{"id":6489,"date":"2014-04-25T03:56:52","date_gmt":"2014-04-25T03:56:52","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=6489"},"modified":"2014-04-25T18:02:10","modified_gmt":"2014-04-25T18:02:10","slug":"biens-des-etrangers-en-tunisie-enquete-le-legs-ingerable","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/biens-des-etrangers-en-tunisie-enquete-le-legs-ingerable\/","title":{"rendered":"Biens des \u00e9trangers en Tunisie &#8211; Enqu\u00eate: Le legs ing\u00e9rable"},"content":{"rendered":"<p>\n\tBiens des &eacute;trangers en Tunisie &#8211; Enqu&ecirc;te: Le legs ing&eacute;rable<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\tEn plus de trente ans, seulement 2.500 unit&eacute;s immobili&egrave;res ont &eacute;t&eacute; c&eacute;d&eacute;es par la Snit &agrave; leurs occupants, sur un total de 7.645 biens appartenant &agrave; des Fran&ccedil;ais et acquis par l&rsquo;Etat tunisien entre 1984 et 1989.&nbsp;<\/p>\n<p>\tLes op&eacute;rations de cession, g&eacute;r&eacute;es et coordonn&eacute;es par deux minist&egrave;res, sont longues et complexes, aggravant la situation de la Snit, unique gestionnaire de ces biens, qui souffre sous le poids des charges d&rsquo;entretien et de maintenance de ce vieux patrimoine immobilier v&eacute;tuste, d&eacute;labr&eacute;, parfois mena&ccedil;ant ruine.&nbsp;<\/p>\n<p>\tA la Soci&eacute;t&eacute; nationale immobili&egrave;re, sous tutelle du minist&egrave;re de l&rsquo;Equipement et de l&rsquo;Habitat, comme au minist&egrave;re des Domaines de l&rsquo;Etat et des Affaires fonci&egrave;res, le sentiment est &agrave; l&rsquo;exasp&eacute;ration : le dossier est tr&egrave;s lourd &agrave; g&eacute;rer et les moyens humains affect&eacute;s sont tr&egrave;s insuffisants. En attendant, les occupants des biens g&eacute;r&eacute;s par la Snit se plaignent de leurs conditions d&rsquo;habitation d&eacute;plorables et risqu&eacute;es mais refusent d&rsquo;ex&eacute;cuter les ordres d&rsquo;&eacute;vacuation pour r&eacute;paration. Il reste les cas ing&eacute;rables des biens mena&ccedil;ant ruine appartenant &agrave; des &eacute;trangers non connus et non r&eacute;sidents en Tunisie. Dans ce cas, la situation &eacute;chappe &agrave; tout le monde. C&rsquo;est l&rsquo;impasse. Pourquoi le dossier des biens des &eacute;trangers a-t-il pris des dimensions aussi diverses et parfois m&ecirc;me dramatiques ? Ces biens sont-ils tous recens&eacute;s ? Pourquoi la Snit a-t-elle des difficult&eacute;s de gestion ? Qu&rsquo;est-ce qui emp&ecirc;che l&rsquo;Etat tunisien de tout vendre et de r&eacute;investir dans le relogement des occupants g&eacute;n&eacute;ralement de conditions modestes ? Pourquoi parle-t-on d&rsquo;arnaque, de malversations ? Qui s&rsquo;occupe des affaires des propri&eacute;taires &eacute;trangers? Enqu&ecirc;te.&nbsp;<br \/>\n\tLes informations dont dispose l&rsquo;administration tunisienne concernent seulement les biens immobiliers fran&ccedil;ais construits ou acquis avant 1956. Le recensement sur tout le territoire national n&rsquo;a commenc&eacute; qu&rsquo;au d&eacute;but des ann&eacute;es 80, &eacute;poque o&ugrave; l&rsquo;Etat tunisien s&rsquo;est engag&eacute; &agrave; acheter les biens fran&ccedil;ais dans le cadre d&rsquo;une OPA (1984-1989). Deux conventions bilat&eacute;rales avaient &eacute;t&eacute; alors sign&eacute;es entre les deux gouvernements, tunisien et fran&ccedil;ais, l&rsquo;une en 1984 concernant Bizerte, l&rsquo;ancienne base militaire fran&ccedil;aise, et l&rsquo;autre en 1989 pour le reste des r&eacute;gions de la R&eacute;publique. Les biens appartenant &agrave; d&rsquo;autres &eacute;trangers, Italiens, Maltais, Belges, Grecs et d&rsquo;autres nationalit&eacute;s, ne font toujours pas l&rsquo;objet d&rsquo;accords bilat&eacute;raux, ils ne sont pas d&eacute;finitivement recens&eacute;s et la plupart des propri&eacute;taires ne sont pas connus. Leur gestion incombe par cons&eacute;quent &agrave; l&rsquo;Etat tunisien, en l&rsquo;occurrence la Snit.