{"id":6649,"date":"2016-03-11T02:20:37","date_gmt":"2016-03-11T02:20:37","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=6649"},"modified":"2016-03-11T00:23:19","modified_gmt":"2016-03-11T00:23:19","slug":"histoire-du-caftan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/histoire-du-caftan\/","title":{"rendered":"Histoire du Caftan"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tHistoire du Caftan<\/p>\n<div>\n\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t&nbsp;<\/div>\n<table border=\"0\" cellpadding=\"0\" cellspacing=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n<table border=\"0\" cellpadding=\"0\" cellspacing=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tHistoire du Caftan<\/p>\n<div>\n\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t&nbsp;<\/div>\n<table border=\"0\" cellpadding=\"0\" cellspacing=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n<table border=\"0\" cellpadding=\"0\" cellspacing=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tLe caftan (alqaftane) en langue arabe : costume ancestral datant de la civilisation gr&eacute;co romaine, a connu &agrave; travers le temps plusieurs remaniements. Certes, le principe du v&ecirc;tement traditionnel ample est rest&eacute; toujours le m&ecirc;me, relatant le c&ocirc;t&eacute; aisance et majest&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tA l&#39;origine, seuls les sultans et leurs &eacute;pouses avaient le privil&egrave;ge de se procurer un v&ecirc;tement aussi on&eacute;reux, vu que les artisans couturiers passaient des mois &agrave; le fa&ccedil;onner, &agrave; le broder, &agrave; le perler &agrave; la main, dans des tissages nobles et avec du fil d&#39;or et d&#39;argent.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tQue dire d&#39;un h&eacute;ritage qui a su perdurer dans le temps et malgr&eacute; toutes les invasions.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tD&rsquo;origine persane, le caftan&nbsp;(prononcer caftane) est une tunique longue et large, sans col, &agrave; manches longues, compos&eacute;e de plusieurs l&eacute;s, qui lui donnent plus ou moins d&rsquo;ampleur. Il est port&eacute; aussi bien par les hommes que par les femmes. Enti&egrave;rement ouvert sur le devant, il est garni d&rsquo;une ganse de soie tress&eacute;e (sfifa), ferm&eacute; d&rsquo;une rang&eacute;e de boutons (&acirc;akad) et de ses brides (&acirc;ayoun). Ce caftan&nbsp;est appel&eacute; a&iuml;n ou ouqda (&laquo; &oelig;il et boutons &raquo;). Ses broderies sont de soie d&rsquo;or ou d&rsquo;argent, de pierreries ou de passementerie. Elles ornent le plastron, les &eacute;paules et le bas des manches.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tLe caftan est apparu au Maghreb au 3&egrave;me si&egrave;cle apr&egrave;s JC avec l&#39;implantation&nbsp;des arabes, a &eacute;t&eacute; cordialement adopt&eacute; dans les enceintes des palais, se faisait remodeler suivant les monarchies qui se succ&eacute;daient, tant&ocirc;t pr&egrave;s du corps, cousu dans des tissages l&eacute;gers et soyeux, &eacute;pousant parfaitement les formes du corps, tant&ocirc;t ample, court, travaill&eacute; dans des tissages plus &eacute;pais.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tSi le v&ecirc;tement traditionnel a longtemps cach&eacute; le corps et toutes les rondeurs f&eacute;minines, il a su &eacute;voluer agr&eacute;ablement et bousculer les pr&eacute;jug&eacute;s. Il est bien r&eacute;volu le temps o&ugrave; le&nbsp;kaftan&nbsp;se devait d&rsquo;&ecirc;tre ample, de masquer le corps. Le caftan, ce costume quasiment immuable pendant une &eacute;ternit&eacute; s&rsquo;est assoupli, all&eacute;g&eacute;, modernis&eacute;. Des stylistes ont os&eacute; franchir le pas.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tLe&nbsp;kaftan&nbsp;est fa&ccedil;onn&eacute; au gr&eacute; de l&rsquo;humeur, du talent et du don des cr&eacute;ateurs. Le caftan cherche &agrave; valoriser la f&eacute;minit&eacute;. Les d&eacute;collet&eacute;s, les superpositions, les transparences ou encore les mati&egrave;res fluides ont commenc&eacute; doucement &agrave; faire partie int&eacute;grante d&rsquo;un v&ecirc;tement sublime et qui fait toujours partie du quotidien des Marocaines.