{"id":6379,"date":"2015-04-01T00:28:04","date_gmt":"2015-04-01T00:28:04","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=6379"},"modified":"2015-04-01T00:52:02","modified_gmt":"2015-04-01T00:52:02","slug":"les-mysteres-du-karpas-au-seder-par-felix-asher-perez","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/les-mysteres-du-karpas-au-seder-par-felix-asher-perez\/","title":{"rendered":"Les myst\u00e8res du Karpas au Seder&#8230;, par Felix Asher Perez"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes myst&egrave;res du Karpas au Seder&#8230;<\/p>\n<p>\n\t&agrave; partir de Michna Pessahim (114) et surtout de nombreux commentateurs et d&eacute;cisionnaires.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe Karpas est l&#39;un des rituels traditionnels dans le Seder de Pessah.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>Le pourquoi du Karpas ?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&#8211; La Guemara analyse cette phase du Seder et conclut qu&#39;elle a &eacute;t&eacute; institu&eacute;e pour que les enfants, remarquant ce comportement &eacute;trange (manger imm&eacute;diatement le Karpas apr&egrave;s le Kiddouch mais avant le pain), posent les questions essentielles &agrave; l&#39;exp&eacute;rience du Seder.<\/p>\n<p>\n\t&#8211; Vu sous cet angle, le Karpas repr&eacute;senterait un &eacute;l&eacute;ment s&eacute;par&eacute; ou ind&eacute;pendant du Seder que les Sages ont institu&eacute; uniquement pour stimuler ces questions.<\/p>\n<p>\n\t<strong>Quoi en guise de Karpas ?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&#8211; Il se r&eacute;f&egrave;re &agrave; des l&eacute;gumes : persil *, c&eacute;leri (ou aussi oignon cru, pommes de terre bouillies)&hellip; tremp&eacute;s (g&eacute;n&eacute;ralement de l&#39;eau sal&eacute;e et\/ou du vinaigre) puis mang&eacute;s.<\/p>\n<p>\n\t&#8211; Rachi (Souka 39b) : Karpas pourrait aussi &ecirc;tre du &laquo; cresson &raquo; ou ce qu&rsquo;il appelle &laquo; apie &raquo; que des commentateurs ult&eacute;rieurs et les dictionnaires proven&ccedil;aux notamment identifieront au c&eacute;leri<\/p>\n<p>\n\t<a href=\"http:\/\/books.google.co.il\/books?id=5VA0AQAAMAAJ&amp;pg=PA18&amp;lpg=PA18&amp;dq=%22apie%22+c%C3%A9leri&amp;source=bl&amp;ots=mW4D2KWVzo&amp;sig=e2tdyxfMzI45rv0vNb3v9As7QZY&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ei=Qs9FUZPBJISsOv_UgaAP&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=%22apie%22%20c%C3%A9leri&amp;f=false\">http:\/\/books.google.co.il\/books?id=5VA0AQAAMAAJ&amp;pg=PA18&amp;lpg=PA18&amp;dq=%22apie%22+c%C3%A9leri&amp;source=bl&amp;ots=mW4D2KWVzo&amp;sig=e2tdyxfMzI45rv0vNb3v9As7QZY&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ei=Qs9FUZPBJISsOv_UgaAP&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=%22apie%22%20c%C3%A9leri&amp;f=false<\/a><\/p>\n<p>\n\t* Beaucoup utilisent le persil, mais plusieurs d&eacute;cisionnaires le refusent soutenant que le Karpas n&eacute;cessite une Brakha Borei p&eacute;ri haAdamah, alors que le persil ne peut justifier que ch&eacute;hakol.<\/p>\n<p>\n\t<strong>Quel rituel pour tremper ?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&#8211; L&#39;eau sal&eacute;e symbolise les larmes des H&eacute;breux et le vinaigre l&rsquo;aigreur de leur vie durant leur esclavage.<\/p>\n<p>\n\t&#8211; A l&#39;&eacute;poque du Talmud, quand le rituel du Seder fut finalis&eacute;, un repas (comme ceux des romains) commen&ccedil;ait toujours par des l&eacute;gumes tremp&eacute;s dans un liquide (eau sal&eacute;e, vinaigre &#8230;) pour ouvrir l&rsquo;app&eacute;tit.