{"id":6191,"date":"2013-02-14T04:35:32","date_gmt":"2013-02-14T04:35:32","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=6191"},"modified":"2013-02-14T04:35:32","modified_gmt":"2013-02-14T04:35:32","slug":"ansar-al-charia-la-prochaine-insurrection-en-tunisie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/ansar-al-charia-la-prochaine-insurrection-en-tunisie\/","title":{"rendered":"Ansar Al-Chari\u00e2 : la prochaine insurrection en Tunisie"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAnsar Al-Chari&acirc; : la prochaine insurrection en Tunisie<\/p>\n<div>\n\t&nbsp;<\/div>\n<p><dt>\n\t\t&nbsp;<\/dt>\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPar&nbsp;Habib M. Sayah*<\/p>\n<p>\n\tEn Tunisie, alors que les projecteurs se braquent sur la lutte entre le parti islamiste au pouvoir et la coalition qui s&#39;est form&eacute;e autour de l&#39;ancien Premier ministre B&eacute;ji Ca&iuml;d Essbsi, une autre faction s&#39;appr&ecirc;te &agrave; entrer sur sc&egrave;ne. Pendant que des dizaines de milliers de Tunisiens se rassemblaient au cimeti&egrave;re du Jellaz &agrave; Tunis pour les fun&eacute;railles de l&#39;opposant assassin&eacute; Chokri Belaid, une organisation jihadiste nomm&eacute;e Ansar al-Chari&acirc; en Tunisie (AST) commen&ccedil;ait &agrave; placer ses pions sur l&#39;&eacute;chiquier.<\/p>\n<p>\n\t<strong>La gen&egrave;se d&#39;Ansar Al-Chari&acirc;<\/strong><\/p>\n<p>\n\tApr&egrave;s le d&eacute;part de Ben Ali, le gouvernement tunisien de transition a lib&eacute;r&eacute; un grand nombre de prisonniers politiques appartenant &agrave; la mouvance islamiste. Plusieurs v&eacute;t&eacute;rans jihadistes avec une exp&eacute;rience de combat en Afghanistan ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de cette amnistie, parmi lesquels se trouve Seifallah Ben Hassine, plus connu sous le pseudonyme Abou Iyadh al-Tounisi, le strat&egrave;ge charismatique &agrave; l&#39;origine de la fondation d&#39;AST en avril 2011.<\/p>\n<p>\n\tAbou Iyadh doit son nom de guerre &agrave; ses ann&eacute;es de lutte en Afghanistan o&ugrave; il a constitu&eacute; le Groupe Combattant Tunisien (GCT), une cellule terroriste proche d&#39;Al-Qa&iuml;da bas&eacute;e &agrave; Jalalabad.<\/p>\n<p>\n\tArr&ecirc;t&eacute; en Turquie en 2003 pour son implication dans l&#39;assassinat du Commandant Massoud deux jours avant les attaques du 11 septembre 2001, Abou Iyadh est extrad&eacute; vers la Tunisie o&ugrave; la justice le condamne &agrave; une peine de 43 ans d&#39;emprisonnement.<br \/>\n\tLib&eacute;r&eacute; par la r&eacute;volution, Abou Iyadh capitalise sur le r&eacute;seau qu&#39;il s&#39;est constitu&eacute; parmi les d&eacute;tenus ainsi que sur la gloire qui se rattache &agrave; son statut de v&eacute;t&eacute;ran jihadiste. Avec ces atouts en main, Abou Iyadh n&#39;a cess&eacute; de sillonner le pays, pr&ecirc;chant dans les mosqu&eacute;es et embrigadant des milliers de jeunes d&eacute;sormais acquis &agrave; ses id&eacute;aux jihadistes. Dans l&#39;ann&eacute;e de sa cr&eacute;ation, AST a non seulement r&eacute;ussi &agrave; recruter environ 10.000 jeunes salafistes, mais elle a surtout absorb&eacute; le mouvement jihadiste naissant,&nbsp;devenant ainsi la r&eacute;f&eacute;rence incontournable en la mati&egrave;re.