{"id":709,"date":"2011-01-17T18:48:07","date_gmt":"2011-01-17T18:48:07","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=709"},"modified":"2011-01-17T18:50:46","modified_gmt":"2011-01-17T18:50:46","slug":"jai-fait-un-reve-discours-prononce-par-martin-luther-king","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/jai-fait-un-reve-discours-prononce-par-martin-luther-king\/","title":{"rendered":"J\u2019ai fait un r\u00eave &#8211; discours prononc\u00e9 par Martin Luther King"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<h3>\n\t&quot;I have a dream&quot; par Martin Luther King<\/h3>\n<blockquote>\n<h4 align=\"right\">\n\t\t&quot;J&#39;ai fait un r&ecirc;ve&quot; discours prononc&eacute; par Martin Luther King<br \/>\n\t\tau Lincoln Memorial de Washington D.C., le 28 ao&ucirc;t 1963.<\/h4>\n<\/blockquote>\n<p>\n\tJe suis heureux de participer avec vous aujourd&#39;hui &agrave; ce rassemblement qui restera dans l&#39;histoire comme la plus grande manifestation que notre pays ait connu en faveur de la libert&eacute;.<br \/>\n\tIl y a un si&egrave;cle de cela, un grand am&eacute;ricain qui nous couvre aujourd&#39;hui de son ombre symbolique signait notre acte d&#39;&eacute;mancipation. Cette proclamation historique faisait, comme un grand phare, briller la lumi&egrave;re de l&#39;esp&eacute;rance aux yeux de millions d&#39;esclaves noirs marqu&eacute;s au feu d&#39;une br&ucirc;lante injustice. Ce fut comme l&#39;aube joyeuse qui mettrait fin &agrave; la longue nuit de leur captivit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\tMais cent ans ont pass&eacute; et le Noir n&#39;est pas encore libre. Cent ans ont pass&eacute; et l&#39;existence du Noir est toujours tristement entrav&eacute;e par les liens de la s&eacute;gr&eacute;gation, les cha&icirc;nes de la discrimination; cent ans ont pass&eacute; et le Noir vit encore sur l&#39;&icirc;le solitaire de la pauvret&eacute;, dans un vaste oc&eacute;an de prosp&eacute;rit&eacute; mat&eacute;rielle; cent ans ont pass&eacute; et le Noir languit toujours dans les marches de la soci&eacute;t&eacute; am&eacute;ricaine et se trouve en exil dans son propre pays.<\/p>\n<p>\n\tC&#39;est pourquoi nous sommes accourus aujourd&#39;hui en ce lieu pour rendre manifeste cette honteuse situation. En ce sens, nous sommes mont&eacute;s &agrave; la capitale de notre pays pour toucher un ch&egrave;que. En tra&ccedil;ant les mots magnifiques qui forment notre constitution et notre d&eacute;claration d&#39;ind&eacute;pendance, les architectes de notre r&eacute;publique signaient une promesse dont h&eacute;ritaient chaque Am&eacute;ricain. Aux termes de cet engagement, tous les hommes, les Noirs, oui, aussi bien que les Blancs, se verraient garantir leurs droits inali&eacute;nables &agrave; la vie, &agrave; la libert&eacute; et &agrave; la recherche du bonheur.<\/p>\n<p>\n\tIl est aujourd&#39;hui &eacute;vident que l&#39;Am&eacute;rique a failli &agrave; sa promesse en ce qui concerne ses citoyens de couleur. Au lieu d&#39;honorer son obligation sacr&eacute;e, l&#39;Am&eacute;rique a d&eacute;livr&eacute; au peuple noir un ch&egrave;que sans valeur; un ch&egrave;que qui est revenu avec la mention &quot;Provisions insuffisantes&quot;. Nous ne pouvons croire qu&#39;il n&#39;y ait pas de quoi honorer ce ch&egrave;que dans les vastes coffres de la chance en notre pays. Aussi sommes nous venus encaisser ce ch&egrave;que, un ch&egrave;que qui nous fournira sur simple pr&eacute;sentation les richesses de la libert&eacute; et la s&eacute;curit&eacute; de la justice.