<\/p>\n<p>\n\tA noter que la guematria de Karpas est de 360 comme tous les jours de l&rsquo;ann&eacute;e o&ugrave; l&rsquo;on trempe une fois.<\/p>\n<p>\n\t&#8211; Mais pendant le Seder le rituel conduit &agrave; tremper deux fois (la deuxi&egrave;me fois avec le Maror dans le &lsquo;haroset &#8211; comme geste symbolique de la libert&eacute;).<\/p>\n<p>\n\tNB: Rambam dans son commentaire sur la Michna red&eacute;finit &quot;metabbel&quot; comme synonyme de manger en g&eacute;n&eacute;ral et ne trouve ainsi pas le trempage du Karpas comme obligatoire.<\/p>\n<p>\n\t<strong>Quelles lois sur le Karpas ?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&#8211; On se lave les mains avant de consommer le Karpas sans brakha et sans parler entre les deux.<\/p>\n<p>\n\t&#8211; Il est pr&eacute;f&eacute;rable de ne pas se pencher (attitude d&rsquo;homme d&eacute;livr&eacute;) pendant le Karpas qui &eacute;voque les souvenirs difficiles d&rsquo;esclavage.<\/p>\n<p>\n\t&#8211; Durant la Bra&#39;ha sur le Karpas, le Maror doit &ecirc;tre couvert car, selon de nombreux Richonim, le Karpas doit &eacute;voquer, dans une certaine mesure, la m&ecirc;me image que le Maror.<\/p>\n<p>\n\t&#8211; Quand on r&eacute;cite le Beracha &quot;haAdama&quot; sur le Karpas, on doit penser &agrave; en acquitter le Maror.<\/p>\n<p>\n\t<strong>Les r&eacute;f&eacute;rences au mot &quot;Karpas&quot;<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&#8211; Certains ont expliqu&eacute; que le trempage du Karpas symbolisait la tunique de Joseph &laquo; ketonet passim &raquo;, que ses fr&egrave;res avaient tremp&eacute; dans le sang afin de faire croire &agrave; Jacob &agrave; sa mort accidentelle : comme ce trempage fut le pr&eacute;lude &agrave; la descente en Egypte, le trempage du Karpas est le pr&eacute;lude au Seder ! (cf notamment Rachi sur Gen&egrave;se 37:3).<\/p>\n<p>\n\t&#8211; Le trempage peut aussi &ecirc;tre identifi&eacute; au trempage prescrit aux H&eacute;breux (Exode 12:22) d&rsquo;un bouquet d&#39;hysope dans le sang de l&#39;agneau pascal pour en asperger les linteaux de leurs portes afin de les prot&eacute;ger de la dixi&egrave;me plaie (mort des premiers-n&eacute;s).<\/p>\n<p>\n\t&#8211; Il est cit&eacute; dans Esther 1:6 : &laquo; khur Karpas utechelet &raquo; qui, dans ce contexte, signifie un type de mati&egrave;re textile de grande finesse (&laquo; Kirpas &raquo; en sanskrit ou persan).<\/p>\n<p>\n\t&#8211; Dans la Mishna, la Tosefta, et le Talmud, il est d&eacute;riv&eacute; du mot grec signifiant &laquo; karpos &raquo; &quot;fruits&quot;, tels que les fruits de la terre.<\/p>\n<p>\n\t&#8211; Karpas repr&eacute;sente l&#39;id&eacute;e d&rsquo;esclavage &agrave; travers ses lettres lues &agrave; l&rsquo;envers (SPRK) :<\/p>\n<p>\n\t&quot;Samech&quot;= 60 (&eacute;voquant les 600.000 H&eacute;breux qui ont quitt&eacute; l&#39;Egypte) et &quot;PeRaKh&quot; (&eacute;voquant les H&eacute;breux &eacute;cras&eacute;s par le travail).<\/p>\n<p>\n\t<strong>Les myst&egrave;res du Maror pour le Seder<\/strong><\/p>\n<p>\n\tQuelles Sources Scripturales ? Bible :<\/p>\n<p>\n\tDans Exode 12: 7-8 et Nombres 9: 10 -20, la Torah nous ordonne de manger le sacrifice pascal &quot;avec des matsot et des herbes am&egrave;res&quot; &quot;dans toutes leurs g&eacute;n&eacute;rations&quot;. Cela repr&eacute;sentait du temps du Temple l&#39;une des 613 Mitsvot incluse dans celle de consommer le sacrifice pascal.