{"id":60625,"date":"2018-10-04T17:56:51","date_gmt":"2018-10-04T17:56:51","guid":{"rendered":""},"modified":"2018-10-04T17:56:51","modified_gmt":"2018-10-04T17:56:51","slug":"sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\/","title":{"rendered":"Sarcelles, le laboratoire du \u00ab\u00a0vivre-s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<header content=\"P11M\" itemprop=\"TimeRequired\">\n<p itemprop=\"Headline\">Sarcelles, le laboratoire du \u00ab\u00a0vivre-s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Par No\u00e9mie Halioua, L&rsquo;Express<\/p>\n<figure>&nbsp;<\/figure>\n<\/header>\n<p itemprop=\"description\">Symbole du creuset r\u00e9publicain, cette ville de la banlieue nord subit une partition du territoire entre communaut\u00e9s. Enqu\u00eate.<\/p>\n<p>Lorsque, entre 1955 et 1975, on \u00e9rige 12 000 logements flambant neufs sur les champs l\u00e9gumiers du Val-d&rsquo;Oise pour accueillir la d\u00e9mographie galopante d&rsquo;apr\u00e8s guerre, on croit dur comme fer \u00e0 la modernit\u00e9 et au progr\u00e8s. Sarcelles, ville nouvelle, se donne des airs d&rsquo;utopie. Les parcs locatifs sont \u00e9quip\u00e9s en eau courante et en chauffage central (quintessence du confort pour l&rsquo;\u00e9poque) et les appartements sont spacieux. Ils attirent des classes moyennes de la petite couronne puis les d\u00e9racin\u00e9s du monde entier. Des Egyptiens, expatri\u00e9s par la crise du canal de Suez, des rapatri\u00e9s d&rsquo;Alg\u00e9rie, des Antillais, des Sri-Lankais tamouls, des Turcs chald\u00e9ens, etc. Plus de 80 nationalit\u00e9s peuplent la ville et construisent son identit\u00e9, bien que toutes n&rsquo;aient pas le m\u00eame poids d\u00e9mographique.&nbsp;<\/p>\n<p>La communaut\u00e9 s\u00e9farade, premi\u00e8re \u00e0 se structurer, compte, avec ses 12 000 membres, parmi les plus grandes d&rsquo;Europe. Majoritairement originaires de Tunisie et du Maroc, ils construisent une premi\u00e8re synagogue en 1964, rue Paul-Val\u00e9ry, qui devient l&rsquo;\u00e9picentre du quartier juif que l&rsquo;on surnommera la \u00ab\u00a0petite J\u00e9rusalem\u00a0\u00bb. Dans les ann\u00e9es 1980, la diaspora assyro-chald\u00e9enne \u00e9lit \u00e9galement Sarcelles comme capitale refuge. Originaire de Turquie, elle fuit les massacres antichr\u00e9tiens et s&rsquo;implante dans le vieux Sarcelles. Les 8 000 Assyro-Chald\u00e9ens arriv\u00e9s par vagues y ach\u00e8tent des petites maisons individuelles et cr\u00e9ent la plus grande \u00e9glise chald\u00e9enne d&rsquo;Europe, Saint-Thomas-Ap\u00f4tre. &nbsp;<\/p>\n<h3>\u00ab\u00a0Le brassage des origines est tel qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de racisme \u00e0 Sarcelles\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p>Depuis ses d\u00e9buts, Sarcelles est une terre de m\u00e9tissage culturel, un laboratoire du \u00ab\u00a0vivre-ensemble\u00a0\u00bb. Ses premiers habitants gardent des souvenirs heureux. \u00ab\u00a0Dans les salles de classe, on venait des quatre coins du monde, mais on arrivait \u00e0 se parler !\u00a0\u00bb se souvient Isabelle Bentz, sarcelloise depuis l&rsquo;\u00e2ge de 8 ans. \u00ab\u00a0Chacun faisait ce qu&rsquo;il voulait chez lui et, le dimanche, nous nous retrouvions au parc Kennedy, o\u00f9 il y avait une pataugeoire. Les mamans donnaient des go\u00fbters \u00e0 tous les enfants, peu importaient leurs origines\u00a0\u00bb, ajoute celle qui est arriv\u00e9e avec sa famille en 1969. Paul Bertrand se souvient aussi de cette \u00e9poque o\u00f9 le vivre-ensemble n&rsquo;\u00e9tait pas un imp\u00e9ratif cat\u00e9gorique, mais une r\u00e9alit\u00e9 au jour le jour. \u00ab\u00a0Lorsqu&rsquo;on jouait aux boules place Andr\u00e9-Gide, il n&rsquo;y avait pas un carr\u00e9 pour les Noirs, un carr\u00e9 pour les juifs et un carr\u00e9 pour les Arabes ! On jouait ensemble !