{"id":6865,"date":"2013-06-07T22:18:49","date_gmt":"2013-06-07T22:18:49","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=6865"},"modified":"2013-06-07T22:18:49","modified_gmt":"2013-06-07T22:18:49","slug":"retrouve-les-fils-du-roi-david-sur-la-tamise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/retrouve-les-fils-du-roi-david-sur-la-tamise\/","title":{"rendered":"On a retrouv\u00e9 les fils du roi David. Sur la Tamise"},"content":{"rendered":"<p>\n\t<strong><u>On a retrouv&eacute; les fils du roi David. Sur la Tamise.<\/u><\/strong><u>(info # 010706\/13)&nbsp;<\/u><u>[Culture]<\/u><\/p>\n<p>\n\tPar Sandra Ores&nbsp;<strong>&copy;<\/strong><strong>Me<\/strong><strong>tula&nbsp;<\/strong><strong>N<\/strong><strong>ews&nbsp;<\/strong><strong>A<\/strong><strong>gency<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes rois d&rsquo;Angleterre seraient-ils les descendants d&rsquo;une des l&eacute;gendaires dix tribus perdues d&rsquo;Isra&euml;l dont le destin aurait exceptionnellement bien tourn&eacute; ? Croyance populaire plus ou moins r&eacute;pandue chez les Britanniques, la l&eacute;gende selon laquelle la couronne d&rsquo;Angleterre appartiendrait &agrave; la lign&eacute;e davidique, c&rsquo;est-&agrave;-dire celle du roi David, s&rsquo;appuie sur des th&eacute;ories aussi improbables que fragiles.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPourtant, au sein de la famille royale, cette id&eacute;e est visiblement prise tr&egrave;s au s&eacute;rieux, m&ecirc;me si de mani&egrave;re discr&egrave;te. Tant Edouard VII, Georges V, que le prince Charles, portent (ou portaient de leur vivant) sur eux le signe distinctif des fils d&rsquo;Isra&euml;l : ils sont circoncis.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tUne longue liste d&rsquo;autres raisons pourraient toutefois se substituer &agrave; celle de l&rsquo;ascendance davidique : ascendance musulmane, mesure d&rsquo;hygi&egrave;ne, snobisme social, etc.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPourtant, &eacute;cartant le m&eacute;decin de service de la couronne, Elisabeth II (la pr&eacute;sente reine) avait choisi un&nbsp;<em>mohel<\/em>&nbsp;afin de r&eacute;aliser la circoncision sur son fils, le prince Charles; un&nbsp;<em>mohel<\/em>, c&rsquo;est-&agrave;-dire un rabbin pr&eacute;pos&eacute; &agrave; r&eacute;aliser sur les nouveaux n&eacute;s m&acirc;les l&rsquo;ablation physique du pr&eacute;puce, prescrite, selon la Torah, par Dieu &agrave; Abraham.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe prince de Galles s&rsquo;est ainsi vu li&eacute; par la chair aux &quot;coreligionnaires&quot; isra&eacute;lites de sa g&eacute;n&eacute;ration, partageant avec eux le coup de lame ex&eacute;cut&eacute; par le sp&eacute;cialiste officiel de la communaut&eacute; juive londonienne de l&rsquo;&eacute;poque, le rabbin Jacob Snowman, quelques jours apr&egrave;s sa naissance (nous &eacute;tions en 1948).<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCette tradition de la circoncision dans la maison de Windsor n&rsquo;est n&eacute;anmoins pas si ancienne. Elle remonte au r&egrave;gne de la reine Victoria, qui d&eacute;buta en 1840. La souveraine de Grande-Bretagne et d&rsquo;Irlande, sans oublier son titre d&rsquo;imp&eacute;ratrice des Indes, &eacute;tait absolument convaincue de son ascendance directe avec la dynastie biblique.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tElle tint &agrave; faire circoncire ses quatre gar&ccedil;ons (elle eut en outre cinq filles, avec son &eacute;poux Albert de Saxe-Cobourg-Gotha, duquel elle &eacute;tait fortement &eacute;prise jusqu&rsquo;&agrave; la mort pr&eacute;coce de ce dernier, qui la laissa boulevers&eacute;e).<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAndrew d&rsquo;York et Edward de Wessex, les deux fr&egrave;res de Charles de Galles, ont &eacute;galement effectu&eacute; leur alliance avec Dieu (sans donner leur assentiment pr&eacute;alable).