{"id":6043,"date":"2014-05-13T00:21:29","date_gmt":"2014-05-13T00:21:29","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=6043"},"modified":"2014-05-13T02:19:35","modified_gmt":"2014-05-13T02:19:35","slug":"le-playboy-le-juif-errant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/le-playboy-le-juif-errant\/","title":{"rendered":"Le playboy &#038; le juif errant"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe playboy &amp; le juif errant<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n\tBRUNO DE STABENRATH<\/div>\n<div>\n\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t&nbsp;<\/div>\n<p><\/p>\n<div>\n<p>\n\t\tCet &eacute;t&eacute; 1975 portait toutes mes esp&eacute;rances. Un film avec Fran&ccedil;ois Truffaut, mes quinze ans &eacute;mancip&eacute;s sur un tournage &agrave; &laquo; haute tension sensuelle &raquo; et une chanson d&eacute;chirante dans les radios fran&ccedil;aises :&nbsp;Feelings.<br \/>\n\t\tA l&rsquo;&eacute;poque, le mot, la phrase n&rsquo;&eacute;tait pas &agrave; la mode.<br \/>\n\t\t&#8211; J&rsquo;adore le&nbsp;feeling&nbsp;de cette chanson, ne disait-on pas encore&hellip;<br \/>\n\t\t&laquo; Avoir des sentiments &raquo;, du &laquo; ressenti &raquo;, une &laquo; &eacute;motion &raquo;. Pour un adolescent qui s&rsquo;immergeait dans le monde voluptueux des filles, entre les voiles virginales de Cacharel, les anatomies nubiles de David Hamilton ou les terreurs humides des&nbsp;Dents de la Mer, l&rsquo;avenir n&rsquo;&eacute;tait rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une promesse ronde et all&eacute;chante se d&eacute;roulant telle une vague bleue du pacifique.<br \/>\n\t\tBeaucoup d&rsquo;eau donc, de peaux ti&egrave;des &eacute;toil&eacute;es de sueur, de larmes furtives et de fluides corporels en attente de rouleaux et de d&eacute;ferlantes charnelles. Toucher du doigt le c&oelig;ur des demoiselles, c&rsquo;&eacute;tait aussi et surtout une question de Feeling. Tel ce titre qui ronronnait sur les platines des disc-jockeys cet &eacute;t&eacute;-l&agrave;.<br \/>\n\t\tIl y eu la version originale du br&eacute;silien Morris Albert et, juste apr&egrave;s, l&rsquo;adaptation fran&ccedil;aise&nbsp;Dis Lui, de Mike Brant, l&rsquo;homme qui nous int&eacute;resse.<br \/>\n\t\tJetons-nous dans les remous tourment&eacute;s d&rsquo;une vie aussi br&egrave;ve que douloureuse, aussi impr&eacute;vue que tumultueuse : Celle du chanteur franco-isra&eacute;lien et de sa liturgie sentimentale inachev&eacute;e.<br \/>\n\t\tSi Mike la chanta de toute son &acirc;me, avec ce parfum mystique de l&rsquo;au-del&agrave;, il ignorait qu&rsquo;elle engrangeait d&egrave;s l&rsquo;origine de sa cr&eacute;ation, un chaos impitoyable de mensonges et de paternit&eacute;s revendiqu&eacute;es, de royalties dissimul&eacute;es et de proc&egrave;s interminables.