\u00a0\u00bb se rem\u00e9more-t-il, un brin nostalgique. Sa famille, d\u00e9racin\u00e9e apr\u00e8s l&rsquo;ind\u00e9pendance de l&rsquo;Alg\u00e9rie, a pass\u00e9 quelques ann\u00e9es en province, avant qu&rsquo;un ami de son p\u00e8re lui conseille de rejoindre le \u00ab\u00a0paradis des pieds-noirs\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Le brassage des origines est tel qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de racisme \u00e0 Sarcelles. [&#8230;] Ce sont des gens qui sont venus de partout et qui ont constitu\u00e9 une identit\u00e9 \u00e0 partir d&rsquo;un destin commun\u00a0\u00bb, r\u00e9sumait l&rsquo;\u00e9crivain Marie-H\u00e9l\u00e8ne Pinel, dans l&rsquo;\u00e9mission de Bernard Pivot&nbsp;<em>Ouvrez les guillemets<\/em>, le 25 novembre 1974.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>Mais, \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1970, la tectonique change. Plusieurs lois &#8211; le regroupement familial, d\u00e9cid\u00e9 par Chirac en 1976, ou encore la loi sur les APL port\u00e9e par Raymond Barre &#8211; donnent l&rsquo;impulsion d&rsquo;un changement d\u00e9mographique non pris en compte par les pouvoirs publics. Une homog\u00e9n\u00e9isation sociale de la ville voit le jour, sans que personne ne se soucie du brassage social, culturel, ou des moyens suppl\u00e9mentaires \u00e0 fournir. Le prix de l&rsquo;immobilier commence \u00e0 chuter. De fil en aiguille, Sarcelles se paup\u00e9rise, et cet appauvrissement entra\u00eene un chass\u00e9-crois\u00e9 entre les classes moyennes et les nouvelles vagues d&rsquo;immigration : en trente ans, la population immigr\u00e9e double dans le Val-d&rsquo;Oise &#8211; c&rsquo;est la plus forte progression de tous les d\u00e9partements. &nbsp;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0A partir des ann\u00e9es 1980, tout change, explique Maya Nahum, journaliste arriv\u00e9e de Tunis \u00e0 Sarcelles avec sa famille en 1962. Les \u00e9quipements urbains se d\u00e9t\u00e9riorent, le b\u00e2ti se d\u00e9grade faute d&rsquo;entretien. On assiste \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e massive de familles nombreuses d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. C&rsquo;est \u00e0 ces familles, sans autres ressources que les aides de l&rsquo;Etat, que l&rsquo;on reloue ces appartements sans les refaire \u00e0 neuf.\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Quand je suis arriv\u00e9, il y avait dans mon immeuble la directrice de l&rsquo;\u00e9cole Pasteur, la conseill\u00e8re p\u00e9dagogique en musique de la circonscription, une coll\u00e8gue institutrice de l&rsquo;\u00e9cole \u00e9l\u00e9mentaire Saint-Exup\u00e9ry&#8230;, explique Luc Bentz, professeur des \u00e9coles et syndicaliste. Au fur et \u00e0 mesure, elles sont parties et ont \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9es par des immigr\u00e9s sans le sou fra\u00eechement arriv\u00e9s du Pakistan, de Ha\u00efti, etc.\u00a0\u00bb Loin de cr\u00e9er une identit\u00e9 commune, cette multiplicit\u00e9 des cultures entra\u00eene une affirmation des cultures d&rsquo;origine.&nbsp;<\/p>\n<h3>Des fronti\u00e8res invisibles entre les communaut\u00e9s<\/h3>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, le paradis diversitaire fait figure de chim\u00e8re et la paix sociale semble fragile. Dan B*, m\u00e9decin n\u00e9 \u00e0 Sarcelles en 1968, a vu sa ville changer de visage et plonger dans l&rsquo;ultraviolence. Lui-m\u00eame a \u00e9t\u00e9 agress\u00e9 physiquement trois fois, car on s&rsquo;imagine que son cartable de m\u00e9decin renferme des \u00ab\u00a0tr\u00e9sors\u00a0\u00bb. Comme l&rsquo;\u00e9crasante majorit\u00e9 de ses confr\u00e8res &#8211; tel le Dr Chiche, \u00e9galement agress\u00e9 \u00e0 son cabinet l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re -, il a renonc\u00e9 \u00e0 faire des visites \u00e0 domicile. Au quotidien, les habitants &#8211; de toutes les origines ou communaut\u00e9s &#8211; ont appris \u00e0 prendre des pr\u00e9cautions. Plut\u00f4t que de prendre son sac pour sortir, Jacqueline met sa carte bleue dans son soutien-gorge. Jonathan n&rsquo;ach\u00e8te plus de v\u00e9lo neuf \u00e0 ses enfants : il sait qu&rsquo;il sera de toute fa\u00e7on vol\u00e9 et opte donc pour de l&rsquo;occasion. &nbsp;<\/p>\n<p>Avec la peur, des fronti\u00e8res invisibles s&rsquo;\u00e9rigent entre les individus aux expressions identitaires marqu\u00e9es. La ville de 60 000 habitants est sectoris\u00e9e en ghettos ethniques. \u00ab\u00a0On m&rsquo;a propos\u00e9 un appartement plus grand dans un autre quartier, pr\u00e8s de la gare RER, mais je ne veux pas que mes enfants se fassent agresser sur la route de l&rsquo;\u00e9cole. Ici, je suis dans une bulle, j&rsquo;ai un confort qui n&rsquo;a pas de prix. Je ne quitterai ce quartier pour rien au monde\u00a0\u00bb, confie Esther E., m\u00e8re de trois enfants, qui vit rue Paul-Val\u00e9ry, au coeur de la petite J\u00e9rusalem. &nbsp;<\/p>\n<p>Khader, lui, exclut de p\u00e9n\u00e9trer dans ce quartier. \u00ab\u00a0On pr\u00e9f\u00e8re faire deux fois le tour de la ville plut\u00f4t que de passer par le quartier juif, car, en tant qu&rsquo;Arabe, on y est d\u00e9visag\u00e9 comme des criminels ! Vous trouvez \u00e7a normal, vous ?\u00a0\u00bb, explique le jeune homme de 21 ans de confession musulmane. Les populations sont pr\u00eates \u00e0 tout pour ne pas partager les m\u00eames cages d&rsquo;escalier. \u00ab\u00a0Les habitants pr\u00e9f\u00e8rent renoncer \u00e0 des logements plut\u00f4t que de se m\u00e9langer\u00a0\u00bb, confirme Pierre Loupia*, pr\u00e9sident d&rsquo;une commission de quartier de l&rsquo;union HLM. \u00ab\u00a0Lorsque je propose des appartements, j&rsquo;essuie des refus de personnes qui ont peur d&rsquo;aller dans des quartiers \u00e0 la mauvaise r\u00e9putation : il y a une partition de fait, car ils ne souhaitent pas vivre les uns \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des autres. Mais ce communautarisme n&rsquo;est pas uniquement li\u00e9 \u00e0 la peur : il est aussi volontaire et fonctionnel. Les gens souhaitent avoir des voisins avec lesquels ils ont des affinit\u00e9s\u00a0\u00bb, explique-t-il.&nbsp;<\/p>\n<p>Ce refus de mixit\u00e9 s&rsquo;illustre aussi \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole. \u00ab\u00a0A la fin de l&rsquo;\u00e9l\u00e9mentaire, les parents inscrivent leurs enfants dans le priv\u00e9. Je ne peux pas leur en vouloir de dire : je veux prot\u00e9ger mes enfants, je ne veux pas qu&rsquo;ils soient confront\u00e9s \u00e0 des probl\u00e8mes de violence, de racisme, de ghetto\u00efsation ethnique&#8230;\u00a0\u00bb, confie Fran\u00e7ois Pupponi au&nbsp;<em>Parisien<\/em>. \u00ab\u00a0Puppo\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 le maire de Sarcelles pendant vingt ans, de 1997 \u00e0 2017, et a d\u00fb c\u00e9der son fauteuil pour se consacrer \u00e0 la d\u00e9putation, loi sur le non-cumul des mandats oblige. Concr\u00e8tement, il continue \u00e0 \u00eatre \u00ab\u00a0le patron\u00a0\u00bb de la ville et la nouvelle maire, Annie P\u00e9ronnet, reste sous sa coupe. Pour lui, le communautarisme ne cr\u00e9e pas de tensions et le danger vient davantage du \u00ab\u00a0d\u00e9veloppement des cas de radicalisation\u00a0\u00bb. &nbsp;<\/p>\n<h3>Une ville au coeur d&rsquo;enjeux g\u00e9opolitiques qui la d\u00e9passent<\/h3>\n<p>Car, \u00e0 Sarcelles comme dans d&rsquo;autres banlieues populaires, l&rsquo;islamisme tente de s&rsquo;implanter. En 2016, la mosqu\u00e9e Dar At-Tawhid, dans la rue d&rsquo;Estienne-d&rsquo;Orves, est ferm\u00e9e par arr\u00eat\u00e9 municipal. Le non-respect des r\u00e8gles d&rsquo;urbanisme est invoqu\u00e9, mais la mosqu\u00e9e \u00e9tait surtout suspect\u00e9e d&rsquo;\u00eatre l&rsquo;un des points de radicalisation de la ville. Des \u00e9coles coraniques non r\u00e9pertori\u00e9es se d\u00e9veloppent dans la zone industrielle. \u00ab\u00a0On voit appara\u00eetre des nouvelles habitudes vestimentaires, des kamis pour les hommes, des voiles qui cachent les yeux pour les femmes, on n&rsquo;avait jamais vu \u00e7a avant !