{"id":7145,"date":"2015-10-20T00:24:47","date_gmt":"2015-10-20T00:24:47","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=7145"},"modified":"2015-10-20T01:01:10","modified_gmt":"2015-10-20T01:01:10","slug":"comment-charles-nicolle-ramene-a-la-tunisie-le-premier-prix-nobel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/comment-charles-nicolle-ramene-a-la-tunisie-le-premier-prix-nobel\/","title":{"rendered":"Comment Charles Nicolle a ramen\u00e9 \u00e0 la Tunisie le premier Prix Nobel"},"content":{"rendered":"<p>\n\tComment&nbsp;Charles Nicolle a ramen&eacute; &agrave; la Tunisie le premier Prix Nobel<\/p>\n<div>\n<p>\n\t\t<br \/>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tMohamed Bergaoui a eu l&rsquo;heureuse initiative de r&eacute;&eacute;diter la biographie consacr&eacute;e &agrave; Charles Nicolle par l&rsquo;un des anciens pasteuriens de Tunis, Dr Maurice Huet. En double clin d&rsquo;&oelig;il &agrave; sa Normandie natale et sa Tunisie d&rsquo;adoption, l&rsquo;auteur retrace sous le titre Le Pommier et l&rsquo;Olivier le parcours de celui qui donnera &agrave; l&rsquo;Institut Pasteur de Tunis toute sa dimension internationale, d&eacute;couvrira la transmission du typhus par le pou et obtiendra en 1928 le Prix Nobel de m&eacute;decine.<br \/>\n\t\t&nbsp;<br \/>\n\t\tAu fil de 230 pages d&rsquo;une &eacute;criture soign&eacute;e, on d&eacute;couvre, lettres, t&eacute;moignages et photos &agrave; l&rsquo;appui, l&rsquo;extraordinaire saga de ce grand scientifique, doubl&eacute; en fait d&rsquo;un romancier talentueux et d&rsquo;un philosophe bien inspir&eacute;.<br \/>\n\t\t&nbsp;<br \/>\n\t\tAu moment o&ugrave; l&rsquo;Institut Pasteur de Tunis, fond&eacute; en 1893, c&eacute;l&egrave;bre cette ann&eacute;e son 120&egrave;me anniversaire, l&rsquo;ouvrage du Dr Huet (natif de M&eacute;grine) ne peut mieux tomber.<\/p>\n<p>\n\t\tLa Tunisie peut-elle consid&eacute;rer que Charles Nicole lui a rapport&eacute; son premier (et unique &agrave; ce jour) Prix Nobel. Bien que Fran&ccedil;ais, l&rsquo;&eacute;minent m&eacute;decin et chercheur a pass&eacute; la plus f&eacute;conde partie de sa vie en Tunisie o&ugrave; il repose encore dans sa tombe &agrave; l&rsquo;Institut Pasteur. Il doit aussi sa haute distinction &agrave; ses recherches effectu&eacute;es en Tunisie. Nombre d&rsquo;historiens consid&egrave;rent alors qu&rsquo;il y a beaucoup de Tunisie dans ce Prix. Retour dans ces bonnes feuilles sur les conditions de son obtention.<br \/>\n\t\t&nbsp;<br \/>\n\t\tOn peut de prime abord s&rsquo;&eacute;tonner de ce que Charles Nicolle n&rsquo;ait re&ccedil;u le Prix Nobel de m&eacute;decine qu&rsquo;en 1928 pour des travaux r&eacute;alis&eacute;s en principe en 1909. Voici l&rsquo;explication : notre savant n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; r&eacute;compens&eacute; uniquement, comme on le croit et le dit trop souvent, pour sa d&eacute;couverte du r&ocirc;le du pou dans la transmission du typhus. Certes, cela fit sensation &agrave; l&rsquo;&eacute;poque. Mais il a ensuite &eacute;largi son champ d&rsquo;action; il a &eacute;tudi&eacute; le typhus exp&eacute;rimental ; il a montr&eacute; la