<\/p>\n<p>\n\tNous sommes &eacute;galement venus en ce lieu sanctifi&eacute; pour rappeler &agrave; l&#39;Am&eacute;rique les exigeantes urgences de l&#39;heure pr&eacute;sente. Il n&#39;est plus temps de se laisser aller au luxe d&#39;attendre ni de pendre les tranquillisants des demi-mesures. Le moment est maintenant venu de r&eacute;aliser les promesses de la d&eacute;mocratie; le moment est venu d&#39;&eacute;merger des vall&eacute;es obscures et d&eacute;sol&eacute;es de la s&eacute;gr&eacute;gation pour fouler le sentier ensoleill&eacute; de la justice raciale; le moment est venu de tirer notre nation des sables mouvants de l&#39;injustice raciale pour la hisser sur le roc solide de la fraternit&eacute;; le moment est venu de r&eacute;aliser la justice pour tous les enfants du Bon Dieu. Il serait fatal &agrave; notre nation d&#39;ignorer qu&#39;il y a p&eacute;ril en la demeure. Cet &eacute;touffant &eacute;t&eacute; du l&eacute;gitime m&eacute;contentement des Noirs ne se terminera pas sans qu&#39;advienne un automne vivifiant de libert&eacute; et d&#39;&eacute;galit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t1963 n&#39;est pas une fin mais un commencement. Ceux qui esp&egrave;rent que le Noir avait seulement besoin de laisser fuser la vapeur et se montrera d&eacute;sormais satisfait se pr&eacute;parent &agrave; un rude r&eacute;veil si le pays retourne &agrave; ses affaires comme devant.<\/p>\n<p>\n\tIl n&#39;y aura plus ni repos ni tranquillit&eacute; en Am&eacute;rique tant que le Noir n&#39;aura pas obtenu ses droits de citoyen.<\/p>\n<p>\n\tLes tourbillons de la r&eacute;volte continueront d&#39;&eacute;branler les fondations de notre nation jusqu&#39;au jour o&ugrave; na&icirc;tra l&#39;aube brillante de la justice.<\/p>\n<p>\n\tMais il est une chose que je dois dire &agrave; mon peuple, debout sur le seuil accueillant qui m&egrave;ne au palais de la justice : en nous assurant notre juste place, ne nous rendons pas coupables d&#39;agissements r&eacute;pr&eacute;hensibles.<\/p>\n<p>\n\tNe cherchons pas &agrave; &eacute;tancher notre soif de libert&eacute; en buvant &agrave; la coupe de l&#39;amertume et de la haine. Livrons toujours notre bataille sur les hauts plateaux de la dignit&eacute; et de la discipline. Il ne faut pas que notre revendication cr&eacute;atrice d&eacute;g&eacute;n&egrave;re en violence physique. Encore et encore, il faut nous dresser sur les hauteurs majestueuses o&ugrave; nous opposerons les forces de l&#39;&acirc;me &agrave; la force mat&eacute;rielle.<\/p>\n<p>\n\tLe merveilleux militantisme qui s&#39;est nouvellement empar&eacute; de la communaut&eacute; noire ne doit pas nous conduire &agrave; nous m&eacute;fier de tous les Blancs. Comme l&#39;atteste leur pr&eacute;sence aujourd&#39;hui en ce lieu, nombre de nos fr&egrave;res de race blanche ont compris que leur destin&eacute;e est li&eacute;e &agrave; notre destin&eacute;e. Ils ont compris que leur libert&eacute; est inextricablement li&eacute;e &agrave; notre libert&eacute;. L&#39;assaut que nous avons mont&eacute; ensemble pour emporter les remparts de l&#39;injustice doit &ecirc;tre men&eacute; par une arm&eacute;e biraciale. Nous ne pouvons marcher tout seuls au combat. Et au cours de notre progression, il faut nous engager &agrave; continuer d&#39;aller de l&#39;avant ensemble. Nous ne pouvons pas revenir en arri&egrave;re. Il en est qui demandent aux tenants des droits civiques : &quot;Quand serez vous enfin satisfaits ?&quot; Nous ne pourrons jamais &ecirc;tre satisfaits tant que le Noir sera victime des indicibles horreurs de la brutalit&eacute; polici&egrave;re.