<\/p>\n<p>\n\tDepuis la destruction du second Temple, l&#39;obligation de consommer du Maror au Seder n&#39;est plus que rabbinique (sauf pour certains Rabanim comme R. Saadia Gaon) car il n&#39;y a pas plus de possibilit&eacute; d&rsquo;offrande pascale (cependant, la consommation de Matsa demeure une obligation scripturaire car Chemot 12.8 nous ordonne de la manger sans condition pr&eacute;alable: &laquo;ce soir-l&agrave;, vous mangerez des matsot&raquo;). a) Dans la Bible, le mot appara&icirc;t seulement au pluriel, &quot;Merorim&quot;, mais &quot;Maror&quot; appara&icirc;t dans le Talmud et la Haggada.<\/p>\n<p>\n\tb) Le mot d&eacute;rive du mot h&eacute;breu mar \/ mara (amer) et peut &ecirc;tre li&eacute;e &agrave; la myrrhe (aram&eacute;en mriro, arabe murr). Talmud : Le Maror est mentionn&eacute; entre autres dans les chapitres 2 et 39 de Pessahim Hagada de Pessah : Raban Gamliel dit dans la Haggadah que &laquo;celui qui n&#39;a pas dit &laquo; Pessa&#39;h, Matsa et Maror &quot;n&#39;a pas rempli son obligation&raquo;. Il cite aussi la signification du Maror se r&eacute;f&eacute;rant &agrave; l&#39;amertume de la vie des H&eacute;breux cit&eacute;e dans Exode 1, 14: &laquo;Ils leur rendirent la vie am&egrave;re par de rudes travaux&raquo;. NB: Rabban Gamliel &eacute;voque aussi l&rsquo;obligation d&rsquo;en parler. En effet, le Maror, &agrave; la diff&eacute;rence de bien des Mitsvot, n&eacute;cessite absolument des intentions pr&eacute;alables, car il r&eacute;sume notre foi en Dieu : avec son accent et son rapport &agrave; la souffrance, il refl&egrave;te notre croyance en la r&eacute;compense et la punition.<\/p>\n<p>\n\tQuel Rituel du Seder pour le Maror ? Pendant le Seder, le Maror est, apr&egrave;s la b&eacute;n&eacute;diction sur la Matsa et apr&egrave;s une b&eacute;n&eacute;diction sp&eacute;cifique &laquo; al akhilat Maror &raquo;, mang&eacute; deux fois : &#8211; Une premi&egrave;re fois apr&egrave;s l&rsquo;avoir plong&eacute; dans le Haroset puis apr&egrave;s l&rsquo;avoir secou&eacute; de sorte que le Haroset en soit en grande partie enlev&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&#8211; Une seconde fois (Korekh) o&ugrave; l&#39;on casse la troisi&egrave;me Matsa pour en envelopper des morceaux avec le Maror, les plonger dans le Harosset, r&eacute;citer &quot;Zecher Lemikdash keHillel&quot; avant de manger le &quot;sandwich&quot; ainsi prescrit. Il s&#39;agit ici de rappeler la pratique du temps du Temple, comme Hillel, qui voulait suivre litt&eacute;ralement Nombres 9,11 (&laquo;ils mangeront l&#39;agneau pascal avec des Matsot et des herbes am&egrave;res&raquo;)*<\/p>\n<p>\n\tLa Guemara impose de go&ucirc;ter son amertume: on ne peut pas l&rsquo;adoucir par trempage, le manger avec trop de Haroset, ni l&#39;avaler sans l&rsquo;avoir d&rsquo;abord m&acirc;ch&eacute;. * Certains comme Rambam estiment que &laquo;Hillel enveloppait et mangeait ensemble cette Matsa et le Maror puis le Korban s&eacute;par&eacute;ment&quot;. Selon d&rsquo;autres comme Rachi ou Rashbam &laquo; Hillel mangeait les 3 ensemble&raquo;. Aujourd&#39;hui, nous suivons les deux opinions : nous r&eacute;citons la Berakha sur la Matsa et la mangeons, puis idem sur le Maror ; ensuite nous consommons ensemble la Matsa et le Maror dans Korekh &laquo; keHillel Zecher Lemikdash &raquo;.