<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSans vouloir se m&ecirc;ler de la vie intime des gens, quoique cela soit souvent passionnant&hellip; et si l&rsquo;on s&rsquo;en r&eacute;f&egrave;re aux commentateurs de la famille royale, la femme du prince Charles, la princesse Lady Diana, aurait interrompu la royale coutume vieille de pr&egrave;s de 150 ans.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tOppos&eacute;e &agrave; cette pratique, elle refusa de faire circoncire ses deux enfants, les princes William et Harry, en d&eacute;pit des objections de la reine Elisabeth II, de Phillip Mountbatten (le mari d&rsquo;Elisabeth II, duc d&rsquo;Edimbourg, n&eacute; prince Philippe de Gr&egrave;ce et de Danemark) et de la reine m&egrave;re (Elisabeth Bowes-Lyon, m&egrave;re d&rsquo;Elisabeth II).<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSoit dit en passant, si vous avez l&rsquo;occasion de vous rendre &agrave; Londres, ne manquez pas, &agrave; la&nbsp;<em>National Portrait Gallery&nbsp;<\/em>(le mus&eacute;e national des portraits), les longs couloirs r&eacute;serv&eacute;s aux effigies royales. Vous marcherez, certainement seul, sur un parquet grin&ccedil;ant, en proie &agrave; tous ces nobles regards peints ou sculpt&eacute;s, et ferez l&rsquo;exp&eacute;rience d&rsquo;un frisson, je vous le garantis, assez particulier.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPour en revenir au pr&eacute;sent, des rumeurs, ventil&eacute;es notamment par la biographe de William et Harry, Ingrid Seward, &eacute;crivain et r&eacute;dactrice en chef de&nbsp;<em>Majesty Magazine<\/em>&nbsp;(un magazine de cancans se nourrissant des avatars de la maison de Windsor) nous apportent un autre &eacute;clairage.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa mythique princesse de Galles aurait, quelques ann&eacute;es plus tard, finalement donn&eacute; son accord pour la circoncision chirurgicale du premier, puis du second de ses fils. Dans les couloirs des tablo&iuml;ds anglais, il se murmure en effet que le duc de Cambridge, &agrave; l&rsquo;adolescence, alors qu&rsquo;il &eacute;tait hospitalis&eacute; au motif officiel d&rsquo;une hernie, avait en fait subi la circoncision.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tTous ces pr&eacute;cis d&eacute;tails contrastent cependant avec le flou qui domine dans la d&eacute;finition du lien entre le roi David et ses &quot;descendants&quot; britanniques. Au XIX<sup>&egrave;me<\/sup>&nbsp;si&egrave;cle, co&iuml;ncidant avec le r&egrave;gne de la reine Victoria, la doctrine de l&rsquo;anglo-isra&eacute;lisme se d&eacute;veloppa et gagna en popularit&eacute; au Royaume-Uni.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIl s&rsquo;agit d&rsquo;un courant religieux chr&eacute;tien, pr&eacute;tendant que les Anglo-Saxons contemporains, vivant en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, descendent directement des dix tribus perdues, et sont unis par une alliance sp&eacute;ciale au tr&ocirc;ne de David. Cette croyance est issue du restaurationnisme chr&eacute;tien, un ensemble de mouvements se targuant de restaurer l&rsquo;Eglise antique des ap&ocirc;tres parmi une certaine apostasie qui aurait alors frapp&eacute; le monde chr&eacute;tien.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSelon les croyances de l&rsquo;anglo-isra&eacute;lisme, les Anglo-Saxons descendraient des tribus Scythes, ces derni&egrave;res proc&eacute;dant des tribus perdues.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes Scythes forment un peuple des steppes eurasiennes ayant v&eacute;cu entre le VII<sup>&egrave;me<\/sup>&nbsp;et le III<sup>&egrave;me<\/sup>&nbsp;avant J.-C. et parlaient une langue iranienne. Les r&eacute;cits d&rsquo;H&eacute;rodote (circa 484-420 avant J.-C.) constituent la principale source de renseignements &agrave; leur sujet. Selon l&rsquo;historien grec, les Scythes auraient contribu&eacute; &agrave; la chute des Assyriens au VII<sup>&egrave;me<\/sup>&nbsp;si&egrave;cle avant notre &egrave;re, pillant en outre la M&eacute;sopotamie et la Terre promise. A la p&eacute;riode hell&eacute;nistique, ils donn&egrave;rent probablement leur nom &agrave; la cit&eacute; actuelle de Be&iuml;t-Sh&eacute;an, une ville isra&eacute;lienne situ&eacute;e &agrave; l&rsquo;est du Jourdain, alors baptis&eacute;e Scythopolis, &quot;la ville des Scythes&quot;, en grec.