sensibilit&eacute; du cobaye permettant l&rsquo;entretien ind&eacute;fini des souches de&laquo;virus&raquo;&nbsp;; il est arriv&eacute; au concept &eacute;tonnant&nbsp;&laquo;d&rsquo;infection inapparente&raquo;. C&rsquo;est donc pour l&rsquo;ensemble de ses travaux sur le typhus que le Prix Nobel lui a &eacute;t&eacute; d&eacute;cern&eacute;, comme l&rsquo;explique Folke Henschen, membre du Conseil de Facult&eacute; de l&rsquo;Institut Carolin de Stockholm, dans son rapport en pr&eacute;ambule &agrave; l&rsquo;attribution du prix en 1928 :&nbsp;&laquo;Rendre hommage &agrave; l&rsquo;homme &agrave; qui est due une des plus grandes conqu&ecirc;tes de la m&eacute;decine prophylactique moderne, l&rsquo;action pr&eacute;ventive contre le typhus exanth&eacute;matique&raquo;.[1]<br \/>\n\t\t&nbsp;<br \/>\n\t\tIl faut savoir que le choix du r&eacute;cipiendaire du Prix Nobel de m&eacute;decine est une d&eacute;cision d&eacute;licate. Depuis sa cr&eacute;ation en 1905, il y a eu, compte tenu des ann&eacute;es de guerre et du partage fr&eacute;quent, une centaine de laur&eacute;ats. On compterait presque autant de chercheurs dans le domaine m&eacute;dical qui en auraient &eacute;t&eacute; dignes. Citons au moins deux Fran&ccedil;ais, dont les noms viennent sous ma plume et qui ont travaill&eacute; &agrave; des &eacute;poques tr&egrave;s diff&eacute;rentes : Gaston Ramon et Henri Laborit.[2]&nbsp;Et combien d&rsquo;&eacute;trangers? &agrave; la qualit&eacute; des travaux r&eacute;compens&eacute;s se m&ecirc;lent d&rsquo;autres consid&eacute;rations parasites. En premier lieu la concurrence la m&ecirc;me ann&eacute;e entre deux candidats de valeur ; tout retard, toute remise &agrave; une ann&eacute;e ult&eacute;rieure, devient trop souvent un report d&eacute;finitif. L&rsquo;exemple de Carlos Finlay est typique. C&rsquo;est entre 1881 et 1900 que le savant cubain a d&eacute;montr&eacute; la transmission de la fi&egrave;vre jaune par un petit moustique, l&rsquo;A&egrave;des. D&eacute;couverte comparable &agrave; celle de Nicolle pour le typhus ou de Ross pour le paludisme. Finlay est tout naturellement propos&eacute; au comit&eacute; Nobel en 1905 ; h&eacute;las pour lui, il s&rsquo;est trouv&eacute; en comp&eacute;tition avec Robert Koch, d&eacute;couvreur du bacille de la tuberculose, qui l&rsquo;emporta. La chance de Carlos Finlay ne s&rsquo;est jamais repr&eacute;sent&eacute;e.[3]<br \/>\n\t\t&nbsp;<br \/>\n\t\tHeureusement, cela n&rsquo;est pas arriv&eacute; &agrave; Charles Nicolle. En fait, il aurait pu avoir le Prix Nobel plus t&ocirc;t. C&rsquo;est ce qu&rsquo;a &eacute;crit, bien des ann&eacute;es apr&egrave;s, Marthe Conor &agrave; Pierre Nicolle :&nbsp;&laquo;C&rsquo;est en 1915 que j&rsquo;ai pr&eacute;dit &agrave; ton p&egrave;re qu&rsquo;il aurait le Prix Nobel&raquo;.[4]<\/p>\n<p>\t\tPr&eacute;vision trop optimiste peut-&ecirc;tre, ou plut&ocirc;t empreinte davantage de sentiment que de r&eacute;alisme ; car Nicolle avait encore plus de vingt publications importantes &agrave; r&eacute;diger sur le typhus avant cette ann&eacute;e 1928. Le dessein se pr&eacute;cise en 1923 et notre homme &eacute;crit &agrave; Pasteur Vallery-Radot le 23 octobre :&nbsp;&laquo;Je suis propos&eacute; tr&egrave;s s&eacute;rieusement pour le prix su&eacute;dois&raquo;.