{"id":7415,"date":"2013-09-10T00:05:40","date_gmt":"2013-09-10T00:05:40","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=7415"},"modified":"2013-09-10T00:11:05","modified_gmt":"2013-09-10T00:11:05","slug":"hicham-est-parti-faire-le-djihad-en-syrie-cest-comme-si-cette-personne-la-netait-plus-mon-fi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/hicham-est-parti-faire-le-djihad-en-syrie-cest-comme-si-cette-personne-la-netait-plus-mon-fi\/","title":{"rendered":"Hicham est parti faire le djihad en Syrie : \u00ab\u00a0C&rsquo;est comme si cette personne-l\u00e0 n&rsquo;\u00e9tait plus mon fils\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>\n\tHicham est parti faire le djihad en Syrie : &quot;C&#39;est comme si cette personne-l&agrave; n&#39;&eacute;tait plus mon fils&quot;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n<div>\n<p>\n\t\t\tPar&nbsp;Thomas Prouteau<\/p>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tSon fils est parti mener le djihad en Syrie. Leila raconte la conversion rapide du jeune homme &agrave; l&#39;islamisme et t&eacute;moigne du &quot;cauchemar&quot; qu&#39;elle vit au quotidien.&nbsp;Elle t&eacute;moigne parce qu&#39;elle veut &eacute;viter aux autres m&egrave;res son calvaire.&nbsp;Leila ne dort plus depuis que son fils Hicham, 19 ans, a pris la route pour la Syrie afin d&#39;y mener le djihad.&nbsp;L&agrave; o&ugrave; elle vit, &agrave; Vilvorde, en Belgique, elle est loin d&#39;&ecirc;tre la seule dans ce cas : trente gar&ccedil;ons sont partis.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t&laquo; Comme Hicham, ils sont plus d&#39;une centaine de Belges &agrave; &ecirc;tre partis combattre en Syrie, 113 en France selon les chiffres du minist&egrave;re de l&#39;Int&eacute;rieur, plus de 600 &agrave; l&#39;&eacute;chelle europ&eacute;enne &raquo;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\tLeila, elle, ne comprend pas. M&egrave;re de quatre enfants, dans une famille parfaitement int&eacute;gr&eacute;e, elle n&#39;aurait jamais pu imaginer un tel embrigadement. &quot;La conversion de mon fils a commenc&eacute; en avril quand il a commenc&eacute; &agrave; prier, avant il ne priait m&ecirc;me pas&quot;, explique-t-elle au micro de&nbsp;RTL. &quot;Aller cinq fois par jour &agrave; la mosqu&eacute;e, &ccedil;a, &ccedil;a a &eacute;t&eacute; le grand changement.&quot;<\/p>\n<p>\t\t\t&Agrave; partir de l&agrave;, il a suffi de quelques semaines. &quot;On a f&ecirc;t&eacute; la fin du ramadan le 9 ao&ucirc;t&quot;, se souvient Leila. &quot;Le mardi matin,&nbsp;quand j&#39;ai vu qu&#39;il n&#39;&eacute;tait pas dans son lit, l&agrave; j&#39;ai su qu&#39;il &eacute;tait parti. On a attendu 48 heures et on a contact&eacute; la police.&quot; Le surlendemain, Hicham envoie un premier message &agrave; sa famille, via Facebook. &quot;On a d&ucirc; insister et &agrave; la fin il nous a dit &#39;je suis en Syrie&#39; et l&agrave; le monde s&#39;est &eacute;croul&eacute;&quot;, raconte Leila. &quot;Mon fils jurait par dieu qu&#39;il n&#39;allait pas partir en Syrie,je ne le reconnais plus.&quot;<\/p>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Leila a parl&eacute; deux fois &agrave; son fils depuis son d&eacute;part<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tElle lui parle par deux fois au t&eacute;l&eacute;phone. &quot;La premi&egrave;re fois, il m&#39;a dit &#39;all&ocirc; maman&#39; avec un sourire, comme si de rien n&#39;&eacute;tait&quot;, se rappelle-t-elle. &quot;J&#39;&eacute;tais tellement f&acirc;ch&eacute;e. Je lui ai dit &#39;tu oses nous appeler avec le sourire jusqu&#39;aux oreilles alors qu&#39;on est tous par terre ici&#39; et l&agrave;&nbsp;je lui ai dit &#39;ne m&#39;appelle plus jamais&#39; et j&#39;ai raccroch&eacute;.&quot;<\/p>\n<p>\t\t\tHicham lui parle une seconde fois, gr&acirc;ce &agrave; l&#39;interm&eacute;diaire de son fr&egrave;re.&nbsp;&quot;Je lui ai parl&eacute; autrement, comme une m&egrave;re parle &agrave; quelqu&#39;un qui est parti faire la guerre&quot;, explique Leila. &quot;Il m&#39;a dit &#39;&eacute;coute maman, ne t&#39;inqui&egrave;te pas pour moi, je suis ici, je suis heureux&#39;. Il m&#39;a dit qu&#39;il s&#39;occupait un peu de la maintenance, donc il pr&eacute;pare &agrave; manger, qu&#39;il n&#39;avait pas encore re&ccedil;u d&rsquo;ordres de ses activit&eacute;s futures.