{"id":7045,"date":"2013-07-03T00:40:46","date_gmt":"2013-07-03T00:40:46","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=7045"},"modified":"2013-07-03T00:40:46","modified_gmt":"2013-07-03T00:40:46","slug":"israel-les-femmes-du-mur-defient-les-ultra-orthodoxes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/israel-les-femmes-du-mur-defient-les-ultra-orthodoxes\/","title":{"rendered":"Isra\u00ebl: les \u00ab\u00a0Femmes du mur\u00a0\u00bb d\u00e9fient les ultra-orthodoxes"},"content":{"rendered":"<p>\n\tIsra&euml;l: les &quot;Femmes du mur&quot; d&eacute;fient les ultra-orthodoxes<\/p>\n<h1>\n\t&nbsp;<\/h1>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n<p>\n\t\tL&#39;esplanade du &quot;kotel&quot;, le mur occidental, lieu de recueillement le plus symbolique du juda&iuml;sme, d&eacute;j&agrave; habituellement s&eacute;par&eacute;e en deux sections &#8211; une pour les hommes, l&#39;autre pour les femmes- est en ce petit matin de juin travers&eacute; par des cordons de police.<\/p>\n<p>\n\t\tRaison de cette pr&eacute;sence polici&egrave;re massive: les &quot;femmes du mur&quot;, un groupe de femmes la plupart inspir&eacute;es par le juda&iuml;sme lib&eacute;ral, accordant une place &eacute;gale aux hommes et aux femmes dans les rituels religieux. Elles prient dans l&#39;espace r&eacute;serv&eacute; aux femmes mais en lisant la Torah &agrave; haute voix et en utilisant, pour certaines d&rsquo;entre elles, tefilins (phylact&egrave;res en cuir), talit (ch&acirc;le de pri&egrave;re) et kippa, des pratiques contraires &agrave; celles des juifs ultra-orthodoxes qui contr&ocirc;lent le mur.<\/p>\n<p>\n\t\t&laquo; Tsss, tsss&hellip;vous &ecirc;tes des b&ecirc;tes, la preuve la police vous a mises dans un enclos &raquo;, lance une femme ultra-orthodoxe, v&ecirc;tue d&rsquo;une longue jupe noire et la t&ecirc;te couverte, &agrave; l&#39;adresse du groupe s&eacute;par&eacute; du reste de la section des femmes par une barri&egrave;re et un cordon policier.<\/p>\n<p>\n\t\tChaque mois, les &quot;femmes du mur&quot; se rendent pour la pri&egrave;re traditionnelle de rosh hodesh (d&eacute;but du mois dans le calendrier h&eacute;bra&iuml;que) au mur occidental, ultime vestige du second Temple juif d&eacute;truit par les Romains en 70 de l&#39;&egrave;re chr&eacute;tienne, plac&eacute; sous l&#39;autorit&eacute; du rabbinat ultra-orthodoxe.<\/p>\n<p>\n\t\tCes derniers temps, l&#39;hostilit&eacute; des hahedim (&laquo;craignant Dieu&quot;, ultra-orthodoxes) &agrave; leur &eacute;gard a redoubl&eacute; &agrave; mesure qu&#39;elles s&#39;assuraient le soutien de la justice et d&#39;un nombre croissant de personnalit&eacute;s politiques.<\/p>\n<p>\n\t\tL&#39;organisation de femmes, cr&eacute;&eacute;e en 1988, a r&eacute;cemment obtenu l&rsquo;appui de la justice isra&eacute;lienne qui leur a reconnu le droit de prier comme elles l&rsquo;entendent, r&eacute;interpr&eacute;tant en leur faveur une d&eacute;cision de la Cour Supr&ecirc;me isra&eacute;lienne de 2003.<\/p>\n<p>\n\t\tUne m&egrave;re et sa fille prient enlac&eacute;es. Une jeune femme serre le b&eacute;b&eacute; de quelques mois qu&#39;elle porte drap&eacute; sur sa poitrine. Une autre dispara&icirc;t presque dans le ch&acirc;le de pri&egrave;res &agrave; fleurs brod&eacute;es rouges dans lequel elle s&#39;enveloppe comme pour se prot&eacute;ger des invectives des femmes ultra-orthodoxes.<\/p>\n<p>\n\t\tAlors que les pri&egrave;res de ces derniers mois avaient &eacute;t&eacute; marqu&eacute;es par des arrestations parmi les &quot;femmes du mur&quot; et des incidents, parfois violents, avec les fid&egrave;les orthodoxes, d&eacute;but juin pr&egrave;s de 300 femmes ont pu pour la premi&egrave;re fois prier et chanter dans un calme relatif, sous escorte polici&egrave;re.<\/p>\n<p>\n\t\t&quot;Le fait pour une femme de prier avec un talit, des tefilins ou une kippa n&rsquo;est pas interdit par la halaha (la loi juive). Il s&rsquo;agit m&ecirc;me de pratiques qui &eacute;taient en vigueur au XIIIe et XIVe si&egrave;cle&quot;, souligne la d&eacute;put&eacute;e (Yesh Atid, centre droit) Aliza Lavie, pr&eacute;sidente de la commission parlementaire sur le statut des femmes. &quot;Les femmes du mur remettent en cause les normes impos&eacute;es par les ultra-orthodoxes, qui ne sont que leur interpr&eacute;tation du juda&iuml;sme&quot;, ajoute cette juive pratiquante.<\/p>\n<p>\n\t\tUne tension croissante<\/p>\n<p>\n\t\tLa pol&eacute;mique grandissante autour des revendications des &laquo; femmes du mur &raquo;, loin de se limiter &agrave; une controverse entre diff&eacute;rents courants du juda&iuml;sme, est un des signes de la tension croissante entre le monde ultra-orthodoxe et le reste de la soci&eacute;t&eacute; isra&eacute;lienne, religieuse ou non.