<br \/>\n\t\tLoin de ces querelles d&rsquo;&eacute;diteurs, Mike &minus; en mourant &agrave; 28 ans&nbsp;&minus; choisit le silence d&rsquo;une gloire posthume et &eacute;ternelle, quittant ainsi d&eacute;finitivement les affres d&rsquo;un m&eacute;tier qui l&rsquo;avait tant bless&eacute; avec ses ma&icirc;tres chanteurs aux sournoises promesses en vestons paillettes et<br \/>\n\t\tPour ceux qui crois&egrave;rent le chemin de Mike Brant, il y avait assur&eacute;ment un arr&ecirc;t sur image. Ce f&ucirc;t mon cas. Je l&rsquo;ai vu et &eacute;cout&eacute;, en gala &agrave; Biarritz sur le Vieux Port en 1974 et je l&rsquo;ai trouv&eacute; d&rsquo;une beaut&eacute; stup&eacute;fiante, d&rsquo;un charisme unique et dot&eacute; d&rsquo;une voix qui n&rsquo;avait rien &agrave; faire ni &agrave; prouver sur le march&eacute; discographique hexagonal.<br \/>\n\t\tCe f&ucirc;t l&agrave; sa perte et sa d&eacute;faite. Personne n&rsquo;avait compris son ambition. Mike valait mieux qu&rsquo;un sous-poste de directeur rutilant du hit-parade, d&rsquo;&eacute;talon oriental et de crooner pour midinettes de bal du samedi soir.<br \/>\n\t\tIl aurait pu &minus; avec la chance, le mental et le bon timing&nbsp;&minus; s&rsquo;expatrier et se construire une carri&egrave;re internationale tel Julio Iglesias ; le latin lover espagnol r&eacute;ussit &agrave; devenir une immense vedette et s&rsquo;imposer sur les deux continents, sud et nord am&eacute;ricain.<\/p>\n<p>\n\t\tLes deux valentino&rsquo;s eurent en commun de s&eacute;duire et d&rsquo;abandonner dans leur sillage des milliers de femmes affal&eacute;es et fondantes, des blondes, brunes ou rousses, des aventures d&rsquo;un soir, d&rsquo;un jour ou d&rsquo;un an, mais qu&rsquo;il fallait poss&eacute;der car (dixit les soigneurs gu&eacute;risseurs de rock stars) il n&rsquo;y a que la fusion violente et furtive des sexes pour pallier aux rudesses de l&rsquo;exercice vocal et de ses cordes vibratoires irrit&eacute;es et &agrave; harassement des tourn&eacute;es interminables.<br \/>\n\t\tChez Mike Brant le mal de vivre &eacute;tait trop grand.<br \/>\n\t\tDans l&rsquo;univers du spectacle, l&rsquo;imposture est une maladie mortelle. Mike, le playboy des vaines gloires et des amoureuses du petit jour, se perdit en perdant son jumeau, son double originel, Mosh&eacute;.<br \/>\n\t\tD&eacute;sormais, juif errant, loin de sa famille, de son histoire, de sa qu&ecirc;te identitaire, il devint le fruit sacrifi&eacute; d&rsquo;une g&eacute;n&eacute;ration perdue.<br \/>\n\t\tTel que l&rsquo;avait &eacute;crit Romain Gary, dans&nbsp;La Promesse De l&rsquo;Aube&nbsp;: &laquo; La v&eacute;rit&eacute; meurt jeune &raquo;. Elle ne s&rsquo;en priva pas.<\/p>\n<p>\n\t\tLe jeune Isra&eacute;lien les prend au mot et d&eacute;barque deux mois plus tard au Quartier Latin &agrave; l&rsquo;h&ocirc;tel rue Cujas o&ugrave; il r&eacute;serve une chambre. Il a &eacute;conomis&eacute;, cass&eacute; sa tirelire et chaque sou est compt&eacute;. Mike ne parle pas fran&ccedil;ais. Il baragouine l&rsquo;anglais mais il a un charme fou et conna&icirc;t bien la langue de l&rsquo;amour. Pourtant, il est inquiet : Tous les jours, il t&eacute;l&eacute;phone &agrave; Carlos et &agrave; Sylvie, mais personne ne r&eacute;pond. Lui auraient-ils donn&eacute; un faux num&eacute;ro ? Johnny est-il d&eacute;j&agrave; jaloux ?17 Mai 1969, T&eacute;h&eacute;ran.