<\/p>\n<p>\n\tQuelles sont les significations du Maror ? &#8211; En mangeant des herbes am&egrave;res, nous ressentons nous-m&ecirc;mes l&rsquo;amertume, et pouvons plus facilement nous imaginer comme esclaves. Plonger le Maror dans le Haroset symbolise le mortier avec lequel les H&eacute;breux fabriquaient les briques pour les Egyptiens.<\/p>\n<p>\n\t&#8211; Rabban Gamliel dit dans la Hagada &quot;&#8230;&quot; il faut dire &quot;Pessa&#39;h, Matsa et Maror&quot; &#8230; &quot;. Mais cela semble contraire &agrave; l&#39;ordre chronologique : nous avons commenc&eacute; avec l&#39;esclavage et l&rsquo;amertume du Maror et fini par la pleine lib&eacute;ration d&#39;une Nation libre offrant son sacrifice de Pessa&#39;h.<\/p>\n<p>\n\tNos commentateurs ont tent&eacute; d&#39;expliquer ce point : &#8211; La profondeur de l&#39;amertume et de la souffrance, et la grandeur du salut, ne peuvent &ecirc;tre pleinement appr&eacute;ci&eacute;es qu&#39;apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; sauv&eacute;s (Ritva entre autres). -M&ecirc;me apr&egrave;s la d&eacute;livrance, il est important de rappeler la souffrance afin de ne pas oublier les miracles de D.ieu.<\/p>\n<p>\n\t&#8211; Nous devons b&eacute;nir D.ieu dans toutes les circonstances<\/p>\n<p>\n\tQuand nous trempons le Maror dans le Haroset nous reconnaissons que amer et doux vont souvent de pair. M&ecirc;me les &eacute;preuves &agrave; l&#39;air am&egrave;res comme le Maror, peuvent se r&eacute;v&eacute;ler douces &agrave; long terme. Manger le Maror avec la Matsa (symbole de la r&eacute;demption) nous montre que les &eacute;preuves comme la d&eacute;livrance viennent de D.ieu.<\/p>\n<p>\n\t&#8211; Au moment o&ugrave; nous c&eacute;l&eacute;brons notre succ&egrave;s, nous devons aussi faire l&rsquo;exp&eacute;rience d&rsquo;humilit&eacute; par le souvenir de notre ancienne condition (Maharcha entre autres). Le Maror nous rappelle aussi que la mis&egrave;re n&#39;est pas d&eacute;nu&eacute;e de sens.<\/p>\n<p>\n\t&#8211; Quelques-uns des grands Maitres &lsquo;hassidiques per&ccedil;oivent le Maror comme un &eacute;l&eacute;ment cl&eacute; du processus de lib&eacute;ration. La douleur en Egypte a conduit nos anc&ecirc;tres &agrave; implorer D.ieu pour leur libert&eacute; et &agrave; provoquer leur r&eacute;demption. Noam Elimelekh ou le Sfat Emet entre autres pensent que sans l&#39;amertume de la soumission, nos anc&ecirc;tres auraient &eacute;t&eacute; assimil&eacute;s en Egypte. &#8211; Le Maror est intemporel car il permet de se r&eacute;f&eacute;rer aux exils ult&eacute;rieurs.<\/p>\n<p>\n\tQue pouvons-nous utiliser pour le Maror? La Michna (Pessahim 2:6) &eacute;num&egrave;re cinq candidats: &#8211; \u1e24azeret : chasah dans la Guemara. Rachi l&rsquo;appelle en fran&ccedil;ais &laquo; leituge &raquo;, notre actuelle laitue romaine<\/p>\n<p>\n\t<strong>&#8211; Ulshin<\/strong> : endives ou chicor&eacute;e &#8211; Tamkhah : les feuilles am&egrave;res sauvages de &laquo; marrube &raquo; (<a href=\"http:\/\/botanical.com\/botanical\/mgmh\/h\/horwhi33.html)\">http:\/\/botanical.com\/botanical\/mgmh\/h\/horwhi33.html)<\/a> selon Rachi et de nombreux autres d&eacute;cisionnaires, la chicor&eacute;e sauvage ou l&rsquo;endive selon Ma&iuml;monide, une forme de cardon, sans doute une racine am&egrave;re de la famille du panais &#8211; carotte claire -, &#8211; plus tard, &agrave; tort, consid&eacute;r&eacute; comme le raifort (qui n&#39;existait pas en Isra&euml;l dans les p&eacute;riodes