{"id":7517,"date":"2013-10-03T22:43:08","date_gmt":"2013-10-03T22:43:08","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=7517"},"modified":"2013-10-03T22:49:31","modified_gmt":"2013-10-03T22:49:31","slug":"drones-les-secrets-de-la-success-story-israelienne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/drones-les-secrets-de-la-success-story-israelienne\/","title":{"rendered":"Drones : les secrets de la success-story isra\u00e9lienne"},"content":{"rendered":"<h2>\n\tDrones : les secrets de la success-story&nbsp;isra&eacute;lienne<\/h2>\n<div class=\"content\">\n<h2>\n\t\t&nbsp;<\/h2>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<h2>\n\t\t&nbsp;<\/h2>\n<p>\n\t\tFort de trente ans d&rsquo;exp&eacute;rience op&eacute;rationnelle, l&rsquo;Etat h&eacute;breu s&rsquo;est impos&eacute; comme le premier exportateur mondial de drones militaires. Une longueur d&rsquo;avance que le pays s&rsquo;efforce de conserver.<\/p>\n<p>\n\t\tOn se croirait sur le plateau de tournage d&rsquo;un film de science-fiction. Mais l&rsquo;engin futuriste qui tr&ocirc;ne dans le bureau d&rsquo;&eacute;tudes tout en longueur de la start-up Urban Aeronautics, nich&eacute;e dans la zone industrielle de Yavne, au sud de Tel-Aviv, n&rsquo;est pas sorti de l&rsquo;imagination d&rsquo;une poign&eacute;e de doux r&ecirc;veurs. Fruit de onze ann&eacute;es de recherche (soit 37 brevets au compteur) et de 20&nbsp;millions de dollars d&rsquo;investissements, l&rsquo;h&eacute;licopt&egrave;re sans pilote &laquo;&thinsp;Air Mule&thinsp;&raquo;, financ&eacute; en partie par le minist&egrave;re isra&eacute;lien de la D&eacute;fense, ambitionne d&rsquo;apporter aux flottes militaires une solution totalement in&eacute;dite. Avec deux rotors int&eacute;gr&eacute;s &agrave; son ch&acirc;ssis, cet a&eacute;ronef &laquo;&thinsp;tout-terrain&thinsp;&raquo; &agrave; d&eacute;collage et atterrissage vertical, a &eacute;t&eacute; con&ccedil;u pour voler &agrave; basse altitude en milieu urbain, afin de permettre aux arm&eacute;es de ravitailler leurs contingents et d&rsquo;&eacute;vacuer leurs bless&eacute;s. Deux types d&rsquo;interventions qui &eacute;chappent encore au rayon d&rsquo;action des drones militaires sp&eacute;cialis&eacute;s dans des missions de surveillance ou de combat. Sans doute pas pour tr&egrave;s longtemps.<\/p>\n<p>\n\t\tDerri&egrave;re le projet d&rsquo;Urban Aeronautics, dont le lancement commercial est pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;horizon 2018, se trouve le gotha de la fili&egrave;re. Le fondateur de la jeune pousse, Rafi Yoeli, soixante et un ans, est pass&eacute; par les rangs de l&rsquo;entreprise &eacute;tatique &laquo;&thinsp;Israel Aerospace Industry&thinsp;&raquo; (IAI). Ce champion national est &agrave; l&rsquo;origine du Heron, le syst&egrave;me d&rsquo;avion sans pilote Male (moyenne altitude longue endurance) ayant servi de base aux quatre drones Harfang &ndash; issus d&rsquo;une coop&eacute;ration avec EADS &ndash; que poss&egrave;de la France. Ce docteur en a&eacute;ronautique a aussi offici&eacute; chez Boeing avant de cr&eacute;er la soci&eacute;t&eacute; &agrave; l&rsquo;origine des minidrones Skylark, qu&rsquo;il c&eacute;dera au groupe isra&eacute;lien Elbit Systems, l&rsquo;autre grand nom du secteur, cot&eacute; au Nasdaq.<em>&nbsp;&laquo;&thinsp;Notre &eacute;quipe ne compte pas moins de trois ing&eacute;nieurs ayant particip&eacute; &agrave; Scout, le premier programme d&rsquo;appareils t&eacute;l&eacute;commandables lanc&eacute; par Isra&euml;l<\/em>&nbsp;<em>&thinsp;&raquo;<\/em>, souligne l&rsquo;inventeur de la &laquo;&thinsp;Mule&thinsp;&raquo;, bien d&eacute;cid&eacute; &agrave; poursuivre sur cette lanc&eacute;e.&nbsp;<em>&laquo;&thinsp;L&rsquo;Etat h&eacute;breu a invent&eacute; le concept des drones. Le pays a &eacute;t&eacute; le seul &agrave; occuper le cr&eacute;neau pendant une quinzaine d&rsquo;ann&eacute;es. La m&ecirc;me chose se produira avec la nouvelle cat&eacute;gorie d&rsquo;appareils sans pilote que nous cherchons &agrave; promouvoir.