{"id":6507,"date":"2013-04-09T18:48:15","date_gmt":"2013-04-09T18:48:15","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=6507"},"modified":"2013-04-09T18:48:15","modified_gmt":"2013-04-09T18:48:15","slug":"tunisiennes-etat-dalerte-maximum","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/tunisiennes-etat-dalerte-maximum\/","title":{"rendered":"Tunisiennes: \u00e9tat d\u2019alerte maximum !"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tTunisiennes: &eacute;tat d&rsquo;alerte maximum !<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes femmes arabes s&rsquo;interrogent encore aujourd&rsquo;hui sur la voie &agrave; choisir pour un v&eacute;ritable parcours des droits de l&rsquo;Homme et de la d&eacute;mocratie. Machiavel disait &agrave; juste titre que &nbsp;&raquo; la meilleure forteresse des tyrans c&rsquo;est l&rsquo;inertie des peuples&nbsp;&raquo; et pour les femmes du monde arabe, l&rsquo;heure est &agrave; l&rsquo;action et &agrave; la vigilance, car aujourd&rsquo;hui, rien n&rsquo;est encore acquis. En Tunisie le mod&egrave;le paritaire f&eacute;minin est en danger. L&rsquo;Etat est peu fiable, l&rsquo;&eacute;conomie &agrave; genoux, les r&eacute;cup&eacute;rations de tous bords font loi, le pouvoir islamiste en place tire parti de l&rsquo;argent du Golfe et muselle par la terreur le citoyen. Autant dire que se tailler une place &laquo; au f&eacute;minin&nbsp;&raquo; quand on est une tunisienne la&iuml;que et moderniste rel&egrave;ve de l&rsquo;exploit!<\/p>\n<p>\n\tUn &eacute;tat moderne est &agrave; reconstruire deux ans apr&egrave;s la R&eacute;volution du jasmin, mais embrassera-t-il pour autant de plein gr&eacute; la parit&eacute; ?<\/p>\n<p>\n\tLes profonds remous politiques qui ont secou&eacute; le monde arabe permettaient d&rsquo;esp&eacute;rer une nouvelle lecture d&eacute;mocratique de l&rsquo;enceinte g&eacute;opolitique de la r&eacute;gion. Pour beaucoup, la fen&ecirc;tre du &laquo;&nbsp;jasmin&nbsp;&raquo; augurait de nombreuses attentes d&eacute;mocratiques pour la d&eacute;fense des droits citoyens, des droits de la personne, du pluralisme politique et de la libert&eacute; de la presse qui faisait cruellement d&eacute;faut depuis des d&eacute;cennies. Pourtant, l&rsquo;espoir a tr&egrave;s vite laiss&eacute; place aux d&eacute;sillusions, notamment chez les femmes, car le fait r&eacute;volutionnaire, aussi heureux soit-il, a plong&eacute; les tunisiennes, pionni&egrave;res en mati&egrave;re de parit&eacute;, dans un &eacute;tat d&rsquo;alerte maximum face &agrave; la r&eacute;gression insidieuse, aliment&eacute;e par la doctrine pass&eacute;iste du pouvoir islamiste.<\/p>\n<p>\n\tQuotidiennement, les acquis des femmes tunisiennes sont remis en cause par un pouvoir politique interpr&eacute;tant les textes religieux en ne laissant aucune ambivalence&nbsp;sur le r&ocirc;le d&eacute;volu &agrave; la tunisienne dans le futur islamiste du pays, qui d&rsquo;&eacute;gale de l&rsquo;homme sera rel&eacute;gu&eacute;e &agrave; compl&eacute;mentaire!<\/p>\n<p>\n\t<strong>Une d&eacute;mocratie au f&eacute;minin qui se d&eacute;construit dans la douleur<\/strong><\/p>\n<p>\n\tTravestir la religion pour les besoins de la politique est l&rsquo;acte premier du r&eacute;gime islamiste en place. Quand on prend dieu en &laquo;&nbsp;otage&nbsp;&raquo; tenir t&ecirc;te rel&egrave;verait de l&rsquo;impi&eacute;t&eacute;. C&rsquo;est sur ce discours que le gouvernement embrigade les populations &laquo;&nbsp;vuln&eacute;rables&nbsp;&raquo; qui, &agrave; d&eacute;faut d&rsquo;autres r&eacute;f&eacute;rences et de r&eacute;flexion s&rsquo;en remettent &agrave; Dieu. Depuis toujours l&rsquo;homme a interpr&eacute;t&eacute; les versets coraniques en donnant une dimension masculine du divin, &laquo;&nbsp;l&rsquo;homme &eacute;tant pr&eacute;sent&eacute; dans toute sa supr&eacute;matie et la femme dans une posture inf&eacute;rieure&nbsp;&raquo; explique l&rsquo;universitaire et ex&eacute;g&egrave;te coranique tunisienne&nbsp;Mongia Souahi. La femme serait la moiti&eacute; de l&rsquo;homme, elle n&rsquo;aurait pas le droit d&rsquo;&eacute;tudier de travailler, de faire de la politique. Une interpr&eacute;tation erron&eacute;e largement utilis&eacute;e par le pouvoir en place.