egrave;se selon laquelle l&rsquo;homme est enclin &agrave; faire le mal sur l&rsquo;&eacute;vocation de personnages de la Torah, de Ca&iuml;n qui assassine son fr&egrave;re Abel, jusqu&rsquo;aux juges<sup>2&nbsp;<\/sup>et aux monarques.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t<span lang=\"FR-CH\">Les rois de la Bible, d&rsquo;ailleurs, apparaissent tels des hommes comme les autres, charg&eacute;s de leurs vices et de leurs d&eacute;fauts. L&rsquo;&eacute;crivain n&rsquo;&eacute;pargne pas le Roi David : bien qu&rsquo;il reconnaisse sa grandeur, ses prouesses et ses nombreuses qualit&eacute;s, il ne fait pas l&rsquo;impasse sur ses errements. Heureusement, l&rsquo;homme ayant &eacute;t&eacute; con&ccedil;u &agrave; l&rsquo;image de Dieu, l&rsquo;espoir qu&rsquo;il s&rsquo;am&eacute;liore est permis.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t<span lang=\"FR-CH\">C&rsquo;est justement du fait de cette nature humaine imparfaite que le pouvoir doit &ecirc;tre limit&eacute; : confier le pouvoir, dans son int&eacute;gralit&eacute; (militaire, judiciaire, l&eacute;gislative) &agrave; un seul homme s&rsquo;av&egrave;rerait dangereux.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t<span lang=\"FR-CH\">Par quoi passe alors la raisonnable limitation du pouvoir ? C&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;intervient l&rsquo;un de ces principes fondateurs de toute soci&eacute;t&eacute; moderne, dont l&rsquo;on parlait plus haut : la s&eacute;paration des pouvoirs, qui est aujourd&rsquo;hui appliqu&eacute;e dans les r&eacute;gimes d&eacute;mocratiques.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t<span lang=\"FR-CH\">On trouvera &eacute;galement dans l&rsquo;Ancien Testament d&rsquo;autres r&egrave;gles fondatrices des soci&eacute;t&eacute;s &eacute;clair&eacute;es, telle l&rsquo;&eacute;galit&eacute; entre les hommes et la libert&eacute; &ndash; de parole d&rsquo;abord, puis dans son sens le plus g&eacute;n&eacute;ral. En fait, la lecture des textes bibliques conduit l&rsquo;auteur &agrave; mettre en avant que ce sont les H&eacute;breux qui, pour la premi&egrave;re fois, ont consacr&eacute; l&rsquo;individu en tant qu&rsquo;entit&eacute; ind&eacute;pendante et libre, &agrave; l&rsquo;oppos&eacute; de la notion de peuple uni, aux protagonistes indiff&eacute;renci&eacute;s.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t<span lang=\"FR-CH\">La Torah incarne ainsi un v&eacute;ritable trait&eacute; de philosophie politique en tout point moderne, farouchement oppos&eacute; &agrave; toute forme d&rsquo;autocratie, et dont les enseignements sont atemporels. Une le&ccedil;on politique &agrave; l&rsquo;origine de pratiques visant &agrave; prot&eacute;ger un peuple, &agrave; conserver son identit&eacute;, et &agrave; maintenir une soci&eacute;t&eacute; juste et saine.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t<span lang=\"FR-CH\">Prenons un exemple concret pour illustrer cette atemporalit&eacute;. Au chapitre 2,&nbsp;<i>Comment cr&eacute;er et d&eacute;fendre un peuple<\/i>, on trouve le &laquo; sentiment d&rsquo;une humanit&eacute; commune &raquo;, ainsi que le formule Armand Laferr&egrave;re. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une valeur morale qui dicte aux H&eacute;breux une attitude respectueuse &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de tout homme, y compris de leurs ennemis. Cela passe par un refus de diaboliser ces derniers, mais aussi par une grande pr&eacute;caution lors des guerres : il s&rsquo;agit de &laquo; gagner des batailles &raquo; tout en prot&eacute;geant les &laquo; populations civiles ennemies &raquo;.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t<span lang=\"FR-CH\">Une ligne de conduite qui n&rsquo;a pas pris une ride, au regard de Pilier de D&eacute;fense, l&rsquo;op&eacute;ration militaire men&eacute;e contre la Bande de Gaza en novembre 2012 ; on a pu noter, durant ce conflit, le point d&rsquo;honneur qu&rsquo;a mis Tsahal [l&rsquo;Arm&eacute;e de d&eacute;fense d&rsquo;Isra&euml;l] &agrave; &eacute;viter au maximum les victimes collat&eacute;rales. L&rsquo;arm&eacute;e proc&eacute;dait ainsi &agrave; des tirs cibl&eacute;s, ou frappes chirurgicales, qui n&rsquo;ont an&eacute;anti, dans la plupart des cas, que la cible vis&eacute;e.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t<span lang=\"FR-CH\">En comparant cette mani&egrave;re qu&rsquo;ont les Juifs de se comporter durant les conflits avec la barbarie dont on est t&eacute;moin &agrave; l&rsquo;occasion de la Guerre Civile syrienne, &agrave; 300 km de Gaza, on obtient une cl&eacute; permettant d&rsquo;&eacute;valuer la pertinence actuelle de pr&eacute;ceptes de la Bible.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t<span lang=\"FR-CH\">Si le dessein de l&rsquo;auteur consiste &agrave; r&eacute;aliser une lecture politique de la Bible, il n&rsquo;en reste pas moins que ce r&eacute;cit propose, au passage, d&rsquo;en (re)d&eacute;couvrir certains des textes fondateurs, expliqu&eacute;s et comment&eacute;s par l&rsquo;auteur.