<\/p>\n<p>\n\tNous ne pourrons jamais &ecirc;tre satisfaits tant que nos corps recrus de la fatigue du voyage ne trouveront pas un abris dans les motels des grand routes ou les h&ocirc;tels des villes. Nous ne pourrons jamais &ecirc;tre satisfaits tant que la libert&eacute; de mouvement du Noir ne lui permettra gu&egrave;re que d&#39;aller d&#39;un petit ghetto &agrave; un ghetto plus grand.<\/p>\n<p>\n\tNous ne pourrons jamais &ecirc;tre satisfaits tant que nos enfants seront d&eacute;pouill&eacute;s de leur identit&eacute; et priv&eacute;s de leur dignit&eacute; par des pancartes qui indiquent : &quot;Seuls les Blancs sont admis.&quot; Nous ne pourrons &ecirc;tre satisfaits tant qu&#39;un Noir du Mississippi ne pourra pas voter et qu&#39;un Noir de New York croira qu&#39;il n&#39;a aucune raison de voter. Non, nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons pas satisfaits tant que le droit ne jaillira pas comme les eaux et la justice comme un torrent intarissable.<\/p>\n<p>\n\tJe n&#39;ignore pas que certains d&#39;entre vous ont &eacute;t&eacute; conduits ici par un exc&egrave;s d&#39;&eacute;preuves et de tribulations. D&#39;aucuns sortent &agrave; peine de l&#39;&eacute;troite cellule d&#39;une prison. D&#39;autres viennent de r&eacute;gions o&ugrave; leur qu&ecirc;te de libert&eacute; leur a valu d&#39;&ecirc;tre battus par les temp&ecirc;tes de la pers&eacute;cution, secou&eacute;s par les vents de la brutalit&eacute; polici&egrave;re. Vous &ecirc;tes les pionniers de la souffrance cr&eacute;atrice. Poursuivez votre tache, convaincus que cette souffrance imm&eacute;rit&eacute;e vous sera r&eacute;demption.<\/p>\n<p>\n\tRetournez au Mississippi; retournez en Alabama; retournez en Caroline du Sud; retournez en G&eacute;orgie; retournez en Louisiane, retournez &agrave; vos taudis et &agrave; vos ghettos dans les villes du Nord, en sachant que, d&#39;une fa&ccedil;on ou d&#39;une autre cette situation peut changer et changera. Ne nous vautrons pas dans les vall&eacute;es du d&eacute;sespoir.<\/p>\n<p>\n\tJe vous le dis ici et maintenant, mes amis : m&ecirc;me si nous devons affronter des difficult&eacute;s aujourd&#39;hui et demain, je fais pourtant un r&ecirc;ve. C&#39;est un r&ecirc;ve profond&eacute;ment ancr&eacute; dans le r&ecirc;ve am&eacute;ricain. Je r&ecirc;ve que, un jour, notre pays se l&egrave;vera et vivra pleinement la v&eacute;ritable r&eacute;alit&eacute; de son credo : &quot;Nous tenons ces v&eacute;rit&eacute;s pour &eacute;videntes par elles-m&ecirc;mes que tous les hommes sont cr&eacute;&eacute;s &eacute;gaux.&quot;<\/p>\n<p>\n\tJe r&ecirc;ve que, un jour, sur les rouges collines de G&eacute;orgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propri&eacute;taires d&#39;esclaves pourront s&#39;asseoir ensemble &agrave; la table de la fraternit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\tJe r&ecirc;ve que, un jour, l&#39;&Eacute;tat du Mississippi lui-m&ecirc;me, tout br&ucirc;lant des feux de l&#39;injustice, tout br&ucirc;lant des feux de l&#39;oppression, se transformera en oasis de libert&eacute; et de justice.<br \/>\n\tJe r&ecirc;ve que mes quatre petits enfants vivront un jour dans un pays o&ugrave; on ne les jugera pas &agrave; la couleur de leur peau mais &agrave; la nature de leur caract&egrave;re. Je fais aujourd&#39;hui un r&ecirc;ve !<\/p>\n<p>\n\tJe r&ecirc;ve que, un jour, m&ecirc;me en Alabama o&ugrave; le racisme est vicieux, o&ugrave; le gouverneur a la bouche pleine des mots &quot;interposition&quot; et &quot;nullification&quot;, un jour, justement en Alabama, les petits gar&ccedil;ons et petites filles noirs, les petits gar&ccedil;ons et petites filles blancs, pourront tous se prendre par la main comme fr&egrave;res et s&oelig;urs. Je fais aujourd&#39;hui un r&ecirc;ve !