\u00a0\u00bb remarque Marc Cariou*, petit commer\u00e7ant \u00e0 la moustache charnue. Si la libert\u00e9 de se v\u00eatir reste une libert\u00e9 individuelle, elle t\u00e9moigne dans l&rsquo;espace public d&rsquo;une \u00e9volution des moeurs et d&rsquo;une d\u00e9-s\u00e9cularisation. Le halal tend aussi \u00e0 imposer son h\u00e9g\u00e9monie. \u00ab\u00a0Je suis oblig\u00e9 de traverser la ville pour acheter un travers de porc dans la seule boucherie qui en vend, parce que le boucher traditionnel du march\u00e9 a \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 de s&rsquo;exiler tellement il s&rsquo;est fait agresser (*)\u00a0\u00bb ronchonne ce quinquag\u00e9naire d&rsquo;origine roumaine. Ce chr\u00e9tien a exig\u00e9 de son fils qu&rsquo;il retire sa croix autour de son cou \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole. \u00ab\u00a0Les barbus viennent faire la le\u00e7on aux gosses devant les \u00e9coles. Ils essaient de recruter les soldats de demain\u00a0\u00bb, ajoute-t-il. &nbsp;<\/p>\n<p>Sarcelles se retrouve aussi au coeur d&rsquo;enjeux g\u00e9opolitiques qui la d\u00e9passent. Le 20 juillet 2014, le conflit isra\u00e9lo-palestinien s&rsquo;invite dans la petite J\u00e9rusalem. Ce jour-l\u00e0, une manifestation contre l&rsquo;op\u00e9ration \u00ab\u00a0Plomb durci\u00a0\u00bb men\u00e9e par l&rsquo;arm\u00e9e isra\u00e9lienne \u00e0 Gaza&nbsp;vire \u00e0 l&rsquo;\u00e9meute. Des \u00ab\u00a0hordes de sauvages\u00a0\u00bb, selon l&rsquo;expression de Pupponi, descendent vers la petite J\u00e9rusalem, avec barres de fer, matraques et pieds de chaise. Ils d\u00e9truisent commerces, Abribus, poubelles sur leur passage. \u00ab\u00a0\u00c7a p\u00e9taradait de partout. J&rsquo;ai vite ferm\u00e9 les persiennes pour ne pas que mes enfants aient encore plus peur que moi. J&rsquo;ai pri\u00e9 tr\u00e8s fort. On s&rsquo;est mis au milieu de l&rsquo;appartement. Les hommes s&rsquo;\u00e9taient positionn\u00e9s devant la synagogue pour faire barrage\u00a0\u00bb, se souvient Johanna Abergel, trentenaire et m\u00e8re de trois enfants. A coups de balles \u00e0 blanc et de gaz, un cordon de CRS disperse les manifestants. Le quartier juif a toujours la gueule de bois lorsque, un an plus tard, Yohan Cohen, un enfant de Sarcelles, tombe sous les balles d&rsquo;Amedy Coulibaly lors de la prise d&rsquo;otages \u00e0 l&rsquo;Hyper Cacher de la porte de Vincennes.&nbsp;<\/p>\n<p>Cette ann\u00e9e-l\u00e0, la petite J\u00e9rusalem commence \u00e0 se vider de ses juifs. \u00ab\u00a0A partir des ann\u00e9es 2014-2015, on a vu les effectifs diminuer dans les \u00e9coles, explique Sarah*, 35 ans, professeur d&rsquo;h\u00e9breu \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole Ozar Hatorah (filles). Certaines \u00e9l\u00e8ves sont m\u00eames parties entre la premi\u00e8re et la terminale, ce qui est tr\u00e8s rare ! En r\u00e9union de pr\u00e9 rentr\u00e9e, le directeur de l&rsquo;\u00e9cole \u00e9tait furieux, car plusieurs d&rsquo;entre elles \u00e9taient de tr\u00e8s bonnes \u00e9l\u00e8ves !\u00a0\u00bb, confie-t-elle. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne a \u00e9t\u00e9 analys\u00e9 par le g\u00e9ographe Christophe Guilluy dans son ouvrage&nbsp;<em>Le Cr\u00e9puscule de la France d&rsquo;en haut.