{"id":7399,"date":"2013-09-08T05:09:08","date_gmt":"2013-09-08T05:09:08","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=7399"},"modified":"2013-09-08T05:09:08","modified_gmt":"2013-09-08T05:09:08","slug":"la-guerre-nest-pas-un-principe-la-guerre-cest-la-guerre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/la-guerre-nest-pas-un-principe-la-guerre-cest-la-guerre\/","title":{"rendered":"La guerre n\u2019est pas un principe, la guerre, c\u2019est la guerre"},"content":{"rendered":"<p>\n\t<strong><u>La guerre n&rsquo;est pas un principe, la guerre, c&rsquo;est la guerre<\/u><\/strong><u>(info # 010409\/13)&nbsp;<\/u><u>[Analyse]<\/u><\/p>\n<p>\n\tPar Jean Tsadik &copy;Metula News Agency<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe Congr&egrave;s am&eacute;ricain va d&eacute;battre, &agrave; partir de ce lundi, de l&rsquo;opportunit&eacute; d&rsquo;autoriser le Pr&eacute;sident Obama &agrave; r&eacute;aliser des frappes contre la Syrie. Or le cadre de ces discussions d&eacute;range beaucoup les experts militaires, tant aux Etats-Unis qu&rsquo;en Isra&euml;l, en France et dans bien des pays du Moyen-Orient. Ce, car le projet d&rsquo;op&eacute;ration arm&eacute;e contre le r&eacute;gime de B&eacute;char al Assad est totalement flou, pour ne pas dire inconsistant&nbsp;; ce qui fait que les repr&eacute;sentants et les s&eacute;nateurs US vont parler dans le vague, ou plut&ocirc;t, ils vont deviser d&rsquo;un principe forc&eacute;ment abstrait. Or la guerre n&rsquo;est pas un principe, la guerre, c&rsquo;est la guerre. Avec ses r&egrave;gles et ses dynamiques, que personne ne peut r&eacute;inventer selon ses d&eacute;sirs&nbsp;ou ses besoins politiques ; ceux qui ont essay&eacute; de le faire se sont tous &eacute;gar&eacute;s, g&eacute;n&eacute;rant plus de dommages que d&rsquo;avantages.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCe qui nous ennuie le plus est la d&eacute;finition de l&rsquo;op&eacute;ration que le pensionnaire de la Maison Blanche a d&eacute;voil&eacute;e publiquement, sa liste des &quot;pas&quot;&nbsp;: l&rsquo;action ne sera&nbsp;<em>pas<\/em>&nbsp;illimit&eacute;e dans le temps et dans les objectifs qu&rsquo;elle visera&nbsp;; elle n&rsquo;inclura&nbsp;<em>pas<\/em>&nbsp;d&rsquo;intervention au sol&nbsp;; elle ne modifiera&nbsp;<em>pas<\/em>&nbsp;les &eacute;quilibres de la guerre civile et ne cherchera&nbsp;<em>pas<\/em>&nbsp;&agrave; renverser Assad de son tr&ocirc;ne.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa premi&egrave;re observation que cette d&eacute;claration nous inspire est&nbsp;: m&ecirc;me si ces contingences d&eacute;finissent effectivement le cadre des frappes envisag&eacute;es par l&rsquo;Administration, quelle raison y avait-il de le rendre public&nbsp;? M&ecirc;me si, dans les faits, les Am&eacute;ricains entendent agir &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de ces param&egrave;tres, pourquoi donc le faire savoir &agrave; l&rsquo;ennemi&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCar c&rsquo;est B&eacute;char et son clan qui mat&eacute;rialisent l&rsquo;ennemi. Dans une guerre il y a toujours un ennemi, on ne s&rsquo;attaque pas &agrave; des c&ocirc;nes en plastique ni &agrave; des cubes en bois, mais &agrave; un adversaire de chair et d&rsquo;os. Et celui-ci est dot&eacute; d&rsquo;une force arm&eacute;e, de services de renseignement et de conseillers qui, en permanence, adaptent leurs tactiques aux al&eacute;as auxquels le r&eacute;gime va &ecirc;tre confront&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tOr dans ces conditions, force est de constater que, soit Barack Obama ment, et il va s&rsquo;employer &agrave; d&eacute;truire des objectifs suppl&eacute;mentaires (ce qui le rendrait parjure &agrave; l&rsquo;&eacute;gard du projet qu&rsquo;il va soumettre aux chambres), soit il a communiqu&eacute; &agrave; ses ennemis tous les param&egrave;tres qui leur sont n&eacute;cessaires afin de se pr&eacute;parer le mieux possible &agrave; faire face &ndash; avec les moyens dont ils disposent &ndash; &agrave; la frappe dont il les menace.