{"id":7489,"date":"2013-09-30T01:18:22","date_gmt":"2013-09-30T01:18:22","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=7489"},"modified":"2013-09-30T01:25:39","modified_gmt":"2013-09-30T01:25:39","slug":"jesus-etait-juif-le-christ-aussi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/jesus-etait-juif-le-christ-aussi\/","title":{"rendered":"J\u00e9sus \u00e9tait juif, le Christ aussi?"},"content":{"rendered":"<div class=\"teaser\" style=\"margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; color: rgb(0, 0, 0); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 20px; background-color: rgb(255, 255, 255);\">\n<h2 style=\"font-weight: normal; padding-top: 0px; padding-bottom: 0px; font-size: 2.154em; font-family: uni_sans_regularregular; color: rgb(48, 48, 48); line-height: 28px; position: relative; width: 440px;\">\n\t\tJ&eacute;sus &eacute;tait juif, le Christ aussi?<\/h2>\n<p class=\"metadata\" style=\"font-size: 0.846em; margin-top: 5px; margin-bottom: 15px; padding: 0px; position: relative; width: 440px; text-transform: uppercase; color: rgb(67, 60, 57);\">\n\t\t<span class=\"author\" style=\"color: rgb(0, 0, 0);\"><strong>S&Eacute;BASTIEN LAPAQUE<\/strong><\/span><\/p>\n<div style=\"margin: 0px; padding: 0px;\">\n<figure style=\"position: relative; padding: 0px; margin: 0px 0px 30px; overflow: hidden; width: 440px;\"><figcaption style=\"position: absolute; padding: 5px 10px; margin: 0px; background-color: rgba(67, 60, 57, 0.701961); color: rgb(255, 255, 255); opacity: 0; -webkit-transition: all 0.6s ease; transition: all 0.6s ease; left: 0px; bottom: 6px; width: 420px; zoom: 1;\"><span style=\"color: rgb(177, 176, 176);\">Circoncision<\/span>, de Ludovico Mazzolino (1480 &ndash; 1528)<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p class=\"summary\" style=\"font-size: 1.308em; line-height: 1.615em; margin-top: 5px; margin-bottom: 25px; padding: 0px; font-family: uni_sans_regularregular;\">\n\t\tDans&nbsp;<em>le Christ juif<\/em>, l&#39;historien am&eacute;ricain Daniel Boyarin soutient qu&#39;il fallut attendre le IVe si&egrave;cle pour que juda&iuml;sme et christianisme se distinguent clairement<br \/>\n\t\t.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"div-article\" style=\"margin: 0px; padding: 0px; color: rgb(0, 0, 0); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 20px; background-color: rgb(255, 255, 255);\">\n<p style=\"font-size: 1.154em; line-height: 1.462em; margin-bottom: 20px; padding: 0px; color: rgb(85, 85, 85);\">\n\t\tQue l&rsquo;on soit juif ou chr&eacute;tien, que l&rsquo;on croie au Ciel ou que l&rsquo;on n&rsquo;y croie pas, la lecture des livres de Daniel Boyarin est toujours une exp&eacute;rience singuli&egrave;re. L&rsquo;id&eacute;e centrale des travaux de cet historien et philosophe, n&eacute; dans le New Jersey en 1946, est que la &laquo;&nbsp;partition&nbsp;&raquo; du christianisme et du juda&iuml;sme se fit beaucoup plus tard que l&rsquo;on continue de le croire et de l&rsquo;enseigner. Contestant ce qu&rsquo;il appelle la &laquo;&nbsp;l&eacute;gende talmudique&nbsp;&raquo; d&rsquo;un grand concile juif qui se serait tenu dans les ann&eacute;es&nbsp;90 pour jeter les bases d&rsquo;un juda&iuml;sme rabbinique bien distinct du christianisme apostolique (par exemple sur la question d&rsquo;un Messie souffrant, mourant et ressuscitant), ce professeur de culture talmudique &agrave; l&rsquo;universit&eacute; californienne