<\/em>&nbsp;Aujourd&rsquo;hui, la petite J\u00e9rusalem s&rsquo;est consid\u00e9rablement ramass\u00e9e et semble \u00eatre devenue une enclave, o\u00f9 ses habitants sont pris en otage. \u00ab\u00a0Nous devons r\u00e9apprendre \u00e0 nous conna\u00eetre, \u00e0 partager, cela va mettre beaucoup de temps. Client\u00e9lisme, communautarisme sont les lignes rouges des valeurs de notre R\u00e9publique. Construisons une France riche de nos identit\u00e9s respectives\u00a0\u00bb, plaide Ren\u00e9 Ta\u00efeb, pr\u00e9sident de l&rsquo;Union des collectivit\u00e9s juives du Val-d&rsquo;Oise.&nbsp;<\/p>\n<p>Cette communautarisation s&rsquo;explique par le contexte social fran\u00e7ais, mais r\u00e9sulte aussi de choix de la municipalit\u00e9, qui reconna\u00eet les identit\u00e9s particuli\u00e8res. \u00ab\u00a0La la\u00efcit\u00e9 sarcelloise\u00a0\u00bb, comme elle est surnomm\u00e9e, permet de troquer le slogan \u00ab\u00a0A Rome, fais comme les Romains\u00a0\u00bb pour \u00ab\u00a0A Rome, fais comme chez toi\u00a0\u00bb. Elle reconna\u00eet les particularismes cultuels et religieux et fournit un accompagnement financier ou pratique aux communaut\u00e9s organis\u00e9es. \u00ab\u00a0Pour la f\u00eate de l&rsquo;A\u00efd, la municipalit\u00e9 met \u00e0 disposition \u00e0 titre gracieux le champ de foire pour \u00e9gorger les moutons\u00a0\u00bb, s&rsquo;indigne un ancien \u00e9lu. De m\u00eame, la \u00ab\u00a0liste bleue\u00a0\u00bb, une liste communautaire dont l&rsquo;ambition est de \u00ab\u00a0d\u00e9fendre, sur le terrain, la communaut\u00e9 juive de Sarcelles\u00a0\u00bb, voit deux de ses membres obtenir des d\u00e9l\u00e9gations clefs au conseil municipal. \u00ab\u00a0Des postes \u00e0 la mairie \u00e0 la vente de terrains \u00e0 prix brad\u00e9s, jusqu&rsquo;aux travaux dans les lieux de culte sous couvert de ravalement de fa\u00e7ade&#8230; Tout est bon en \u00e9change d&rsquo;une r\u00e9serve de voix\u00a0\u00bb, se plaint un conseiller municipal sous couvert d&rsquo;anonymat. &nbsp;<\/p>\n<h3>Une comp\u00e9tition communautaire d\u00e9l\u00e9t\u00e8re<\/h3>\n<p>Loin de favoriser la paix sociale, cette strat\u00e9gie entra\u00eene une comp\u00e9tition communautaire qui n&rsquo;en finit pas. \u00ab\u00a0Nous savons tr\u00e8s bien que lorsqu&rsquo;une subvention est vot\u00e9e pour une communaut\u00e9, il faudra, lors du conseil municipal suivant, que soit vot\u00e9e une autre subvention, pour une autre communaut\u00e9&#8230;\u00a0\u00bb, confie David Grandon, \u00e9lu d&rsquo;opposition au conseil municipal. Ces subventions atteignent des dizaines de milliers d&rsquo;euros avant et apr\u00e8s les \u00e9lections. Dans son viseur, l&rsquo;ancien maire de la ville, Fran\u00e7ois Pupponi, qui \u00ab\u00a0a fait du communautarisme sa base \u00e9lectorale\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0La mairie passe son temps \u00e0 inaugurer des plaques, des monuments, des \u00e9v\u00e9nements qui ont eu lieu aux quatre coins du monde mais qui n&rsquo;ont plus rien \u00e0 voir avec l&rsquo;histoire de la France !\u00a0\u00bb, rench\u00e9rit Chantal Grolier, \u00e9galement conseill\u00e8re municipale. \u00ab\u00a0Le probl\u00e8me, c&rsquo;est qu&rsquo;on ne comm\u00e9more plus les \u00e9v\u00e9nements fran\u00e7ais : cette ann\u00e9e, par exemple, il n&rsquo;y a rien eu pour le 14 Juillet, remarque-t-elle, am\u00e8re. Une mairie doit voir l&rsquo;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral de sa commune et l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 de ses administr\u00e9s avant de subventionner des associations qui ne profitent qu&rsquo;\u00e0 quelques-uns !\u00a0\u00bb ajoute-t-elle.&nbsp;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les bien-pensants, les bobos dans leurs bureaux, c&rsquo;est facile. Nous, les communaut\u00e9s, on les vit tous les jours, se d\u00e9fend Pupponi&nbsp;sur Slate.fr.