{"id":6565,"date":"2015-07-21T00:21:52","date_gmt":"2015-07-21T00:21:52","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=6565"},"modified":"2015-07-20T23:57:54","modified_gmt":"2015-07-20T23:57:54","slug":"juif-dorigine-et-de-culture-arabes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/juif-dorigine-et-de-culture-arabes\/","title":{"rendered":"Juif d\u2019origine et de culture arabes"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tJuif d&rsquo;origine et de culture arabes<\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\tPar Na&iuml;m Kattan<\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\tQui est juif et qui est arabe? Il est plus facile non de d&eacute;finir mais de signaler le juif : c&#39;est celui qui accepte son origine, indique sa naissance, soit par la pratique soit par l&#39;affirmation de l&#39;appartenance. On est juif par l&#39;histoire, la tradition ou la pratique. Le juif peut faire partie d&#39;une communaut&eacute; tout en &eacute;tant de nationalit&eacute; et de citoyennet&eacute; distinctes. On peut ajouter que ceux qui &eacute;vitent de se d&eacute;clarer comme juifs, qui tentent de cacher ou de camoufler leur origine, sont souvent rappel&eacute;s &agrave; l&#39;ordre par les autres, car on est juif &eacute;galement par le regard des autres. Pour nombre de juifs indiff&eacute;rents &agrave; leur origine, l&#39;existence de l&#39;&Eacute;tat d&#39;Isra&euml;l a chang&eacute; la donne. On peut se contenter d&#39;affirmer une sympathie pour cet &Eacute;tat pour affirmer implicitement un sentiment favorable &agrave; une origine, sinon une adh&eacute;sion ou une appartenance.<\/p>\n<p>\tDire qui est arabe est plus complexe. L&#39;arabe est d&#39;abord une langue, celle du Coran ; une langue sacr&eacute;e, celle par laquelle Allah s&#39;est adress&eacute; au Proph&egrave;te. Or, cette langue pr&eacute;existait &agrave; l&#39;Islam. &Agrave; l&#39;&eacute;cole, j&#39;ai appris les&nbsp;moallakat, les po&egrave;mes qu&#39;on suspendait en public dans les foires et les march&eacute;s de La Mecque. Mohamed appartenait &agrave; une tribu,&nbsp;Koreich, qui &eacute;tait arabe, d&#39;abord par la langue. On a nomm&eacute; l&#39;&eacute;poque pr&eacute;islamique celle de&nbsp;jahiliyya, de l&#39;ignorance ; et dans le Coran, Mohamed met en garde contre les po&egrave;tes. Le Coran se r&eacute;v&egrave;le dans une langue moins codifi&eacute;e que celle des po&egrave;tes ; elle devait &ecirc;tre la langue populaire de l&#39;&eacute;poque. &Agrave; partir de cette p&eacute;riode, la langue arabe fut associ&eacute;e &agrave; l&#39;Islam. Pour les musulmans, quel que soit leur pays, le Coran ne se lit qu&#39;en arabe, et les pri&egrave;res ne se font que dans cette langue. Or aujourd&#39;hui, la majorit&eacute; des musulmans (Indon&eacute;siens, Iraniens, Turcs, Africains, etc.) ne sont pas de langue arabe. Apr&egrave;s la domination du monde arabe par les Ottomans&#8211;qui a dur&eacute; pr&egrave;s de cinq si&egrave;cles et fut suivie par celle des pays occidentaux, notamment la Grande-Bretagne et la France&#8211;la&nbsp;nahda, ou le r&eacute;veil du monde arabe, d&#39;abord inscrit dans un renouveau de l&#39;Islam, fut grandement influenc&eacute;e par l&#39;Occident. La renaissance de la litt&eacute;rature arabe au d&eacute;but du vingti&egrave;me si&egrave;cle avait pour protagonistes de nombreux chr&eacute;tiens, surtout des Libanais tels que Gibran, Mikhael Na&iuml;ma, Ilya Abou Madhi et bien d&#39;autres. En &Eacute;gypte, Albert Cossery, Georges H&eacute;nein, Edmond Jab&egrave;s, comme les Libanais Salah St&eacute;ti&eacute;, Amin Maalouf et Venus Khoury Ghata entre autres, ont choisi d&#39;&eacute;crire directement en fran&ccedil;ais. D&egrave;s lors, la question se pose, est-on arabe par la langue, la religion, le lieu de naissance? La r&eacute;ponse ne peut &ecirc;tre clairement tranch&eacute;e.