{"id":6587,"date":"2016-03-16T02:53:44","date_gmt":"2016-03-16T02:53:44","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=6587"},"modified":"2016-03-15T23:44:58","modified_gmt":"2016-03-15T23:44:58","slug":"quand-aristote-louait-la-constitution-de-carthage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/quand-aristote-louait-la-constitution-de-carthage\/","title":{"rendered":"Quand Aristote louait la constitution de Carthage"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n<p>\n\t\t\t\t\tQuand Aristote louait la constitution de Carthage<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n\t\t\t\t&Eacute;crit par Boubaker Ben Fraj &nbsp;&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\n<p>\n\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n<p>\n\t\t\t\t\tQuand Aristote louait la constitution de Carthage<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n\t\t\t\t&Eacute;crit par Boubaker Ben Fraj &nbsp;&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\n<p>\n\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tEn cette p&eacute;riode mouvante de transition postr&eacute;volutionnaire, qui a l&rsquo;air de trainer &agrave; ne plus en finir, de s&rsquo;&eacute;terniser au point que personne ne semble aujourd&rsquo;hui &nbsp;entrevoir clairement le bout,&nbsp; &nbsp;peut-on reprocher aux Tunisiens de perdre patience, et &nbsp;&nbsp;de se poser de plus en plus de &nbsp;questions.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tQuestions lancinantes sur le pr&eacute;sent &nbsp;incertain qu&rsquo;ils vivent, avec le sentiment de le subir plut&ocirc;t que de le choisir&nbsp;; questions sur les conditions de vie qu&rsquo;ils supportent dans la peine, &nbsp;&nbsp;sur la &nbsp;gestion balbutiante de leurs affaires par un &nbsp;gouvernement &nbsp;&nbsp;dont &nbsp;&nbsp;ils soup&ccedil;onnent la partialit&eacute;, et auquel ils reprochent la frilosit&eacute; et &nbsp;l&rsquo;incomp&eacute;tence,&hellip;. &nbsp;et &nbsp;combien d&rsquo;autres interrogations, &nbsp;qui portent sur &nbsp;le devenir de leur pays, dans le flou entretenu par une classe politique, qui leur para&icirc;t&nbsp; davantage &nbsp;&nbsp;investie dans les calculs&nbsp; &nbsp;&nbsp;partisans, que &nbsp;motiv&eacute;e par la volont&eacute; de concevoir &nbsp;un futur tunisien, qui s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve au degr&eacute; des esp&eacute;rances &nbsp;du &nbsp;peuple qui l&rsquo;a plac&eacute;e &agrave; ses commandes.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tEn ce moment pr&eacute;cis &nbsp;&nbsp;d&rsquo;incessantes sp&eacute;culations sur la future constitution que &nbsp;nos &eacute;lus &nbsp;semblent&nbsp; &eacute;prouver toutes les peine du monde &agrave; &nbsp;parachever, il est utile de fouiller dans notre pass&eacute;, pour y rechercher des rep&egrave;res, et de revisiter notre histoire pour&nbsp; mieux&nbsp; situer notre pr&eacute;sent.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tA cette fin, &nbsp;je propose&nbsp; &agrave; lire l&rsquo;extrait ci-apr&egrave;s d&rsquo;un texte antique dans lequel,&nbsp; l&rsquo;illustre philosophe grec Aristote &nbsp;qui a v&eacute;cu au IV &egrave;me si&egrave;cle av. j.-C ,d&eacute;crit, commente et &eacute;value la constitution de Carthage, telle qu&rsquo;elle &eacute;tait de son vivant.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tApr&egrave;s l&rsquo;avoir compar&eacute;e &agrave; plusieurs autres constitutions, dont celles d&rsquo;Ath&egrave;nes et d&rsquo;autres grandes cit&eacute;s grecques, Aristote consid&egrave;re dans ce t&eacute;moignage de premi&egrave;re main, que celle de Carthage &eacute;tait l&rsquo;une des meilleures, voire la meilleure de toutes.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tDans le chapitre 8 du livre II de son &laquo;&nbsp; Histoire&nbsp;&raquo;, Aristote&nbsp;&eacute;crit&nbsp;&laquo;&nbsp;&nbsp;Carthage para&icirc;t encore jouir d&rsquo;une bonne constitution, plus compl&egrave;te que celle des autres Etats sur bien des points&hellip;..ces trois gouvernements de Cr&egrave;te, de Sparte et de Carthage ont de grands&nbsp;rapports entre eux, et ils sont tr&egrave;s sup&eacute;rieurs &agrave; tous les gouvernements connus. Les Carthaginois en particulier&nbsp;ont des institutions excellentes; et ce qui prouve bien toute la sagesse de leur constitution, c&rsquo;est que, malgr&eacute; la part de pouvoir qu&rsquo;elle accorde au peuple, on n&rsquo;a jamais &agrave; Carthage de changement de gouvernement, et qu&rsquo;elle n&rsquo;a eu, chose remarquable, ni &eacute;meute, ni tyran&hellip;.Carthage est plus prudente (que Sparte) et ne demande pas ses rois &agrave; une famille unique&hellip;., elle s&rsquo;en remet &agrave; l&rsquo;&eacute;lection et non &agrave; l&rsquo;&acirc;ge pour amener le m&eacute;rite au pouvoir&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tEn fait, &nbsp;au temps d&rsquo;Aristote et jusqu&rsquo;&agrave; sa destruction par les Romains en 146 av. J-C, Carthage avait une organisation politique de type mixte m&ecirc;lant les&nbsp; meilleurs &eacute;l&eacute;ments de trois r&eacute;gimes&nbsp;:<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t*Un r&eacute;gime de type&nbsp;monarchique, constitu&eacute; par les deux grands magistrats (les suff&egrave;tes) qui&nbsp; avaient la charge, au sommet de l&rsquo;Etat, de g&eacute;rer l&rsquo;administration civile, de rendre la justice et de convoquer les assembl&eacute;es. Ces deux suff&egrave;tes &eacute;taient &eacute;lus et n&rsquo;exer&ccedil;aient ni le pouvoir militaire ni le pouvoir religieux.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t*Un r&eacute;gime de type&nbsp;oligarchique,&nbsp;repr&eacute;sent&eacute; par&nbsp;le&nbsp; Conseil des&nbsp;anciens&nbsp;(la gerousia), une sorte de parlement constitu&eacute; de pr&egrave;s de 300 aristocrates, qui avait comp&eacute;tence non seulement &nbsp;pour toutes les affaires&nbsp; int&eacute;rieures de la cit&eacute;, mais aussi pour sa politique &eacute;trang&egrave;re. Ce conseil&nbsp; pouvait ainsi d&eacute;cider de la guerre ou de la paix.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t*Un r&eacute;gime de type&nbsp;d&eacute;mocratique,&nbsp;constitu&eacute; par&nbsp;l&rsquo;&nbsp;l&rsquo;assembl&eacute;e&nbsp;du peuple, ouverte &agrave; tous les hommes libres de la cit&eacute;. Cette large assembl&eacute;e se r&eacute;unissait dans la place de l&rsquo;agora, &agrave; l&rsquo;occasion des grandes d&eacute;cisions, ou pour trancher en cas de d&eacute;saccord, entre les deux premiers pouvoirs.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tBien plus tard, au cours de son histoire moderne, la Tunisie a connu deux autres constitutions non moins brillantes&nbsp;: Celle de 1861 d&rsquo;abord, qui &nbsp;a eu le m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre la premi&egrave;re &nbsp;promulgu&eacute;e dans le monde arabe. Et &nbsp;au cours des premi&egrave;res ann&eacute;es de l&rsquo;ind&eacute;pendance, celle de 1959, qui a eu &nbsp;le sien, d&rsquo;avoir &nbsp;consacr&eacute; le r&eacute;gime r&eacute;publicain, dot&eacute; le pays d&rsquo;une organisation politique efficiente et d&eacute;fini les choix &nbsp;essentiels &nbsp;ayant introduit la Tunisie dans la modernit&eacute;, tout en pr&eacute;servant sa personnalit&eacute; et&nbsp; notre identit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tMesdames et Messieurs les constituants, vous avez perdu, et surtout fait perdre au pays beaucoup de temps et de ressources. Les Tunisiens commencent &agrave; perdre patience. H&acirc;tez-vous &nbsp;pour leur livrer&nbsp; &nbsp;la constitution, avant qu&rsquo;ils ne regrettent de vous en avoir confi&eacute; la tache.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tLe plus vite sera le mieux.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tAvec tout le respect qu&rsquo;on vous doit , ne nous dites surtout pas que vous &ecirc;tes entrain de &nbsp;&nbsp;refaire la Tunisie, &agrave; partir du n&eacute;ant !<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<a href=\"http:\/\/www.jawharafm.net\/chronique-jawhara-fm\/28629-quand-aristote-louait-la-constitution-de-carthage.html\">Quand Aristote louait la constitution de Carthage<\/a><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Quand Aristote louait la constitution de Carthage &nbsp; &Eacute;crit par Boubaker Ben Fraj &nbsp;&nbsp; &nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":17963,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[18,9,1],"tags":[],"class_list":["post-6587","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-histoire","category-tunisie","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6587","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6587"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6587\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/17963"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6587"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6587"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6587"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}