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn agissant ainsi, l&rsquo;homme le plus puissant de la plan&egrave;te a renonc&eacute; &agrave; deux des param&egrave;tres essentiels qui sont pr&eacute;cieux &agrave; tout instigateur d&rsquo;un conflit arm&eacute;&nbsp;: la surprise et l&rsquo;ignorance par l&rsquo;adversaire des intentions de l&rsquo;agresseur.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPour rester clairs, disons que le Pr&eacute;sident Assad va pouvoir all&eacute;ger les dispositifs de protection de ses b&acirc;timents officiels, de ses r&eacute;sidences, de ses postes de commandements, de ses unit&eacute;s blind&eacute;es, de ses bases a&eacute;riennes, etc.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIl va pouvoir concentrer ses d&eacute;fenses autour de ses infrastructures ne figurant pas sur la liste des &quot;pas&quot;, comme ses r&eacute;serves de produits toxiques et ses missiles balistiques, par exemple. Il a d&rsquo;ailleurs d&eacute;j&agrave; commenc&eacute; &agrave; les dissimuler et &agrave; les r&eacute;partir dans la nature afin de compliquer la t&acirc;che des soldats de l&rsquo;Oncle Sam.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLib&eacute;r&eacute; de ses craintes et de l&rsquo;inconnu, Assad peut aussi se concentrer sur ses capacit&eacute;s offensives et s&rsquo;atteler &agrave; d&eacute;finir des objectifs de ripostes. Contre les navires et les positions des assaillants, par ses suppl&eacute;tifs du Hezbollah, et contre les alli&eacute;s traditionnels de l&rsquo;Occident, &agrave; savoir Isra&euml;l, les sunnites et les chr&eacute;tiens libanais, les Jordaniens, etc.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIl y a grand danger &agrave; aviser d&rsquo;office, en pr&eacute;alable &agrave; une attaque, que l&rsquo;on va laisser intacte la capacit&eacute; offensive de l&rsquo;ennemi. Ce faisant, on le place dans une position de l&eacute;gitime d&eacute;fense tout en lui laissant les moyens militaires de l&rsquo;exercer.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEt pour qui conna&icirc;t la f&eacute;brilit&eacute; de B&eacute;char al Assad et sa propension &agrave; agir &agrave; l&rsquo;emporte-pi&egrave;ce, sous l&rsquo;effet de la panique, on est en droit de craindre la ligne de conduite adopt&eacute;e par Washington. A la suite du bombardement de la Ghouta &agrave; l&rsquo;arme chimique, m&ecirc;me ses alli&eacute;s du Hezb libanais &ndash; leurs conversations ont &eacute;t&eacute; capt&eacute;es par les services occidentaux &ndash; ont estim&eacute; que l&rsquo;Alaouite avait surestim&eacute; les dangers repr&eacute;sent&eacute;s par l&rsquo;avanc&eacute;e des rebelles vers cette partie de Damas et qu&rsquo;il avait surr&eacute;agi, sans consid&eacute;rer les retomb&eacute;es que cela entra&icirc;nerait.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn bref, pour Assad, le bombardement chimique de la Ghouta a apport&eacute; largement plus de d&eacute;sagr&eacute;ments que de b&eacute;n&eacute;fices. Tout comme l&rsquo;&eacute;limination de l&rsquo;ex-premier ministre libanais Rafic Hariri en 2005. Et c&rsquo;est cette disposition du dictateur damasc&egrave;ne &agrave; surr&eacute;agir qui inqui&egrave;te &agrave; juste titre les Isra&eacute;liens. Et qui justifie les pr&eacute;paratifs extraordinaires qu&rsquo;ils d&eacute;ploient, tant &agrave; titre d&eacute;fensif qu&rsquo;offensif.