{"id":6489,"date":"2014-04-25T03:56:52","date_gmt":"2014-04-25T03:56:52","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=6489"},"modified":"2014-04-25T18:02:10","modified_gmt":"2014-04-25T18:02:10","slug":"biens-des-etrangers-en-tunisie-enquete-le-legs-ingerable","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/biens-des-etrangers-en-tunisie-enquete-le-legs-ingerable\/","title":{"rendered":"Biens des \u00e9trangers en Tunisie &#8211; Enqu\u00eate: Le legs ing\u00e9rable"},"content":{"rendered":"<p>\n\tBiens des &eacute;trangers en Tunisie &#8211; Enqu&ecirc;te: Le legs ing&eacute;rable<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\tEn plus de trente ans, seulement 2.500 unit&eacute;s immobili&egrave;res ont &eacute;t&eacute; c&eacute;d&eacute;es par la Snit &agrave; leurs occupants, sur un total de 7.645 biens appartenant &agrave; des Fran&ccedil;ais et acquis par l&rsquo;Etat tunisien entre 1984 et 1989.&nbsp;<\/p>\n<p>\tLes op&eacute;rations de cession, g&eacute;r&eacute;es et coordonn&eacute;es par deux minist&egrave;res, sont longues et complexes, aggravant la situation de la Snit, unique gestionnaire de ces biens, qui souffre sous le poids des charges d&rsquo;entretien et de maintenance de ce vieux patrimoine immobilier v&eacute;tuste, d&eacute;labr&eacute;, parfois mena&ccedil;ant ruine.&nbsp;<\/p>\n<p>\tA la Soci&eacute;t&eacute; nationale immobili&egrave;re, sous tutelle du minist&egrave;re de l&rsquo;Equipement et de l&rsquo;Habitat, comme au minist&egrave;re des Domaines de l&rsquo;Etat et des Affaires fonci&egrave;res, le sentiment est &agrave; l&rsquo;exasp&eacute;ration : le dossier est tr&egrave;s lourd &agrave; g&eacute;rer et les moyens humains affect&eacute;s sont tr&egrave;s insuffisants. En attendant, les occupants des biens g&eacute;r&eacute;s par la Snit se plaignent de leurs conditions d&rsquo;habitation d&eacute;plorables et risqu&eacute;es mais refusent d&rsquo;ex&eacute;cuter les ordres d&rsquo;&eacute;vacuation pour r&eacute;paration. Il reste les cas ing&eacute;rables des biens mena&ccedil;ant ruine appartenant &agrave; des &eacute;trangers non connus et non r&eacute;sidents en Tunisie. Dans ce cas, la situation &eacute;chappe &agrave; tout le monde. C&rsquo;est l&rsquo;impasse. Pourquoi le dossier des biens des &eacute;trangers a-t-il pris des dimensions aussi diverses et parfois m&ecirc;me dramatiques ? Ces biens sont-ils tous recens&eacute;s ? Pourquoi la Snit a-t-elle des difficult&eacute;s de gestion ? Qu&rsquo;est-ce qui emp&ecirc;che l&rsquo;Etat tunisien de tout vendre et de r&eacute;investir dans le relogement des occupants g&eacute;n&eacute;ralement de conditions modestes ? Pourquoi parle-t-on d&rsquo;arnaque, de malversations ? Qui s&rsquo;occupe des affaires des propri&eacute;taires &eacute;trangers? Enqu&ecirc;te.&nbsp;<br \/>\n\tLes informations dont dispose l&rsquo;administration tunisienne concernent seulement les biens immobiliers fran&ccedil;ais construits ou acquis avant 1956. Le recensement sur tout le territoire national n&rsquo;a commenc&eacute; qu&rsquo;au d&eacute;but des ann&eacute;es 80, &eacute;poque o&ugrave; l&rsquo;Etat tunisien s&rsquo;est engag&eacute; &agrave; acheter les biens fran&ccedil;ais dans le cadre d&rsquo;une OPA (1984-1989). Deux conventions bilat&eacute;rales avaient &eacute;t&eacute; alors sign&eacute;es entre les deux gouvernements, tunisien et fran&ccedil;ais, l&rsquo;une en 1984 concernant Bizerte, l&rsquo;ancienne base militaire fran&ccedil;aise, et l&rsquo;autre en 1989 pour le reste des r&eacute;gions de la R&eacute;publique. Les biens appartenant &agrave; d&rsquo;autres &eacute;trangers, Italiens, Maltais, Belges, Grecs et d&rsquo;autres nationalit&eacute;s, ne font toujours pas l&rsquo;objet d&rsquo;accords bilat&eacute;raux, ils ne sont pas d&eacute;finitivement recens&eacute;s et la plupart des propri&eacute;taires ne sont pas connus. Leur gestion incombe par cons&eacute;quent &agrave; l&rsquo;Etat tunisien, en l&rsquo;occurrence la Snit.