<\/p>\n<p>\t<strong>Op&eacute;ration sociale financi&egrave;rement tr&egrave;s co&ucirc;teuse et administrativement tr&egrave;s lourde<\/strong><\/p>\n<p>\tLes difficiles investigations, en l&rsquo;absence de titres fonciers pour la plupart des biens, ont recens&eacute; 12.305 unit&eacute;s immobili&egrave;res fran&ccedil;aises. L&rsquo;Etat tunisien n&rsquo;a pu acqu&eacute;rir qu&rsquo;une partie, soit 7.645 biens. En vertu des conventions bilat&eacute;rales, les propri&eacute;taires fran&ccedil;ais avaient la libert&eacute; de refuser de vendre. Puis, la plupart ayant quitt&eacute; la Tunisie apr&egrave;s l&rsquo;ind&eacute;pendance, ils ont confi&eacute; la gestion de leurs biens &agrave; des agents immobiliers agr&eacute;&eacute;s ou des avocats. La gestion des biens acquis par l&rsquo;Etat tunisien a &eacute;t&eacute;, quant &agrave; elle, attribu&eacute;e &agrave; la Snit. Un lourd fardeau. Les loyers sont modiques, irr&eacute;els compar&eacute;s aux tarifs actuels, des chiffres qui font sourire aujourd&rsquo;hui : 4 dinars, 10, 20&#8230; Les immeubles et autres locaux sont tr&egrave;s anciens, la date de construction remonte aux ann&eacute;es 10 et 20. L&rsquo;&eacute;tat de d&eacute;labrement est tr&egrave;s avanc&eacute; (plus de 50% du patrimoine immobilier), un bon nombre mena&ccedil;ant ruine (200 &agrave; 230 unit&eacute;s). L&rsquo;entretien et la maintenance relevant de la Snit sont trop co&ucirc;teux. La soci&eacute;t&eacute; y consacre 300 mille &agrave; 500 mille dinars par an. Une bagatelle compar&eacute;e &agrave; l&rsquo;ampleur des d&eacute;g&acirc;ts : &laquo; Les co&ucirc;ts des r&eacute;parations d&eacute;passent parfois la valeur marchande de l&rsquo;immeuble, au prix social, cela s&rsquo;entend &raquo;, explique Mme Afifa Bouza&iuml;di, directrice g&eacute;n&eacute;rale charg&eacute;e des biens des &eacute;trangers au sein du minist&egrave;re des Domaines de l&rsquo;Etat et des Affaires fonci&egrave;res ; et consid&eacute;rant les conclusions des expertises techniques qui tranchent pour la d&eacute;molition int&eacute;grale et la reconstruction.&nbsp;<br \/>\n\tLe prix social fait partie des mesures prises par l&rsquo;Etat pour encourager la cession au profit des occupants. La fourchette oscille en moyenne entre 9.000 et 16.000 dinars au centre de Tunis. La tarification fix&eacute;e par les services comp&eacute;tents de la Snit se situe loin derri&egrave;re le prix du march&eacute; qui, lui, tient compte de la v&eacute;rit&eacute; des prix et de l&rsquo;emplacement et donc peut avoisiner les 100 mille dinars au centre de la capitale. Pourtant, &laquo; les occupants ne veulent pas acheter, ils pr&eacute;f&egrave;rent louer, c&rsquo;est plus abordable et plus avantageux pour eux&raquo;, t&eacute;moigne Mme Yossor El Fahem, directrice g&eacute;n&eacute;rale &agrave; la Snit charg&eacute;e des biens des &eacute;trangers. &laquo;Mais il y a l&agrave; un probl&egrave;me de responsabilit&eacute; pour nous car ces b&acirc;tisses sont trop anciennes et nous craignons qu&rsquo;elles s&rsquo;effondrent sur leurs occupants &raquo;. La