{"id":62300,"date":"2019-05-30T15:42:37","date_gmt":"2019-05-30T15:42:37","guid":{"rendered":""},"modified":"2019-05-30T15:42:37","modified_gmt":"2019-05-30T15:42:37","slug":"un-conte-pour-n-oublier-jamais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/un-conte-pour-n-oublier-jamais\/","title":{"rendered":"UN CONTE POUR N&rsquo;OUBLIER JAMAIS"},"content":{"rendered":"<p>UN CONTE POUR N&rsquo;OUBLIER JAMAIS<\/p>\n<p>Avec ce petit livre en forme de conte, le dramaturge Jean-Claude Grumberg prend les jur\u00e9s par le coeur pour les plonger dans les tr\u00e9fonds de la grande Histoire. En pleine Seconde Guerre mondiale, un train qui m\u00e8ne vers l&rsquo;enfer, une petite fille recueillie par un couple de b\u00fbcherons&#8230; Le d\u00e9cor est plant\u00e9. Au-del\u00e0 de l&rsquo;horreur, un merveilleux message d&rsquo;espoir et d&rsquo;amour.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Conte : r\u00e9cit assez court d&rsquo;aventures imaginaires. Jean-Claude Grumberg nous livre donc un court r\u00e9cit suppos\u00e9 imaginaire. Dans une for\u00eat, un b\u00fbcheron et sa b\u00fbcheronne. Pauvre b\u00fbcheronne car c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;elle est d\u00e9nomm\u00e9e, ne peut avoir d&rsquo;enfants. Miracle, elle recueille un nourrisson, jet\u00e9 d&rsquo;un train. C&rsquo;est la guerre et d&rsquo;un train de d\u00e9port\u00e9s, un p\u00e8re ne trouve que ce moyen pour sauver son enfant. Ce conte est une version 2019 de la Shoah. Pourquoi une nouvelle version, que cherche ou veut Grumberg ? Un devoir de m\u00e9moire ? D&rsquo;autant que les contes s&rsquo;adressent plut\u00f4t aux enfants et que l&rsquo;histoire est devenue mati\u00e8re secondaire dans nos \u00e9coles d&rsquo;aujourd&rsquo;hui ? Plus personnellement, une blessure jamais referm\u00e9e car trop profonde et que l&rsquo;on esp\u00e8re cicatriser en l&rsquo;ouvrant de nouveau ? Laissons nos supputations. L&rsquo;histoire humaine est jalonn\u00e9e d&rsquo;atrocit\u00e9s, des pyramides de cr\u00e2nes de Genghis Kahn, jusqu&rsquo;aux peuples disparus dont les noms sont tomb\u00e9s dans l&rsquo;oubli. Mais ne soyons pas trop d\u00e9faitistes, l&rsquo;humanit\u00e9 \u00e9volue malgr\u00e9 tout. Ayons \u00e9galement conscience que les enfants sont les adultes de demain, certains \u00e9criront des contes d&rsquo;autres des fake news et les lecteurs liront.\u00a0\u00bb&nbsp;Dominique Malissart<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Un conte en lice pour un prix litt\u00e9raire ? Mais qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il raconte ? Quoi, un pauvre b\u00fbcheron et une pauvre b\u00fbcheronne ? Non, non, qu&rsquo;on se rassure, ce n&rsquo;est pas un remake du Petit Poucet, nous pr\u00e9cise l&rsquo;auteur, Jean-Claude Grumberg, mais plut\u00f4t une histoire d&rsquo;amour et de mort, belle, tragique et bouleversante. Une petite histoire qui rejoint l&rsquo;Histoire universelle, au temps de la Shoah : une b\u00fbcheronne mis\u00e9rable voit passer des trains depuis le bois o\u00f9 elle erre : ces trains de la mort d&rsquo;o\u00f9, un jour, un p\u00e8re d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 jette son b\u00e9b\u00e9 pour lui \u00e9viter le pire. Et cette pauvre femme, avide d&rsquo;enfant trouve l\u00e0 un sens \u00e0 sa pauvre vie&#8230;Ainsi commence \u00ab\u00a0la plus pr\u00e9cieuse des marchandises\u00a0\u00bb qui accomplit le tour de force d&rsquo;illustrer une nouvelle fois la barbarie nazie, en une centaine de pages, tout en magnifiant l&rsquo;espoir, la force de l&rsquo;amour et du sacrifice. Tous les personnages sont formidables, de la m\u00e8re \u00ab\u00a0adoptive\u00a0\u00bb pr\u00eate \u00e0 tout pour sauver son b\u00e9b\u00e9, au p\u00e8re rescap\u00e9 des camps qui survit dans l&rsquo;espoir de retrouver sa petite fille ; du mari, un rustre d&rsquo;abord hostile \u00e0 l&rsquo;enfant qui le fera fondre, \u00e0 l&rsquo;homme des bois qui va aider la nouvelle maman&#8230; On suit, boulevers\u00e9, et avec un int\u00e9r\u00eat croissant, les p\u00e9rip\u00e9ties de ce conte qui devrait figurer au programme de tous les \u00e9tablissements scolaires, au moins \u00e0 partir du cours moyen. Avec ce court r\u00e9cit, Grumberg, dramaturge reconnu, nous \u00e9meut et ravive sa propre exp\u00e9rience (d\u00e9portation de ses proches) pour nous ouvrir une fois de plus les yeux sur les horreurs pass\u00e9es et nous lancer un grand message d&rsquo;espoir et d&rsquo;amour. Voil\u00e0 un conte qui r\u00e9sonnera longtemps en nous.\u00a0\u00bb&nbsp;Bernard Del Aguila<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Jean-Claude Grumberg choisit la forme du conte pour t\u00e9moigner sur la Shoah. Une histoire, selon l&rsquo;auteur, qui n&rsquo;est pas celle du Petit Poucet, m\u00eame s&rsquo;il y est aussi question de for\u00eat et de faim. Une pauvre b\u00fbcheronne vivant dans un bois avec son mari r\u00e9cup\u00e8re un jour une \u00ab\u00a0marchandise\u00a0\u00bb, jet\u00e9e dans la neige par la lucarne d&rsquo;un train au ralenti. Affam\u00e9e, elle esp\u00e8re trouver des victuailles, mais le paquet rec\u00e8le un b\u00e9b\u00e9, envelopp\u00e9 dans un ch\u00e2le de laine, qui devient \u00ab\u00a0la plus pr\u00e9cieuse des marchandises\u00a0\u00bb pour cette vieille femme n&rsquo;ayant pas pu avoir d&rsquo;enfant. Un homme, d\u00e9port\u00e9 de Drancy en f\u00e9vrier 1943 avec sa femme et ses jumeaux de quelques mois, venait de faire ce geste insens\u00e9 pour tenter de sauver l&rsquo;un d&rsquo;eux. Au d\u00e9but, le pauvre b\u00fbcheron rejette l&rsquo;enfant, un \u00ab\u00a0sans-coeur\u00a0\u00bb qui leur vaudrait des ennuis. Mais il se laisse gagner par l&rsquo;amour maternel de sa femme pour ce don du ciel. Au prix de la mort, lorsqu&rsquo;il sera d\u00e9nonc\u00e9. L&rsquo;enfant sauv\u00e9 deviendra des ann\u00e9es plus tard une pionni\u00e8re d&rsquo;\u00e9lite, distingu\u00e9e d&rsquo;une \u00e9toile rouge au pays des lib\u00e9rateurs. Son p\u00e8re, seul survivant, n&rsquo;avait eu de cesse \u00e0 sa d\u00e9livrance de camp de savoir si sa fille \u00e9tait vivante: la reconnaissant par hasard sur un march\u00e9 gr\u00e2ce au ch\u00e2le de pri\u00e8re, il n&rsquo;avait pu se r\u00e9soudre \u00e0 rompre la relation entre la b\u00fbcheronne et l&rsquo;enfant. Ce court r\u00e9cit nous montre que l&rsquo;humanit\u00e9, l&rsquo;amour, l&rsquo;esp\u00e9rance peuvent vaincre des pires situations. Il ne p\u00e9n\u00e8tre l&rsquo;horreur des camps que sur quelques pages. De sa plume fluide, cisel\u00e9e et po\u00e9tique, Jean-Claude Grumberg fait n\u00f4tre \u00ab\u00a0la plus pr\u00e9cieuse des marchandises\u00a0\u00bb. En conclusion, l&rsquo;auteur rappelle &#8211; avis aux n\u00e9gationnistes &#8211; que s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une invention, elle puise ses racines dans des histoires vraies : celles de son p\u00e8re et de son grand-p\u00e8re d\u00e9port\u00e9s, et de tous les autres juifs de France ayant subi le m\u00eame sort. Souhaitons que ce conte ait une aussi longue vie et devienne aussi lu que Le petit poucet.