{"id":6735,"date":"2016-05-25T01:11:32","date_gmt":"2016-05-25T01:11:32","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=6735"},"modified":"2016-05-25T00:21:50","modified_gmt":"2016-05-25T00:21:50","slug":"la-benediction-des-cohanim","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/la-benediction-des-cohanim\/","title":{"rendered":"La b\u00e9n\u00e9diction des Cohanim"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p><\/p>\n<div>\n<div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\tLa b&eacute;n&eacute;diction des Cohanim<\/p>\n<div>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<\/p><\/div>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"Co_BodyToolbar\">\n\t\t&nbsp;<\/div>\n<div id=\"co_content_container\">\n\t\t<co body=\"\" co=\"www1.chabadonline.com\/alpha1\"><\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Le rituel<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tS&rsquo;il vous est arriv&eacute; de vous trouver &agrave; la synagogue durant la B&eacute;n&eacute;diction des Cohanim, vous savez qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une exp&eacute;rience qui fait na&icirc;tre un sentiment de ferveur peu commun. Le Cohen &ocirc;te ses souliers et s&rsquo;approche de l&rsquo;estrade, le visage enfoui dans son ch&acirc;le de pri&egrave;re. Il tend ses mains vers l&rsquo;assembl&eacute;e. Ses doigts sont s&eacute;par&eacute;s et ses paumes tendues vers l&rsquo;ext&eacute;rieur. Il attend le moment saint. Les membres de la congr&eacute;gation d&eacute;tournent la t&ecirc;te ou la cachent dans leur propre ch&acirc;le de pri&egrave;re pour &eacute;viter de regarder en face le Cohen, car l&rsquo;on sait qu&rsquo;en cet instant, repose sur lui la Pr&eacute;sence Divine.<\/p>\n<p>\n\t\t\tIncit&eacute; par le &lsquo;Hazan, le Cohen entonne sobrement les mots sacr&eacute;s de la b&eacute;n&eacute;diction (Nombres&nbsp;6, 24-26) &laquo;&nbsp;Que D.ieu te b&eacute;nisse et te garde. Que D.ieu fasse briller Sa face sur toi et qu&rsquo;Il soit indulgent &agrave; ton &eacute;gard. Que D.ieu l&egrave;ve Sa face sur toi et qu&rsquo;Il te donne la paix&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>\n\t\t\tLa b&eacute;n&eacute;diction s&rsquo;ach&egrave;ve alors et un sentiment de bonheur s&rsquo;empare de ceux qui sont pr&eacute;sents. Dans certaines communaut&eacute;s, on &eacute;clate en un chant joyeux. D&rsquo;une certaine mani&egrave;re, nous ressentons qu&rsquo;une b&eacute;n&eacute;diction particuli&egrave;re de D.ieu, Celui qui donne toutes les b&eacute;n&eacute;dictions, vient d&rsquo;&ecirc;tre octroy&eacute;e. Nous ressentons une sorte d&rsquo;exaltation, nous nous sentons &eacute;lev&eacute;s comme si D.ieu venait de nous atteindre depuis Son tr&ocirc;ne c&eacute;leste pour nous rapprocher de Lui.<\/p>\n<p>\n\t\t\tQu&rsquo;y a-t-il dans cette b&eacute;n&eacute;diction de si particulier pour qu&rsquo;elle puisse &eacute;veiller de tels sentiments&nbsp;? En quoi diff&egrave;re-t-elle de toutes celles que nous pronon&ccedil;ons nous-m&ecirc;mes&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Deux formes de pri&egrave;res<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tIl est de fait que dans la pri&egrave;re nous adressons &agrave; D.ieu des requ&ecirc;tes. Nous observons notre vie et nos besoins et nous nous tournons vers Lui pour nos demandes. D.ieu &eacute;coute attentivement. Il &eacute;coute nos paroles, mais Il lit nos c&oelig;urs. &laquo;&nbsp;Tu as des besoins auxquels tu veux que Je pourvoie, s&rsquo;&eacute;tonne D.ieu, mais Moi J&rsquo;ai des d&eacute;sirs que Je veux que tu accomplisses. Voyons comment tu satisfais Mes d&eacute;sirs. Et Je verrai alors comment Je contenterai les tiens&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>\n\t\t\tLe Cohen poss&egrave;de une approche diff&eacute;rente. Il d&eacute;verse son c&oelig;ur dans la pri&egrave;re et dit&nbsp;: &laquo;&nbsp;D.ieu Bien-aim&eacute;, je sais combien Tu aimes Tes enfants et combien il Te pla&icirc;t de pourvoir &agrave; leurs besoins. Je suis heureux d&rsquo;&ecirc;tre dans la position de T&rsquo;offrir une telle occasion. Voil&agrave; ce dont Tes enfants manquent et voil&agrave; comment T&rsquo;engager dans Ton plaisir favori qui est de les