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tA J&eacute;rusalem il est bien clair qu&rsquo;en cas de repr&eacute;sailles alaouites contre l&rsquo;Etat h&eacute;breu, celui-ci infligera probablement un coup d&eacute;cisif au r&eacute;gime du dictateur-oculiste, mais ici, l&rsquo;on se soucie plus des centaines de victimes qu&rsquo;il pourrait induire que d&rsquo;une victoire militaire contre son r&eacute;gime.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tD&rsquo;autant plus que si Isra&euml;l avait voulu l&rsquo;&eacute;liminer, il l&rsquo;aurait fait depuis longtemps, n&rsquo;ayant pas besoin des Yankees pour y parvenir. Le probl&egrave;me strat&eacute;gique &eacute;tant, qu&rsquo;en faisant tomber Assad, on placerait presque infailliblement des islamistes &agrave; la t&ecirc;te de la Syrie. Et cela serait pire que le mal actuel selon toutes les &eacute;valuations.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tOr la confusion d&rsquo;Obama pourrait contraindre Netanyahu &agrave; r&eacute;aliser un acte de politique-strat&eacute;gie qu&rsquo;il ne d&eacute;sire pas. Le gouvernement isra&eacute;lien est condamn&eacute; au suivisme&nbsp;: il est enti&egrave;rement d&eacute;pendant de ce qui se d&eacute;cide &agrave; Washington et de la r&eacute;action des Syriens. Il est autant priv&eacute; par la d&eacute;marche pr&eacute;sidentielle de tout effet de surprise que les militaires US. Et cela irrite au plus haut point les strat&egrave;ges de Tsahal, chez qui l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment de surprise fait partie int&eacute;grante du dogme op&eacute;rationnel&nbsp;; comme cela devrait &ecirc;tre le cas dans toutes les arm&eacute;es du monde. &nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn mati&egrave;re strat&eacute;gique, chaque &eacute;l&eacute;ment compte, il n&rsquo;existe pas d&rsquo;&eacute;v&egrave;nement insignifiant. Je pense en &eacute;crivant cela &agrave; la d&eacute;cision d&rsquo;Obama de soumettre le choix de l&rsquo;attaque au Congr&egrave;s&nbsp;; cela a procur&eacute; dix jours suppl&eacute;mentaires &agrave; la coalition Iran-Syrie-Hezbollah pour peaufiner son devoir. Aussi remarque-t-on depuis, sur le terrain, un nouveau d&eacute;ploiement en cons&eacute;quence des meilleurs combattants de la milice chiite, pour les prot&eacute;ger de frappes &eacute;ventuelles et les rendre rapidement disponibles pour une riposte. Or il &eacute;tait inutile d&rsquo;offrir &agrave; l&rsquo;ennemi ce bonus-temps, qui risque de co&ucirc;ter cher en pertes humaines et mat&eacute;rielles.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tToujours &agrave; propos de la th&eacute;orie des &quot;pas&quot;, disons carr&eacute;ment qu&rsquo;elle ne tient pas debout. Simplement en d&eacute;truisant une Jeep ou un avion d&rsquo;Assad, l&rsquo;on modifie le rapport des forces entre l&rsquo;Arm&eacute;e r&eacute;guli&egrave;re et l&rsquo;insurrection, lors, on ne peut gu&egrave;re combattre sans infliger ce genre de dommages &agrave; son adversaire.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDans la m&ecirc;me veine, il n&rsquo;existe aucune raison &agrave; ma connaissance de se priver de l&rsquo;intervention de troupes au sol, particuli&egrave;rement de commandos. Annoncer au Congr&egrave;s et au public un engagement de ce genre &eacute;quivaut &agrave; se couper la main gauche sans que quiconque ne vous l&rsquo;ait demand&eacute;. Car certains objectifs ne peuvent &ecirc;tre atteints par les seuls missiles et l&rsquo;aviation&nbsp;: renoncer par principe &agrave; recourir aux commandos, c&rsquo;est admettre que certaine cibles de l&rsquo;op&eacute;ration ne seront pas d&eacute;truites et cela n&rsquo;a aucun sens.