<\/p>\n<p>\t\tII semble moins int&eacute;ress&eacute; par le prix lui-m&ecirc;me que par le poids que cela lui donnerait :&nbsp;&laquo;Je pourrais revenir &agrave; Paris sans prendre la place de personne&raquo;.[5]<br \/>\n\t\t&nbsp;<br \/>\n\t\tPlusieurs ann&eacute;es&nbsp; passent et le 3 janvier 1928, il peut &eacute;crire, toujours au petit-fils de Pasteur :&nbsp;&laquo;Je suis officiellement pr&eacute;sent&eacute; pour le Prix Nobel. Il faut des parrains fran&ccedil;ais&raquo;.[6]&nbsp;Demande bien naturelle; et il est persuad&eacute; que toute une cour de partisans va le soutenir. A&iuml;e ! Ce n&rsquo;est pas si simple; Pasteur Vallery-Radot, g&ecirc;n&eacute;, r&eacute;pond que le projet, d&rsquo;abord flou, de la Facult&eacute; de M&eacute;decine de proposer Widal, s&rsquo;&eacute;tait pr&eacute;cis&eacute;, avait pris corps et qu&rsquo;on lui avait m&ecirc;me demand&eacute; un rapport officiel en faveur de Widal. D&rsquo;o&ugrave; les termes embarrass&eacute;s de sa r&eacute;ponse du 22 janvier :&nbsp;&laquo;Je suis pris entre mon d&eacute;sir de voir ce prix attribu&eacute; &agrave; Widal et mon autre d&eacute;sir de le voir attribu&eacute; &agrave; vous. La vie s&rsquo;amuse parfois &agrave; nous tirailler. Widal est mon Ma&icirc;tre que j&rsquo;aime profond&eacute;ment et auquel je dois tout. Vous, tout ce que vous &ecirc;tes pour moi, dans l&rsquo;ordre et dans l&rsquo;admiration et tout le domaine du sentiment, vous le savez, et tout l&rsquo;espoir que j&rsquo;ai mis en vous pour la grande &oelig;uvre de r&eacute;fection de l&rsquo;&oelig;uvre pastorienne. Alors, je suis bien malheureux que vous soyez l&rsquo;un et l&rsquo;autre, M. Widal et vous, en comp&eacute;tition; &ecirc;tre pris entre M. Widal et vous, c&rsquo;est ce qui pouvait m&rsquo;&ecirc;tre le plus p&eacute;nible. Heureusement que je ne suis pas juge &agrave; Stockholm !&raquo;.[7]<\/p>\n<p>\t\tCharles Nicolle se soumet (en apparence ?) :&nbsp;&laquo;Je comprends que vous ayez donn&eacute; la pr&eacute;f&eacute;rence &agrave; Widal. Ne croyez pas que mon affection pour vous en soit touch&eacute;e. La d&eacute;cision de la Facult&eacute; ne me surprend pas. Une Assembl&eacute;e officielle ne peut choisir qu&rsquo;un personnage officiel. Les isol&eacute;s doivent savoir qu&rsquo;ils n&rsquo;ont &agrave; compter que sur eux-m&ecirc;mes ; ou sur les isol&eacute;s comme eux&raquo;.[8]<\/p>\n<p>\t\tLa France a-t-elle pr&eacute;sent&eacute; un candidat officiel, ou deux? Impossible de le savoir. Charles avait sur place un ami de choix, Reenstierna.[9]&nbsp;Est-ce lui qui emporta la d&eacute;cision?<\/p>\n<p>\t\tLe 25 octobre, Nicolle a gagn&eacute;. Il l&rsquo;apprend par le repr&eacute;sentant de l&rsquo;Agence Havas &agrave; Tunis qui lui t&eacute;l&eacute;phone pour l&rsquo;informer personnellement avant de livrer la nouvelle aux journaux locaux. Une grande excitation s&rsquo;empare de l&rsquo;Institut Pasteur de Tunis. On t&eacute;l&eacute;phone &agrave; Marcelle qui travaille le matin &agrave; l&rsquo;H&ocirc;pital Sadiki et qui, contrairement &agrave; ses habitudes, &laquo;saute dans un taxi&raquo; pour embrasser son p&egrave;re. &agrave; Paris, la joie est grande aussi, d&rsquo;autant plus que le Prix Nobel de litt&eacute;rature est all&eacute; &agrave; un autre Fran&ccedil;ais, Henri Bergson.