<\/p>\n<p>\n\t\tL&rsquo;influence politique des ultra-orthodoxes, et leur monopole sur les affaires religieuses et une partie de la vie civile, sont en effet de plus en plus contest&eacute;s en Isra&euml;l.<\/p>\n<div>\n<div>\n<div>\n\t\t\t<\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<p>\n\t\tPour la premi&egrave;re fois depuis plusieurs d&eacute;cennies, le nouveau gouvernement isra&eacute;lien, mis en place au printemps, ne compte pas de partis ultra-orthodoxes qui servaient depuis des ann&eacute;es de pivot dans les coalitions.<\/p>\n<p>\n\t\tLa ministre de la Justice Tzipi Livni a publiquement exprim&eacute; son soutien aux &ldquo;femmes du mur&rdquo; en d&eacute;clarant notamment, le mois dernier, qu&rsquo;il &ldquo;&eacute;tait temps &ndash; au niveau constitutionnel, social et culturel &ndash; d&rsquo;appliquer une politique tol&eacute;rante et pluraliste dans l&rsquo;Etat d&rsquo;Isra&euml;l&rdquo;.<\/p>\n<p>\n\t\t&laquo;Je suis optimiste, les choses sont en train de changer au niveau politique&raquo;, estime Val&eacute;rie Stessin, une femme rabbin du mouvement conservateur, membre des &quot;femmes du mur&quot;.<\/p>\n<p>\n\t\tEn avril, juste avant le pr&eacute;c&eacute;dent de la justice isra&eacute;lienne en faveur des &laquo; femmes du mur &raquo;, cette m&egrave;re de deux enfants, ordonn&eacute;e rabbin en 1993, a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;e par la police avec quatre autres femmes pour avoir pri&eacute; avec un talit.<\/p>\n<p>\n\t\tElle connaissait les risques, mais, dit-elle, &quot;je ne supportais plus l&rsquo;id&eacute;e de vivre dans un pays qui se veut d&eacute;mocratique avec un monopole ultra-orthodoxe sur un site qui est soi-disant &agrave; tout le monde &raquo;.<\/p>\n<p>\n\t\tReste que contrairement aux Etats-Unis, d&rsquo;o&ugrave; son originaires nombre de femmes de l&#39;organisation, le juda&iuml;sme lib&eacute;ral &ndash; conservateur et r&eacute;form&eacute; &ndash; reste tr&egrave;s minoritaire en Isra&euml;l. Seulement 7,1% des Juifs isra&eacute;liens se d&eacute;finissent comme r&eacute;form&eacute;s ou conservateurs, contre 26,5% qui disent appartenir au juda&iuml;sme orthodoxe, selon le centre de recherches Israel Democracy Institute (IDI).<\/p>\n<p>\n\t\tEn r&eacute;action aux &quot;femmes du mur&quot;, des femmes orthodoxes ont cr&eacute;&eacute; l&rsquo;organisation &laquo; femmes pour le mur &raquo; qui accusent leurs coreligionnaires de provocation.<\/p>\n<p>\n\t\t&quot;Je respecte le d&eacute;sir de ces femmes de prier comme elles le souhaitent, mais pourquoi quelques centaines d&rsquo;entre elles imposeraient leurs pratiques &agrave; des milliers de gens qui viennent quotidiennement prier au mur et sont attach&eacute;s aux rites orthodoxes&quot;, lance Leah Aharoni, cofondatrice de l&rsquo;organisation.<\/p>\n<p>\n\t\t&laquo; Ces pratiques marchent tr&egrave;s bien aux Etats-Unis mais pas ici, en Isra&euml;l. Contrairement &agrave; ce que sous-entendent les femmes du mur, nous ne sommes pas soumises ou opprim&eacute;es, nous sommes seulement attach&eacute;es &agrave; nos traditions &raquo;, ajoute-t-elle.<\/p>\n<p>\n\t\t&laquo; Le ph&eacute;nom&egrave;ne des &lsquo;femmes du mur&rsquo; n&#39;est pas tr&egrave;s populaire en Isra&euml;l &raquo;, reconna&icirc;t la d&eacute;put&eacute;e de Yesh Atid Aliza Lavie. Et d&rsquo;ajouter : &laquo; Mais le mur est un symbole pour l&rsquo;ensemble des Juifs pas seulement pour les orthodoxes. Il faut trouver un moyen de diviser l&#39;espace public pour que cela convienne &agrave; tout le monde &raquo;.<\/p>\n<p>\n\t\tUn compromis est en gestation, sous l&rsquo;&eacute;gide de l&rsquo;ex-dissident sovi&eacute;tique Natan Sharansky, dirigeant de l&#39;Agence juive,qui pr&eacute;voit notamment la cr&eacute;ation d&rsquo;un troisi&egrave;me espace de pri&egrave;res au mur, pour les fid&egrave;les non orthodoxes.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Isra&euml;l: les &quot;Femmes du mur&quot; d&eacute;fient les ultra-orthodoxes &nbsp; &nbsp; L&#39;esplanade du &quot;kotel&quot;, le mur occidental, lieu de recueillement le plus symbolique du juda&iuml;sme, d&eacute;j&agrave; habituellement s&eacute;par&eacute;e en deux sections &#8211; une pour les hommes, l&#39;autre pour les femmes- est en ce petit matin de juin travers&eacute; par des cordons de police. 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