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIl faut d&rsquo;ailleurs s&rsquo;empresser d&rsquo;&eacute;liminer d&rsquo;autres mythes du discours obamien avant la discussion aux chambres&nbsp;: comme l&rsquo;id&eacute;e de concentrer le feu uniquement sur les stocks d&rsquo;armes de destruction massive. Car celles-ci n&rsquo;interviennent que de mani&egrave;re insignifiante dans l&rsquo;actuelle guerre civile, et la destruction par les Occidentaux d&rsquo;une partie d&rsquo;entre elles ne p&eacute;naliserait absolument pas le dictateur et ses troupes au combat. Ce serait un v&eacute;ritable coup dans l&rsquo;eau. Du genre de ceux qui fortifient l&rsquo;apparence de moralit&eacute; des d&eacute;mocraties, tout en plongeant leurs alli&eacute;s proches du th&eacute;&acirc;tre des op&eacute;rations dans un embarras pire qu&rsquo;avant la frappe.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tOn doit &eacute;galement r&eacute;p&eacute;ter ce qu&rsquo;avait &eacute;crit Juffa bien avant tous les autres commentateurs&nbsp;: on ne fait pas de guerre pour &quot;punir&quot; un chef d&rsquo;Etat. Cette d&eacute;finition est celle d&rsquo;une finalit&eacute; inaccessible car elle ne correspond &agrave; aucun objectif d&eacute;finissable par les militaires. De plus, en conduisant des op&eacute;rations intraduisibles sur le plan tactique, on risque fort de faire payer &agrave; des innocents le prix de ces effets de manche. Et si causer la mort d&rsquo;innocents, victimes collat&eacute;rales d&rsquo;un conflit visant &agrave; am&eacute;liorer notablement leur condition, peut &agrave; la limite se concevoir, tuer des innocents pour venger la mort d&rsquo;autres innocents n&rsquo;a aucun sens. Autant que tuer des innocents pour ch&acirc;tier un tyran qui a transgress&eacute; des normes internationales que tout le monde enfreint.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIl faut d&rsquo;ailleurs enterrer ce concept de guerres morales. Car personne, les Etats-Unis pas plus que qui que ce soit d&rsquo;autre, ne peut s&rsquo;exhiber comme le garant de la moralit&eacute; du monde. D&rsquo;abord, parce que l&rsquo;Am&eacute;rique n&rsquo;agit pas toujours de fa&ccedil;on morale, loin s&rsquo;en faut, ensuite, parce que si elle &eacute;tait le garant de la moralit&eacute; mondiale, il lui faudrait &ndash; par ordre de priorit&eacute; &#8211; commencer par lib&eacute;rer les populations opprim&eacute;es d&rsquo;Iran, de Cor&eacute;e du Nord et du Tibet, pour ne prendre que des exemples compr&eacute;hensibles par tous. L&rsquo;exercice de la moralit&eacute; internationale, c&rsquo;est tout autre chose que lancer quelques Tomahawks sur des sites sans importance appartenant &agrave; un tyran qui a fait assassiner 1 400 personnes. Il faudrait tomber les masques si l&rsquo;on ne veut pas couvrir la plus ancienne d&eacute;mocratie du monde de ridicule.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEssayons de rester consistants&nbsp;: on peut faire la guerre soit pour affaiblir son adversaire, soit pour l&rsquo;&eacute;liminer. On agira ainsi pour se saisir de son territoire, ou pour le remplacer par un opposant, soit encore, afin de l&rsquo;obliger &agrave; accepter une solution politique qu&rsquo;il rejette.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDans le cas de B&eacute;char, le contr&ocirc;le de la Syrie n&rsquo;int&eacute;resse personne, son remplacement aux affaires rec&egrave;le le risque d&rsquo;y placer des extr&eacute;mistes musulmans qui sont pires que le mal, et l&rsquo;on ne poss&egrave;de aucune solution politique &agrave; la guerre civile que l&rsquo;on pourrait imposer au despote alaouite.