\u00a0\u00bb&nbsp;Delphine Eyraud<\/p>\n<p><strong>La chasse aux sans-coeur<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C&rsquo;est la forme du conte que Jean-Claude Grumberg a choisi pour raconter l&rsquo;enfance face aux drames de la Seconde Guerre mondiale. Tout commence par une chasse. C&rsquo;est la chasse aux sans-coeur, qui sont balanc\u00e9s dans des trains dont on ne r\u00e9chappe pas&#8230; Dans un dernier acte de d\u00e9sespoir, un homme sans nom, le h\u00e9ros de l&rsquo;histoire, d\u00e9cide de faire passer par la fen\u00eatre du train l&rsquo;un de ses jumeaux. C&rsquo;est Pauvre B\u00fbcheronne, qui n&rsquo;avait pas d&rsquo;enfants qui recueille l&rsquo;enfant. Suivre ces deux histoires en parall\u00e8le, celle de ces deux jumeaux aux destins si divergents est plus qu&rsquo;\u00e9mouvant. On red\u00e9couvre dans ce livre l&rsquo;importance de l&rsquo;amour que l&rsquo;on porte aux enfants. Les contes se transmettent de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration, Jean-Claude Grumberg ne nous demanderait-il pas ici de ne jamais oublier de transmettre l&rsquo;histoire des horreurs commirent pendant la Seconde Guerre mondiale ?\u00a0\u00bb&nbsp;Zo\u00e9 de Tarl\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Comment raconter la Shoah aux enfants sans les effrayer, ni leur mentir ? L&rsquo;auteur, sc\u00e9nariste, dramaturge, et aussi romancier, a choisi d&rsquo;\u00e9crire un conte. Hiver 43, un couple de juifs roumains et leurs deux b\u00e9b\u00e9s jumeaux sont d\u00e9port\u00e9s de France vers une destination inconnue. La m\u00e8re n&rsquo;ayant pas assez de lait pour nourrir sa prog\u00e9niture, le p\u00e8re l\u00e2che un de ses enfants dans la neige aux bons soins d&rsquo;une b\u00fbcheronne courant apr\u00e8s le train. Elle re\u00e7oit ce paquet envelopp\u00e9 dans un ch\u00e2le pr\u00e9cieux comme un don inesp\u00e9r\u00e9 du ciel. Sauvera-t-elle cette petite fille du froid, de la faim et surtout de la cruaut\u00e9 des hommes ? L&rsquo;histoire commence comme il se doit par \u00a0\u00bb Il \u00e9tait une fois\u00a0\u00bb. Les phrases sont courtes, simples, sensibles, les dialogues vifs et les mots bien choisis. Toutefois le conte traditionnel est aussi d\u00e9tourn\u00e9 : le bois mena\u00e7ant devient un refuge, les f\u00e9es ont des allures inqui\u00e9tantes, les ogres sont partout, m\u00eame parmi les lib\u00e9rateurs. L&rsquo;humour noir et l&rsquo;ironie c\u00f4toient l&rsquo;horreur. Mais J-C Grumberg montre que l&rsquo;amour reste le plus s\u00fbr rempart contre la barbarie.\u00a0\u00bb&nbsp;Philippe Duval<\/p>\n<p><strong>Un ouvrage \u00e0 \u00e9tudier dans les coll\u00e8ges&#8230;.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0\u00bb Un ouvrage dont on esp\u00e8re qu&rsquo;il devienne un classique de la litt\u00e9rature fran\u00e7aise. Merci Monsieur Grumberg de l&rsquo;\u00e9motion donn\u00e9e. Merci de tant de talent. En si peu de pages, vous nous livrez un conte qui nous met au plus profond de l&rsquo;\u00e9motion, et pourtant avec tant de d\u00e9licatesse, tant de distance parfois, pour laisser comme un rempart d&rsquo;ironie entre l&rsquo;histoire, l&rsquo;Histoire, et nous, lecteurs et citoyens d&rsquo;un pays autrefois en guerre et occup\u00e9. Citoyens d&rsquo;une Europe o\u00f9 les uns exterminaient les autres. Seuls restent dans la zone de douleurs, vos personnages. Le couple de pauvres b\u00fbcherons, la famille d\u00e9port\u00e9e, et quelques autres, justes ou d\u00e9lateurs, bons ou salauds. Et des rails de chemin de fer, qui font circuler inlassablement, au travers de la for\u00eat et vers les camps, des wagons de \u00ab\u00a0marchandises\u00a0\u00bb&#8230; De ces marchandises un p\u00e8re arrivera \u00e0 faire \u00e9chapper son b\u00e9b\u00e9, recueilli par le couple de b\u00fbcherons, simples