<\/p>\n<p>\n\tPourtant la femme est aim&eacute;e et choy&eacute;e dans le Coran, insiste Mongia Soua&iuml;hi, l&rsquo;une des rares islamologues femmes dans le monde arabo-musulman &agrave; avoir traduit le Coran &laquo;&nbsp;Dans le hadith Nabawi et dans le comportement du proph&egrave;te et de ses amis, les femmes &eacute;taient respect&eacute;es en tant qu&rsquo;&ecirc;tre humain &agrave; part enti&egrave;re&nbsp;; Khadija elle-m&ecirc;me &eacute;tait professeur, c&rsquo;&eacute;tait une femme d&rsquo;affaires une politique. Il y a eu des femmes qui se sont oppos&eacute;es &agrave; Omar Ibn El Khattab. Il y a eu des femmes qui se sont &eacute;lev&eacute;es contre Mouaawi Abousofiene ; elles &eacute;taient activistes et elles ont parl&eacute; des probl&egrave;mes qui taraudaient leur soci&eacute;t&eacute;. Rien dans les &eacute;crits ne prouve &laquo;&nbsp;que la femme est la moiti&eacute; de l&rsquo;homme&nbsp;&raquo; explique l&rsquo;islamologue. Mais, comme dans toutes les religions monoth&eacute;istes qui sont domin&eacute;es par les hommes, et dans toutes les soci&eacute;t&eacute;s qui se r&eacute;f&egrave;rent &agrave; ces religions, les femmes sont consid&eacute;r&eacute;es comme un &ecirc;tre de seconde zone. Les ex&eacute;g&egrave;tes du 18e et du 19e ont malheureusement largement abond&eacute; dans ce sens et rares sont ceux qui ont pris la d&eacute;fense des femmes &agrave; l&rsquo;exception du tunisien Mohamed Tahar Ibn Achour.<\/p>\n<p>\n\t<strong>Pas de d&eacute;mocratie sans &eacute;galit&eacute;&nbsp;!<\/strong><\/p>\n<p>\n\tC&rsquo;est le slogan lanc&eacute; par les femmes du Monde arabe et notamment les tunisiennes &agrave; la sortie des r&eacute;volutions. Aujourd&rsquo;hui, du pays du jasmin aux rivages du Nil, rien n&rsquo;est gagn&eacute; mais tout est &agrave; perdre. Car le monde Arabe se recroqueville dans un obscurantisme r&eacute;trograde.<\/p>\n<p>\n\tSophie Bessis, Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;rale adjointe de la FIDH estime qu&rsquo; &laquo;une d&eacute;mocratie sans &eacute;galit&eacute; des sexes serait une d&eacute;mocratie tronqu&eacute;e&raquo;.<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;histoire de la Tunisie d&eacute;montre que c&rsquo;est gr&acirc;ce &agrave; Bourguiba que les droits des femmes ont &eacute;t&eacute; inscrits dans le code du statut personnel. Bourguiba avait un projet de soci&eacute;t&eacute; durable qui inscrivait les droits des femmes au m&ecirc;me titre que ceux des hommes. Le r&eacute;gime de Ben Ali, critiquable sur bien des plans, a poursuivi dans cette voie en am&eacute;liorant le code du statut personnel. Aujourd&rsquo;hui tout ceci est &nbsp;insidieusement remis en question, le pouvoir utilisant un double discours, l&rsquo;un pour l&rsquo;&eacute;tranger, &laquo; le code du statut personnel ne sera pas r&eacute;vis&eacute;&nbsp;&raquo;, l&rsquo;autre pour l&rsquo;auditoire tunisien, &laquo; les femmes tunisiennes ont trop de droits &raquo;. En fait que veulent changer les islamistes du code de la famille ? C&rsquo;est rendre l&eacute;gale la polygamie, interdire l&rsquo;adoption pl&eacute;ni&egrave;re, revoir les r&egrave;gles du divorce, et r&eacute;introduire la tutelle matrimoniale. Ce sont l&agrave; les points qui f&acirc;chent dans une soci&eacute;t&eacute; musulmane moderne et historiquement la&iuml;que, points que les islamistes retoucheront au nom de Dieu si les tunisiennes ne sont pas vigilantes.<\/p>\n<p>\n\tEntre espoir et crainte, la r&eacute;volution du printemps arabe version f&eacute;minine, est encore en train de se chercher la place qu&rsquo;elle m&eacute;rite d&rsquo;avoir. Et pour faire face, la femme de la rue, mais aussi la femme intellectuelle et celle de la classe nantie, doivent peser de tout leur poids sur l&rsquo;autel de la la&iuml;cit&eacute; et de la parit&eacute;. Un travail laborieux mais n&eacute;cessaire car l&rsquo;&rsquo;islamisation radicale a plant&eacute; &laquo; sa tente&nbsp;&raquo; dans la r&eacute;gion et la Tunisie en subit les stigmates, mettant en p&eacute;ril les acquis des femmes qui ont toujours &eacute;t&eacute; un mod&egrave;le pour l&rsquo;Afrique et le Monde.