{"id":6595,"date":"2014-05-29T02:49:56","date_gmt":"2014-05-29T02:49:56","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=6595"},"modified":"2014-05-29T01:10:49","modified_gmt":"2014-05-29T01:10:49","slug":"sur-le-seuil-invisible-de-alain-suied","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/sur-le-seuil-invisible-de-alain-suied\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Sur le seuil invisible\u00a0\u00bb de Alain Suied"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&quot;Sur le seuil invisible&quot; de Alain Suied<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t\tSur le seuil invisible repr&eacute;sente l&#39;ensemble des textes qu&#39;Alain Suied a &eacute;crits durant sa derni&egrave;re ann&eacute;e, se sachant condamn&eacute; et ne pouvant plus en esp&eacute;rer la parution de son vivant. Afin de les faire d&eacute;couvrir &agrave; mesure de leur &eacute;criture, Alain Suied avait souhait&eacute; cr&eacute;er un blog et les y mettre en ligne. Ainsi l&#39;oeuvre se constituait sous les yeux du lecteur et de l&#39;auteur, sans savoir o&ugrave; elle allait &#8211; ne devant se terminer qu&#39;&agrave; la&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.20minutes.fr\/thematique\/disparition\">disparition<\/a>&nbsp;de son auteur.<br \/>\n\t\t\t\t\tLe samedi 15 septembre 2007, &agrave; 10 h 38, Alain Suied poste un texte sur le blog qu&#39;il vient d&#39;ouvrir. Il est d&eacute;di&eacute; &agrave; ses neveux St&eacute;phane et Vincent : &laquo;Toutes les langues disparaissent \/ tous les monuments tombent en poussi&egrave;re \/ tous les regards se perdent I dans les galaxies de l&#39;espace inconnu \/ \/ pourtant tu dois &eacute;couter la poussi&egrave;re&raquo;. Le dernier texte, un hommage &agrave; L&eacute;onard de Vinci, sera mis en ligne le 16 juillet, huit jours avant sa mort. En voici les vers ultimes : &laquo;et il a eu la g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; \/ de nous offrir sans rature \/ le chiffre et le code, le r&ecirc;ve \/ et la v&eacute;rit&eacute;, les mains aim&eacute;es \/ et ce regard sans tr&ecirc;ve \/ qui toujours Ta hant&eacute;.&raquo;<br \/>\n\t\t\t\t\tAu tournant de l&#39;ann&eacute;e 2007-2008, Alain Suied avait donn&eacute; un titre &agrave; l&#39;ensemble de textes ainsi apparus au jour le jour : Sur le seuil de l&#39;invisible. Titre &eacute;trangement r&eacute;v&eacute;lateur de son projet, car ce &laquo;seuil invisible&raquo; pouvait tout aussi bien d&eacute;signer l&#39;&eacute;cran sur lequel les textes immat&eacute;riellement s&#39;&eacute;crivaient que le terme au-del&agrave; duquel ils cesseraient de s&#39;&eacute;crire.<br \/>\n\t\t\t\t\tL&#39;image de couverture a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;e tout sp&eacute;cialement, en hommage &agrave; Alain Suied, par Pierre Dubrunquez.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t<strong>L&#39;auteur<\/strong><\/p>\n<p>\t\t\t\t\tAlain Suied est en 1951 &agrave; Tunis. Ses parents appartiennent &agrave; l&#39;ancienne communaut&eacute; juive de cette ville. Il n&#39;a que huit ans lorsque sa famille part s&#39;installer &agrave; Paris. Un de ses po&egrave;mes est publi&eacute; en 1968 dans la revue L&#39;&Eacute;ph&eacute;m&egrave;re. Plusieurs recueils suivent : le Silence, en 1970, puis C&#39;est la langue, trois ans plus tard. En 1979 para&icirc;t un recueil de traductions de Dylan Thomas, N&#39;entre pas sans violence dans cette bonne nuit (Gallimard).<br \/>\n\t\t\t\t\tIl &eacute;tudie les philosophes de l&#39;&Eacute;cole de Francfort et s&#39;int&eacute;resse aux grands psychanalystes contemporains. Il entre lui-m&ecirc;me en analyse. Ses po&egrave;mes de 1973 &agrave; 1983 sont r&eacute;unis en 1988 sous le titre la Lumi&egrave;re de l&#39;origine. Secr&eacute;taire de l&#39;association musicale Le Triptyque et membre de l&#39;Acad&eacute;mie Charles-Cros, il a re&ccedil;u le Prix Nelly Sachs pour l&#39;ensemble de ses traductions. N&eacute;anmoins il m&egrave;ne une vie difficile, travaillant &agrave; l&#39;ANPE en prise directe avec le ch&ocirc;mage et l&#39;exclusion. Le n&deg; 31 de la revue Nu(e) lui a &eacute;t&eacute; consacr&eacute;. Alain Suied est mort &agrave; Paris le 24 juillet 2008.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<h3>\n\t\t\t\t\tLa revue de presse : Jean-Yves Masson &#8211; Le Magazine Litt&eacute;raire, mars 2013<\/h3>\n<p>\n\t\t\t\t\tSa po&eacute;sie est faussement transparente : elle s&#39;est peu &agrave; peu d&eacute;pouill&eacute;e des images pour se faire de plus en plus m&eacute;ditative, plaidant pour le respect de l&#39;alt&eacute;rit&eacute;, protestant contre le r&egrave;gne st&eacute;rile de la &laquo;communication&raquo;&#8230;<br \/>\n\t\t\t\t\tCes ultimes textes &eacute;crits &laquo;sur le seuil invisible&raquo; peuvent aussi bien servir de porte d&#39;entr&eacute;e dans son oeuvre. Une oeuvre &agrave; son image : discr&egrave;te, obstin&eacute;e, solitaire.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &quot;Sur le seuil invisible&quot; de Alain Suied &nbsp; Sur le seuil invisible repr&eacute;sente l&#39;ensemble des textes qu&#39;Alain Suied a &eacute;crits durant sa derni&egrave;re ann&eacute;e, se sachant condamn&eacute; et ne pouvant plus en esp&eacute;rer la parution de son vivant. 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