<\/p>\n<p>\tEn Irak, les juifs &eacute;taient de langue arabe, ayant autant que les autres&#8211;musulmans, chr&eacute;tiens, du Sud ou du Nord&#8211;leur propre dialecte. La langue &eacute;crite, celle de l&#39;enseignement et des m&eacute;dias, &eacute;tait la m&ecirc;me pour tout le monde. Il fallait l&#39;apprendre &agrave; l&#39;&eacute;cole. La jeune litt&eacute;rature irakienne doit &eacute;norm&eacute;ment aux juifs tels Anwar Shaoul, Mourad Mikhael et Meir Basri. Dans les ann&eacute;es 1930, un groupe de jeunes intellectuels juifs a fond&eacute; l&#39;une des premi&egrave;res revues litt&eacute;raires en Irak :&nbsp;Al-Hassid.<\/p>\n<p>\tEn 1941, un gouvernement pronazi, sous la direction de Rashid Ali al-Gailani, prend le pouvoir et d&eacute;clare la guerre &agrave; la Grande-Bretagne. Sa d&eacute;faite fut suivie par le&nbsp;farhoud, un pogrom qui a mis fin au sentiment d&#39;appartenance des juifs au pays. Ils sont les descendants des prisonniers de Babylone, y ont v&eacute;cu pendant vingt-six si&egrave;cles et on leur doit le Talmud de Babylone. Le traumatisme cr&eacute;&eacute; par le bouleversement du&nbsp;farhoud&nbsp;n&#39;a jamais &eacute;t&eacute; surmont&eacute;.<\/p>\n<p>\tDix ans plus tard, le gouvernement irakien donna aux juifs le choix d&#39;abandonner leur citoyennet&eacute; et de partir en laissant derri&egrave;re eux leurs propri&eacute;t&eacute;s et leurs biens. Isra&euml;l les a accueillis dans des conditions difficiles, voire p&eacute;nibles. L&#39;alternative &eacute;tait de demeurer dans leur pays et de subir le harc&egrave;lement et la pers&eacute;cution. En Isra&euml;l, ils ont r&eacute;ussi &agrave; surmonter les obstacles et aujourd&#39;hui ils sont actifs dans les divers domaines politiques, &eacute;conomiques et culturels.<\/p>\n<p>\tRevenons aux Arabes. Lors de la premi&egrave;re guerre mondiale, T.E. Lawrence, oeuvrant &agrave; partir de l&#39;Arabie, a soutenu le soul&egrave;vement des nations arabes contre les Ottomans. &Agrave; la fin de la guerre, la Grande-Bretagne et la France s&#39;&eacute;taient partag&eacute;es la r&eacute;gion, y installant des gouvernements apparemment ind&eacute;pendants. Le nationalisme des pays arabes exprimait les aspirations et les ambitions des classes moyennes montantes, qui &eacute;taient de plus en plus encadr&eacute;es par les forces militaires. La propagande nazie leur promettait de les lib&eacute;rer du joug colonialiste et &eacute;tait favorablement accueillie par Nasser et Sadate en &Eacute;gypte. &Ecirc;tre arabe a pris alors un sens politique au-del&agrave; de la religion. La Grande-Bretagne en &eacute;tait bien consciente. En 1943, le ministre des Affaires &eacute;trang&egrave;res Anthony Eden fit un discours aux Communes, dans lequel il exprima clairement la sympathie de la Grande-Bretagne pour une union des pays arabes. Londres cherchait alors &agrave; rallier les Arabes contre l&#39;Allemagne nazie. En 1945, cinq pays ont fond&eacute; la Ligue des pays arabes. D&egrave;s sa naissance, le nationalisme qui les r&eacute;unissait &eacute;tait nettement politique et ses ennemis &eacute;taient surtout les sionistes.<\/p>\n<p>\tM&ecirc;me si le protagoniste de l&#39;impulsion au r&eacute;veil &eacute;tait l&#39;islamique al-Afghani, le nationalisme politique n&eacute; &agrave; la deuxi&egrave;me guerre mondiale &eacute;tait la&iuml;c et se qualifiait souvent de socialiste. Le ma&icirc;tre &agrave; penser en fut Michel Aflaq, un chr&eacute;tien qui enseignait &agrave; l&#39;Universit&eacute; am&eacute;ricaine de Beyrouth et qui publiait la revue&nbsp;Al-Tali&#39;a. D&egrave;s 1947, il jeta la base du parti al- Ba&#39;ath, qui prit le pouvoir en Syrie et en Irak. D&egrave;s sa prise du pouvoir, Nasser, de son c&ocirc;t&eacute;, &eacute;crivit dans un livre manifeste qu&#39;il r&ecirc;vait de transformer les mosqu&eacute;es en lieux d&#39;assembl&eacute;es politiques. Il installa le socialisme comme le fit Ben Bella en Alg&eacute;rie et Bourguiba en Tunisie. L&#39;arabisme devint d&egrave;s lors un vecteur de transformation sociale tout en demeurant une affirmation politique d&#39;identit&eacute;. Quelle place un juif