<\/p>\n<p>\n\tPartout dans le monde arabe face aux secousses du printemps arabe, le combat des associations de d&eacute;fense des droits des femmes pour l&rsquo;&eacute;galit&eacute; est plus important que jamais. Car l&rsquo;heure est grave et il faut &ecirc;tre vigilant pour pr&eacute;server les acquis. Il faut refuser les conceptions qui rel&egrave;vent du pass&eacute;. La t&acirc;che est lourde pour les modernistes face au conservatisme Car la R&eacute;volution de la place Habib Bourguiba et la place Tahrir a l&acirc;ch&eacute; ses d&eacute;mons !<\/p>\n<p>\n\t<strong>Apr&egrave;s le printemps, l&rsquo;hiver pour les femmes<\/strong><\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;un des d&eacute;fis majeurs pour les Tunisiennes.au cours de cette post-r&eacute;volution tourne principalement autour de la question du pouvoir et de leur statut. Et ce n&rsquo;est pas une question de chiffre : Qu&rsquo;importe si le Parlement tunisien compte 23% de femmes contre 20% pour le Parlement fran&ccedil;ais s&rsquo;il s&rsquo;agit de femmes qui ne repr&eacute;sentent pas la population dans sa globalit&eacute; et qu&rsquo;elles ne s&rsquo;expriment que dans le sens du pouvoir islamiste qui les a intronis&eacute;es!<\/p>\n<p>\n\tCar c&rsquo;est bien l&agrave; le leurre politique d&rsquo;Ennahda. Les femmes lib&eacute;rales exigent que la Constitution tunisienne soit garante des Droits des Femmes avec deux articles non n&eacute;gociables : La s&eacute;paration du religieux et du politique et l&rsquo;&eacute;galit&eacute; entre les femmes et les hommes dans tous les domaines, conform&eacute;ment &agrave; la CEDAW et &agrave; la lev&eacute;e des r&eacute;serves annonc&eacute;e par l&rsquo;ancien pouvoir et qui doit &ecirc;tre concr&eacute;tis&eacute;e&hellip; Il est indispensable que les r&eacute;formes politiques garantissent le caract&egrave;re constitutionnel et irr&eacute;vocable de ces droits qui sont les garanties indispensables pour restaurer la confiance entre les diff&eacute;rents acteurs politiques et les convaincre qu&rsquo;aucune des parties ne sera d&eacute;poss&eacute;d&eacute;e des promesses de la r&eacute;volution de janvier 2011.<\/p>\n<p>\n\tSi la Tunisie a cr&eacute;&eacute; un n&eacute;ologisme dans le monde arabe avec sa r&eacute;volution, il reste qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas finie. Car la lib&eacute;ration des peuples et des femmes sont ins&eacute;parables. Toute soci&eacute;t&eacute; qui reposerait sur un lien de domination hommes\/femmes est une soci&eacute;t&eacute; qui bloque la dynamique sociale.<\/p>\n<p>\n\tAujourd&rsquo;hui, la bataille est enclench&eacute;e et le bras de fer n&rsquo;est pas encore gagn&eacute;. Les femmes doivent &ecirc;tre &agrave; l&rsquo;&eacute;coute de tous les discours politiques diffus&eacute;s dans les m&eacute;dias, &ecirc;tre &agrave; l&rsquo;aff&ucirc;t du moindre indice qui met en p&eacute;ril les Droits des Femmes et la D&eacute;mocratie.<\/p>\n<p>\n\t<strong>La r&eacute;volution a lib&eacute;r&eacute; la parole mais non les femmes<\/strong><\/p>\n<p>\n\tAujourd&rsquo;hui, tout le monde parle&nbsp;; Toutefois en politique ce ne sont pas ceux qui parlent qui gagnent mais ceux qui ont les manettes du pouvoir, &nbsp;m&ecirc;me si c&rsquo;est par l&rsquo;argent et la force qu&rsquo;ils les ont obtenues. Pour le nouveau r&eacute;gime islamiste en place, la manne financi&egrave;re (venant de l&rsquo;&eacute;tranger et destin&eacute;e sinon &agrave; d&eacute;stabiliser, du moins &agrave; faire rentrer le Maghreb dans un islam plus radical) est importante et les militants du parti Ennahdha, forts de d&eacute;cennies d&rsquo;opposition exil&eacute;e, restent bien structur&eacute;s, capables de faire du pros&eacute;lytisme dans les zones les plus recul&eacute;es du pays, proposant un programme politique flatteur pour la frange masculine de la population. Qu&rsquo;importe les r&eacute;percussions effroyables pour les femmes.