&nbsp;&Agrave; l&rsquo;h&ocirc;tel Pers&eacute;polis, Sylvie Vartan, accompagn&eacute;e de Carlos, son secr&eacute;taire particulier, fait une escale dans leur tourn&eacute;e internationale qui va de Oslo &agrave; Tokyo, de Londres &agrave; Istanbul. Le soir, au Baccara, le piano bar du palace, les deux artistes prennent un verre. Un orchestre joue des standards am&eacute;ricains : Le chanteur a une voix ph&eacute;nom&eacute;nale, un physique de Valentino bronz&eacute;, un sourire qui affole le public f&eacute;minin.<br \/>\n\t\tApr&egrave;s le set, Sylvie et Carlos invitent le jeune homme &agrave; boire un verre &agrave; leur table.<br \/>\n\t\tIl s&rsquo;appelle Mosh&eacute; Brand, il a 22 ans. C&rsquo;est un enfant de la Shoah. Son p&egrave;re Fichel et sa m&egrave;re Bronia Rosenberg sont des survivants des camps de la mort. Les deux ont perdus toute leur famille.<br \/>\n\t\tSur le bateau qui partait pour Isra&euml;l, ils se sont rencontr&eacute;s et aim&eacute;s : Bronia tombe enceinte et accouche &agrave; Chypre en f&eacute;vrier 1947, d&rsquo;un petit gar&ccedil;on Mosh&eacute;. La famille s&rsquo;installe &agrave; Ha&iuml;fa. Mais l&rsquo;enfant ne parle pas. Un jour, par la fen&ecirc;tre, le gamin &acirc;g&eacute; de cinq ans, aper&ccedil;oit le marchand de glace et crie : K&eacute;rach ! La glace en h&eacute;breux. Ce sera son premier mot.<br \/>\n\t\tTr&egrave;s vite, il chante et fait partie de la troupe du Music Hall d&rsquo;Isra&euml;l qui parcoure le monde et Mosh&eacute; confirme ses ambitions d&rsquo;artiste de sc&egrave;ne.<br \/>\n\t\tCette nuit-l&agrave;, &agrave; T&eacute;h&eacute;ran, Carlos, le fils de Fran&ccedil;oise Dolto et Sylvie Vartan, la femme de Johnny Hallyday sont s&eacute;duits par celui qui &minus; en haut de l&rsquo;affiche&nbsp;&minus; se fait appeler Mike Brant. Pourquoi ne viendrait-il y pas tenter sa chance en France?<br \/>\n\t\t&#8211; Mike, come to Paris ! You&rsquo;re great !<\/p>\n<p>\n\t\tAu bout d&rsquo;un mois, Mike n&rsquo;a plus d&rsquo;argent, juste son billet de retour en poche. Le c&oelig;ur gros, il repart &agrave; Orly. Dans l&rsquo;appareil t&eacute;l&eacute;phonique de l&rsquo;a&eacute;roport, il glisse son dernier jeton, tentative ultime avant de prendre son avion.<br \/>\n\t\tLa ligne sonne : Quelqu&rsquo;un d&eacute;croche, c&rsquo;est Carlos, l&rsquo;ami providentiel. Il rentre d&rsquo;une tourn&eacute;e d&rsquo;&eacute;t&eacute; avec Sylvie :<br \/>\n\t\t&#8211; Tu es o&ugrave; Mike ? Viens ! J&rsquo;habite rue Saint Beno&icirc;t &hellip;<br \/>\n\t\tMike Brant l&rsquo;ignore mais il est d&eacute;j&agrave; un spoutnik sur orbite : Carlos le pr&eacute;sente au compositeur Jean Renard qui prend sa carri&egrave;re en main, lui trouve les chansons et l&rsquo;aide &agrave; traduire les textes fran&ccedil;ais en phon&eacute;tique. Monique Lemarcis, directrice des vari&eacute;t&eacute;s &agrave; RTL et grande faiseuse de carri&egrave;re, programme un premier titre,&nbsp;Laisse-moi T&rsquo;aimer&nbsp;: Mike devient la vedette de 1970, coqueluche des minettes et du public. Tourn&eacute;es, galas, studios, promos, disques d&rsquo;or, groupies, impr&eacute;sarios, parasites ; Passe l&rsquo;an 1972 puis 73, tout va plus vite que la musique&hellip; Et le jeune homme est seul ou presque seul au milieu de cette foule qui l&rsquo;entoure.