au coeur pur. Oui c&rsquo;est un conte, qui saura &#8211; on l&rsquo;esp\u00e8re &#8211; se rendre accessible au plus grand nombre. Et comme tout conte, il est cruel, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 une p\u00e9riode qui n&rsquo;a rien d&rsquo;imaginaire et qui pourtant d\u00e9passe l&rsquo;entendement. Mais j&rsquo;insiste, la lecture de La plus pr\u00e9cieuse des marchandises n&rsquo;est en rien pesante, et c&rsquo;est l\u00e0 tout votre talent. On entre dans l&rsquo;ouvrage comme dans la for\u00eat, mais on en ressort vers la lumi\u00e8re. \u00c9branl\u00e9s certes, mais reconnaissants de votre aptitude \u00e0 nous rappeler au devoir de m\u00e9moire en nous happant. Puisse votre livre, Monsieur Grumberg, \u00eatre \u00e9tudi\u00e9 par nos coll\u00e9giens ou lyc\u00e9ens pour ne pas oublier ce que fut la Shoah.\u00a0\u00bb&nbsp;Sophie de Coligny<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Au fond d&rsquo;une for\u00eat vit un couple de pauvres b\u00fbcherons. En pleine guerre mondiale et au coeur de l&rsquo;hiver, la faim et un froid insoutenable les tenaillent. Tandis que l&rsquo;homme est requis pour construire des b\u00e2timents militaires, sa femme cherche tout le jour des brindilles pour le feu et rel\u00e8ve quelques pi\u00e8ges. Un jour, notre pauvre b\u00fbcheronne d\u00e9couvre qu&rsquo;un train de marchandises traverse r\u00e9guli\u00e8rement la for\u00eat. Ce convoi, elle l&rsquo;ignore, m\u00e8ne vers un camp de l&rsquo;horreur. A son bord, un jeune homme, sa femme et leurs jumeaux. D\u00e9sespoir ou espoir ? L&rsquo;homme jette sa petite fille, emmitoufl\u00e9e dans un tr\u00e8s beau ch\u00e2le, par une fen\u00eatre du wagon et poursuit sa route vers la pire des exp\u00e9riences. Et le conte se poursuit&#8230;.Recueillie par la vieille b\u00fbcheronne en mal d&rsquo;enfant et son mari tout d&rsquo;abord r\u00e9ticent devant ce \u00ab\u00a0rejeton de la race maudite\u00a0\u00bb, cette \u00ab\u00a0pr\u00e9cieuse marchandise\u00a0\u00bb sera \u00e9lev\u00e9e entour\u00e9e d&rsquo;amour et de joie partag\u00e9e. Jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e des miliciens. Mais n&rsquo;en disons pas plus ! Laissons d&rsquo;autres lecteurs d\u00e9couvrir cette histoire qui aurait pu finir fort mal, c&rsquo;est la guerre ne l&rsquo;oublions pas, et dont on esp\u00e8re \u00e0 chaque page, comme dans les contes de notre enfance, une issue heureuse. Dans cette courte histoire, qu&rsquo;on pourrait au d\u00e9part juger quelque peu enfantine et trop simple, Jean-Claude Grumberg \u00e9voque avec une \u00e9criture juste, \u00e9pur\u00e9e et tout en pudeur, la Shoah qui a marqu\u00e9 sa propre famille. Mais loin d&rsquo;insister sur l&rsquo;horreur et la mort, c&rsquo;est bien plus un message d&rsquo;amour, d&rsquo;espoir et de vie que nous d\u00e9livre l&rsquo;auteur, et dont le lecteur le remercie.\u00a0\u00bb&nbsp;H\u00e9l\u00e8ne Falek<\/p>\n<p><strong>Douleur, culpabilit\u00e9, espoir&#8230;<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C&rsquo;est un conte qui dit la vie, la mort. Qui dit l&rsquo;indicible. La plus pr\u00e9cieuse des marchandises c&rsquo;est la vie qui est donn\u00e9e, qui est offerte, qui part en fum\u00e9e \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e des wagons plomb\u00e9s dans les plaines au bout de l&rsquo;hiver, du froid et de la faim. Dans une grande for\u00eat, chaque jour, une vieille b\u00fbcheronne regarde passer des trains et r\u00eave d&rsquo;ailleurs. Parfois s&rsquo;envolent vers elle des petits papiers sur lesquels sont \u00e9crits des mots qu&rsquo;elle ne comprend pas. Puis un jour tombe