&nbsp;La France a communautaris\u00e9. En gros, vous nous avez foutu le bordel, nous, on rattrape la catastrophe. Comment on fait pour s&rsquo;en sortir ? Dites-moi ! Moi, ma solution : on rencontre ces communaut\u00e9s, on ne nie pas leur pass\u00e9, on leur permet de transmettre leur langue, etc. Un Malien qu&rsquo;on l\u00e2che ici, c&rsquo;est normal qu&rsquo;il vive comme chez lui !\u00a0\u00bb expliquait-il. Le d\u00e9put\u00e9, qui a refus\u00e9 de r\u00e9pondre aux questions de L&rsquo;Express, avait d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9 la couleur de sa politique dans son livre&nbsp;<em>La France d&rsquo;en dessous. Banlieues : chronique d&rsquo;un aveuglement,<\/em>&nbsp;paru en 2006. \u00ab\u00a0Cr\u00e9ons une communaut\u00e9 nationale \u00e0 partir des communaut\u00e9s d&rsquo;origine\u00a0\u00bb, plaidait-il. Mais qu&rsquo;advient-il si une frange radicale de la communaut\u00e9 d&rsquo;origine promeut des valeurs contraires \u00e0 celles de la communaut\u00e9 nationale ? \u00ab\u00a0Pendant longtemps, ces \u00e9lus pensaient discuter avec des membres de communaut\u00e9s, mais n&rsquo;ont pas vu qu&rsquo;ils avaient affaire \u00e0 des militants politiques avec un projet de vie qui pouvait exclure leurs principes \u00e0 eux\u00a0\u00bb, explique un ancien \u00e9lu. Aux derni\u00e8res l\u00e9gislatives, Fran\u00e7ois Pupponi affrontait Samy Debah, le fondateur du CCIF (Collectif contre l&rsquo;islamophobie en France) pour la 8e circonscription du Val-d&rsquo;Oise. Et si ce n&rsquo;\u00e9tait que le d\u00e9but du revers de la politique communautariste ? Les prochaines municipales, pr\u00e9vues pour 2020, seront capitales \u00e0 Sarcelles.&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sarcelles, le laboratoire du \u00ab\u00a0vivre-s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb Par No\u00e9mie Halioua, L&rsquo;Express &nbsp; Symbole du creuset r\u00e9publicain, cette ville de la banlieue nord subit une partition du territoire entre communaut\u00e9s. Enqu\u00eate. Lorsque, entre 1955 et 1975, on \u00e9rige 12 000 logements flambant neufs sur les champs l\u00e9gumiers du Val-d&rsquo;Oise pour accueillir la d\u00e9mographie galopante d&rsquo;apr\u00e8s guerre, on croit&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":60626,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"class_list":["post-60625","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v28.6 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Sarcelles, le laboratoire du &quot;vivre-s\u00e9par\u00e9&quot; | HARISSA.COM<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"Sarcelles, le laboratoire du &quot;vivre-s\u00e9par\u00e9&quot; Par No\u00e9mie Halioua, L&#039;Express &nbsp; Symbole du creuset r\u00e9publicain, cette ville de la banlieue nord subit une\" \/>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Sarcelles, le laboratoire du &quot;vivre-s\u00e9par\u00e9&quot; | HARISSA.COM\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Sarcelles, le laboratoire du &quot;vivre-s\u00e9par\u00e9&quot; Par No\u00e9mie Halioua, L&#039;Express &nbsp; Symbole du creuset r\u00e9publicain, cette ville de la banlieue nord subit une\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"HARISSA.COM\" \/>\n<meta property=\"article:publisher\" content=\"https:\/\/www.facebook.com\/groups\/harissacom\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2018-10-04T17:56:51+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/sarcelles_6109212.