<\/p>\n<p>\n\tLe parti islamiste a bien peaufin&eacute; son programme. Et il en r&eacute;vise l&rsquo;emballage, fa&ccedil;on marketing, &agrave; chaque fois qu&rsquo;il y a des &eacute;carts d&eacute;cri&eacute;s par le peuple tunisien ou la communaut&eacute; internationale. Une strat&eacute;gie de fa&ccedil;ade pour contrecarrer les attaques et garantir que le contrat CDD du parti islamiste Ennahdha, devienne un CDI.<\/p>\n<p>\n\tAppuy&eacute;s par les financements de certains pays &laquo;&nbsp;amis&nbsp;&raquo; (Qatar et Arabie Saoudite) d&eacute;sireux de wahhabiser la r&eacute;gion, avec, au moins &agrave; l&rsquo;origine, la complicit&eacute; tacite des Etats Unis, l&rsquo;&eacute;tau se resserre de plus en plus sur la population moderniste tunisienne. Et les d&eacute;rives mafieuses de l&rsquo;ancien r&eacute;gime ou les arguments primaires d&rsquo;un populisme r&eacute;trograde feront long feu et alimenteront ce travail d&rsquo;endoctrinement des consciences populaires dont le c&oelig;ur de cible reste les populations vuln&eacute;rables devenues majoritaires dans le pays&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\tParadoxalement, les femmes sont aussi responsables de ce qui arrive. Car l&rsquo;&eacute;lite intellectuelle et la petite bourgeoisie que l&rsquo;on voit d&eacute;ambuler et scander des slogans dans les rues, celle qui craint de perdre ces acquis de plus de cinquante ans, ce n&rsquo;est pas la femme de la Tunisie profonde. Cette femme, elle est reconnaissable entre toutes et pourtant on l&rsquo;a longtemps cach&eacute;e. C&rsquo;est la femme du rif, celle qui se l&egrave;ve d&egrave;s potron-minet et jusqu&rsquo;au soir travaille sans r&eacute;el espoir d&rsquo;une vie meilleure. Celle qui vit dans les zones les plus st&eacute;riles et recul&eacute;es du pays sans eau sans &eacute;lectricit&eacute;, sans mari parti &agrave; la ville chercher du travail. C&rsquo;est aussi cette femme de la banlieue ou des bidonvilles de la capitale qui n&rsquo;arrive pas joindre les deux bouts et qui accepte des petits boulots saisonniers. C&rsquo;est la laiss&eacute;e pour compte de trois r&eacute;gimes successifs et qui n&rsquo;en a que faire de la constitution. Car rien ne changera pour elle !<\/p>\n<p>\n\tElle ne sait pas ou &agrave; peine lire et &eacute;crire, elle ne connait pas ses droits, et cette r&eacute;volution une nouvelle fois l&rsquo;aura oubli&eacute;e. Quand le lien social est cass&eacute; et que le visage de la Tunisie au f&eacute;minin se r&eacute;v&egrave;le si contrast&eacute;, que la pauvret&eacute; est beaucoup plus profonde que l&rsquo;on pense, que l&rsquo;herm&eacute;tisme et l&rsquo;individualisme sont &agrave; leur comble, l&rsquo;endoctrinement religieux est ais&eacute;. Surtout s&rsquo;il est accompagn&eacute; de quelques billets pour aller &laquo;&nbsp;bien&nbsp;&raquo; voter quitte &agrave; faire le lit de l&rsquo;islamisme.<\/p>\n<p>\n\tComment unifier toutes ces femmes tunisiennes autour d&rsquo;un projet &eacute;quitable et d&eacute;mocratique qui les incluent toutes dans leur diversit&eacute; sociale ? Comment parler &agrave; toutes ces femmes, quel d&eacute;nominateur commun leur trouver ? Pour l&rsquo;intellectuelle, la d&eacute;mocratie rimera avec parit&eacute;, pour la moins nantie, elle rimera avec pain.<\/p>\n<p>\n\t<strong>Femme populaire, femme vuln&eacute;rable&nbsp;: Femme Ennahda&nbsp;!<\/strong><\/p>\n<p>\n\tQui sont ces filles d&rsquo;Ennahda qui envahissent peu &agrave; peu le visage politique et social du pays ? &Agrave; premi&egrave;re vue, elles ne ressemblent en rien &agrave; la fille de Bourguiba ni &agrave; celle de Ben Ali.<\/p>\n<p>\n\tCes femmes sont les filles du nikab, du voile, de la burka, ces coutumes vestimentaires d&rsquo;un autre temps &eacute;trang&egrave;res aux m&oelig;urs de la Tunisie moderne, en parfait d&eacute;saccord avec son histoire r&eacute;cente et son h&eacute;ritage de carrefour des civilisations. Des traditions qui viennent de loin, de ces pays ou &laquo;&nbsp;d&eacute;mocratie&nbsp;&raquo; est une insulte et &laquo;&nbsp;esclavage&nbsp;&raquo; la philosophie de la classe dominante&nbsp;; mais qui gagnent inexorablement du terrain. Id&eacute;ologie et doctrine religieuse qu&rsquo;importe, quand il y a un vide tout est permis, surtout pour prendre le pouvoir.