<\/p>\n<p>\n\tJe r&ecirc;ve que, un jour, tout vallon sera relev&eacute;, toute montagne et toute colline seront rabaiss&eacute;s, tout &eacute;peron deviendra une pleine, tout mamelon une trou&eacute;e, et la gloire du Seigneur sera r&eacute;v&eacute;l&eacute;e &agrave; tous les &ecirc;tres faits de chair tout &agrave; la fois.<\/p>\n<p>\n\tTelle est mon esp&eacute;rance. Telle est la foi que je remporterai dans le Sud.<\/p>\n<p>\n\tAvec une telle foi nous serons capables de distinguer, dans les montagnes de d&eacute;sespoir, un caillou d&#39;esp&eacute;rance. Avec une telle foi nous serons capables de transformer la cacophonie de notre nation discordante en une merveilleuse symphonie de fraternit&eacute;.<br \/>\n\tAvec une telle foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, d&#39;aller en prison ensemble, de nous dresser ensemble pour la libert&eacute;, en sachant que nous serons libres un jour. Ce sera le jour o&ugrave; les enfants du Bon Dieu pourront chanter ensemble cet hymne auquel ils donneront une signification nouvelle -&quot;Mon pays c&#39;est toi, douce terre de libert&eacute;, c&#39;est toi que je chante, pays o&ugrave; reposent nos p&egrave;res, orgueil du p&egrave;lerin, au flanc de chaque montagne que sonne la cloche de la libert&eacute;&quot;- et si l&#39;Am&eacute;rique doit &ecirc;tre une grande nation, il faut qu&#39;il en soit ainsi.<br \/>\n\tAussi faites sonner la cloche de la libert&eacute; sur les prodigieux sommets du New Hampshire.<\/p>\n<p>\n\tFaites la sonner sur les puissantes montagnes de l&#39;&Eacute;tat de New York.<br \/>\n\tFaites la sonner sur les hauteurs des Alleghanys en Pennsylvanie.<br \/>\n\tFaites la sonner sur les neiges des Rocheuses, au Colorado.<br \/>\n\tFaites la sonner sur les collines ondulantes de la Californie.<br \/>\n\tMais cela ne suffit pas.<\/p>\n<p>\n\tFaites la sonner sur la Stone Mountain de G&eacute;orgie.<br \/>\n\tFaites la sonner sur la Lookout Mountain du Tennessee.<br \/>\n\tFaites la sonner sur chaque colline et chaque butte du Mississippi, faites la sonner au flanc de chaque montagne.<\/p>\n<p>\n\tQuand nous ferons en sorte que la cloche de la libert&eacute; puisse sonner, quand nous la laisserons carillonner dans chaque village et chaque hameau, dans chaque &Eacute;tat et dans chaque cit&eacute;, nous pourrons h&acirc;ter la venue du jour o&ugrave; tous les enfants du Bon Dieu, les Noirs et les Blancs, les juifs et les gentils, les catholiques et les protestants, pourront se tenir par la main et chanter les paroles du vieux &quot;spiritual&quot; noir : &quot;Libres enfin. Libres enfin. Merci Dieu tout-puissant, nous voil&agrave; libres enfin.&quot;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":15344,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[68,50,1,31],"tags":[],"class_list":["post-709","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-encore","category-new-york","category-uncategorized","category-usa"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/709","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=709"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/709\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15344"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=709"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=709"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=709"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}