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"1\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"1\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"admin\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"admin\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"13 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\\\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\\\/\"},\"author\":{\"name\":\"admin\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/b39019abb0aa5b7647f17008d97c0237\"},\"headline\":\"Sarcelles, le laboratoire du \u00ab\u00a0vivre-s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb\",\"datePublished\":\"2018-10-04T17:56:51+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\\\/\"},\"wordCount\":2621,\"commentCount\":0,\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/#organization\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2018\\\/10\\\/sarcelles_6109212.jpg\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"CommentAction\",\"name\":\"Comment\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\\\/#respond\"]}]},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\\\/\",\"name\":\"Sarcelles, le laboratoire du \\\"vivre-s\u00e9par\u00e9\\\" | HARISSA.COM\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\\\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2018\\\/10\\\/sarcelles_6109212.jpg\",\"datePublished\":\"2018-10-04T17:56:51+00:00\",\"description\":\"Sarcelles, le laboratoire du \\\"vivre-s\u00e9par\u00e9\\\" Par No\u00e9mie Halioua, L'Express &nbsp; Symbole du creuset r\u00e9publicain, cette ville de la banlieue nord subit une\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\\\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\\\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2018\\\/10\\\/sarcelles_6109212.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2018\\\/10\\\/sarcelles_6109212.jpg\"},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Sarcelles, le laboratoire du \u00ab\u00a0vivre-s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/\",\"name\":\"HARISSA.COM\",\"description\":\"Le Web des Juifs Tunisiens\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/#organization\",\"name\":\"Harissa.com - Le Web des Juifs Tunisiens\",\"url\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/09\\\/openpublish_themee_logo-1.gif\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/09\\\/openpublish_themee_logo-1.gif\",\"width\":235,\"height\":42,\"caption\":\"Harissa.com - Le Web des Juifs Tunisiens\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"},\"sameAs\":[\"https:\\\/\\\/www.facebook.com\\\/groups\\\/harissacom\"]},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/b39019abb0aa5b7647f17008d97c0237\",\"name\":\"admin\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/7dd611c5d2a0837f57033276df2e852a07d3d441c5e10b66bf06b2f1332125eb?s=96&d=mm&r=g\",\"url\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/7dd611c5d2a0837f57033276df2e852a07d3d441c5e10b66bf06b2f1332125eb?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/7dd611c5d2a0837f57033276df2e852a07d3d441c5e10b66bf06b2f1332125eb?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"admin\"},\"sameAs\":[\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\"]}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Sarcelles, le laboratoire du \"vivre-s\u00e9par\u00e9\" | HARISSA.COM","description":"Sarcelles, le laboratoire du \"vivre-s\u00e9par\u00e9\" Par No\u00e9mie Halioua, L'Express &nbsp; Symbole du creuset r\u00e9publicain, cette ville de la banlieue nord subit une","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Sarcelles, le laboratoire du \"vivre-s\u00e9par\u00e9\" | HARISSA.COM","og_description":"Sarcelles, le laboratoire du \"vivre-s\u00e9par\u00e9\" Par No\u00e9mie Halioua, L'Express &nbsp; Symbole du creuset r\u00e9publicain, cette ville de la banlieue nord subit une","og_url":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\/","og_site_name":"HARISSA.COM","article_publisher":"https:\/\/www.facebook.com\/groups\/harissacom","article_published_time":"2018-10-04T17:56:51+00:00","og_image":[{"url":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/sarcelles_6109212.jpg","width":1,"height":1,"type":"image\/jpeg"}],"author":"admin","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"admin","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"13 