<\/p>\n<p>\n\tLe travail de ces mouvances conservatrices d&rsquo;un autre temps date de plusieurs d&eacute;cennies; ce n&rsquo;est pas un ph&eacute;nom&egrave;ne nouveau, en tout cas, pour les laiss&eacute;s pour compte de la Tunisie. M&ecirc;me si le Monde et une certaine frange de la population se sont longtemps fourvoy&eacute;s dans cette image idyllique de carte postale d&rsquo;une Tunisie stable et d&eacute;velopp&eacute;e. Plusieurs visages de cette m&ecirc;me Tunisie &eacute;taient cach&eacute;s, et entre faux discours politiques et condescendance du Nord, on a tous fini par les occulter totalement. Deux ans apr&egrave;s la r&eacute;volution, les tunisiennes sont d&eacute;sempar&eacute;es et d&eacute;sunies. Les deux franges de la population se sentent trahies. Et l&rsquo;espoir m&ecirc;me d&rsquo;une cohabitation entre elles, qu&rsquo;elles soient du bord moderniste ou de l&rsquo;aile islamiste,&nbsp;reste illusoire. Les antagonismes sont flagrants par m&eacute;connaissance de l&rsquo;autre ou par m&eacute;connaissance tout court. Or quand on m&eacute;connait ses droits, comment pouvoir les d&eacute;fendre ?<\/p>\n<p>\n\tPour ces femmes qui se sont rang&eacute;es dans les mouvances islamistes, le retour &agrave; la polygamie ne serait pas inqui&eacute;tant au contraire, certaines l&rsquo;appelle de leurs v&oelig;ux. C&rsquo;est v&eacute;ritablement cette cat&eacute;gorie-l&agrave; qui est en danger. Ces femmes ne sont pas encadr&eacute;es, elles ne sont pas sensibilis&eacute;es, elles ne sont pas form&eacute;es politiquement. Et sont une cible facile pour les islamistes. Tout simplement parce que c&rsquo;est une cat&eacute;gorie de personnes martyris&eacute;e du temps de Ben Ali. Aujourd&rsquo;hui, Ennahdha profite de l&rsquo;h&eacute;ritage terrible de Ben Ali qui a sali l&rsquo;image de la Tunisie tout en ayant r&eacute;prim&eacute; les poches de pauvret&eacute; de son pays.<\/p>\n<p>\n\tBien entendu, c&rsquo;est par l&rsquo;&eacute;ducation que les &eacute;volutions pourront s&rsquo;ancrer&nbsp;; mais l&agrave;, nous sommes dans l&rsquo;urgence. Et il faut agir, vite pour contrecarrer le lavage de cerveau qui s&rsquo;insinue dans la soci&eacute;t&eacute;. Les femmes doivent b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;une v&eacute;ritable libert&eacute; d&rsquo;expression qui seule peut leur donner les moyens de communiquer leurs convictions &agrave; cette partie de la population qui n&rsquo;a pas eu la chance de les &eacute;couter, couche d&eacute;favoris&eacute;e, exclue du syst&egrave;me scolaire et de l&rsquo;emploi et qui pourrait &ecirc;tre tent&eacute;e par l&rsquo;antif&eacute;minisme. Pour cela, il faut donner la parole aux femmes comp&eacute;tentes dans tous les domaines, car le danger vient de l&rsquo;ignorance, du paup&eacute;risme et de la cupidit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t<strong>D&eacute;mocratie lib&eacute;rale, essoufflements et manque de vision<\/strong><\/p>\n<p>\n\tLe discours des lib&eacute;raux est confus et ne laisse para&icirc;tre aucune strat&eacute;gie inclusive sur le plan social. Il ne coupe pas avec l&rsquo;islamisme, et certains pour accaparer le pouvoir ont fait la cour &agrave; l&rsquo;&eacute;lectorat islamiste, trahissant ainsi les &eacute;lecteurs qui leurs avaient fait confiance.<\/p>\n<p>\n\tIl est crucial que les lib&eacute;raux sensibilisent les jeunes aux pratiques d&eacute;mocratiques pour les pr&eacute;munir contre la propagande de la r&eacute;cup&eacute;ration islamiste destin&eacute;e &agrave; reproduire les sch&eacute;mas de la dictature th&eacute;ologique. Strat&eacute;gie d&rsquo;endoctrinement religieux qui est d&eacute;j&agrave; mise en place, avec les &eacute;coles wahhabites, Rached Ghannouchi n&rsquo;ayant pas cach&eacute; qu&rsquo;il allait travailler les mentalit&eacute;s &agrave; la base voire d&egrave;s la prime enfance car &laquo; ce sont les enfants qui nous int&eacute;ressent, la