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>Jihad: la face cach&eacute;e du salafisme en Tunisie<\/strong><\/p>\n<p>\n\tDans ce qui pourrait &ecirc;tre vu comme une op&eacute;ration de marketing plut&ocirc;t qu&#39;une action motiv&eacute;e par la foi, AST a fait ses premi&egrave;res apparitions sur la sc&egrave;ne publique en agressant des personnalit&eacute;s s&eacute;culi&egrave;res et en menant des attaques contre des cin&eacute;mas et des stations de t&eacute;l&eacute;vision.<\/p>\n<p>\n\tEn juin 2012, Abou Iyadh ordonne le saccage du Printemps des Arts, une exposition artistique &agrave; la Marsa. La veille, il avait re&ccedil;u l&#39;onction d&#39;Ayman Al-Zawahiri, le num&eacute;ro un d&#39;Al-Qa&iuml;da, ainsi que la b&eacute;n&eacute;diction d&#39;Abou Al-Mundhir Al-Shinqiti, id&eacute;ologue jihadiste qui a &eacute;mis une fatwa autorisant les musulmans &agrave; se joindre au jihad en Tunisie sous le commandement d&#39;Abou Iyadh.<\/p>\n<p>\n\tLa r&eacute;action du gouvernement islamiste &agrave; cet incident illustre bien sa passive indiff&eacute;rence &agrave; l&#39;&eacute;gard des nombreuses actions violentes foment&eacute;es par AST. En effet, au lieu de mettre un frein &agrave; l&#39;escalade de violence perp&eacute;tr&eacute;e par AST, le gouvernement tunisien a profit&eacute; de l&#39;occasion pour bl&acirc;mer les artistes la&iuml;ques, tenus pour responsables de l&#39;attaque qui les a vis&eacute;s. A ce moment l&agrave;, Abou Iyadh avait d&eacute;j&agrave; ouvertement affirm&eacute; la nature jihadiste de son projet.<\/p>\n<p>\n\tLe 14 septembre 2012, Abou Iyadh lance avec succ&egrave;s l&#39;attaque contre l&#39;ambassade des Etats-Unis &agrave; Tunis. En d&eacute;pit d&#39;une annonce pr&eacute;alable de ses intentions, la police a passivement permis aux troupes d&#39;AST d&#39;envahir la forteresse am&eacute;ricaine.<\/p>\n<p>\n\tMalgr&eacute; l&#39;insistance du D&eacute;partement d&#39;Etat am&eacute;ricain, et nonobstant les preuves indiscutables de l&#39;implication d&#39;Abou Iyadh dans cette attaque, le gouvernement tunisien l&#39;a laiss&eacute; en libert&eacute;, se contentant d&#39;&eacute;touffer l&#39;affaire en ordonnant l&#39;arrestation de quelques militants salafistes.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>En comp&eacute;tition avec l&#39;Etat<\/strong><\/p>\n<p>\n\tDans les semaines qui ont suivi l&#39;attaque de l&#39;ambassade des Etats-Unis, Abou Iyadh a concentr&eacute; les efforts de son organisation sur les &oelig;uvres caritatives. AST a, en effet, distribu&eacute; de l&#39;eau et de la nourriture dans les quartiers et les campagnes les plus touch&eacute;s par la pauvret&eacute;, mais &eacute;galement fourni des services m&eacute;dicaux gratuits (leurs m&eacute;decins sont all&eacute;s jusqu&#39;&agrave; &eacute;mettre des ordonnances m&eacute;dicales sur papier &agrave; en-t&ecirc;te Ansar Al-Chari&acirc;). Alors que le m&eacute;contentement se r&eacute;pandait dans la population tunisienne, AST filmait syst&eacute;matiquement ses pr&eacute;tendues actions humanitaires et diffusait massivement des vid&eacute;os de propagande attestant du soutien de la population. De cette mani&egrave;re, AST a-t-elle non seulement r&eacute;ussi &agrave; se construire une client&egrave;le de sympathisants, mais elle tente ainsi de prouver qu&#39;elle a la capacit&eacute; de remplacer l&#39;Etat dans ses fonctions si jamais la R&eacute;publique venait &agrave; se dissoudre pour laisser place &agrave; un califat.