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\/"},"author":{"name":"admin","@id":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/#\/schema\/person\/b39019abb0aa5b7647f17008d97c0237"},"headline":"Sarcelles, le laboratoire du \u00ab\u00a0vivre-s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb","datePublished":"2018-10-04T17:56:51+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\/"},"wordCount":2621,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/#organization"},"image":{"@id":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/sarcelles_6109212.jpg","inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"CommentAction","name":"Comment","target":["https:\/\/harissa.com\/news-wp\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\/#respond"]}]},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\/","url":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\/","name":"Sarcelles, le laboratoire du \"vivre-s\u00e9par\u00e9\" | HARISSA.COM","isPartOf":{"@id":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/sarcelles_6109212.jpg","datePublished":"2018-10-04T17:56:51+00:00","description":"Sarcelles, le laboratoire du \"vivre-s\u00e9par\u00e9\" Par No\u00e9mie Halioua, L'Express &nbsp; Symbole du creuset r\u00e9publicain, cette ville de la banlieue nord subit une","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/harissa.com\/news-wp\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\/#primaryimage","url":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/sarcelles_6109212.jpg","contentUrl":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/sarcelles_6109212.jpg"},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/sarcelles-le-laboratoire-du-vivre-separe\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Sarcelles, le laboratoire du \u00ab\u00a0vivre-s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/#website","url":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/","name":"HARISSA.COM","description":"Le Web des Juifs Tunisiens","publisher":{"@id":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/#organization","name":"Harissa.com - Le Web des Juifs Tunisiens","url":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/openpublish_themee_logo-1.gif","contentUrl":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/openpublish_themee_logo-1.gif","width":235,"height":42,"caption":"Harissa.com - Le Web des Juifs Tunisiens"},"image":{"@id":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/#\/schema\/logo\/image\/"},"sameAs":["https:\/\/www.facebook.com\/groups\/harissacom"]},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/#\/schema\/person\/b39019abb0aa5b7647f17008d97c0237","name":"admin","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/7dd611c5d2a0837f57033276df2e852a07d3d441c5e10b66bf06b2f1332125eb?s=96&d=mm&r=g","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/7dd611c5d2a0837f57033276df2e852a07d3d441c5e10b66bf06b2f1332125eb?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/7dd611c5d2a0837f57033276df2e852a07d3d441c5e10b66bf06b2f1332125eb?s=96&d=mm&r=g","caption":"admin"},"sameAs":["https:\/\/harissa.com\/news-wp"]}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/60625","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=60625"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/60625\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/60626"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=60625"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=60625"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=60625"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}