g&eacute;n&eacute;ration Bourguiba et post Ben Ali, c&rsquo;est trop tard&nbsp;&raquo;&hellip;<\/p>\n<p>\n\tFace aux enjeux politiques, lib&eacute;raux et d&eacute;mocrates, qui n&rsquo;ont que la parole et la rh&eacute;torique pour seuls arguments et qui nagent dans une logorrh&eacute;e sans fin, sont incapables de se r&eacute;unir autour d&rsquo;une table et de d&eacute;cider d&rsquo;une strat&eacute;gie nationale pour sortir le pays de l&rsquo;impasse : le mod&egrave;le d&eacute;mocratique lib&eacute;ral en Tunisie restera une utopie. Entre individualisme politique et incapacit&eacute; de d&eacute;crypter et de trouver des solutions aux r&eacute;alit&eacute;s sociales qui plombent le pays, l&rsquo;opposition court droit dans le mur et la Tunisie moderniste risque alors de sombrer dans une th&eacute;ocratie th&eacute;ologique pour plusieurs ann&eacute;es.<\/p>\n<p>\n\tR&eacute;former la pens&eacute;e arabe s&rsquo;agissant des femmes et se rappeler que depuis l&rsquo;antiquit&eacute;, l&rsquo;histoire est tiss&eacute;e par les femmes<\/p>\n<p>\n\tDepuis la fondation de Carthage qui a r&eacute;sist&eacute; aux invasions, le r&ocirc;le des femmes tunisiennes a toujours &eacute;t&eacute; pr&eacute;dominant. Avec la ph&eacute;nicienne Didon qui a fond&eacute; Carthage, mais aussi les Saintes comme Sayda Manoubia, toutes ont marqu&eacute; l&rsquo;histoire de ce petit pays aux grandes &acirc;mes. L&rsquo;histoire contemporaine suite &agrave; la r&eacute;volution du printemps est moins indulgente, car il y a v&eacute;ritablement une r&eacute;gression dans les mentalit&eacute;s depuis la prise de pouvoir islamiste.<\/p>\n<p>\n\tLes femmes ont toujours compt&eacute;, la R&eacute;volution tunisienne, celle du jasmin, celle qui devait augurer le r&eacute;veil arabe, s&rsquo;est faite par les hommes mais aussi par les femmes. La Tunisie est bien le seul pays du Monde arabe &agrave; avoir port&eacute; sur les &eacute;paules des hommes des femmes, lors des manifestations pour &eacute;radiquer la dictature.<\/p>\n<p>\n\tLes femmes &eacute;taient au premier rang, d&eacute;fiant tout danger, elles ont fait la r&eacute;volution, elles se sont battues avant et apr&egrave;s la r&eacute;volution et aux c&ocirc;t&eacute;s des hommes pour avoir la loi sur la parit&eacute;. Paradoxalement malgr&eacute; leur plein engagement, les femmes n&rsquo;&eacute;taient pas nombreuses en t&ecirc;te des listes &eacute;lectorales (et donc en position d&rsquo;&eacute;ligibles). Un &eacute;tat de fait qui prouve encore une fois le machisme refoul&eacute; de la Tunisie, pourtant aguerrie aux p&eacute;riodes pr&eacute;c&eacute;dentes de Bourguiba et Ben Ali favorables aux femmes. &laquo;&nbsp;On peut avoir des droits mais si la mentalit&eacute; n&rsquo;est pas pr&ecirc;te, que l&rsquo;on n&rsquo;a pas la culture pour, alors tout cela ne servira &agrave; rien, la femme passera toujours apr&egrave;s l&rsquo;homme&nbsp;&raquo;! Bien que le Coran soit &eacute;crit pour tous, c&rsquo;est le wahhabisme, le soufisme, le sunnisme, le chiisme qui en modifient voire en alt&egrave;rent la compr&eacute;hension. Dans certains pays arabes, ce clich&eacute; perdure, la femme est soumise dans l&rsquo;ombre. Pour s&rsquo;en sortir, il faut des femmes qui interpr&egrave;tent le coran &agrave; leur fa&ccedil;on &nbsp;&raquo; &hellip; je suis une r&eacute;volutionnaire dans le milieu, en Tunisie j&rsquo;ai eu un tr&egrave;s bon accueil, mais dans d&rsquo;autres pays arabes j&rsquo;ai re&ccedil;u des lettres de menaces, des lettres anonymes o&ugrave; l&rsquo;on mena&ccedil;ait mon int&eacute;grit&eacute; physique&nbsp;&raquo; explique l&rsquo;islamologue Mongia Souahi. Dans plusieurs colloques on m&rsquo;a apostroph&eacute;e en me taxant de non-croyante, de pro-occidentale&hellip; Une bataille longue et difficile, aujourd&rsquo;hui rendue plus p&eacute;rilleuse avec la prise de pouvoir par les islamistes, mais que les lib&eacute;raux et les d&eacute;mocrates du pays pl&eacute;biscite. Le chemin sera long mais vital pour les femmes arabes.