pouvait-il avoir dans de tels rassemblements? S&#39;il n&#39;&eacute;tait pas ouvertement sioniste, il l&#39;&eacute;tait d&#39;une mani&egrave;re potentielle, ce qui faisait de lui un ennemi, d&eacute;clar&eacute; ou non. Des chr&eacute;tiens comme Boutros Ghali et Tariq Aziz participaient aux gouvernements d&#39;&Eacute;gypte et d&#39;Irak sans d&eacute;ranger l&#39;affirmation nationaliste. Et voici que le socialisme affich&eacute; par divers pays arabes fit faillite, entra&icirc;nant dans sa chute le nationalisme dont il &eacute;tait cens&eacute; &ecirc;tre le moteur. L&#39;opposition de gauche &eacute;tait d&eacute;cim&eacute;e et une autre est n&eacute;e, ayant recours &agrave; un pass&eacute; glorieux qui ne pouvait &ecirc;tre mis en question, de sorte que l&#39;int&eacute;grisme musulman semblait &ecirc;tre la seule route de changement, d&#39;un nouveau r&egrave;gne. M&ecirc;me quand il est tenu sous le boisseau&#8211;comme en &Eacute;gypte et en Tunisie&#8211;l&#39;int&eacute;grisme ne cesse de faire des ravages.<\/p>\n<p>\n\tDans ce brouhaha, un juif ne pouvait &ecirc;tre &eacute;cout&eacute; que s&#39;il d&eacute;non&ccedil;ait bruyamment le sionisme et Isra&euml;l. Ph&eacute;nom&egrave;ne rare, rarissime m&ecirc;me s&#39;il a exist&eacute;. Forc&eacute;, plus ou moins ouvertement, &agrave; quitter son pays, il devint quasiment impossible pour le juif de se d&eacute;clarer arabe sans affirmer une adh&eacute;sion &agrave; un nationalisme dont le principal ennemi est le sionisme. Pour celui qui a grandi avec la langue et la culture arabes, elles persistent comme des possessions. Il y a une vingtaine d&#39;ann&eacute;es, un index de livres arabes publi&eacute;s en Isra&euml;l d&eacute;montrait que le quart avait pour auteurs des juifs. D&#39;origine irakienne, Isaac Bar Mosh&eacute; et Samir Naqqash continuaient &agrave; &eacute;crire en arabe, dissociant ainsi la langue du lieu de naissance. Certes, on s&#39;attend d&#39;un juif devenu isra&eacute;lien qu&#39;il adopte la langue du pays. La majorit&eacute; des juifs irakiens&#8211;comme Sami Michael, Shimon Ballas et Lev Hakak&#8211;ont adopt&eacute; l&#39;h&eacute;breu comme langue d&#39;expression. En Irak, les juifs apprenaient l&#39;h&eacute;breu comme langue de pri&egrave;re et de lecture de la Torah.<\/p>\n<p>\n\tPour ma part, j&#39;ai commenc&eacute; mon activit&eacute; litt&eacute;raire &agrave; Bagdad, publiant des nouvelles et des articles en arabe, et participant &agrave; la fondation de deux revues litt&eacute;raires :&nbsp;Al-Fikr al-Hadith&nbsp;(La pens&eacute;e moderne) et&nbsp;Al-Waqt al-Dha&#39;i&nbsp;(Le temps perdu). Parti &agrave; Paris en 1947 pour faire des &eacute;tudes &agrave; la Sorbonne, j&#39;ai continu&eacute; pendant sept ann&eacute;es &agrave; &eacute;crire en arabe comme correspondant du quotidien irakien&nbsp;Al-Chaab, entre autres. Arriv&eacute; &agrave; Montr&eacute;al en 1954, il m&#39;a sembl&eacute; absurde de poursuivre une &oelig;uvre en arabe, sans lien avec un public &eacute;vanescent et invisible. J&#39;ai d&ucirc; traverser quinze ans de silence pour devenir un &eacute;crivain francophone. Que me reste-t-il de l&#39;arabe? Je lis encore des livres en arabe et consacre certaines de mes chroniques litt&eacute;raires du journal montr&eacute;alais&nbsp;Le devoir&nbsp;&agrave; des &eacute;crivains arabes traduits en fran&ccedil;ais ou ayant choisi de s&#39;exprimer directement dans cette langue. Parmi mes ouvrages, je peux signaler des romans et des nouvelles dont l&#39;action se d&eacute;roule &agrave; Bagdad, et des essais dans lesquels je tente d&#39;analyser mon rapport avec l&#39;origine et avec la langue maternelle. Je peux clairement affirmer que la culture arabe est aussi, et toujours, la mienne, m&ecirc;me si je suis devenu par ma langue d&#39;expression, mes int&eacute;r&ecirc;ts et la substance de mes &eacute;crits, francophone, canadien, montr&eacute;alais. C&#39;est le cas d&#39;autres juifs irakiens, qu&#39;ils aient adopt&eacute; l&#39;anglais, comme Elie Kedourie, ou l&#39;h&eacute;breu, comme ceux que j&#39;ai d&eacute;j&agrave; mentionn&eacute;s. J&#39;ajoute que la langue arabe demeure un lien culturel entre &eacute;crivains de divers pays qui, depuis quelques ann&eacute;es, se red&eacute;couvrent d&#39;abord libanais, &eacute;gyptiens, irakiens ou autres.