<br \/>\n\t\tLa guerre des six-jours en Isra&euml;l le ram&egrave;ne &agrave; sa famille, ses devoirs et &agrave; ses racines.<br \/>\n\t\tIl chante pour les soldats, se recentre au sein de sa famille et se d&eacute;culpabilise d&rsquo;&ecirc;tre trop loin de ceux qu&rsquo;il aime. Mike aime le succ&egrave;s mais trop intelligent ou trop sensible, il ressent cette carri&egrave;re vertigineuse et st&eacute;rile comme une imposture.<br \/>\n\t\tSa chance est devenue son ennemi. Son r&eacute;pertoire de chansons mi&egrave;vres, le frustre :&nbsp;Il n&rsquo;a pas de pouvoir sur des textes et le fran&ccedil;ais est une langue qu&rsquo;il poss&egrave;de mal.&nbsp;Il pr&eacute;f&egrave;re l&rsquo;anglais.<\/p>\n<p>\n\t\tMike souffre, &eacute;touffe. Premi&egrave;re d&eacute;fenestration dans un palace &agrave; Gen&egrave;ve en novembre 1974 : Il en r&eacute;chappe en se coin&ccedil;ant la cheville dans un balcon du quatri&egrave;me &eacute;tage qui stoppe sa chute. Ses proches d&eacute;couvrent que Mike est tr&egrave;s malade. Fragile. N&eacute;vrotique. On ne lui a jamais laiss&eacute; le temps de gu&eacute;rir de son enfance, du drame terrible de ses parents.<br \/>\n\t\tSous l&rsquo;impulsion d&rsquo;une conscience professionnelle biais&eacute;e, il repart tel un beau diable, sans encadrement psychologique ni de pharmacop&eacute;e th&eacute;rapeutique.<\/p>\n<p>\n\t\tL&rsquo;histoire se met en place : Janvier 1975. De l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;atlantique, &agrave; Sao Paulo, un jeune Br&eacute;silien se frotte les mains. Il a 22 ans. Il s&rsquo;appelle Maurizio Albert Kaiserman et il vient de d&eacute;crocher le jackpot. Fils d&rsquo;&eacute;migr&eacute;s allemands assez fortun&eacute;s, il se fait appeler Morris Albert quand il se produit avec son groupe dans les bo&icirc;tes. A la suite d&rsquo;un chagrin amoureux, il a compos&eacute; une chanson sur sa guitare &laquo; Feelings &raquo;. &Ccedil;a a du bon de se faire larguer quand on est auteur et compositeur.<br \/>\n\t\tJacques Brel est devenu milliardaire avec &laquo; Ne Me Quitte Pas &raquo; : Et si elle &eacute;tait rest&eacute;e la fille ?<br \/>\n\t\tGr&acirc;ce &agrave; Feelings, Morris devient le musicien le plus riche du Br&eacute;sil, devant Vinicius de Moraes, Carlos Jobim, Chico Buarque, Astrud Gilberto : 150 millions de disques vendus, 6000 versions, n&deg;1 dans 52 pays ; Des interpr&egrave;tes comme Ella Fitzgerald, Sinatra, Elvis, Shirley Bassey, Julio Iglesias, Georges Benson &hellip;<br \/>\n\t\t&Agrave; Cuba, Feelings est devenu tellement c&eacute;l&egrave;bre, tellement jou&eacute;, que les musiciens en ont fait un nouveau style musical, le &laquo; Filinn &raquo;, sorte de bol&eacute;ro tropical.<\/p>\n<p>\n\t\tAvril 1975, c&rsquo;est donc Mike qui enregistre l&rsquo;adaptation fran&ccedil;aise :&nbsp;Dis lui.<br \/>\n\t\tIl devrait &ecirc;tre en convalescence, mais prisonnier de ses urgences contractuelles et cern&eacute; par un impresario producteur manipulateur, il se noie dans le cercle infernal des benzodiaz&eacute;pines et de la poudre blanche.<br \/>\n\t\tLe 24 avril, au soir, il tourne en rond chez Jeanne Cacchi, une ex-petite amie qui l&rsquo;h&eacute;berge au 6 rue Erlanger, dans le 16i&egrave;me.