&quot;<\/p>\n<p>\t\t\tSa m&egrave;re tente de le convaincre de revenir. Hicham refuse. &quot;Il m&#39;a dit &#39;non maman, j&#39;ai &eacute;migr&eacute;, la d&eacute;mocratie c&#39;est&nbsp;haram, c&#39;est p&eacute;ch&eacute;&nbsp;et je ne peux pas revenir, c&#39;est &agrave; toi de changer&#39;. &#39;Prie, lis beaucoup le Coran et c&#39;est comme &ccedil;a que tu vas gu&eacute;rir&#39;&quot;, relate Leila. &quot;C&#39;est comme si cette personne-l&agrave; n&#39;&eacute;tait plus mon fils. Pour moi, il est devenu une machine qu&#39;on a remont&eacute;e et ils ne peuvent plus avoir de sentiment ni de compassion. Pour moi ils ont &eacute;t&eacute; lobotomis&eacute;s.&quot;<\/p>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Elle t&eacute;moigne pour &eacute;viter d&#39;autres d&eacute;parts<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tElle se dit certaine qu&#39;une organisation est derri&egrave;re tout cela, avec des recruteurs. &quot;Pour moi ce sont des manipulateurs d&#39;une intelligence inou&iuml;e&quot;, estime Leila. En &eacute;chec scolaire depuis plusieurs mois, Hicham a &eacute;t&eacute; approch&eacute; dans un bar &agrave; chicha. &quot;Je pense que &ccedil;a a march&eacute; parce qu&#39;il &eacute;tait fragile au d&eacute;part&nbsp;et maintenant qu&#39;il a trouv&eacute; quelqu&#39;un qui s&#39;int&eacute;resse &agrave; lui, qui le rend un peu comme un h&eacute;ros, je crois que pour lui, c&#39;est la voie qu&#39;il cherchait.&quot;<\/p>\n<p>\t\t\tLa m&egrave;re de famille vit avec la culpabilit&eacute;. &quot;Je m&#39;en veux&nbsp;parce que c&#39;est comme s&#39;il s&#39;&eacute;tait sacrifi&eacute; pour nous en disant je n&#39;ai pas ma place, je vais la prendre ailleurs&quot;, affirme-t-elle. &quot;Mon combat c&#39;est de pr&eacute;venir les gens. (&#8230;) Le radicalisme est tr&egrave;s mauvais.&quot;<\/p>\n<p>\t\t\t&quot;Beaucoup de gens nous ont reproch&eacute; d&#39;aller voir la police. M&ecirc;me des parents dont les enfants sont partis en Syrie, en nous disant &#39;vous ne vous rendez pas compte, si jamais ils reviennent, ils vont &ecirc;tre catalogu&eacute;s terroristes&#39;&quot;, raconte Leila. &quot;Je m&#39;en fous, je veux revoir mon fils&quot;, balaye-t-elle. &quot;Je veux que stoppe l&#39;h&eacute;morragie de l&#39;envoi de tous ces jeunes. Ils n&#39;ont rien &agrave; faire en Syrie. Ce n&#39;est pas notre combat. Pour nous, c&#39;est un vrai cauchemar.&quot;<\/p>\n<p>\t\t\tComme Hicham, ils sont plus d&#39;une centaine de Belges &agrave; &ecirc;tre partis combattre en Syrie, 113 en France selon les chiffres du minist&egrave;re de l&#39;Int&eacute;rieur, plus de&nbsp;600 &agrave; l&#39;&eacute;chelle europ&eacute;enne. Pour les services anti-terroristes, l&#39;&eacute;ventuel retour en Europe &#8211; au sein d&#39;un groupe terroriste &#8211; est devenu un enjeu majeur.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hicham est parti faire le djihad en Syrie : &quot;C&#39;est comme si cette personne-l&agrave; n&#39;&eacute;tait plus mon fils&quot; &nbsp; &nbsp; Par&nbsp;Thomas Prouteau &nbsp; Son fils est parti mener le djihad en Syrie. Leila raconte la conversion rapide du jeune homme &agrave; l&#39;islamisme et t&eacute;moigne du &quot;cauchemar&quot; qu&#39;elle vit au quotidien.&nbsp;Elle t&eacute;moigne parce qu&#39;elle veut &eacute;viter&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":18358,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[86,48,10,11,394,26,1],"tags":[],"class_list":["post-7415","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-belgique","category-facebook","category-france","category-moyen-orient","category-rtl","category-syrie","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7415","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7415"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7415\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18358"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7415"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7415"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7415"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}