en question) pour la premi&egrave;re fois par le Maharil (Rabbi Ya&#39;akov Mollin, vers 1400) &#8211; \u1e24ar\u1e25avina : une forme de coriandre ou de chicor&eacute;e &#8211; Maror : le &laquo; murar &raquo; en arabe, sans doute le &quot;laiteron maraicher&quot; ou salade des pauvres en Israel &#8211; aux-vertus nutritives &eacute;lev&eacute;es -. Conclusions<\/p>\n<p>\n\t<strong>&#8211; Pour Pessahim 39a<\/strong>, n&#39;importe quel l&eacute;gume amer avec une s&egrave;ve laiteuse quand on le coupe et une couleur p&acirc;le serait acceptable. Il doit &eacute;galement &ecirc;tre un l&eacute;gume poussant de la terre, et non pas &agrave; partir d&#39;un arbre. (M&ecirc;me si on a tendance &agrave; se r&eacute;f&eacute;rer au Maror comme &agrave; une &laquo; herbe &raquo;, il serait plus exact de le qualifier de &laquo; l&eacute;gume &raquo;).<\/p>\n<p>\n\t<strong>&#8211; Mais Rachi<\/strong> (sur Chemot 12:8) d&eacute;clare que le texte se r&eacute;f&egrave;re &agrave; &quot;n&#39;importe quel l&eacute;gume amer&quot;<\/p>\n<p>\n\t<strong>&#8211; Meiri explique<\/strong> l&rsquo;ordre ci-dessus de Pessahim 39a comme un ordre de pr&eacute;f&eacute;rence : la Hazeret serait alors le premier choix, soit parce qu&#39;elle est la plus am&egrave;re, soit parce que son nom ferait allusion &agrave; la gr&acirc;ce de D.ieu (&quot;chasah&quot;).<\/p>\n<p>\n\t<strong>&#8211; Synth&egrave;se<\/strong><\/p>\n<p>\n\ta) D&#39;un c&ocirc;t&eacute; la Guemara interdit l&#39;utilisation de racines (le raifort est une racine). Par ailleurs, le raifort est au gout ultra-aig&uuml;e mais sans r&eacute;elle amertume.<\/p>\n<p>\n\tIl serait aussi difficile d&rsquo;en manger un kezayit (18gr).<\/p>\n<p>\n\tNotez que dans la Guemara Rabbi Oshaya &eacute;nonce : &laquo;Mitzvah baHazeret&quot;.<\/p>\n<p>\n\tb) Mais de l&#39;autre c&ocirc;t&eacute;, le nettoyage de la laitue peut s&rsquo;av&eacute;rer difficile et la consommation d&rsquo;insectes est &agrave; &eacute;viter absolument.<\/p>\n<p>\n\tLe respect des traditions est &eacute;galement important et &agrave; prendre en compte dans les choix.<\/p>\n<p>\n\tc) Bien que le raifort soit maintenant consid&eacute;r&eacute; comme acceptable selon de nombreux d&eacute;cisionnaires, la laitue et les endives restent pr&eacute;f&eacute;rables.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Les myst&egrave;res du Karpas au Seder&#8230; &agrave; partir de Michna Pessahim (114) et surtout de nombreux commentateurs et d&eacute;cisionnaires. &nbsp; Le Karpas est l&#39;un des rituels traditionnels dans le Seder de Pessah. &nbsp; Le pourquoi du Karpas ? &#8211; La Guemara analyse cette phase du Seder et conclut qu&#39;elle a &eacute;t&eacute; institu&eacute;e pour que&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":17873,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[30,277,15,1],"tags":[],"class_list":["post-6379","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-egypte","category-nb","category-religion","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6379","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6379"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6379\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/17873"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6379"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6379"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6379"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}