<\/p>\n<p>\t<strong>Op&eacute;ration sociale financi&egrave;rement tr&egrave;s co&ucirc;teuse et administrativement tr&egrave;s lourde<\/strong><\/p>\n<p>\tLes difficiles investigations, en l&rsquo;absence de titres fonciers pour la plupart des biens, ont recens&eacute; 12.305 unit&eacute;s immobili&egrave;res fran&ccedil;aises. L&rsquo;Etat tunisien n&rsquo;a pu acqu&eacute;rir qu&rsquo;une partie, soit 7.645 biens. En vertu des conventions bilat&eacute;rales, les propri&eacute;taires fran&ccedil;ais avaient la libert&eacute; de refuser de vendre. Puis, la plupart ayant quitt&eacute; la Tunisie apr&egrave;s l&rsquo;ind&eacute;pendance, ils ont confi&eacute; la gestion de leurs biens &agrave; des agents immobiliers agr&eacute;&eacute;s ou des avocats. La gestion des biens acquis par l&rsquo;Etat tunisien a &eacute;t&eacute;, quant &agrave; elle, attribu&eacute;e &agrave; la Snit. Un lourd fardeau. Les loyers sont modiques, irr&eacute;els compar&eacute;s aux tarifs actuels, des chiffres qui font sourire aujourd&rsquo;hui : 4 dinars, 10, 20&#8230; Les immeubles et autres locaux sont tr&egrave;s anciens, la date de construction remonte aux ann&eacute;es 10 et 20. L&rsquo;&eacute;tat de d&eacute;labrement est tr&egrave;s avanc&eacute; (plus de 50% du patrimoine immobilier), un bon nombre mena&ccedil;ant ruine (200 &agrave; 230 unit&eacute;s). L&rsquo;entretien et la maintenance relevant de la Snit sont trop co&ucirc;teux. La soci&eacute;t&eacute; y consacre 300 mille &agrave; 500 mille dinars par an. Une bagatelle compar&eacute;e &agrave; l&rsquo;ampleur des d&eacute;g&acirc;ts : &laquo; Les co&ucirc;ts des r&eacute;parations d&eacute;passent parfois la valeur marchande de l&rsquo;immeuble, au prix social, cela s&rsquo;entend &raquo;, explique Mme Afifa Bouza&iuml;di, directrice g&eacute;n&eacute;rale charg&eacute;e des biens des &eacute;trangers au sein du minist&egrave;re des Domaines de l&rsquo;Etat et des Affaires fonci&egrave;res ; et consid&eacute;rant les conclusions des expertises techniques qui tranchent pour la d&eacute;molition int&eacute;grale et la reconstruction.&nbsp;<br \/>\n\tLe prix social fait partie des mesures prises par l&rsquo;Etat pour encourager la cession au profit des occupants. La fourchette oscille en moyenne entre 9.000 et 16.000 dinars au centre de Tunis. La tarification fix&eacute;e par les services comp&eacute;tents de la Snit se situe loin derri&egrave;re le prix du march&eacute; qui, lui, tient compte de la v&eacute;rit&eacute; des prix et de l&rsquo;emplacement et donc peut avoisiner les 100 mille dinars au centre de la capitale. Pourtant, &laquo; les occupants ne veulent pas acheter, ils pr&eacute;f&egrave;rent louer, c&rsquo;est plus abordable et plus avantageux pour eux&raquo;, t&eacute;moigne Mme Yossor El Fahem, directrice g&eacute;n&eacute;rale &agrave; la Snit charg&eacute;e des biens des &eacute;trangers. &laquo;Mais il y a l&agrave; un probl&egrave;me de responsabilit&eacute; pour nous car ces b&acirc;tisses sont trop anciennes et nous craignons qu&rsquo;elles s&rsquo;effondrent sur leurs occupants &raquo;. La responsable explique son inqui&eacute;tude et celle de tous les services administratifs charg&eacute;s du dossier par le fait que &laquo;les avis de d&eacute;molition ne sont pas ex&eacute;cut&eacute;s ni les ordres de r&eacute;paration d&rsquo;ailleurs, car les occupants refusent de quitter les lieux en raison de la chert&eacute; de la vie et des loyers excessifs &raquo;, pr&eacute;cise-t-elle. Des accidents, il y en a eu, m&ecirc;me apr&egrave;s le 14 janvier 2011. Beaucoup se souviennent encore de l&rsquo;effondrement survenu &agrave; la rue Djebel Mansour, heureusement sans d&eacute;g&acirc;ts humains. &laquo; Il faut avouer, ajoute