un petit paquet, emmaillot\u00e9 dans un ch\u00e2le somptueux tiss\u00e9 de fils d&rsquo;or. Dans ce paquet, une petite fille. Ce cadeau du ciel qu&rsquo;elle va nourrir et \u00e9lever contre l&rsquo;avis du b\u00fbcheron et de la population alentour, au p\u00e9ril de sa vie. M\u00eame si Je me suis demand\u00e9 pourquoi avoir choisi le conte pour dire l&rsquo;horreur de la solution finale, Jean-Claude Grumberg nous offre un texte \u00e0 la fois sombre et empreint d&rsquo;une grande humanit\u00e9. Avec cette femme qui \u00e9l\u00e8ve l&rsquo;enfant qu&rsquo;on lui refuse, dans un pays et une \u00e9poque o\u00f9 il \u00e9tait si facile de fermer les yeux face \u00e0 l&rsquo;extinction programm\u00e9e de tout un peuple. Avec ce p\u00e8re qui choisit entre ses enfants. Douleur, culpabilit\u00e9, espoir, tout est dans le geste qui sauve et celui qui condamne.\u00a0\u00bb&nbsp;Dominique Sudre<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il \u00e9tait une fois, dans un grand bois, une pauvre b\u00fbcheronne et un pauvre b\u00fbcheron. Ainsi d\u00e9bute ce conte, et l&rsquo;auteur nous pr\u00e9vient, ce n&rsquo;est pas l&rsquo;histoire du petit Poucet. C&rsquo;est une toute autre histoire que Jean-Claude Grumberg nous relate, qui se d\u00e9roule dans un pays d&rsquo;Europe, en 1943, l&rsquo;histoire d&rsquo;un couple de b\u00fbcherons pauvres, qui luttent chaque jour pour trouver de quoi se nourrir. La pauvre b\u00fbcheronne souhaite plus que tout un enfant, un enfant \u00e0 ch\u00e9rir, \u00e0 aimer. Pour tromper sa faim et son ennui, la pauvre b\u00fbcheronne attend chaque jour le passage du train de marchandise sur cette voie unique. Un jour, le miracle se produit, et le train lui laisse un petit paquet dans la neige dans lequel elle d\u00e9couvre un b\u00e9b\u00e9. En parall\u00e8le, c&rsquo;est l&rsquo;histoire de cet homme et de cette femme, et de leurs jumeaux, \u00e0 bord de ce train qui les emm\u00e8ne vers les camps de la mort. Dans un geste de d\u00e9sespoir, un geste insens\u00e9 mais un geste d&rsquo;amour, le p\u00e8re d\u00e9cide de prendre un de ses enfants, sans choisir lequel et de le d\u00e9poser lorsque le train ralentit non loin de cette femme, qui pourra lui sauver la vie. Ce r\u00e9cit est terriblement \u00e9mouvant, bouleversant, et la forme du conte ne fait que renforcer toute l&rsquo;horreur de cette p\u00e9riode de l&rsquo;Histoire. Jean-Claude Grumberg nous rappelle la chose la plus importante au monde, la seule qui m\u00e9rite d&rsquo;exister: \u00ab\u00a0l&rsquo;amour, l&rsquo;amour offert aux enfants, aux siens comme \u00e0 ceux des autres. L&rsquo;amour qui fait que malgr\u00e9 tout, malgr\u00e9 tout ce qui existe, et tout ce qui n&rsquo;existe pas, l&rsquo;amour qui fait que la vie continue\u00a0\u00bb.\u00a0\u00bb&nbsp;Marie Durochat<\/p>\n<p>Source :&nbsp;L&rsquo;Express<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>UN CONTE POUR N&rsquo;OUBLIER JAMAIS Avec ce petit livre en forme de conte, le dramaturge Jean-Claude Grumberg prend les jur\u00e9s par le coeur pour les plonger dans les tr\u00e9fonds de la grande Histoire. En pleine Seconde Guerre mondiale, un train qui m\u00e8ne vers l&rsquo;enfer, une petite fille recueillie par un couple de b\u00fbcherons&#8230; Le d\u00e9cor&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":62301,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"class_list":["post-62300","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v28.6 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>UN CONTE POUR N&#039;OUBLIER JAMAIS | HARISSA.COM<\/title>\n<meta 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