{"id":751,"date":"2011-01-21T17:17:54","date_gmt":"2011-01-21T17:17:54","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=751"},"modified":"2011-01-21T17:17:54","modified_gmt":"2011-01-21T17:17:54","slug":"un-vent-de-liberte-souffle-sur-les-medias-tunisiens","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/un-vent-de-liberte-souffle-sur-les-medias-tunisiens\/","title":{"rendered":"Un vent de libert\u00e9 souffle sur les m\u00e9dias tunisiens"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<h1>\n\tUn vent de libert&eacute; souffle sur les m&eacute;dias tunisiens<\/h1>\n<div class=\"mn-line\">\n<div _yuid=\"yui_3_1_1_7_1295628888501174\" class=\"mna-body mna-right\">\n<h2>\n\t\t\t<br \/>\n\t\t\tMEDIAS &#8211; Depuis la chute de l&#39;ancien pr&eacute;sident Ben Ali, qui verrouillait l&#39;information&#8230;<\/h2>\n<h3>\n\t\t\t<span style=\"COLOR: rgb(51,102,255)\">De notre envoy&eacute;e sp&eacute;ciale en Tunisie<\/span><\/h3>\n<p>\n\t\t\t&laquo;Le ciel se d&eacute;gage&raquo;. &laquo;C&rsquo;est une nouvelle &egrave;re qui commence.&raquo; Une semaine apr&egrave;s la fuite du pr&eacute;sident Ben Ali, les journalistes tunisiens n&rsquo;ont pas assez de mots pour exprimer le vent de libert&eacute; qui souffle sur leur profession.<\/p>\n<p>\n\t\t\tOlfa Belhassine, journaliste au journal <i>La Presse<\/i> depuis 20 ans, n&rsquo;arrive toujours pas &agrave; y croire. &laquo;Je suis tr&egrave;s heureuse parce que, enfin, j&rsquo;arrive &agrave; pratiquer mon m&eacute;tier comme le l&rsquo;ai toujours r&ecirc;v&eacute;&raquo;, explique celle qui, &agrave; la fin des ann&eacute;es 80, a choisi de traiter des dossiers culturels et de renoncer aux reportages et aux enqu&ecirc;tes sur le terrain &agrave; cause de la censure. &laquo;Ce n&rsquo;&eacute;tait plus possible. Plut&ocirc;t que de ne pas aller jusqu&rsquo;au bout des choses, j&rsquo;ai choisi de travailler sur d&rsquo;autres sujets.&raquo;<\/p>\n<p>\n\t\t\t<b>&laquo;Ne traitez pas ce sujet&raquo;<\/b><\/p>\n<p>\n\t\t\tCar, il y a moins de dix jours, c&rsquo;&eacute;tait encore le pouvoir qui dictait aux m&eacute;dias leur ligne &eacute;ditoriale. &laquo;Il y avait deux conseillers du pr&eacute;sident qui surveillaient tout, et appelaient les r&eacute;dacteurs en chef pour leur dire &ldquo;ne traitez pas ce sujet&ldquo;&raquo;, raconte Nasser Rabai, journaliste pour le groupe El Anouar, qui publie <i>Le Quotidien<\/i>, <i>Al Chourouk<\/i> et <i>El Mansawar<\/i>.<\/p>\n<p>\n\t\t\t&laquo;Il y a certaines choses qui &eacute;taient tol&eacute;r&eacute;es, quand on traitait des sujets sociaux, par exemple. Mais la politique, c&rsquo;&eacute;tait une zone <a href=\"http:\/\/www.20minutes.fr\/thematique\/militaire\">militaire<\/a>, m&ecirc;me pour les ind&eacute;pendants&raquo;, explique un autre journaliste, Abdelkrim Jawadi, salari&eacute; de TAP, l&rsquo;agence de communication ext&eacute;rieure du pouvoir, et membre du bureau ex&eacute;cutif du syndicat des journalistes.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<b>Saisie invisible<\/b><\/p>\n<p>\n\t\t\tEt la censure ne n&eacute;gligeait aucune &eacute;tape de la cr&eacute;ation du journal. &laquo;Un bon &agrave; tirer &eacute;tait envoy&eacute; au minist&egrave;re de l&rsquo;Int&eacute;rieur avant l&rsquo;impression, et s&rsquo;il ne convenait pas, le journal n&rsquo;&eacute;tait pas imprim&eacute;, ou &eacute;tait saisi&raquo;, raconte Abdelkrim Jawadi. Les derniers temps, cependant, le pouvoir pratiquait plut&ocirc;t la &laquo;saisie invisible&raquo; que la saisie directe: &laquo;Les policiers passaient chez les kiosquiers et leur disaient de ne pas exposer tel ou tel titre &agrave; la vue des lecteurs potentiels&raquo;, explique-t-il.