Mme El Fahem, que pour certaines b&acirc;tisses, il est devenu impossible de les r&eacute;parer, tant elles sont us&eacute;es. Les expertises conseillent de les raser carr&eacute;ment &raquo;. La l&eacute;gislation tr&egrave;s dense pour ce qui concerne la gestion et la cession des biens des &eacute;trangers pr&eacute;voit en cas de d&eacute;logement une indemnisation &agrave; hauteur de quatre ans de loyer mais ne pr&eacute;voit pas le relogement. Ce qui repr&eacute;sente une raison suppl&eacute;mentaire et non n&eacute;gligeable pour les occupants de ne pas quitter les lieux.&nbsp;<\/p>\n<p>\t<strong>Priorit&eacute; de cession aux occupants, mais&#8230;<\/strong><\/p>\n<p>\tL&rsquo;op&eacute;ration de cession des biens par la Snit conna&icirc;t une grande lenteur, pour de multiples raisons, comme l&rsquo;explique Mme Afifa Bouza&iuml;di. Le b&eacute;n&eacute;ficiaire de la cession doit r&eacute;pondre &agrave; deux conditions : &ecirc;tre locataire ou occupant de bonne foi (sans effraction ou man&oelig;uvres frauduleuses) et en r&egrave;gle pour ce qui concerne le loyer. Il ne doit pas non plus &ecirc;tre propri&eacute;taire d&rsquo;un autre bien dans un rayon de 30 km. Par ailleurs, il doit s&rsquo;acquitter du prix social fix&eacute; par la Snit. Si l&rsquo;occupant ne peut pas payer, le bien est alors vendu au prix du march&eacute; &agrave; un tiers. Toute l&rsquo;op&eacute;ration et les proc&eacute;dures aff&eacute;rentes sont examin&eacute;es et &eacute;tudi&eacute;es par une commission nationale cr&eacute;&eacute;e &agrave; cet effet en 1992 par d&eacute;cret (n&deg; 92-1522 du 15\/08\/1992). Y si&egrave;gent des repr&eacute;sentants des deux minist&egrave;res sus-indiqu&eacute;s ainsi que des minist&egrave;res des Finances et de l&rsquo;Int&eacute;rieur, de la Banque de l&rsquo;Habitat et du cadastre. &laquo; La loi en vigueur (D&eacute;cret-loi de 1981) accorde le droit de maintien dans les lieux au locataire de local &agrave; usage d&rsquo;habitation et lui donne la priorit&eacute; &agrave; la cession, mais la proc&eacute;dure est tr&egrave;s longue, il faut parfois r&eacute;soudre d&rsquo;abord des probl&egrave;mes fonciers ou d&rsquo;h&eacute;ritage par la voie judiciaire, ou adopter des d&eacute;rogations comme le prolongement des d&eacute;lais de paiement dans le but d&rsquo;aider les familles &agrave; rassembler l&rsquo;argent pour acqu&eacute;rir le logement ; c&rsquo;est pourquoi l&rsquo;op&eacute;ration de vente prend beaucoup de temps, jusqu&rsquo;&agrave; dix ans parfois &raquo;, pr&eacute;cise Mme El Fahem. Les lois de 1991 et de 1993 fixent pourtant le d&eacute;lai &agrave; neuf mois dont trois pour la constitution du dossier du futur acqu&eacute;reur et son d&eacute;p&ocirc;t &agrave; la Snit.<br \/>\n\tMais cela ne suffit pas pour r&eacute;parer ce qu&rsquo;on peut d&eacute;finir comme une injustice, &agrave; savoir l&rsquo;adoption de la formule location-vente seulement pour les biens se trouvant dans le gouvernorat de Bizerte. &laquo; Ce n&rsquo;est pas notre faute ; Bizerte a &eacute;t&eacute;, &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, bien n&eacute;goci&eacute;e et pour cause; elle a fait l&rsquo;objet d&rsquo;une convention &agrave; part, le 2e accord bilat&eacute;ral ne stipule pas cette formule pour le reste des r&eacute;gions &raquo;, justifie Mme Bouza&iuml;di, sachant que le minist&egrave;re des Domaines de l&rsquo;Etat a fonction de d&eacute;cideur dans la gestion du dossier des biens des &eacute;trangers.