<br \/>\n\t\tLe matin du 25, Jeanne prend sa douche, per&ccedil;oit la voix de Mike qui discute au t&eacute;l&eacute;phone et abr&egrave;ge la conversation d&rsquo;un ton &eacute;nerv&eacute;. Alors qu&rsquo;elle se s&egrave;che les cheveux avec une serviette, elle ressent soudain un silence inhabituel dans l&rsquo;appartement, presque pesant.<br \/>\n\t\tLa baie vitr&eacute;e du sixi&egrave;me &eacute;tage est grande ouverte. Un cri parvient de la rue. Un passant. Elle se penche au-dessus du balcon.<br \/>\n\t\tLe corps de Mike est couch&eacute; sur le trottoir. Son visage regarde le ciel. Il est mort.<br \/>\n\t\tIl avait 28 ans.<br \/>\n\t\t&#8211; &laquo; Meurs-jeune et on te fera un beau cercueil &raquo;<br \/>\n\t\tMike Brant r&eacute;alise sa meilleure vente :&nbsp;Dis-Lui&nbsp;sort la semaine suivante et se vendra &agrave; 1 million de copies.<\/p>\n<p>\n\t\tUn seul est tr&egrave;s &eacute;nerv&eacute; par ce succ&egrave;s et n&rsquo;a pas le temps de pleurer la disparition de Mike. Un fran&ccedil;ais. Loulou Gast&eacute;, le mari de Line Renaud. Ex-guitariste de Ray Ventura (Il laissa sa place &agrave; Henri Salvador) et compositeur de succ&egrave;s. Surtout Un !&nbsp;Feelings, c&rsquo;est lui : Une chanson qui s&rsquo;intitule,&nbsp;Pour Toi, &eacute;crite en 1957 pour le film&nbsp;Le Feu aux Poudres&nbsp;d&rsquo;Andr&eacute; Decoin. La version a &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;e par Dario Moreno.<br \/>\n\t\tBizarre ? Comment en 1974, un jeune br&eacute;silien de 22 ans, fan de rock, peut-il avoir plagi&eacute; un titre sorti en France en 1957, chant&eacute; par un turc !<br \/>\n\t\tLoulou Gast&eacute; envoie &agrave; Sao Paulo, une arm&eacute;e d&rsquo;avocats, mais Morris Albert refuse la confrontation et reste insaisissable. Il est rep&eacute;r&eacute; en 1980 &agrave; Los Angeles et le Consulat Fran&ccedil;ais pr&eacute;vient le FBI qui cerne sa villa de Malibu. Il s&rsquo;enfuit en Suisse, puis &agrave; Rome &agrave; l&rsquo;abri derri&egrave;re ses royalties.<br \/>\n\t\tEn 1988, un jugement tranche et oblige Mauricio Kaiserman &agrave; verser la somme de 1 demi-million de dollars, en d&eacute;dommagement &agrave; Loulou Gast&eacute; et de cosigner avec lui, l&rsquo;&oelig;uvre&nbsp;Feelingspour la perception des futurs droits d&rsquo;auteurs.<br \/>\n\t\tLoulou a gagn&eacute; son combat&hellip;<br \/>\n\t\tEt le beau et fragile Mike, la s&eacute;r&eacute;nit&eacute; et la paix &eacute;ternelle.<\/p>\n<p>\n\t\t<a href=\"https:\/\/www.google.com\/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=newssearch&amp;cd=37&amp;cad=rja&amp;ved=0CEMQqQIoADAGOB4&amp;url=http%3A%2F%2Flaregledujeu.org%2F2012%2F12%2F30%2F11564%2Fle-playboy-le-juif-errant%2F&amp;ei=m8sCUZPQIoqniAKU3YCgCg&amp;usg=AFQjCNEcNMyGwMksIBut_x3dboyhrPBafw&amp;sig2=teIogFfobdAjlBMCt-rX5A\">Le playboy &amp; le&nbsp;juif&nbsp;errant<\/a><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Le playboy &amp; le juif errant &nbsp; BRUNO DE STABENRATH &nbsp; &nbsp; Cet &eacute;t&eacute; 1975 portait toutes mes esp&eacute;rances. 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