de Berkeley, sp&eacute;cialiste des premiers si&egrave;cles de notre &egrave;re et qui se d&eacute;finit lui-m&ecirc;me comme un juif orthodoxe, soutient de mani&egrave;re &eacute;loquente qu&rsquo;il fallut attendre le IVe&nbsp;si&egrave;cle, peut-&ecirc;tre m&ecirc;me le Ve&nbsp;si&egrave;cle, apr&egrave;s les conciles de Nic&eacute;e (325) et de Constantinople (381), pour que les choses soient parfaitement claires&nbsp;: juifs d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, chr&eacute;tiens de l&rsquo;autre. Auparavant, ce que Daniel Boyarin appelle avec une grande audace le &laquo;&nbsp;juda&iuml;sme chr&eacute;tien&nbsp;&raquo; n&rsquo;&eacute;tait pas clairement distinct du &laquo;&nbsp;juda&iuml;sme rabbinique&nbsp;&raquo;. Selon lui, leur partition tardive fut la cons&eacute;quence d&rsquo;un durcissement des positions mutuelles sur quelques questions disput&eacute;es (l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une seconde hypostase divine, la croyance en l&rsquo;&eacute;ternit&eacute; de l&rsquo;&acirc;me, le shabbat, la date de P&acirc;ques, etc.), les uns et les autres inventant une orthodoxie inexistante jusque-l&agrave;.<\/p>\n<p style=\"font-size: 1.154em; line-height: 1.462em; margin-bottom: 20px; padding: 0px; color: rgb(85, 85, 85);\">\n\t\t<strong>&laquo;&nbsp;Les groupes, juge-t-il, se sont graduellement fig&eacute;s<\/strong>&nbsp;en juda&iuml;sme et christianisme non via une s&eacute;paration, via une bifurcation, mais par la formation d&rsquo;agglom&eacute;rats dialectaux&nbsp;: des indices d&rsquo;identit&eacute; (tels que circoncision ou non-circoncision) furent choisis, se diffus&egrave;rent et form&egrave;rent des agglom&eacute;rats. Mais ce fut seulement avec la mobilisation du pouvoir temporel (par le biais des appareils d&rsquo;&Eacute;tat id&eacute;ologiques et des appareils d&rsquo;&Eacute;tat r&eacute;pressifs) au IVe&nbsp;si&egrave;cle que le processus a abouti &agrave; la formation de &ldquo;religions&rdquo;. [&hellip;] On pourrait dire que le juda&iuml;sme et le christianisme ont &eacute;t&eacute; invent&eacute;s pour expliquer le fait qu&rsquo;il y&nbsp;avait des juifs et des chr&eacute;tiens.&nbsp;&raquo;<\/p>\n<p style=\"font-size: 1.154em; line-height: 1.462em; margin-bottom: 20px; padding: 0px; color: rgb(85, 85, 85);\">\n\t\t<strong>Ainsi, deux orthodoxies ayant engendr&eacute; deux religions<\/strong>&nbsp;auraient-elles invent&eacute; chacune leurs mythes fondateurs d&eacute;roul&eacute;s comme des barbel&eacute;s entre deux camps auparavant ind&eacute;cis&nbsp;: telle &eacute;tait la d&eacute;monstration effront&eacute;e de la Partition du juda&iuml;sme et du christianisme, magistrale somme traduite en fran&ccedil;ais par les &eacute;ditions du Cerf en 2011. Une th&egrave;se suffisamment r&eacute;volutionnaire pour &ecirc;tre lue et comment&eacute;e avec le plus grand s&eacute;rieux, ainsi que le firent quelques professeurs d&rsquo;ex&eacute;g&egrave;se biblique et de sciences religieuses lors d&rsquo;un d&eacute;bat organis&eacute; &agrave; Paris autour de Daniel Boyarin pour saluer la parution de son livre. Savant mondialement reconnu, cet homme, qui revendique l&rsquo;influence de Michel Foucault, a enseign&eacute; &agrave; la fois dans des universit&eacute;s am&eacute;ricaines, des universit&eacute;s isra&eacute;liennes et &agrave; l&rsquo;universit&eacute; gr&eacute;gorienne de Rome&nbsp;: ses th&egrave;ses hardies ont beaucoup &eacute;t&eacute; discut&eacute;es par la communaut&eacute; scientifique internationale ces derni&egrave;res ann&eacute;es, les uns se disant fascin&eacute;s par la radicalit&eacute; de ses conclusions, les autres se montrant sceptiques.