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDans ces conditions, la prudence dicte de s&rsquo;abstenir d&rsquo;une action militaire purement symbolique, dont les cons&eacute;quences apparaissent plus mena&ccedil;antes que la situation actuelle. Ce, &agrave; moins de s&rsquo;investir beaucoup plus durablement dans le dossier syrien, comme en m&eacute;nageant des zones prot&eacute;g&eacute;es pour la r&eacute;bellion non-islamiste&nbsp;; en interdisant le survol de certaines zones par l&rsquo;aviation alaouite, en frappant les blind&eacute;s d&rsquo;Assad et son artillerie lorsqu&rsquo;ils s&rsquo;opposent &agrave; la partie de l&rsquo;insurrection qui convient &agrave; l&rsquo;Occident.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIl importe aussi de s&rsquo;investir pour former et renforcer les combattants de cette aile d&eacute;mocratique de la r&eacute;sistance. Isra&euml;l s&rsquo;y emploie de mani&egrave;re relativement efficace, les Etats-Unis &eacute;galement, qui forment des hommes et qui les arment &agrave; partir de la Jordanie. Mais ces efforts sont encore bien trop maigres, et trop ponctuels pour faire vaciller la dictature. Pour y parvenir, une d&eacute;cision politique est absolument requise, et c&rsquo;est &agrave; ce niveau que le b&acirc;t blesse.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tQuant &agrave; une solution politique, m&ecirc;me si elle n&rsquo;est pas tr&egrave;s populaire &agrave; l&rsquo;Ouest, la seule qui me para&icirc;t praticable est celle de la partition de la Syrie entre les communaut&eacute;s qui la composent. En cantonnant les Alaouites dans la province de Lattaqui&eacute; o&ugrave; ils sont d&eacute;j&agrave; majoritaires, en d&eacute;cernant l&rsquo;Est aux Kurdes, en rendant les grandes villes sunnites &agrave; leurs propri&eacute;taires, leur montagne aux Druzes, des r&eacute;gions aux chr&eacute;tiens et aux autres minorit&eacute;s. Et l&rsquo;on pourrait organiser ces nouveaux Etats dans une f&eacute;d&eacute;ration pour leur permettre de tenir le coup &eacute;conomiquement et les distraire de pr&eacute;parer un nouveaux conflit.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tFaute de r&eacute;alisme, l&rsquo;actuelle guerre civile durera cent ans, et une op&eacute;ration militaire US priv&eacute;e d&rsquo;objectifs strat&eacute;giques ne ferait qu&rsquo;aggraver les choses. Sans compter que cette guerre est d&eacute;j&agrave; en train de d&eacute;g&eacute;n&eacute;rer en conflit r&eacute;gional, un processus qui me semble in&eacute;vitable en regard de l&rsquo;impasse entre J&eacute;rusalem et T&eacute;h&eacute;ran. Dans une recherche d&rsquo;efficacit&eacute;, si cela ne tenait qu&rsquo;&agrave; moi, je sugg&eacute;rerais au Congr&egrave;s de modifier l&rsquo;ordre du jour de sa session de lundi. Il deviendrait&nbsp;: faut-il attaquer l&rsquo;infrastructure nucl&eacute;aire iranienne. Parce que sur ce dossier-l&agrave;, contrairement &agrave; ce qui se d&eacute;roule en Syrie, les objectifs sont clairs, les int&eacute;r&ecirc;ts, vitaux, et la menace s&eacute;curitaire sur la s&eacute;curit&eacute; nationale des USA, de l&rsquo;Europe et d&rsquo;Isra&euml;l, on ne peut plus pr&eacute;cise. &nbsp; &nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La guerre n&rsquo;est pas un principe, la guerre, c&rsquo;est la guerre(info # 010409\/13)&nbsp;[Analyse] Par Jean Tsadik &copy;Metula News Agency &nbsp; Le Congr&egrave;s am&eacute;ricain va d&eacute;battre, &agrave; partir de ce lundi, de l&rsquo;opportunit&eacute; d&rsquo;autoriser le Pr&eacute;sident Obama &agrave; r&eacute;aliser des frappes contre la Syrie. 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