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tLe&nbsp;kaftan&nbsp;s&rsquo;entrouvre, laisse visible les jambes. Le dos se d&eacute;couvre. Synonyme de libert&eacute; et confortable, il permet &agrave; la femme de se d&eacute;placer avec aisance. &laquo;Traditionnellement, explique Tamy Tazi, grande styliste dans Civilisation marocaine, le&nbsp;kaftan, par son ampleur, est un signe d&rsquo;oisivet&eacute;. La nature m&ecirc;me des tissus (broch&eacute;, drap &eacute;pais, velours&hellip;) et la superposition des pi&egrave;ces accroissent le volume. On rev&ecirc;tait aussi des ceintures aussi larges et rigides que des corsets, des hamz de lampas enrichis de fils d&rsquo;or.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tPar le&nbsp;kaftan, La femme est ainsi port&eacute; plus qu&rsquo;elle ne porte : son corps se perd dans cette masse qui, &agrave; la fois distingue et indiff&eacute;rencie l&rsquo;individu. Elle se prot&eacute;ge, semble-t-il du froid ou des regards&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tDe fait, on d&eacute;sire par le&nbsp;kaftan&nbsp;une silhouette &eacute;paisse et qui en impose, des poses hi&eacute;ratiques, des mouvements &eacute;tudi&eacute;s&hellip;Ce &laquo;T&raquo; bien commode en somme est avant tout, un &eacute;crin qui masque les formes corporelles : il participe de toute la symbolique qui est cach&eacute; de l&rsquo;apparent, qui traverse l&rsquo;Islam, depuis son &eacute;rotique et sa mystique jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;am&eacute;nagement de l&rsquo;espace du dedans. Qu&rsquo;on veuille &eacute;mailloter cet objet de d&eacute;sir et ce principe de singularit&eacute;, ou qu&rsquo;on l&rsquo;adore en l&rsquo;entourant de toutes sortes de gr&acirc;ces et de plaisirs : parfums, couleurs, douceurs. Il ne s&rsquo;agit jamais en exhibant le corps de le banaliser ou de l&rsquo;ignorer&raquo;.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tAussi, gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;ing&eacute;niosit&eacute; de quelques cr&eacute;atrices, la caftan&nbsp;s&rsquo;est simplifi&eacute;. le caftan&nbsp;devient moins ample au risque de le confondre, quelquefois avec une robe. Les tissus, mousseline, satin duchesse, soie, taffetas, organza &eacute;pousent le corps et lui donnent de la gr&acirc;ce. Le fameux &laquo;T&raquo;, jug&eacute; ind&eacute;passable il y a quelques ann&eacute;es, est de plus en plus trahi. Les corps se sont affin&eacute;s, allong&eacute;s, mis en mouvement, les silhouettes se sont &eacute;lanc&eacute;es. Sensualit&eacute;, gr&acirc;ce, f&eacute;minit&eacute; et somptuosit&eacute; semblent de venir les ma&icirc;tres mots qui guident les cr&eacute;ateurs dans leur d&eacute;marche d&rsquo;innover le caftan.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tCe costume ancestral s&#39;est largement d&eacute;velopp&eacute;, &eacute;panouit au 21&egrave;me si&egrave;cle. On le voit dans tous les foyers maghrebins, dans des tissages plus ou moins co&ucirc;teux, stylis&eacute; avec des d&eacute;coupes ralliant tradition et modernisme, mettant la femme sur un pi&eacute;destal relevant sa toilette et lui conf&eacute;rant l&#39;allure de la princesse de r&ecirc;ve.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\tLes plus beaux caftans sont cousus par des ma&icirc;tres artisans de F&egrave;s, dont je salue particuli&egrave;rement les grandes vertus qui sont la patience et le courage de tout fa&ccedil;onner, tout broder et tout perler &agrave; la main. Ce n&#39;est gu&egrave;re de l&#39;artisanat, c&#39;est de l&#39;art et dans l&#39;artisanat, il y a le mot ART.&nbsp;<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &nbsp; Histoire du Caftan &nbsp; &nbsp; &nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":17952,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[18,1],"tags":[],"class_list":["post-6649","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-histoire","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6649","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6649"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6649\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/17952"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6649"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6649"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6649"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}