<\/p>\n<p>\n\tLa langue donne naissance &agrave; une mosa&iuml;que entre divers pays et diff&eacute;rentes exp&eacute;riences de vie mais elle ne suscite pas de fusion. S&#39;il existe une unit&eacute; culturelle, elle est celle &agrave; laquelle ont donn&eacute; naissance des diff&eacute;rences constat&eacute;es, admises et assum&eacute;es. Ainsi, le juif, chass&eacute; ou forc&eacute; de partir de sa terre natale, peut conserver son lien avec sa culture de naissance tout en se d&eacute;clarant isra&eacute;lien, am&eacute;ricain, britannique, fran&ccedil;ais et, dans mon cas, canadien. D&#39;autres &eacute;l&eacute;ments peuvent s&#39;ajouter et intervenir dans mon appartenance. J&#39;ai &eacute;crit un livre,&nbsp;Les villes de naissance, dans lequel je dis que je suis n&eacute; successivement dans trois villes : Bagdad, Paris et Montr&eacute;al, qui est devenu mon lieu &eacute;lu, une ville qui comprend toutes les autres.<\/p>\n<p>\tLors d&#39;un r&eacute;cent voyage &agrave; Alexandrie, j&#39;ai constat&eacute; que cette ville, nagu&egrave;re cosmopolite, est maintenant essentiellement &eacute;gyptienne et musulmane. La langue arabe est &eacute;videmment bien pr&eacute;sente, cependant non seulement comme celle de l&#39;&Eacute;gypte mais aussi comme celle de l&#39;Islam. Les rappels &agrave; l&#39;appartenance islamique par des citations coraniques se trouvent partout : dans les autobus, les caf&eacute;s, &agrave; chaque tournant de rue. &Agrave; partir de 15 ans, toutes les femmes portent le voile. J&#39;ai pu constater que, l&#39;arabisme ayant perdu son efficacit&eacute; politique pour affirmer l&#39;union des pays de langue arabe, c&#39;est l&#39;Islam qui a pris la suite. Cela rend probl&eacute;matique la pr&eacute;sence des chr&eacute;tiens et des rares juifs qui restent dans les pays arabes. Ainsi aujourd&#39;hui, l&#39;Alexandrin est un musulman &eacute;gyptien de langue et de culture arabes, m&ecirc;me si la configuration pr&eacute;sente de celle-ci n&#39;est pas encore &eacute;tablie. O&ugrave; vais-je me situer? Juif, canadien, francophone? Ma langue maternelle est l&#39;arabe et ma culture d&#39;origine est la culture arabe. Mon cas n&#39;est pas singulier. Il est celui de milliers, voire de millions de chr&eacute;tiens et de musulmans n&eacute;s dans les pays arabes et install&eacute;s en Europe et dans les Am&eacute;riques. Certes un juif peut porter comme partie de son patrimoine la culture arabe. Il peut s&#39;exprimer dans cette langue. Tout d&eacute;pend s&#39;il peut avoir des interlocuteurs.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<a href=\"http:\/\/www.covenant.idc.ac.il\/fr\/vol1\/issue1\/kattan.html\">Juif d&#39;origine et de culture arabes<\/a><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.covenant.idc.ac.il\/images\/line_700.gif\" \/><\/p>\n<p>\n\t&Agrave; propos de l&#39;auteur<br \/>\n\tN&eacute; &agrave; Bagdad, Na&iuml;m Kattan fit ses &eacute;tudes &agrave; l&#39;universit&eacute; de Bagdad et &agrave; la Sorbonne. Il vit &agrave; Montr&eacute;al depuis 1954, o&ugrave; il a &eacute;t&eacute; chef du Service des lettres et de l&#39;&eacute;dition du Conseil des Arts du Canada. Il est l&#39;auteur de plusieurs &oelig;uvres sur l&#39;Iraq, dont Adieu Babylone et Les fruits arrach&eacute;s, ainsi que de nombreuses nouvelles.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Juif d&rsquo;origine et de culture arabes Par Na&iuml;m Kattan Qui est juif et qui est arabe? Il est plus facile non de d&eacute;finir mais de signaler le juif : c&#39;est celui qui accepte son origine, indique sa naissance, soit par la pratique soit par l&#39;affirmation de l&#39;appartenance. 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