responsable explique son inqui&eacute;tude et celle de tous les services administratifs charg&eacute;s du dossier par le fait que &laquo;les avis de d&eacute;molition ne sont pas ex&eacute;cut&eacute;s ni les ordres de r&eacute;paration d&rsquo;ailleurs, car les occupants refusent de quitter les lieux en raison de la chert&eacute; de la vie et des loyers excessifs &raquo;, pr&eacute;cise-t-elle. Des accidents, il y en a eu, m&ecirc;me apr&egrave;s le 14 janvier 2011. Beaucoup se souviennent encore de l&rsquo;effondrement survenu &agrave; la rue Djebel Mansour, heureusement sans d&eacute;g&acirc;ts humains. &laquo; Il faut avouer, ajoute Mme El Fahem, que pour certaines b&acirc;tisses, il est devenu impossible de les r&eacute;parer, tant elles sont us&eacute;es. Les expertises conseillent de les raser carr&eacute;ment &raquo;. La l&eacute;gislation tr&egrave;s dense pour ce qui concerne la gestion et la cession des biens des &eacute;trangers pr&eacute;voit en cas de d&eacute;logement une indemnisation &agrave; hauteur de quatre ans de loyer mais ne pr&eacute;voit pas le relogement. Ce qui repr&eacute;sente une raison suppl&eacute;mentaire et non n&eacute;gligeable pour les occupants de ne pas quitter les lieux.&nbsp;<\/p>\n<p>\t<strong>Priorit&eacute; de cession aux occupants, mais&#8230;<\/strong><\/p>\n<p>\tL&rsquo;op&eacute;ration de cession des biens par la Snit conna&icirc;t une grande lenteur, pour de multiples raisons, comme l&rsquo;explique Mme Afifa Bouza&iuml;di. Le b&eacute;n&eacute;ficiaire de la cession doit r&eacute;pondre &agrave; deux conditions : &ecirc;tre locataire ou occupant de bonne foi (sans effraction ou man&oelig;uvres frauduleuses) et en r&egrave;gle pour ce qui concerne le loyer. Il ne doit pas non plus &ecirc;tre propri&eacute;taire d&rsquo;un autre bien dans un rayon de 30 km. Par ailleurs, il doit s&rsquo;acquitter du prix social fix&eacute; par la Snit. Si l&rsquo;occupant ne peut pas payer, le bien est alors vendu au prix du march&eacute; &agrave; un tiers. Toute l&rsquo;op&eacute;ration et les proc&eacute;dures aff&eacute;rentes sont examin&eacute;es et &eacute;tudi&eacute;es par une commission nationale cr&eacute;&eacute;e &agrave; cet effet en 1992 par d&eacute;cret (n&deg; 92-1522 du 15\/08\/1992). Y si&egrave;gent des repr&eacute;sentants des deux minist&egrave;res sus-indiqu&eacute;s ainsi que des minist&egrave;res des Finances et de l&rsquo;Int&eacute;rieur, de la Banque de l&rsquo;Habitat et du cadastre. &laquo; La loi en vigueur (D&eacute;cret-loi de 1981) accorde le droit de maintien dans les lieux au locataire de local &agrave; usage d&rsquo;habitation et lui donne la priorit&eacute; &agrave; la cession, mais la proc&eacute;dure est tr&egrave;s longue, il faut parfois r&eacute;soudre d&rsquo;abord des probl&egrave;mes fonciers ou d&rsquo;h&eacute;ritage par la voie judiciaire, ou adopter des d&eacute;rogations comme le prolongement des d&eacute;lais de paiement dans le but d&rsquo;aider les familles &agrave; rassembler l&rsquo;argent pour acqu&eacute;rir le logement ; c&rsquo;est pourquoi l&rsquo;op&eacute;ration de vente prend beaucoup de temps, jusqu&rsquo;&agrave; dix ans parfois &raquo;, pr&eacute;cise Mme El Fahem. Les lois de 1991 et de 1993 fixent pourtant le d&eacute;lai &agrave; neuf mois dont trois pour la constitution du dossier du futur acqu&eacute;reur et son d&eacute;p&ocirc;t &agrave; la Snit.