&nbsp;<\/p>\n<p>\t\t<strong>Il serait cependant regrettable que les travaux<\/strong>&nbsp;si puissants et si f&eacute;conds de Daniel Boyarin soient lus uniquement dans le monde universitaire pour &shy;alimenter de rugueux d&eacute;bats sur la pr&eacute;histoire du &shy;christianisme. Car ils &eacute;clairent &agrave; la fois l&rsquo;esp&eacute;rance d&rsquo;Isra&euml;l et le contenu de la R&eacute;v&eacute;lation chr&eacute;tienne. Accept&eacute;s et valid&eacute;s, les r&eacute;sultats de ses travaux peuvent &ecirc;tre &agrave; l&rsquo;origine d&rsquo;un tremblement de terre.<\/p>\n<p>\t\t<strong>Tout le monde doit en entendre parler,<\/strong>&nbsp;jusqu&rsquo;aux enfants des &eacute;coles et du cat&eacute;chisme. Ainsi, lorsque Daniel Boyarin, relisant le septi&egrave;me chapitre du livre de Daniel, d&eacute;montre, dans le Christ juif qui para&icirc;t ces jours-ci, qu&rsquo;il est faux de dire que la Synagogue antique ne pouvait pas accepter une th&eacute;ophanie in&eacute;dite, &laquo;&nbsp;sous la forme d&rsquo;un second Dieu, un jeune Dieu, ou d&rsquo;une part de Dieu, ou d&rsquo;une personne divine au sein de Dieu&nbsp;&raquo;. &Agrave; la fois ancien et moderne, amoureux des textes antiques et dou&eacute; d&rsquo;esprit critique, Boyarin pousse les choses loin, &eacute;clairant avec des hardiesses de P&egrave;re de l&rsquo;&Eacute;glise une humanit&eacute; du Christ &agrave; laquelle il ne croit cependant pas&nbsp;: &laquo;&nbsp;Un Dieu qui est tr&egrave;s &eacute;loign&eacute; engendre &ndash;&nbsp;presque in&eacute;vitablement&nbsp;&ndash; le besoin d&rsquo;un Dieu qui soit plus proche&nbsp;; un Dieu qui juge appelle, presque in&eacute;vitablement, un Dieu qui combat pour nous et nous d&eacute;fend (aussi longtemps que le second Dieu est compl&egrave;tement subordonn&eacute; au premier, le principe du monoth&eacute;isme n&rsquo;est pas viol&eacute;).&nbsp;&raquo; Ainsi, la nature du P&egrave;re appelle-t-elle celle du Fils dans la foi chr&eacute;tienne. Il fallait un juif selon la chair et l&rsquo;esprit pour le rappeler.&nbsp;<\/p>\n<p>\t\t<strong>On se f&eacute;licite que le cardinal Philippe Barbarin<\/strong>&nbsp;salue les travaux de Daniel Boyarin dans une pr&eacute;face r&eacute;dig&eacute;e pour l&rsquo;&eacute;dition fran&ccedil;aise du Christ juif. Car ce livre est une pi&egrave;ce essentielle d&rsquo;un dialogue entre juifs et chr&eacute;tiens qui a besoin de trouver un souffle nouveau depuis les avanc&eacute;es d&eacute;cisives du concile Vatican&nbsp;II. &laquo;&nbsp;La lecture de ces pages fut une d&eacute;couverte et une source de grand &eacute;tonnement, qui m&rsquo;a amen&eacute; &agrave; voir autrement de nombreux textes que je croyais conna&icirc;tre&nbsp;&raquo;, avoue le cardinal. &Eacute;tonnement, le mot est faible, ainsi que le d&eacute;couvriront ceux qui se jetteront &agrave; leur tour dans la passionnante aventure intellectuelle et spirituelle qu&rsquo;est la lecture d&rsquo;un ouvrage de Daniel Boyarin. Le cardinal Barbarin a ainsi trouv&eacute; des lumi&egrave;res chr&eacute;tiennes dans les travaux de ce savant juif&nbsp;: &laquo;&nbsp;Ce n&rsquo;est pas parce que l&rsquo;auteur montre l&rsquo;enracinement profond du christianisme dans la tradition spirituelle juive qu&rsquo;il nie son originalit&eacute;. Selon lui, la grande nouveaut&eacute; des &Eacute;vangiles, c&rsquo;est de d&eacute;clarer que le Fils de l&rsquo;Homme est d&eacute;j&agrave; l&agrave;, qu&rsquo;il marche parmi nous. D&rsquo;o&ugrave; cette formule qui peut donner bien des pistes de travail&nbsp;: &ldquo;Toutes les id&eacute;es sur le Christ sont anciennes&nbsp;: la nouveaut&eacute;, c&rsquo;est J&eacute;sus.