<\/p>\n<p>\t<strong>Les copropri&eacute;t&eacute;s Etat-particulier &eacute;tranger : un pav&eacute; dans la mare<\/strong><\/p>\n<p>\tApr&egrave;s la r&eacute;volution du 14 janvier 2011 et les innombrables probl&egrave;mes sociaux qui en ont &eacute;merg&eacute;, la d&eacute;cision fut prise d&rsquo;augmenter le rythme des cessions et d&rsquo;activer les proc&eacute;dures. En vain. Le manque de personnel dans les deux directions g&eacute;n&eacute;rales s&rsquo;av&egrave;re &ecirc;tre un grand handicap. &laquo;Nous avons adress&eacute; une note au ministre de l&rsquo;Equipement pour renforcer les capacit&eacute;s humaines, logistiques et mat&eacute;rielles de la direction ; nous souhaitons une r&eacute;ponse favorable dans les plus brefs d&eacute;lais &raquo;, confie Mme El Fahem tout en pr&eacute;cisant que les affaires les plus compliqu&eacute;es et les plus contraignantes sont celles qui concernent les immeubles en copropri&eacute;t&eacute;s Etat &#8211; particulier &eacute;tranger ou tunisien. Mais ce n&rsquo;est pas tout. Les affaires les plus ing&eacute;rables et qui &eacute;chappent le plus &agrave; la Snit sont les propri&eacute;t&eacute;s d&rsquo;&eacute;trangers qui continuent d&rsquo;&ecirc;tre vendues &agrave; des particuliers, comme avant, &agrave; l&rsquo;insu de leurs occupants ou malgr&eacute; eux car le prix propos&eacute; est beaucoup plus &eacute;lev&eacute; que le prix social. G&eacute;n&eacute;ralement, ce sont les agents immobiliers ou les avocats en charge de la gestion de ces biens immobiliers qui assurent l&rsquo;interm&eacute;diation pour la vente. &laquo; Nous ne pouvons plus contr&ocirc;ler ces op&eacute;rations de vente l&eacute;gales de particulier &eacute;tranger &agrave; particulier tunisien depuis la d&eacute;cision d&rsquo;annulation des autorisations de vente d&eacute;livr&eacute;es aux &eacute;trangers respectivement par le ministre des Domaines de l&rsquo;Etat (1998) et par le gouverneur dans le but, &agrave; juste titre, d&rsquo;encourager la vente de ce patrimoine ancien et v&eacute;tuste &raquo;, indique encore Mme Bouza&iuml;di. En janvier 2000, l&rsquo;autorisation de vente &agrave; particulier a &eacute;t&eacute;, &eacute;galement, accord&eacute;e aux propri&eacute;taires italiens. L&rsquo;id&eacute;e &eacute;tant qu&rsquo;apr&egrave;s l&rsquo;acquisition, le nouveau propri&eacute;taire se chargerait des r&eacute;parations et de la maintenance. Il en fut ainsi dans certains cas ; d&rsquo;autres biens ont &eacute;t&eacute; purement et simplement revendus plus chers. R&eacute;sultat, &laquo; nous continuons &agrave; la Snit d&rsquo;enregistrer beaucoup de plaintes d&eacute;pos&eacute;es par les occupants surpris et d&eacute;sabus&eacute;s par des pr&eacute;avis d&rsquo;expulsion &eacute;manant des nouveaux propri&eacute;taires ; parfois, ils ne sont m&ecirc;me pas inform&eacute;s de l&rsquo;op&eacute;ration de vente qui se d&eacute;roule &agrave; leur insu&raquo;, affirme Mme El Fahem. &laquo; Impossible, il y a une proc&eacute;dure en vigueur mentionn&eacute;e dans la convention tuniso-fran&ccedil;aise stipulant le droit de priorit&eacute; de l&rsquo;occupant &raquo;, conteste Ma&icirc;tre Abderraouf Dami, avocat &agrave; Immoconsult-Tunisie, une soci&eacute;t&eacute; civile professionnelle d&rsquo;avocats install&eacute;e &agrave; Sfax et sp&eacute;cialis&eacute;e dans les enqu&ecirc;tes recherchant les biens immobiliers en d&eacute;sh&eacute;rence, abandonn&eacute;s ou perdus d&rsquo;&eacute;trangers expatri&eacute;s. Cr&eacute;&eacute;e &agrave; l&rsquo;initiative d&rsquo;un juif tunisien n&eacute; &agrave; Sfax, Victor Cohen, il y a &agrave; peu pr&egrave;s cinq ans, la soci&eacute;t&eacute; de droit tunisien se charge aussi de la vente de ces biens. Interrog&eacute; sur les accusations d&rsquo;abus et de malversations port&eacute;es contre ce type de ventes, l&rsquo;avocat assure que &laquo; le droit de priorit&eacute; de l&rsquo;occupant est respect&eacute;, il est obligatoirement pr&eacute;venu par l&rsquo;interm&eacute;diaire d&rsquo;un notaire, une fois. Mais, g&eacute;n&eacute;ralement, c&rsquo;est le prix qui pose probl&egrave;me. L&rsquo;occupant veut acheter au prix social alors que le propri&eacute;taire &eacute;tranger