{"id":6653,"date":"2014-03-25T23:40:57","date_gmt":"2014-03-25T23:40:57","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=6653"},"modified":"2014-03-26T02:42:00","modified_gmt":"2014-03-26T02:42:00","slug":"la-derniere-odalisque-ou-lincroyable-histoire-dune-princesse-tunisienne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/la-derniere-odalisque-ou-lincroyable-histoire-dune-princesse-tunisienne\/","title":{"rendered":"La derni\u00e8re odalisque, ou l\u2019incroyable histoire d\u2019une princesse tunisienne"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n<p>\n\t\tLa derni&egrave;re odalisque, ou l&rsquo;incroyable histoire d&rsquo;une princesse tunisienne<\/p>\n<div>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<div>\n<div>\n<p>\n\t\t\tLes plus belles femmes au monde seraient des circassiennes, du nom de cette r&eacute;gion du Caucase, la Circassie, r&eacute;gion montagneuse du Sud de la Russie jouxtant la Mer Noire. Des odalisques, ces femmes que l&rsquo;on pr&eacute;parait depuis la tendre enfance &agrave; devenir esclave dans le harem du sultan, du temps o&ugrave; l&rsquo;Empire ottoman &eacute;tait encore tout puissant. Ces femmes dont les parents r&ecirc;vaient qu&rsquo;elles se fassent remarquer pour devenir l&rsquo;&eacute;pouse d&rsquo;un prince, ce qui arrivait quelquefois.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tFa&iuml;&ccedil;al Bey, descendant de la lign&eacute;e husseinite, lign&eacute;e qui r&eacute;gna sur la Tunisie depuis 1613 jusqu&rsquo;&agrave; 1957, date de l&rsquo;av&egrave;nement de Bourguiba, nous conte ici l&rsquo;histoire, quelque peu romanc&eacute;e, de sa grand-m&egrave;re Safiy&eacute;. Une odalisque rachet&eacute;e &agrave; prix d&rsquo;or pour &ecirc;tre ramen&eacute;e &agrave; Istanbul, o&ugrave; son destin l&rsquo;attendait. Mais nous sommes en 1919 et la guerre est pass&eacute;e par l&agrave;. La Circassie est en pleine d&eacute;route, infest&eacute;e de bandes arm&eacute;es qui sillonnent le pays pour tout massacrer sur leur passage. Quant &agrave; l&rsquo;Empire Ottoman, fragilis&eacute; par son alliance avec l&rsquo;Allemagne, il est en plein d&eacute;clin et Istanbul est occup&eacute;e par les troupe alli&eacute;es, notamment britanniques. C&rsquo;est dans ce contexte incertain que Safiy&eacute; finit par &ecirc;tre recueillie ( rachet&eacute;e devrais &ndash; je dire ) par Tevhid&eacute;, petite fille et ni&egrave;ce de vizirs et grands vizirs. Avec nous, lecteurs, Safiy&eacute; va d&eacute;couvrir ce qui se cache derri&egrave;re ces palais aux d&eacute;corums impressionnants, et qui fonctionnent sur un mode tr&egrave;s hi&eacute;rarchis&eacute; et &agrave; la fois tr&egrave;s respectueux. Une v&eacute;ritable micro soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; toutes les religions se croisent, depuis la servante juive jusqu&rsquo;au cuisinier grec orthodoxe, et &ccedil;a n&rsquo;est pas l&agrave; le moindre des paradoxes.<\/p>\n<p>\n\t\t\tAvec ce r&eacute;cit, Fa&iuml;&ccedil;al Bey nous fait d&eacute;couvrir tout un monde, un monde qui a ses r&egrave;gles et qui subit, &agrave; son niveau, les frimas de l&rsquo;Histoire. Car tout n&rsquo;est pas rose dans ce petit milieu et Safiy&eacute; doit se battre, s&rsquo;appuyant sur un caract&egrave;re tremp&eacute; pour affronter les &eacute;cueils de la vie, qui ont &eacute;t&eacute; nombreux pour elle. L&rsquo;Empire Ottoman se meurt et elle doit fuir une nouvelle fois, prise sous l&rsquo;aile protectrice d&rsquo;une princesse tunisienne, ancienne odalisque comme elle. C&rsquo;est l&agrave; que tout continue mais l&agrave; encore, les &eacute;cueils sont nombreux. Fa&iuml;&ccedil;al Bey nous laisse entrevoir les coulisses du pouvoir, un pouvoir qui n&rsquo;a plus que ses ors, les beys n&rsquo;ayant plus comme r&ocirc;le que celui de signer les d&eacute;crets pr&eacute;par&eacute;s par les Fran&ccedil;ais, qui dirigent le pays ( la Tunisie &eacute;tant &agrave; l&rsquo;&eacute;poque un protectorat ). Mais cela n&rsquo;emp&ecirc;che pas les intrigues de cour, les jeux politiques, la lente mont&eacute;e du nationalisme en m&ecirc;me temps que le nazisme, les italiens d&eacute;filant dans les rues au son de sonos crachant les paroles des discours du Duce&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t\tAu final, un livre des plus agr&eacute;ables &agrave; lire, que l&rsquo;on se prend parfois &agrave; d&eacute;vorer pour savoir ce qu&rsquo;il va advenir de cette femme au destin si singulier, un livre rythm&eacute; ( mais qui contient parfois quelques longueurs ) et qui nous en apprend beaucoup sur les us et coutumes du monde musulman, ainsi que sur ce pays qu&rsquo;est la Tunisie.<\/p>\n<p>\n\t\t\tBeno&icirc;t<\/p>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;&raquo; La derni&egrave;re odalisque&nbsp;&raquo; de Fa&iuml;&ccedil;al Bey, aux &eacute;ditions elyzad poche ( livre paru pour la premi&egrave;re fois aux &eacute;ditions Stock en 2001 )<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; La derni&egrave;re odalisque, ou l&rsquo;incroyable histoire d&rsquo;une princesse tunisienne &nbsp; &nbsp; &nbsp; Les plus belles femmes au monde seraient des circassiennes, du nom de cette r&eacute;gion du Caucase, la Circassie, r&eacute;gion montagneuse du Sud de la Russie jouxtant la Mer Noire. 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