<br \/>\n\tMais cela ne suffit pas pour r&eacute;parer ce qu&rsquo;on peut d&eacute;finir comme une injustice, &agrave; savoir l&rsquo;adoption de la formule location-vente seulement pour les biens se trouvant dans le gouvernorat de Bizerte. &laquo; Ce n&rsquo;est pas notre faute ; Bizerte a &eacute;t&eacute;, &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, bien n&eacute;goci&eacute;e et pour cause; elle a fait l&rsquo;objet d&rsquo;une convention &agrave; part, le 2e accord bilat&eacute;ral ne stipule pas cette formule pour le reste des r&eacute;gions &raquo;, justifie Mme Bouza&iuml;di, sachant que le minist&egrave;re des Domaines de l&rsquo;Etat a fonction de d&eacute;cideur dans la gestion du dossier des biens des &eacute;trangers.<\/p>\n<p>\t<strong>Les copropri&eacute;t&eacute;s Etat-particulier &eacute;tranger : un pav&eacute; dans la mare<\/strong><\/p>\n<p>\tApr&egrave;s la r&eacute;volution du 14 janvier 2011 et les innombrables probl&egrave;mes sociaux qui en ont &eacute;merg&eacute;, la d&eacute;cision fut prise d&rsquo;augmenter le rythme des cessions et d&rsquo;activer les proc&eacute;dures. En vain. Le manque de personnel dans les deux directions g&eacute;n&eacute;rales s&rsquo;av&egrave;re &ecirc;tre un grand handicap. &laquo;Nous avons adress&eacute; une note au ministre de l&rsquo;Equipement pour renforcer les capacit&eacute;s humaines, logistiques et mat&eacute;rielles de la direction ; nous souhaitons une r&eacute;ponse favorable dans les plus brefs d&eacute;lais &raquo;, confie Mme El Fahem tout en pr&eacute;cisant que les affaires les plus compliqu&eacute;es et les plus contraignantes sont celles qui concernent les immeubles en copropri&eacute;t&eacute;s Etat &#8211; particulier &eacute;tranger ou tunisien. Mais ce n&rsquo;est pas tout. Les affaires les plus ing&eacute;rables et qui &eacute;chappent le plus &agrave; la Snit sont les propri&eacute;t&eacute;s d&rsquo;&eacute;trangers qui continuent d&rsquo;&ecirc;tre vendues &agrave; des particuliers, comme avant, &agrave; l&rsquo;insu de leurs occupants ou malgr&eacute; eux car le prix propos&eacute; est beaucoup plus &eacute;lev&eacute; que le prix social. G&eacute;n&eacute;ralement, ce sont les agents immobiliers ou les avocats en charge de la gestion de ces biens immobiliers qui assurent l&rsquo;interm&eacute;diation pour la vente. &laquo; Nous ne pouvons plus contr&ocirc;ler ces op&eacute;rations de vente l&eacute;gales de particulier &eacute;tranger &agrave; particulier tunisien depuis la d&eacute;cision d&rsquo;annulation des autorisations de vente d&eacute;livr&eacute;es aux &eacute;trangers respectivement par le ministre des Domaines de l&rsquo;Etat (1998) et par le gouverneur dans le but, &agrave; juste titre, d&rsquo;encourager la vente de ce patrimoine ancien et v&eacute;tuste &raquo;, indique encore Mme Bouza&iuml;di. En janvier 2000, l&rsquo;autorisation de vente &agrave; particulier a &eacute;t&eacute;, &eacute;galement, accord&eacute;e aux propri&eacute;taires italiens. L&rsquo;id&eacute;e &eacute;tant qu&rsquo;apr&egrave;s l&rsquo;acquisition, le nouveau propri&eacute;taire se chargerait des r&eacute;parations et de la maintenance. Il en fut ainsi dans certains cas ; d&rsquo;autres biens ont &eacute;t&eacute; purement et simplement revendus plus chers. R&eacute;sultat, &laquo; nous continuons &agrave; la Snit d&rsquo;enregistrer beaucoup de plaintes d&eacute;pos&eacute;es par les occupants surpris et d&eacute;sabus&eacute;s par des pr&eacute;avis d&rsquo;expulsion &eacute;manant des nouveaux propri&eacute;taires ; parfois, ils ne sont m&ecirc;me pas inform&eacute;s de l&rsquo;op&eacute;ration de vente qui se d&eacute;roule &agrave; leur