<\/p>\n<p>\t\tT&eacute;l&eacute;grammes, lettres, se succ&egrave;dent dans les deux sens ; le t&eacute;l&eacute;phone ne traversait pas encore la M&eacute;diterran&eacute;e. Il faut prendre une d&eacute;cision rapide : Le Caire ou Stockholm? Car Charles Nicolle s&rsquo;&eacute;tait engag&eacute; &agrave; pr&eacute;sider un important congr&egrave;s de m&eacute;decine tropicale en &Eacute;gypte &agrave; la fin de l&rsquo;ann&eacute;e et la remise du Prix Nobel est fix&eacute;e au 10 d&eacute;cembre.&nbsp;<\/p>\n<p>\t\tQui l&rsquo;accompagnera &agrave; l&rsquo;une ou l&rsquo;autre c&eacute;r&eacute;monie ? Marcelle ? Pierre ? Mais de s&eacute;rieux ennuis de sant&eacute;, pr&eacute;lude &agrave; une grave maladie de c&oelig;ur, remettent tout en question. Charles Nicolle n&rsquo;ira ni en &Eacute;gypte ni en Su&egrave;de. C&rsquo;est son fils Pierre qui le repr&eacute;sentera dans l&rsquo;imm&eacute;diat au Caire et qui l&rsquo;accompagnera un an plus tard en Su&egrave;de.<br \/>\n\t\t&nbsp;<br \/>\n\t\tOn imagine facilement la l&eacute;gitime fiert&eacute; de l&rsquo;Ambassadeur de France &agrave; Stockholm &agrave; qui revient l&rsquo;honneur de lire les adresses des deux laur&eacute;ats fran&ccedil;ais, absents tous les deux. Charles Nicolle y r&eacute;sume ses travaux sur le typhus &eacute;tudi&eacute; comme une maladie exp&eacute;rimentale. Il fait aussi allusion &agrave; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t du s&eacute;rum de convalescent et aux difficult&eacute;s de mettre au point un vaccin contre le typhus. Sa conclusion est c&eacute;l&egrave;bre :<\/p>\n<p>\t\t&laquo;L&rsquo;homme porte sur sa peau un parasite, le pou. La civilisation l&rsquo;en d&eacute;barrasse. Que l&rsquo;homme se d&eacute;grade, qu&rsquo;il se fasse semblable &agrave; la brute primitive, le pou se multiplie de nouveau et il traite, comme elle le m&eacute;rite, la brute humaine&raquo;.[10]<br \/>\n\t\t&nbsp;<br \/>\n\t\tNul ne se permet de contester le choix du jury su&eacute;dois. Le succ&egrave;s de Charles Nicolle a &eacute;t&eacute; bien accueilli. S&rsquo;il n&rsquo;y eut pas de vrai d&eacute;tracteur, on peut relever quelques abstentions. Par exemple le laur&eacute;at s&rsquo;est plaint du silence relatif des journaux m&eacute;dicaux de Paris :<\/p>\n<p>\t\t&laquo;La Presse M&eacute;dicale, &agrave; laquelle je collabore, m&rsquo;a consacr&eacute; une ligne dans laquelle mon nom a &eacute;t&eacute; amput&eacute; d&rsquo;un de ses deux l. Et Paris M&eacute;dical n&rsquo;a m&ecirc;me pas signal&eacute; le fait. Je ne vois l&agrave; aucune intention hostile, mais seulement cette impression que Paris seul compte et que Tunis, en somme, n&rsquo;est pas la France&raquo;.