<\/p>\n<p>\n\tA la suite de l&#39;assassinat de Chokri Belaid, dans un contexte marqu&eacute; par un m&eacute;contentement croissant de la population et par l&#39;incapacit&eacute; du gouvernement &agrave; maintenir son contr&ocirc;le sur les forces de police, AST a saisi cette occasion pour entrer en comp&eacute;tition avec l&#39;Etat.<\/p>\n<p>\n\tEn l&#39;absence de pr&eacute;sence polici&egrave;re dans certaines zones o&ugrave; ont eu lieu des pillages, AST a d&eacute;ploy&eacute; sa propre milice. Des membres d&#39;AST portant des chasubles orange patrouillent dans les rues de nombreuses villes, telles que Bizerte, Kairouan, Sfax ainsi que certains quartiers du Grand Tunis.<\/p>\n<p>\n\tCes pr&eacute;tendus&nbsp;&laquo;comit&eacute;s de s&eacute;curit&eacute;&raquo;&nbsp;prennent g&eacute;n&eacute;ralement la forme de convois comprenant de nombreuses motocyclettes suivies d&#39;une dizaine de camionnettes transportant de jeunes salafistes arm&eacute;s de b&acirc;tons, de couteaux et de longs sabres.<br \/>\n\tIntimidant &agrave; la fois pilleurs et opposants modernistes, ces patrouillent servent en r&eacute;alit&eacute; un but &eacute;minemment politique: occuper la place laiss&eacute;e par la police nationale, afin de prouver une fois encore que les salafistes sont mieux plac&eacute;s que l&#39;Etat lorsqu&#39;il s&#39;agit d&#39;assurer la s&eacute;curit&eacute; des citoyens.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>L&#39;ambigu&iuml;t&eacute; des relations entre Ennahdha et Ansar Al-Shari&acirc;<\/strong><\/p>\n<p>\n\tLes relations entre Ennahdha et AST ont toujours &eacute;t&eacute; complexes. Abou Iyadh entretient des liens privil&eacute;gi&eacute;s avec plusieurs leaders appartenant &agrave; l&#39;aile dure d&#39;Ennahdha. Parmi eux, le parlementaire Sadok Chourou, qui a publiquement affirm&eacute; que ceux qui s&#39;opposent au gouvernement islamiste sont les ennemis d&#39;Allah et qu&#39;ils devaient &ecirc;tre d&eacute;membr&eacute;s et crucifi&eacute;s, &eacute;tait l&#39;invit&eacute; d&#39;honneur du premier congr&egrave;s annuel d&#39;AST &agrave; Sidi Bouzid en 2011.<\/p>\n<p>\n\tDe l&#39;autre c&ocirc;t&eacute;, les pragmatiques, au premier rang desquels se trouve le Premier ministre Jebali, se sont prononc&eacute;s contre la violence politique et semblent avoir adh&eacute;r&eacute; aux principes d&eacute;mocratiques. Tr&ocirc;nant au milieu de son parti, le leader supr&ecirc;me d&#39;Ennahdha Rached Ghannouchi continue d&#39;envoyer des signaux contradictoires &agrave; l&#39;opposition s&eacute;culi&egrave;re et aux partenaires occidentaux, d&#39;une part, et aux salafistes, d&#39;autre part.<\/p>\n<p>\n\tAu sein d&#39;Ennahdha, le d&eacute;bat sur l&#39;attitude &agrave; avoir avec AST &eacute;tait la question taboue qui pouvait r&eacute;v&eacute;ler les divisions internes du parti et convaincre certains de ses membres de faire s&eacute;cession. Le Premier ministre Jebali ainsi que le ministre de l&#39;Int&eacute;rieur Ali L&acirc;rayedh n&#39;ont jamais mentionn&eacute; AST comme un suspect, encore moins menac&eacute; de poursuivre l&#39;organisation jihadiste pour les attaques violentes qu&#39;elle a commises. Outre la peur de voir le parti se scinder, c&#39;est sans doute la crainte de r&eacute;v&eacute;ler les relations ambig&uuml;es qu&#39;Ennahdha entretient avec les jihadistes qui a emp&ecirc;ch&eacute; Jebali et L&acirc;rayedh d&#39;entreprendre des actions d&eacute;cisives.