insu&raquo;, affirme Mme El Fahem. &laquo; Impossible, il y a une proc&eacute;dure en vigueur mentionn&eacute;e dans la convention tuniso-fran&ccedil;aise stipulant le droit de priorit&eacute; de l&rsquo;occupant &raquo;, conteste Ma&icirc;tre Abderraouf Dami, avocat &agrave; Immoconsult-Tunisie, une soci&eacute;t&eacute; civile professionnelle d&rsquo;avocats install&eacute;e &agrave; Sfax et sp&eacute;cialis&eacute;e dans les enqu&ecirc;tes recherchant les biens immobiliers en d&eacute;sh&eacute;rence, abandonn&eacute;s ou perdus d&rsquo;&eacute;trangers expatri&eacute;s. Cr&eacute;&eacute;e &agrave; l&rsquo;initiative d&rsquo;un juif tunisien n&eacute; &agrave; Sfax, Victor Cohen, il y a &agrave; peu pr&egrave;s cinq ans, la soci&eacute;t&eacute; de droit tunisien se charge aussi de la vente de ces biens. Interrog&eacute; sur les accusations d&rsquo;abus et de malversations port&eacute;es contre ce type de ventes, l&rsquo;avocat assure que &laquo; le droit de priorit&eacute; de l&rsquo;occupant est respect&eacute;, il est obligatoirement pr&eacute;venu par l&rsquo;interm&eacute;diaire d&rsquo;un notaire, une fois. Mais, g&eacute;n&eacute;ralement, c&rsquo;est le prix qui pose probl&egrave;me. L&rsquo;occupant veut acheter au prix social alors que le propri&eacute;taire &eacute;tranger veut vendre au prix du march&eacute;. C&rsquo;est l&agrave; tout le probl&egrave;me &raquo;. Et Ma&icirc;tre Dami de confirmer la complexit&eacute; des dossiers et la difficult&eacute; de leur traitement. &laquo; Ce sont des dossiers tr&egrave;s compliqu&eacute;s, surtout quand il y a plusieurs h&eacute;ritiers vivant dans diff&eacute;rents pays ou quand il y a des d&eacute;c&egrave;s. Ce sont aussi de longues enqu&ecirc;tes pour retrouver les titres fonciers, pour obtenir des documents importants comme les certificats de d&eacute;c&egrave;s. La vente peut durer jusqu&rsquo;&agrave; 5, voire 6 ans &raquo;.<\/p>\n<p>\t<strong>Les d&eacute;cisions qu&rsquo;il faut oser prendre<\/strong><\/p>\n<p>\tLa question se pose sans d&eacute;tour : quelles d&eacute;cisions faut-il oser prendre pour enfin fermer d&eacute;finitivement ce dossier lourd, ouvert depuis plus de trente ans et dont les ramifications sont enchev&ecirc;tr&eacute;es dans une multitude de proc&egrave;s et d&rsquo;affaires judiciaires? Le sujet tient &agrave; c&oelig;ur car dans la mentalit&eacute; tunisienne, l&rsquo;acquisition d&rsquo;un logement est synonyme de r&eacute;ussite sociale. La d&eacute;cision politique pourrait-elle s&rsquo;av&eacute;rer radicale ? Possible, pensent certaines parties. Mais ce n&rsquo;est pas si simple. L&rsquo;Etat n&rsquo;est propri&eacute;taire que d&rsquo;une partie du patrimoine et il se doit de respecter les int&eacute;r&ecirc;ts de chaque partie, tunisienne et &eacute;trang&egrave;re. Dans ce cas, ne revient-il pas &agrave; l&rsquo;appareil diplomatique de faire bouger les choses &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger pour favoriser une collaboration plus &eacute;troite et plus r&eacute;gul&eacute;e avec l&rsquo;Etat tunisien afin de pr&eacute;server les droits de propri&eacute;t&eacute; des premiers occupants ? Sinon, il reste &agrave; la Snit l&rsquo;&eacute;ventuelle alternative de vendre les biens immobiliers aux plus offrants et d&rsquo;indemniser les occupants pour permettre leur relogement. Autre solution pr&eacute;conis&eacute;e, politique &agrave; n&rsquo;en point douter : appliquer la formule location-vente &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle de tous les gouvernorats et d&eacute;bloquer ainsi la situation pour un grand nombre de familles. Et pour gagner davantage en pragmatisme, la proposition est de cr&eacute;er une nouvelle structure qui ne s&rsquo;occupe que de la cession de ces biens et de mettre, ainsi, fin &agrave; la cogestion administrative de ce dossier, un double travail et par cons&eacute;quent une perte de temps et d&rsquo;argent.