[11]<\/p>\n<p>\t\tL&rsquo;&eacute;chec de Widal a &eacute;t&eacute; durement ressenti par tout le clan parisien. Widal faisait partie du comit&eacute; de la Presse M&eacute;dicale. Donc Charles Nicolle ne prend pas trop mal cette indiff&eacute;rence de la capitale. Il est en revanche bien plus atteint par l&rsquo;attitude constamment hostile d&rsquo;E. Burnet. A ce sujet, Pierre Nicolle, toujours discret, se contente d&rsquo;&eacute;crire pour expliquer une p&eacute;riode de d&eacute;sarroi que son p&egrave;re a travers&eacute;e un peu plus tard :<\/p>\n<p>\t\t&laquo; &#8230; des d&eacute;ceptions dans plusieurs de ses amiti&eacute;s nouvelles et m&ecirc;me une ou deux tr&egrave;s douloureuses trahisons, notamment de son collaborateur le Docteur X &raquo;.[12]<\/p>\n<p>\t\tCet X, c&rsquo;est Burnet et voici ce qu&rsquo;en dit lui-m&ecirc;me notre ami &agrave; Pasteur Vallery-Radot dans une lettre du 6 octobre 1928 :<br \/>\n\t\t&laquo;Burnet &eacute;tait parti sans m&rsquo;attendre, me laissant quelques lignes glac&eacute;es, sans me dire un mot de ses exp&eacute;riences en cours et m&ecirc;me sans me faire conna&icirc;tre la date approximative de son retour&#8230; J&rsquo;ai bien peur qu&rsquo;au dernier moment il ne pr&eacute;f&egrave;re au poste nouveau le poste tunisien si s&ucirc;r, si bien r&eacute;tribu&eacute; et o&ugrave; il peut faire tout ce qu&rsquo;il veut, m&ecirc;me le mal&raquo;.[13]<\/p>\n<p>\n\t\tBerg Editions, 230 p. 2013, 27 DT<\/p>\n<p>\t\t[1] ADR.<br \/>\n\t\t[2] G. Ramon a d&eacute;couvert en 1923 les anatoxines, bases des vaccins dipht&eacute;riques et t&eacute;taniques. H. Laborit, neurophysiologiste, a travaill&eacute; dans les ann&eacute;es 50 sur la chlorpromazine, sp&eacute;cialis&eacute;e en France sous le nom de Largactil.<br \/>\n\t\t[3] Huet M. Cuba et la fi&egrave;vre jaune. Qui a d&eacute;couvert quoi. Bull.Ass.Anc.El.Inst Pasteur, 1989,31,7.<br \/>\n\t\t[4] ADR. Lettre de Marthe Conor &agrave; Pierre Nicolle du 18 juillet &Icirc;963.<br \/>\n\t\t[5] AIP.<br \/>\n\t\t[6] AIP.<br \/>\n\t\t[7] AIP.<br \/>\n\t\t[8] AIP. Lettre de Ch. Nicolle &agrave; P.Vallery-Radot du 27 janvier 1928.<br \/>\n\t\t[9] Reenstierna, professeur de dermatologie &agrave; la Facult&eacute; de M&eacute;decine de Stockholm, avait fait de longs s&eacute;jours &agrave; l&rsquo;Institut Pasteur de Tunis. Il y avait entre Charles Nicolle et lui une grande estime r&eacute;ciproque.<br \/>\n\t\t[10] ADR. Charles Nicolle : Conf&eacute;rence sur les travaux qui lui ont valu l&rsquo;attribution du Prix Nobel de M&eacute;decine.<br \/>\n\t\t[11] AIP. Lettre de Ch. Nicolle &agrave; P.Vallery-Radot du 3 janvier 1929.<br \/>\n\t\t[12] DPN.<br \/>\n\t\t[13] AIP<br \/>\n\t\t.<\/p>\n<p>\n\t\t<a href=\"http:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/comment-charles-nicolle-a-ramene-a-la-tunisie-le-premier-prix-nobel?id=11849\">Comment&nbsp;Charles Nicolle a ramen&eacute; &agrave; la Tunisie le premier Prix Nobel<\/a><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comment&nbsp;Charles Nicolle a ramen&eacute; &agrave; la Tunisie le premier Prix Nobel &nbsp; &nbsp; Mohamed Bergaoui a eu l&rsquo;heureuse initiative de r&eacute;&eacute;diter la biographie consacr&eacute;e &agrave; Charles Nicolle par l&rsquo;un des anciens pasteuriens de Tunis, Dr Maurice Huet. 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