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes arbres g&eacute;n&eacute;alogiques li&eacute;s &agrave; cette th&eacute;orie tracent une ligne droite entre le tr&ocirc;ne du roi David, qui transite par l&rsquo;un de ses successeurs, Zedekiah (le dernier roi suppos&eacute; de Jud&eacute;e avant la destruction du Temple de J&eacute;rusalem par les Babyloniens en -587), puis par le tr&ocirc;ne d&rsquo;Irlande, puis celui d&rsquo;Ecosse, avant d&rsquo;aboutir finalement &agrave; la personne de Victoria.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCes croyances ne sont pas l&rsquo;apanage unique de pr&eacute;dicateurs, puisque la &quot;<a href=\"http:\/\/www.nas.gov.uk\/downloads\/declarationArbroath.pdf\">D&eacute;claration d&rsquo;Arbroath<\/a>&quot;, une d&eacute;claration d&rsquo;ind&eacute;pendance &eacute;cossaise &eacute;crite en 1320 sous forme d&rsquo;une lettre officielle &agrave; l&rsquo;attention du Pape Jean XXII, indique une destin&eacute;e concordante. Le document, sign&eacute; par les principaux nobles d&rsquo;Ecosse de l&rsquo;&eacute;poque, mentionne le fait que les a&iuml;eux des Ecossais parvinrent de Scythie, travers&egrave;rent l&rsquo;Espagne avant de gagner leur demeure &quot;douze cents ans apr&egrave;s que le peuple d&rsquo;Isra&euml;l ait travers&eacute; la mer Rouge&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe Professeur &eacute;m&eacute;rite des Etudes juives modernes de l&rsquo;universit&eacute; des Etudes Orientales et Africaines de Londres, Tudor Parfitt, sp&eacute;cialiste de la d&eacute;monstration de l&rsquo;existence de liens g&eacute;n&eacute;tiques entre aspirants descendants de tribus perdues et le peuple &eacute;lu, a toutefois conclu &agrave; la faiblesse des pr&eacute;tentions isra&eacute;lisantes des Anglo-Saxons (&quot;en d&eacute;pit des bas standards exig&eacute;s dans ce type de recherches&quot;, dixit le scientifique &agrave; mon oreille).<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tReste une question cruciale qu&rsquo;ont d&eacute;j&agrave; abord&eacute;e les tablo&iuml;ds anglais. D&rsquo;ici un petit mois, Son Altesse royale la duchesse de Cambridge (autrement comtesse de Strathearn &#8211; province d&rsquo;Ecosse &#8211; et baronne Carrickfergus &#8211; ville d&rsquo;Irlande du Nord) mettra au monde un nouveau n&eacute;. Si c&rsquo;est un gar&ccedil;on, se fera-t-il circoncire ?<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDans l&rsquo;attente d&rsquo;une r&eacute;ponse qui restera peut-&ecirc;tre &eacute;trang&egrave;re aux oreilles (et aux yeux assur&eacute;ment) du grand public, nous nous permettons la fantaisie de nous demander si le mot&nbsp;<em>British<\/em>&nbsp;ne d&eacute;riverait pas, par hasard, de&nbsp;<em>Brit<\/em>&nbsp;&#8211;&nbsp;<em>Brit milah<\/em>, la circoncision, litt&eacute;ralement l&rsquo; &quot;alliance par le verbe&quot; ? Le suffixe &quot;<em>ish<\/em>&quot;, pouvant se traduire quant &agrave; lui en anglais par &quot;&agrave; peu pr&egrave;s&quot;, lorsqu&rsquo;il est accol&eacute; &agrave; la fin d&rsquo;un mot. En h&eacute;breu, &quot;<em>ish<\/em>&quot;, c&rsquo;est l&rsquo; &quot;homme&quot; :&nbsp;<em>British&nbsp;<\/em>signifiant litt&eacute;ralement l&rsquo; &quot;homme de l&rsquo;alliance&quot;. A la famille royale de savoir ce qu&rsquo;il reste de cette myst&eacute;rieuse alliance biblico-mystico-divine. Moi, tant que les Windsor ne r&eacute;clament pas le tr&ocirc;ne d&rsquo;Isra&euml;l, je nourris ma curiosit&eacute; et je souris.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On a retrouv&eacute; les fils du roi David. Sur la Tamise.(info # 010706\/13)&nbsp;[Culture] Par Sandra Ores&nbsp;&copy;Metula&nbsp;News&nbsp;Agency &nbsp; Les rois d&rsquo;Angleterre seraient-ils les descendants d&rsquo;une des l&eacute;gendaires dix tribus perdues d&rsquo;Isra&euml;l dont le destin aurait exceptionnellement bien tourn&eacute; ? 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