<\/p>\n<p>\n\tLa situation exceptionnelle des Tunisiennes dans le monde arabe a certes &eacute;t&eacute; entam&eacute;e par la propagande islamiste des cha&icirc;nes satellitaires arabes et leurs d&eacute;rives obscurantistes. De plus en plus de femmes se sont voil&eacute;es mais de nombreuses parmi elles se disent d&eacute;mocrates aussi et ne sont pas pr&ecirc;tes de renoncer &agrave; leurs droits.<\/p>\n<p>\n\tLa situation de flou artistique politique et les errements des dirigeants en place ont eu raison du r&ecirc;ve r&eacute;volutionnaire. Pire encore, la femme en plus de devenir un alibi religieux est &eacute;galement instrumentalis&eacute;e politiquement. Une fa&ccedil;on pour le r&eacute;gime en place, de faire diversion en laissant d&rsquo;obscures Imams pr&ecirc;cher le n&eacute;cessaire confinement de la femme tunisienne qui id&eacute;alement serait rel&eacute;gu&eacute;e &agrave; n&rsquo;&ecirc;tre qu&rsquo;un objet de consommation sexuel. Des discours d&rsquo;un autre &acirc;ge, dans un pays qui n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; ni de pr&egrave;s ni de loin confront&eacute; &agrave; l&rsquo;obscurantisme barbu ou voil&eacute;.<\/p>\n<p>\n\tAlors oui, il faut r&eacute;agir afin de d&eacute;fendre les droits d&eacute;j&agrave; acquis. Et c&rsquo;est l&agrave; que des initiatives comme celles d&rsquo;Enda, ONG qui facilite le microcr&eacute;dit pour les femmes peut intervenir en vue d&rsquo;autonomiser &eacute;conomiquement la femme vuln&eacute;rable, lui permettant ainsi de choisir son destin et de commencer &agrave; exister dans le tissu soci&eacute;tal.<\/p>\n<p>\n\tLe mod&egrave;le bourguibien avait donn&eacute; un vrai coup de fouet pour lutter contre la pauvret&eacute;, la discrimination, pour une meilleure vie sociale. L&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la sant&eacute; et &agrave; l&rsquo;&eacute;ducation sont les piliers du d&eacute;veloppement durable au f&eacute;minin. Et pour reprendre la parole d&rsquo;un philosophe arabe, &laquo; &eacute;duquer un homme c&rsquo;est &eacute;duquer un individu, &eacute;duquer une femme c&rsquo;est &eacute;duquer tout un peuple &raquo;&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\tLes tunisiennes sont d&eacute;cid&eacute;es &agrave; faire entendre leur voix, elles veulent rester un mod&egrave;le pour la r&eacute;gion, conscientes que leur Tunisie pourrait &ecirc;tre un laboratoire d&eacute;mocratique pour le monde arabe. Pour cela, il faudra proposer un projet de soci&eacute;t&eacute; qui parle &agrave; toutes &laquo; les Tunisie&nbsp;&raquo;. Un projet de cohabitation qui serait une alternative viable pour tous en souvenir et en hommage &agrave; tous ces martyrs de la r&eacute;volution, aux militants tomb&eacute;s sous la violence politique religieuse, de Bouzizi &agrave; Chokri Belaid sacrifi&eacute;s sur l&rsquo;autel de la libert&eacute; politique.<\/p>\n<p>\n\tMais combien faudra-il de Chokri Belaid pour faire changer les mentalit&eacute;s, faire comprendre que l&rsquo;&eacute;mancipation de la femme ne se fera jamais contre mais avec l&rsquo;homme&nbsp;? Aujourd&rsquo;hui, il faut des actions concr&egrave;tes en faveur des populations civiles, des jeunes et des femmes. Cr&eacute;er de l&rsquo;emploi pour g&eacute;n&eacute;rer des revenus. R&eacute;pondre aux racines de ce mal qui a embras&eacute; la r&eacute;gion, cette m&ecirc;me d&eacute;sesp&eacute;rance sociale qui au lieu d&rsquo;&ecirc;tre &eacute;teinte s&rsquo;est encore plus enflamm&eacute;e, deux apr&egrave;s les r&eacute;volutions.<\/p>\n<p>\n\tLa Tunisie est encore un champ exploratoire. La question des femmes dans le Monde arabe est et restera toujours tr&egrave;s complexe et il faudra toujours tenir compte des diversit&eacute;s culturelles et des disparit&eacute;s sociales. Pour autant, toutes resteront esclaves de cette situation accablante tant que les mentalit&eacute;s &agrave; leur &eacute;gard ne changeront pas.<\/p>\n<p>\n\tDonnons-leur un droit &agrave; l&rsquo;&eacute;ducation, &agrave; l&rsquo;autonomie financi&egrave;re, responsabilisons les en tant que citoyennes. Se dire que ce sont les m&egrave;res et les femmes qui vont &eacute;lever et former les hommes de demain. Les r&eacute;duire et les invisibiliser fragilisera l&rsquo;homme de demain, celui qu&rsquo;elles portent en leur sein.