&rdquo;&nbsp;&raquo; Poursuivons le passage cit&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;Il n&rsquo;y a rien de nouveau dans la doctrine du Christ, except&eacute; l&rsquo;affirmation que cet homme-l&agrave; est le Fils de l&rsquo;Homme. Il s&rsquo;agit &eacute;videmment d&rsquo;une affirmation &eacute;norme, une immense innovation en soi qui a eu des cons&eacute;quences historiques d&eacute;cisives.&nbsp;&raquo;<\/p>\n<p>\t\t<strong>On ne saurait trop recommander le&nbsp;<em>Christ juif<\/em>&nbsp;<\/strong>comme une porte d&rsquo;entr&eacute;e aux travaux de Daniel Boyarin propos&eacute;e au plus grand nombre. Si ce livre ne se contente pas de r&eacute;sumer les hypoth&egrave;ses pr&eacute;c&eacute;dentes de l&rsquo;historien am&eacute;ricain et apporte des &eacute;clairages nouveaux, il a l&rsquo;avantage d&rsquo;&ecirc;tre plus simple d&rsquo;acc&egrave;s que la monumentale et ardue Partition du juda&iuml;sme et du christianisme. Une main sur la Bible h&eacute;bra&iuml;que, une autre sur le Nouveau Testament, chacun pourra jouer les ex&eacute;g&egrave;tes en reprenant les textes que Daniel Boyarin commente dans son livre avec la certitude &ndash;&nbsp;toute talmudique&nbsp;&ndash; qu&rsquo;ils ne nous ont pas encore tout dit (ou bien que nous ne les avons pas correctement entendus)&nbsp;: Daniel&nbsp;7&nbsp;; Mathieu 5, 17&nbsp;; Jean 1, 41&nbsp;; Actes 15, 28-29.<\/p>\n<p>\t\t&laquo;&nbsp;Juifs et chr&eacute;tiens vont devoir &agrave; l&rsquo;avenir changer ce qu&rsquo;ils racontent les uns sur les autres, jure Boyarin. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, les chr&eacute;tiens ne seront plus en mesure de pr&eacute;tendre que les juifs en tant que groupe ont consciemment rejet&eacute; J&eacute;sus comme Dieu. De telles croyances sur les juifs ont conduit &agrave; une histoire profonde, sanglante et douloureuse d&rsquo;antijuda&iuml;sme et d&rsquo;antis&eacute;mitisme. [&hellip;] De l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute;, les juifs vont devoir arr&ecirc;ter de railler les id&eacute;es chr&eacute;tiennes sur Dieu comme une simple collection d&rsquo;id&eacute;es fantaisistes &ldquo;non juives&rdquo;, peut-&ecirc;tre pa&iuml;ennes, et en tous les cas bizarres.&nbsp;&raquo; Ainsi, pour Daniel Boyarin, non seulement J&eacute;sus ne fut pas un rabbin marginal, comme on l&rsquo;a souvent dit, mais les fondements du christianisme &ndash;&nbsp;&laquo;&nbsp;la notion d&rsquo;une divinit&eacute; duelle (P&egrave;re et Fils), la notion d&rsquo;un R&eacute;dempteur qui serait lui-m&ecirc;me &agrave; la fois homme et Dieu et la notion que ce R&eacute;dempteur souffrirait et mourrait dans le cadre de sa mission salvifique&nbsp;&raquo;&nbsp;&ndash; ne sauraient en aucun cas &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute;s comme les bases d&rsquo;une h&eacute;r&eacute;sie juive n&eacute;e d&rsquo;une contamination par l&rsquo;hell&eacute;nisme.