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t<span lang=\"FR-CH\">La fameuse histoire de la Tour de Babel, par exemple. Pourquoi Dieu a-t-il d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;annihiler la construction en cours entreprise par le roi Nemrod ? Penser que la raison en est qu&rsquo;Il se sentait menac&eacute; par les hommes se trouve infirm&eacute;e par Armand Laferr&egrave;re qui, fort des le&ccedil;ons tir&eacute;es de l&rsquo;analyse du texte dans son ensemble, propose une explication diff&eacute;rente et int&eacute;ressante.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t<span lang=\"FR-CH\">L&rsquo;&oelig;uvre regorge d&rsquo;anecdotes, pendant qu&rsquo;on assiste &agrave; la cr&eacute;ation du peuple h&eacute;breu et &agrave; son &eacute;volution. Puis &agrave; la naissance du christianisme, narr&eacute;e dans le Nouveau Testament &ndash; que l&rsquo;auteur, dans une tradition protestante revendiqu&eacute;e, assimile &agrave; la suite logique de la Torah. Le tout dans un style concis et humble, malgr&eacute; la quantit&eacute; d&rsquo;informations livr&eacute;e au lecteur.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t<span lang=\"FR-CH\">Armand Laferr&egrave;re commente les passages centraux de la Bible avec une distance salutaire, qui laisse parfois place &agrave; des notes d&rsquo;humour. Dans la sous-section &laquo; Le proph&egrave;te Amos, ou l&rsquo;invention de la gauche ? &raquo; (Chapitre 6, Les Proph&egrave;tes d&rsquo;Isra&euml;l avant l&rsquo;exil &agrave; Babylone) notamment, l&rsquo;on d&eacute;couvre que le communisme contemporain, en principe farouchement antireligieux, pourrait bien puiser certains de ses principes fondateurs dans la Bible.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t<span lang=\"FR-CH\">D&rsquo;ailleurs, parler de &laquo; gauche &raquo; pour d&eacute;signer les pr&eacute;ceptes pr&ocirc;n&eacute;s par un proph&egrave;te rel&egrave;ve d&rsquo;un anachronisme t&eacute;m&eacute;raire, &agrave; l&rsquo;instar de la &laquo; Realpolitik &raquo; d&rsquo;Esa&iuml;e ; un proc&eacute;d&eacute; habile de la part de l&rsquo;&eacute;crivain, qui renforce l&rsquo;id&eacute;e selon laquelle une grande majorit&eacute; des strat&eacute;gies contemporaines de l&rsquo;exercice du pouvoir est d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sente dans la Bible.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t<span lang=\"FR-CH\">L&rsquo;objectivit&eacute; d&rsquo;Armand Laferr&egrave;re contribue, elle aussi, &agrave; la qualit&eacute; du livre : il n&rsquo;h&eacute;site pas &agrave; dresser des portraits peu glorieux des grandes figures bibliques, de la Torah comme du Nouveau Testament. Ainsi, le mode de vie des ap&ocirc;tres, juste apr&egrave;s la mort de J&eacute;sus, est compar&eacute; &agrave; celui d&rsquo;une secte !<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t<span lang=\"FR-CH\">Pour nous r&eacute;sumer,&nbsp;<i>La libert&eacute; des hommes&nbsp;<\/i>propose une lecture compl&egrave;te, riche, intelligente et didactique, qui insuffle &agrave; la Bible un r&eacute;alisme prenant, doubl&eacute; de modernit&eacute;, qui peut sans difficult&eacute; se voir transposer dans les soci&eacute;t&eacute;s modernes. Des soci&eacute;t&eacute;s qui, et l&rsquo;auteur le d&eacute;plore &agrave; de nombreuses reprises, gagneraient probablement &agrave; s&rsquo;inspirer d&rsquo;avantage des le&ccedil;ons tir&eacute;es d&rsquo;une lecture politique de la Bible.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t<b><span lang=\"FR-CH\">Notes :<o:p><\/o:p><\/span><\/b><\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t<sup><span lang=\"FR-CH\">1<\/span><\/sup><span lang=\"FR-CH\">Armand Laferr&egrave;re,<\/span><i><span lang=\"FR-CH\">&nbsp;La libert&eacute; des hommes. Lecture politique de la Bible<\/span><\/i><span lang=\"FR-CH\">,&nbsp;<\/span><span lang=\"FR-CH\">&eacute;ditions Odile Jacob, 304 pages, 23,90 &euro;, sortie aujourd&rsquo;hui, 10 janvier 2013.<o:p><\/o:p><\/span><\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Mna\">\n\t<sup><span lang=\"FR-CH\">2<\/span><\/sup><span lang=\"FR-CH\">Les &laquo; juges &raquo;,&nbsp;<i>Shofetim<\/i>&nbsp;en h&eacute;breu, durant le r&eacute;gime des Juges, apr&egrave;s l&rsquo;installation des H&eacute;breux en terre de Canaan au XIII<sup>&egrave;me<\/sup>&nbsp;si&egrave;cle avant J.-C., sont des chefs guerriers issus de chaque tribu. A ce moment, et durant trois si&egrave;cles, il n&rsquo;existe pas de pouvoir central au sein du peuple h&eacute;breu.&nbsp;<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Une passionnante lecture politique de la Bible&nbsp;(info # 011001\/13)&nbsp;[Analyse d&rsquo;une &oelig;uvre] Par Marine Journo&nbsp;&copy;&nbsp;Metula&nbsp;News&nbsp;Agency &nbsp; Quelle influence politique la Bible a-t-elle eue sur les communaut&eacute;s humaines ? Cette question se trouve au c&oelig;ur de&nbsp;La libert&eacute; des hommes, un ouvrage &agrave; para&icirc;tre aujourd&rsquo;hui chez Odile Jacob1. 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