<\/p>\n<p>\n\t\t\tD&egrave;s lors, la seule solution pour l&rsquo;opposition a &eacute;t&eacute; de se tourner vers Internet &ndash; certains journalistes choisissant d&rsquo;&eacute;crire sur un blog, et les informations &laquo;libres&raquo; circulant sur <a href=\"http:\/\/www.20minutes.fr\/thematique\/facebook\">Facebook<\/a> ou <a href=\"http:\/\/www.20minutes.fr\/thematique\/twitter\">Twitter<\/a>, comme on l&rsquo;a vu durant toute la r&eacute;volte, note Ahmed Choura, journaliste sportif pour <a href=\"http:\/\/www.attounissia.com.tn\/\" rel=\"nofollow\" target=\"_blank\">Al Tunisia,un journal en ligne<\/a>.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<b>Ligne rouge<\/b><\/p>\n<p>\n\t\t\tLe journaliste, qui a travaill&eacute; auparavant pour un journal papier confie qu&rsquo;il y a une diff&eacute;rence de traitement entre les deux. &laquo;Les journaux en ligne &eacute;taient moins surveill&eacute;s, mais il y avait tout de m&ecirc;me une ligne &agrave; ne pas d&eacute;passer &ndash; parler du pr&eacute;sident Ben Ali, de sa femme Le&iuml;la, de ses proches ministres comme Morjane par exemple, ou de son porte-parole.&raquo;<\/p>\n<p>\n\t\t\tMais tout cela est en train de changer, selon ces professionnels. La preuve? A la t&eacute;l&eacute;vision tunisienne, la parole se d&eacute;lie.&nbsp;&laquo;Il y a des gens qu&rsquo;on n&rsquo;a jamais vu &agrave; la t&eacute;l&eacute; &#8211; de l&rsquo;opposition, de la Ligue des Droits de l&rsquo;homme &#8211; qui d&eacute;battent, commentent l&rsquo;actualit&eacute;. C&rsquo;est tr&egrave;s nouveau&raquo;, souligne Olfa Belhassine.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<b>Les journalistes osent critiquer le pouvoir<\/b><\/p>\n<p>\n\t\t\tEt, dans <i>La Presse<\/i>, jeudi, un journaliste a os&eacute; critiquer le pouvoir dans un article intitul&eacute; &laquo;Le gouvernement communique mal&raquo;. &laquo;Auparavant, jamais on aurait os&eacute;&raquo;, rappelle la journaliste. &laquo;Le pouvoir &eacute;tait intouchable, surtout &agrave; <i>La Presse<\/i>, qui est un journal gouvernemental, et pas ind&eacute;pendant.&raquo; Si cet article a pu &ecirc;tre publi&eacute;, c&rsquo;est parce que, depuis lundi, les journalistes ont &eacute;vinc&eacute; le directeur et form&eacute; un comit&eacute; de r&eacute;daction qui d&eacute;cide du contenu du journal.<\/p>\n<p>\n\t\t\tMais, apr&egrave;s des ann&eacute;es de censure, et m&ecirc;me d&rsquo;autocensure, il y a parfois des r&eacute;flexes qui reviennent. La presse tunisienne est pour le moment en pleine transition. &laquo;Il n&rsquo;y a pas de l&eacute;gislation, il faut en cr&eacute;er une maintenant pour d&eacute;cider des crit&egrave;res de d&eacute;livrance de la carte de presse par exemple&raquo;, souligne Nasser Rabai. Comme pour la politique, tout reste &agrave; construire.<\/p>\n<div class=\"mna-signature\" id=\"mna-signature\">\n\t\t\tB&eacute;r&eacute;nice Dubuc&nbsp;<\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Un vent de libert&eacute; souffle sur les m&eacute;dias tunisiens MEDIAS &#8211; Depuis la chute de l&#39;ancien pr&eacute;sident Ben Ali, qui verrouillait l&#39;information&#8230; De notre envoy&eacute;e sp&eacute;ciale en Tunisie &laquo;Le ciel se d&eacute;gage&raquo;. &laquo;C&rsquo;est une nouvelle &egrave;re qui commence.&raquo; Une semaine apr&egrave;s la fuite du pr&eacute;sident Ben Ali, les journalistes tunisiens n&rsquo;ont pas assez de&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":15320,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[24,9,1],"tags":[],"class_list":["post-751","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-ben-ali","category-tunisie","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/751","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=751"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/751\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15320"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=751"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=751"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=751"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}