&nbsp;<\/p>\n<p>\t\t<strong>Tr&egrave;s logiquement, Boyarin, ce christologue d&rsquo;un genre in&eacute;dit<\/strong>,&nbsp; conteste la tradition ex&eacute;g&eacute;tique &agrave; la mode consistant &agrave; opposer un &laquo;&nbsp;bon J&eacute;sus&nbsp;&raquo; &agrave; un &laquo;&nbsp;mauvais Christ&nbsp;&raquo;, dont l&rsquo;id&eacute;e et l&rsquo;image auraient &eacute;t&eacute; forg&eacute;es par des disciples apr&egrave;s la mort du fils de Joseph de &shy;Nazareth, &laquo;&nbsp;promu au statut de divinit&eacute; sous l&rsquo;influence de notions grecques &eacute;trang&egrave;res, avec un pr&eacute;tendu message originel d&eacute;form&eacute; et perdu&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p style=\"font-size: 1.154em; line-height: 1.462em; margin-bottom: 20px; padding: 0px; color: rgb(85, 85, 85);\">\n\t\t<strong>Il faudrait aller plus loin encore.<\/strong>&nbsp;Rappeler que, pour Daniel Boyarin, la th&eacute;ologie du Logos n&rsquo;a rien d&rsquo;incompatible avec les conceptions du juda&iuml;sme antique&nbsp;: il pousse l&rsquo;intr&eacute;pidit&eacute; intellectuelle jusqu&rsquo;&agrave; voir dans le prologue de Jean un midrash caract&eacute;ristique de la culture spirituelle juive. Ceux qui veulent savoir le liront. Avec ses travaux, Daniel Boyarin fait faire un bond en avant au dialogue entre juifs et chr&eacute;tiens. Cet esprit libre a la force de l&rsquo;amour et la puissance d&rsquo;un concile.&nbsp;<\/p>\n<h3 style=\"margin-top: 0px; margin-bottom: 0px; font-size: 16px; color: rgb(198, 18, 23); position: relative; clear: left;\">\n\t\tDaniel Boyarin<\/h3>\n<p style=\"font-size: 1.154em; line-height: 1.462em; margin-bottom: 20px; padding: 0px; color: rgb(85, 85, 85);\">\n\t\tPhilosophe et sp&eacute;cialiste d&rsquo;histoire des religions, Daniel Boyarin, qui se d&eacute;finit lui-m&ecirc;me comme un juif orthodoxe, est n&eacute; en 1946 dans le New Jersey. Il a une double nationalit&eacute; am&eacute;ricaine et isra&eacute;lienne. Depuis 1990, il enseigne la culture du Talmud au d&eacute;partement d&rsquo;&eacute;tudes proche-orientales de l&rsquo;universit&eacute; de&nbsp;Californie, &agrave;&nbsp;Berkeley. Parmi ses&nbsp;ouvrages traduits en&nbsp;fran&ccedil;ais&nbsp;:<em>Pouvoirs de&nbsp;diaspora. Essai sur&nbsp;la pertinence de la culture juive<\/em>&nbsp;(Cerf, 2007)&nbsp;;&nbsp;<em>la Partition du juda&iuml;sme et du christianisme&nbsp;<\/em><br \/>\n\t\t(Cerf, 2011)&nbsp;;&nbsp;<em>le Christ juif. &Agrave; la recherche des origines<\/em>&nbsp;(Cerf, 2013).<\/p>\n<h3 style=\"margin-top: 0px; margin-bottom: 0px; font-size: 16px; color: rgb(198, 18, 23); position: relative; clear: left;\">\n\t\t&Agrave; lire<\/h3>\n<p style=\"font-size: 1.154em; line-height: 1.462em; margin-bottom: 20px; padding: 0px; color: rgb(85, 85, 85);\">\n\t\t<em>Le Christ juif. &Agrave; la recherche des origines<\/em>, de Daniel Boyarin. Traduit de l&rsquo;am&eacute;ricain par Marc Rastoin. Pr&eacute;face du cardinal Philippe Barbarin.&nbsp;<br \/>\n\t\tCerf, 19&nbsp;&euro;.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>J&eacute;sus &eacute;tait juif, le Christ aussi? S&Eacute;BASTIEN LAPAQUE Circoncision, de Ludovico Mazzolino (1480 &ndash; 1528) Dans&nbsp;le Christ juif, l&#39;historien am&eacute;ricain Daniel Boyarin soutient qu&#39;il fallut attendre le IVe si&egrave;cle pour que juda&iuml;sme et christianisme se distinguent clairement . 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