<br \/>\n\tA l&#39;heure actuelle, Ennahdha traverse une crise sans pr&eacute;c&eacute;dent. Isol&eacute; et d&eacute;savou&eacute; par les autres leaders du parti islamiste, Hamadi Jebali, pragmatique, cherche la r&eacute;conciliation avec l&#39;opposition moderniste. Parall&egrave;lement, les faucons &eacute;tendent leur influence sur le parti, l&#39;entra&icirc;nant dans vers une polarisation et une radicalisation accrues, alors qu&#39;Ennahdha subit des attaques de toutes parts notamment du fait des suspicions d&#39;implication dans l&#39;assassinat de Belaid, mais aussi &agrave; cause de l&#39;incapacit&eacute; du gouvernement &agrave; mettre en &oelig;uvre les r&eacute;formes n&eacute;cessaires en mati&egrave;re &eacute;conomique et sociale.<\/p>\n<p>\n\tProfitant de la radicalisation d&#39;Ennahdha, qui se trouve consid&eacute;rablement affaiblie et divis&eacute;e, Abou Iyadh lance en ce moment-m&ecirc;me une OPA hostile sur le parti de Ghannouchi. Dans un entretien mis en ligne quelques jours avant la mort de Chokri Belaid, Abou Iyadh a, en effet, lanc&eacute; un appel en faveur de l&#39;unification de toutes les composantes du mouvement islamiste afin de d&eacute;molir le camp&nbsp;&laquo;la&iuml;que&raquo;. La r&eacute;ponse d&#39;Ennahdha n&#39;a pas tard&eacute; &agrave; venir. Dans un meeting qui a eu lieu au lendemain des fun&eacute;railles de l&#39;opposant, un orateur a lui aussi appel&eacute; &agrave; l&#39;unification du mouvement islamiste au sein d&#39;une nouvelle tro&iuml;ka qui devrait comprendre Ennahdha, Hizb-Ettahrir at les&nbsp;&laquo;salafistes&raquo;, sous-entendu AST. Les masques sont tomb&eacute;s.<\/p>\n<p>\n\tIl est int&eacute;ressant de noter que les comit&eacute;s de s&eacute;curit&eacute; d&#39;AST ont &eacute;t&eacute; r&eacute;cemment rejoints par les Ligues de protection de la r&eacute;volution (LPR), ces organisations de la jeunesse islamiste li&eacute;es &agrave; l&#39;aile dure d&#39;Ennahdha. Les Ligues sont enclines &agrave; la violence tant verbale que physique, et ont &eacute;mis &agrave; de nombreuses reprises des menaces de mort &agrave; l&#39;encontre des adversaires d&#39;Ennahdha, parmi lesquels se trouvait le d&eacute;funt Chokri Belaid. Cette synergie entre AST et les LPR pourrait signifier que les faucons d&#39;Ennahdha comptent d&eacute;sormais sur Abou Iyadh pour emp&ecirc;cher le renouveau de l&#39;opposition moderniste.<\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\t<strong>Vers la voie de l&#39;insurrection?<\/strong><\/p>\n<p>\n\tL&#39;agitation qui a suivi l&#39;assassinat de Belaid pourrait acc&eacute;l&eacute;rer la mise en &oelig;uvre des plans d&#39;Abou Iyadh. L&#39;insatisfaction g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e constitue l&#39;environnement le plus favorable aux organisations jihadistes telles qu&#39;AST. Le potentiel &eacute;clatement d&#39;Ennahdha serait une occasion en or pour Abou Iyadh qui pourrait attirer les durs d&#39;Ennahdha dans une alliance soumise &agrave; ses conditions. Le parti de Ghannouchi est, en effet, &agrave; deux doigts de perdre le pouvoir. Or, Abou Iyadh a annonc&eacute; que dans cette &eacute;ventualit&eacute;, les&nbsp;&laquo;la&iuml;ques devront marcher sur nos cadavres&raquo;.