aider&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>\n\t\t\tLe Cohen, descendant d&rsquo;Aharon, a h&eacute;rit&eacute; de ses qualit&eacute;s spirituelles. Aharon &eacute;tait r&eacute;put&eacute; pour son caract&egrave;re aimant. En fait, le nom h&eacute;breu &laquo;&nbsp;Aharon&nbsp;&raquo; est l&rsquo;abr&eacute;viation de deux mots&nbsp;: Ahavah Rabbah&nbsp;(&laquo;&nbsp;un grand amour). Aharon aimait D.ieu et aimait son peuple. Quand il priait pour Isra&euml;l, il faisait refl&eacute;ter les deux objets de son amour. D&rsquo;une part, il pensait au peuple et &agrave; ses besoins et de l&rsquo;autre, il pensait &agrave; l&rsquo;amour de D.ieu pour le peuple et &agrave; Son plaisir de les exaucer.<\/p>\n<p>\n\t\t\tAharon priait de tout son &ecirc;tre, en toute sinc&eacute;rit&eacute;, dans une d&eacute;votion et un amour absolus. Sa ferveur aimante &eacute;veillait, &agrave; son tour, l&rsquo;amour de D.ieu. D.ieu l&rsquo;&eacute;coutait avec attention et disait&nbsp;: &laquo;&nbsp;Tu d&eacute;sires Me contenter et Je d&eacute;sire Te contenter&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>\n\t\t\tLe Cohen, qui h&eacute;rite cette qualit&eacute; d&rsquo;Aharon, est investi de l&rsquo;aptitude d&rsquo;en user de la m&ecirc;me fa&ccedil;on.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Les paumes tendues<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tCela explique pourquoi le Cohen &eacute;tend ses paumes vers l&rsquo;ext&eacute;rieur, vers la communaut&eacute; plut&ocirc;t que d&rsquo;adopter la posture habituelle de la pri&egrave;re, les mains tendues vers le haut, vers D.ieu. Avec sa paume, le Cohen forme un r&eacute;ceptacle dans lequel D.ieu d&eacute;verse Sa b&eacute;n&eacute;diction. Une paume tendue vers le haut forme un r&eacute;ceptacle pour nous-m&ecirc;mes, dans lequel par la suite nous &eacute;tancherons notre soif. Une paume tendue vers l&rsquo;ext&eacute;rieur forme un canal par lequel D.ieu d&eacute;verse Ses b&eacute;n&eacute;dictions aux autres.<\/p>\n<p>\n\t\t\tLe Cohen, en cet instant, ne supplie pas mais il est un conduit. Il ne prie pas pour nous satisfaire mais pour satisfaire D.ieu. Il ne demande pas pour que nous puissions obtenir mais pour que D.ieu puisse donner. Et c&rsquo;est cette mani&egrave;re de demander que D.ieu aime le plus. Elle suscite une r&eacute;ponse d&rsquo;En Haut acc&eacute;l&eacute;r&eacute;e et qui passe par-dessus tous et par-dessus tous les obstacles.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Par amour<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tC&rsquo;est la raison pour laquelle le Cohen introduit sa b&eacute;n&eacute;diction par les mots&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;pour b&eacute;nir Son peuple d&rsquo;Isra&euml;l avec amour&nbsp;&raquo;. Il &eacute;voque l&rsquo;amour qui unit D.ieu et le Peuple Juif. Mais il parle &eacute;galement de l&rsquo;amour entre les Juifs eux-m&ecirc;mes, car lorsque les enfants de D.ieu sont unis, le r&eacute;ceptacle est entier et accomplit parfaitement sa fonction.<\/p>\n<p>\n\t\t\tNos Sages ont &eacute;crit que le meilleur &laquo;&nbsp;r&eacute;ceptacle&nbsp;&raquo; pour recevoir la b&eacute;n&eacute;diction est l&rsquo;unit&eacute;. Sans elle, il se f&ecirc;le, par elle, il est solide. Le mot h&eacute;breu pour &laquo;&nbsp;r&eacute;ceptacle&nbsp;&raquo; &#8211;&nbsp;K&eacute;li,&nbsp;est l&rsquo;acrostiche des trois parties qui forment le peuple Juif&nbsp;:&nbsp;Kohen (Cohen),&nbsp;L&eacute;vi,&nbsp;Isra&euml;l. Quand les Juifs s&rsquo;aiment mutuellement, les trois composantes du&nbsp;K&eacute;li&nbsp;sont unies et il est des plus r&eacute;sistants, ce qui permet au Cohen de transmettre avec succ&egrave;s la b&eacute;n&eacute;diction &agrave; la communaut&eacute;.<\/p>\n<p>\t\t<\/co><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; La b&eacute;n&eacute;diction des Cohanim &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Le rituel S&rsquo;il vous est arriv&eacute; de vous trouver &agrave; la synagogue durant la B&eacute;n&eacute;diction des Cohanim, vous savez qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une exp&eacute;rience qui fait na&icirc;tre un sentiment de ferveur peu commun. 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