&thinsp;&raquo;<\/em><\/p>\n<h3>\n\t\tLa le&ccedil;on de la guerre de Kippour<\/h3>\n<p>\n\t\tC&rsquo;est un fait que nul ne conteste. Isra&euml;l est devenu le premier exportateur mondial de drones militaires, qu&rsquo;il utilise depuis pr&egrave;s de trente ans pour prot&eacute;ger son territoire. Selon une &eacute;tude du cabinet Frost &amp; Sullivan publi&eacute;e en mai, le pays a vendu pour quelque 4,6&nbsp;milliards de dollars de drones tactiques (d&rsquo;observation) ou strat&eacute;giques (dot&eacute;s de capacit&eacute;s offensives) entre&nbsp;2005 et&nbsp;2012&thinsp;: une cat&eacute;gorie qui p&egrave;se pr&egrave;s de 10&thinsp;% de ses exportations de mat&eacute;riel militaire. A titre de comparaison, les firmes am&eacute;ricaines &ndash; traditionnellement tourn&eacute;es vers leur march&eacute; domestique &ndash; arrivent en seconde position, avec un chiffre de 2,9&nbsp;milliards de dollars sur la p&eacute;riode. Totalisant pr&egrave;s de 1 millier de drones vendus dans 42 pays utilisateurs (&agrave; 80&thinsp;% par IAI), l&rsquo;Etat h&eacute;breu a pu, il est vrai, fonder son leadership sur une exp&eacute;rience op&eacute;rationnelle in&eacute;gal&eacute;e.<\/p>\n<p>\n\t\t<em>&laquo;&thinsp;Ce n&rsquo;est pas un hasard si l&rsquo;id&eacute;e du drone militaire, qui a r&eacute;cemment d&eacute;montr&eacute; son efficacit&eacute; au Mali, en Irak ou en Afghanistan, est n&eacute;e en Isra&euml;l. Notre pays a d&ucirc; livrer tr&egrave;s t&ocirc;t des conflits asym&eacute;triques et affronter des organisations terroristes dot&eacute;es d&rsquo;armes avanc&eacute;es&thinsp;&raquo;<\/em>, fait valoir Yaki Baranes, du bureau isra&eacute;lien de Frost &amp; Sullivan. Pour comprendre l&rsquo;origine de la success-story des drones isra&eacute;liens, il faut se rendre dans les locaux de la division Malat (avions sans pilote, en h&eacute;breu) du fabricant IAI. C&rsquo;est dans l&rsquo;enceinte de ses ateliers s&eacute;curis&eacute;s, situ&eacute;s &agrave; quelques encablures de l&rsquo;a&eacute;roport international Ben Gourion, que la technologie des drones a &eacute;t&eacute; imagin&eacute;e de A &agrave; Z, dans le sillage de la d&eacute;b&acirc;cle de la guerre de Kippour survenue voil&agrave; tout juste quarante ans.&nbsp;<em>&laquo;&thinsp;L&rsquo;offensive surprise des forces &eacute;gypto-syriennes de 1973 avait co&ucirc;t&eacute; la vie &agrave; environ 200 pilotes et hommes d&rsquo;&eacute;quipage isra&eacute;liens. C&rsquo;est alors qu&rsquo;une petite &eacute;quipe d&rsquo;ing&eacute;nieurs dont je faisais partie s&rsquo;est mise &agrave; concevoir une sorte de cam&eacute;ra volante, susceptible de transmettre des informations en temps r&eacute;el et de permettre &agrave; l&rsquo;arm&eacute;e de mener des op&eacute;rations en 4D. Au sein d&rsquo;IAI, c&rsquo;est un euph&eacute;misme, peu de gens ont cru au projet&thinsp;&raquo;<\/em>, raconte au terme de quarante ans de carri&egrave;re, le franco-isra&eacute;lien David Harari, artisan de la division Malat, et ex-vice-pr&eacute;sident de la R&amp;D du groupe.<\/p>\n<p>\n\t\tEn 1977, IAI signe toutefois un premier contrat avec le minist&egrave;re de la D&eacute;fense et le programme national d&rsquo;appareils sans pilote peut prendre son envol. &laquo;&thinsp;Scout&thinsp;&raquo; fait rapidement ses preuves.&nbsp;<em>&laquo;&thinsp;L&rsquo;arm&eacute;e isra&eacute;lienne a &eacute;t&eacute; l&rsquo;une des premi&egrave;res &agrave; comprendre qu&rsquo;il lui fallait changer de doctrine militaire et int&eacute;grer cet outil &agrave; son syst&egrave;me de renseignements&thinsp;&raquo;<\/em>, poursuit le &laquo;&thinsp;p&egrave;re&thinsp;&raquo; des drones isra&eacute;liens.