<\/p>\n<p>\n\tPendant ce temps, les graines de l&#39;insurrection sont en train de germer. Les actions pass&eacute;es d&#39;AST ne sont pas anodines, mais proc&egrave;dent d&#39;une logique complexe visant &agrave; saper l&#39;autorit&eacute; de l&#39;Etat tout en gagnant le soutien d&#39;une part non n&eacute;gligeable de la population. Si l&#39;on ne parvient pas rapidement &agrave; mettre un terme au cycle de la violence politique, AST pourrait d&eacute;clencher une insurrection &agrave; grande &eacute;chelle. Pour l&#39;instant, il est impossible de d&#39;&eacute;valuer avec certitude les chances de succ&egrave;s des salafistes; mais m&ecirc;me dans l&#39;hypoth&egrave;se d&#39;un &eacute;chec, une simple tentative de leur part pourrait miner durablement la transition d&eacute;mocratique et d&eacute;stabiliser le pays qui se trouve d&eacute;j&agrave; dans un contexte g&eacute;opolitique extr&ecirc;mement fragile.<\/p>\n<p>\n\tLa menace pos&eacute;e par AST &eacute;tant de plus en plus tangible aujourd&#39;hui, elle devrait &ecirc;tre trait&eacute;e comme une situation pr&eacute;-insurrectionnelle. A cet effet, des contre-mesures &agrave; la strat&eacute;gie d&#39;AST devraient &ecirc;tre prises sans d&eacute;lai. L&#39;Etat et la soci&eacute;t&eacute; civile s&eacute;culi&egrave;re doivent imm&eacute;diatement s&#39;atteler &agrave; r&eacute;soudre les probl&egrave;mes sociaux sur lesquels AST capitalise. Ensemble, ils doivent agir pour assurer la s&eacute;curit&eacute; de la population et fournir des services sociaux aux populations qui en ont le plus besoin, tout en mettant en &oelig;uvre une strat&eacute;gie de communication efficace.<\/p>\n<p>\n\tDe plus, pour contrer les extr&eacute;mistes, la soci&eacute;t&eacute; civile et les acteurs politiques doivent imp&eacute;rativement proposer une alternative id&eacute;ologique, non n&eacute;cessairement contraire aux valeurs islamiques, mais plut&ocirc;t en accord avec l&#39;h&eacute;ritage religieux lib&eacute;ral et tol&eacute;rant de la Tunisie. Mais au-del&agrave; de tout, il est essentiel que l&#39;Etat et la soci&eacute;t&eacute; civile moderniste commencent &agrave; &eacute;tablir un lien direct avec la population tunisienne.<\/p>\n<p>\n\t<a href=\"http:\/\/fikraforum.org\/?p=3052\" target=\"_blank\">Le texte original en anglais.&nbsp;<\/a><\/p>\n<p>\n\t<a href=\"http:\/\/fikraforum.org\/?p=3055&amp;lang=ar\" target=\"_blank\">Le texte en arabe.<\/a><\/p>\n<p>\n\t* Directeur de l&#39;Institut Kheireddine. Juriste sp&eacute;cialis&eacute; dans les questions internationales, il est &eacute;galement analyste pour Atlas Economic Research Foundation. Il a contribu&eacute; en 2006 &agrave; la cr&eacute;ation de la revue &#8211; initialement clandestine &#8211; d&#39;analyse de la politique tunisienne &#39;&#39;La Voix des Tunisiens&#39;&#39;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<a href=\"http:\/\/www.kapitalis.com\/63-fokus\/14459-ansar-al-charia-la-prochaine-insurrection-en-tunisie.html\">Ansar Al-Chari&acirc; : la prochaine insurrection en Tunisie<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Ansar Al-Chari&acirc; : la prochaine insurrection en Tunisie &nbsp; &nbsp; &nbsp; Par&nbsp;Habib M. Sayah* En Tunisie, alors que les projecteurs se braquent sur la lutte entre le parti islamiste au pouvoir et la coalition qui s&#39;est form&eacute;e autour de l&#39;ancien Premier ministre B&eacute;ji Ca&iuml;d Essbsi, une autre faction s&#39;appr&ecirc;te &agrave; entrer sur sc&egrave;ne. 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