<\/p>\n<p>\tAuteur : A.Z.<\/p>\n<p>\n\tLa Presse<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Biens des &eacute;trangers en Tunisie &#8211; Enqu&ecirc;te: Le legs ing&eacute;rable &nbsp; En plus de trente ans, seulement 2.500 unit&eacute;s immobili&egrave;res ont &eacute;t&eacute; c&eacute;d&eacute;es par la Snit &agrave; leurs occupants, sur un total de 7.645 biens appartenant &agrave; des Fran&ccedil;ais et acquis par l&rsquo;Etat tunisien entre 1984 et 1989.&nbsp; Les op&eacute;rations de cession, g&eacute;r&eacute;es et coordonn&eacute;es&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":17924,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[9,1],"tags":[],"class_list":["post-6489","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-tunisie","category-uncategorized"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v28.6 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Biens des \u00e9trangers en Tunisie - Enqu\u00eate: Le legs ing\u00e9rable | HARISSA.COM<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"En plus de trente ans, seulement 2.500 unit\u00e9s immobili\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 c\u00e9d\u00e9es par la Snit \u00e0 leurs occupants, sur un total de 7.645 biens appartenant \u00e0 des Fran\u00e7ais et acquis par l\u2019Etat tunisien entre 1984 et 1989.\" \/>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/biens-des-etrangers-en-tunisie-enquete-le-legs-ingerable\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Biens des \u00e9trangers en Tunisie - Enqu\u00eate: Le legs ing\u00e9rable | HARISSA.COM\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"En plus de trente ans, seulement 2.500 unit\u00e9s immobili\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 c\u00e9d\u00e9es par la Snit \u00e0 leurs occupants, sur un total de 7.645 biens appartenant \u00e0 des Fran\u00e7ais et acquis par l\u2019Etat tunisien entre 1984 et 1989.\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/biens-des-etrangers-en-tunisie-enquete-le-legs-ingerable\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"HARISSA.COM\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2014-04-25T03:56:52+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2014-04-25T18:02:10+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-content\/uploads\/2013\/04\/tunis253279.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"1\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"1\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"admin\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"admin\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"15 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/biens-des-etrangers-en-tunisie-enquete-le-legs-ingerable\\\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/biens-des-etrangers-en-tunisie-enquete-le-legs-ingerable\\\/\"},\"author\":{\"name\":\"admin\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/harissa.com\\\/news-wp\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/2c635b818d81fb3b54fdc04999568282\"},\"headline\":\"Biens des \u00e9trangers en Tunisie &#8211; 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