<\/p>\n<p>\n\tAvec des politiques d&rsquo;&eacute;galit&eacute; homme femmes, la soci&eacute;t&eacute; toute enti&egrave;re est gagnante. Si on a du souffle que l&rsquo;on est aid&eacute;es, que l&rsquo;on se met en r&eacute;seau, que l&rsquo;on se respecte les uns les autres, qu&rsquo;on admet la pluralit&eacute; d&rsquo;opinion dans tous les forums du Monde et les grandes instances internationales, on finira enfin par comprendre que la dimension genre est tr&egrave;s importante qu&rsquo;elle fait partie int&eacute;grante des questions de d&eacute;veloppement&nbsp;&raquo; explique la tunisienne&nbsp;Soukeina Bouraoui&nbsp;Pr&eacute;sidente de Cawtar centre de recherche pour la femme Arabe. Aujourd&rsquo;hui, s&rsquo;il y a changement, il ne pourra se faire que par la soci&eacute;t&eacute; civile et pour la soci&eacute;t&eacute; civile. La voix du peuple, celle des indign&eacute;s est la plus forte. Elle fut l&rsquo;instigatrice des mouvements de lib&eacute;ration dans la r&eacute;gion. Aujourd&rsquo;hui, le pouvoir est dans l&rsquo;&eacute;ducation, l&rsquo;information, la formation, le r&eacute;seautage et le Networking. A terme, cela finira par faire plier les courants politiques et religieux les plus r&eacute;trogrades.<\/p>\n<p>\n\tLes femmes ne d&eacute;fendent pas que la cause des femmes mais la cause de la libert&eacute;. Il est plus qu&rsquo;&eacute;vident aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;il faut &eacute;largir le combat f&eacute;ministe &agrave; un combat universel.<\/p>\n<p>\n\tPour autant, le r&ocirc;le des femmes bien qu&rsquo;important, n&rsquo;est pas suffisant, il leur faut rallier &agrave; elles, le politique pour faire pression et esp&eacute;rer un jour changer les choses&laquo; il&nbsp;ne faut pas laisser tomber l&rsquo;action politique. Mais au contraire, tenter de concilier le politique avec l&rsquo;associatif et le civil avec des initiatives locales concr&egrave;tes et des r&eacute;flexions globales&nbsp;&raquo; qui am&egrave;nent de r&eacute;elles solution sur le terrain, ajoute&nbsp;Emna MnifPr&eacute;sidente du Mouvement Kolna Tounes.<\/p>\n<p>\n\tDe notre envoy&eacute;e sp&eacute;ciale en Tunisie: F&eacute;riel Berraies-Guigny<\/p>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"35i4IZFqqa\"><p><a href=\"https:\/\/webzine.unitedfashionforpeace.com\/\">Accueil<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p><iframe loading=\"lazy\" class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; visibility: hidden;\" title=\"\u00ab\u00a0Accueil\u00a0\u00bb \u2014 United Fashion For Peace\" src=\"https:\/\/webzine.unitedfashionforpeace.com\/embed\/#?secret=2daP1bZLcY#?secret=35i4IZFqqa\" data-secret=\"35i4IZFqqa\" width=\"600\" height=\"338\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &nbsp; Tunisiennes: &eacute;tat d&rsquo;alerte maximum ! &nbsp; &nbsp; Les femmes arabes s&rsquo;interrogent encore aujourd&rsquo;hui sur la voie &agrave; choisir pour un v&eacute;ritable parcours des droits de l&rsquo;Homme et de la d&eacute;mocratie. Machiavel disait &agrave; juste titre que &nbsp;&raquo; la meilleure forteresse des tyrans c&rsquo;est l&rsquo;inertie des peuples&nbsp;&raquo; et pour les femmes du monde arabe,&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":17627,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[24,202,69,43,264,9,1],"tags":[],"class_list":["post-6507","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-ben-ali","category-ennahdha","category-habib-bourguiba","category-le-monde","category-sophie-bessis","category-tunisie","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6507","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6507"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6507\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/17627"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6507"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6507"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6507"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}