veut vendre au prix du march&eacute;. C&rsquo;est l&agrave; tout le probl&egrave;me &raquo;. Et Ma&icirc;tre Dami de confirmer la complexit&eacute; des dossiers et la difficult&eacute; de leur traitement. &laquo; Ce sont des dossiers tr&egrave;s compliqu&eacute;s, surtout quand il y a plusieurs h&eacute;ritiers vivant dans diff&eacute;rents pays ou quand il y a des d&eacute;c&egrave;s. Ce sont aussi de longues enqu&ecirc;tes pour retrouver les titres fonciers, pour obtenir des documents importants comme les certificats de d&eacute;c&egrave;s. La vente peut durer jusqu&rsquo;&agrave; 5, voire 6 ans &raquo;.<\/p>\n<p>\t<strong>Les d&eacute;cisions qu&rsquo;il faut oser prendre<\/strong><\/p>\n<p>\tLa question se pose sans d&eacute;tour : quelles d&eacute;cisions faut-il oser prendre pour enfin fermer d&eacute;finitivement ce dossier lourd, ouvert depuis plus de trente ans et dont les ramifications sont enchev&ecirc;tr&eacute;es dans une multitude de proc&egrave;s et d&rsquo;affaires judiciaires? Le sujet tient &agrave; c&oelig;ur car dans la mentalit&eacute; tunisienne, l&rsquo;acquisition d&rsquo;un logement est synonyme de r&eacute;ussite sociale. La d&eacute;cision politique pourrait-elle s&rsquo;av&eacute;rer radicale ? Possible, pensent certaines parties. Mais ce n&rsquo;est pas si simple. L&rsquo;Etat n&rsquo;est propri&eacute;taire que d&rsquo;une partie du patrimoine et il se doit de respecter les int&eacute;r&ecirc;ts de chaque partie, tunisienne et &eacute;trang&egrave;re. Dans ce cas, ne revient-il pas &agrave; l&rsquo;appareil diplomatique de faire bouger les choses &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger pour favoriser une collaboration plus &eacute;troite et plus r&eacute;gul&eacute;e avec l&rsquo;Etat tunisien afin de pr&eacute;server les droits de propri&eacute;t&eacute; des premiers occupants ? Sinon, il reste &agrave; la Snit l&rsquo;&eacute;ventuelle alternative de vendre les biens immobiliers aux plus offrants et d&rsquo;indemniser les occupants pour permettre leur relogement. Autre solution pr&eacute;conis&eacute;e, politique &agrave; n&rsquo;en point douter : appliquer la formule location-vente &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle de tous les gouvernorats et d&eacute;bloquer ainsi la situation pour un grand nombre de familles. Et pour gagner davantage en pragmatisme, la proposition est de cr&eacute;er une nouvelle structure qui ne s&rsquo;occupe que de la cession de ces biens et de mettre, ainsi, fin &agrave; la cogestion administrative de ce dossier, un double travail et par cons&eacute;quent une perte de temps et d&rsquo;argent.<\/p>\n<p>\tAuteur : A.Z.<\/p>\n<p>\n\tLa Presse<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Biens des &eacute;trangers en Tunisie &#8211; Enqu&ecirc;te: Le legs ing&eacute;rable &nbsp; En plus de trente ans, seulement 2.500 unit&eacute;s immobili&egrave;res ont &eacute;t&eacute; c&eacute;d&eacute;es par la Snit &agrave; leurs occupants, sur un total de 7.645 biens appartenant &agrave; des Fran&ccedil;ais et acquis par l&rsquo;Etat tunisien entre 1984 et 1989.&nbsp; Les op&eacute;rations de cession, g&eacute;r&eacute;es et coordonn&eacute;es&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":17924,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[9,1],"tags":[],"class_list":["post-6489","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-tunisie","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6489","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6489"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6489\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/17924"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6489"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6489"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6489"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}