<\/p>\n<p>\n\t\tSi ces derniers sont utilis&eacute;s pour la premi&egrave;re fois lors de la guerre du Liban de 1982, c&rsquo;est la guerre du Golfe de 1991 qui en fait d&eacute;coller les ventes &agrave; l&rsquo;international. Apr&egrave;s avoir livr&eacute; une centaine de drones de reconnaissance Pioneer &agrave; la marine am&eacute;ricaine, IAI met au point son produit best-seller le syst&egrave;me Heron 1 (inaugur&eacute; en 1994). Cet engin totalise dix-huit clients dans le monde, et s&rsquo;est vendu &agrave; 150 exemplaires (une trentaine de mod&egrave;les sont en cours de livraison), dans une fourchette de 20 &agrave; 50&nbsp;millions de dollars en fonction des charges utiles et des options. A savoir des cam&eacute;ras optiques et thermiques, des radars et autres viseurs laser qui constituent le nerf de la guerre, et le principal poste budg&eacute;taire de l&rsquo;appareil.&nbsp;<em>&laquo;&thinsp;Le principal avantage de notre mod&egrave;le Male est de proposer un syst&egrave;me ouvert et flexible. Le client peut choisir d&rsquo;installer son propre syst&egrave;me d&rsquo;informations. Ou d&rsquo;utiliser le mat&eacute;riel d&rsquo;IAI. Puisque nous sommes un des rares fabricants &agrave; effectuer des transferts de technologies&thinsp;&raquo;<\/em>, explique Jacques Chemla, l&rsquo;actuel directeur de Malat, un autre pionnier de l&rsquo;industrie des drones, qui fut &agrave; l&rsquo;origine de la technologie isra&eacute;lienne &laquo;&thinsp;d&rsquo;atterrissage et de d&eacute;collage&thinsp;&raquo; automatique.<\/p>\n<h3>\n\t\tLa volte-face fran&ccedil;aise<\/h3>\n<p>\n\t\tUne r&eacute;ponse &agrave; peine voil&eacute;e &agrave; la d&eacute;cision fran&ccedil;aise, annonc&eacute;e peu avant l&rsquo;&eacute;t&eacute;, d&rsquo;acqu&eacute;rir douze drones de fabrication am&eacute;ricaine Reaper (General Atomics), pour le renouvellement de ses drones Male. Plut&ocirc;t que se fournir en Heron TP, le dernier n&eacute; d&rsquo;IAI (mis en service en 2010), capable de frappes lointaines, et dont la &laquo;&thinsp;francisation&thinsp;&raquo; devait &ecirc;tre assur&eacute;e par Dassault. Con&ccedil;u dans le cadre programme national associant Elbit Systems et le missilier Rafael, cet appareil qualifi&eacute; pour emporter une tonne de charge utile qui int&eacute;resserait notamment l&rsquo;Allemagne, n&rsquo;a pas encore trouv&eacute; son premier client &agrave; l&rsquo;export. Cette situation n&rsquo;inqui&egrave;te pas outre mesure la division Malat&thinsp;: le d&eacute;lai avait &eacute;t&eacute; de six ans pour le H&eacute;ron 1. En revanche, la volte-face fran&ccedil;aise est pr&eacute;sent&eacute;e c&ocirc;t&eacute; isra&eacute;lien comme une d&eacute;cision allant &agrave; l&rsquo;encontre de toute logique industrielle.&nbsp;<em>&laquo;&thinsp;Non seulement la francisation du Reaper est une utopie,<\/em>&nbsp;pr&eacute;vient-on dans l&rsquo;entourage de l&rsquo;avionneur,&nbsp;<em>mais jamais l&rsquo;arm&eacute;e de l&rsquo;air fran&ccedil;aise n&rsquo;aura acc&egrave;s au c&oelig;ur du syst&egrave;me (d&rsquo;espionnage) am&eacute;ricain. L&rsquo;Union europ&eacute;enne s&rsquo;offense de l&rsquo;affaire Snowden, alors comment Paris peut-il prendre le risque d&rsquo;introduire le loup dans la bergerie&thinsp;?&thinsp;&raquo;<\/em>&nbsp;A en croire Jacques Chemla, il reste n&eacute;anmoins acquis qu&rsquo;Isra&euml;l ne pourra conserver son avantage dans les drones militaires&nbsp;<em>&laquo;&thinsp;qu&rsquo;en continuant &agrave; partager sa technologie&thinsp;&raquo;<\/em>. A fortiori, dans un environnement de plus en plus porteur&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\tUn diagnostic confirm&eacute; par son concurrent issu du secteur priv&eacute;, Elbit Systems. Comme IAI, le groupe de Ha&iuml;fa qui assure 85&thinsp;% de l&rsquo;&eacute;quipement de l&rsquo;arm&eacute;e de l&rsquo;air isra&eacute;lienne en drones tactiques avec son mod&egrave;le Herm&egrave;s 450, constate que la place des drones ne cesse de cro&icirc;tre au sein des forces a&eacute;riennes. Pour Tsahal, qui a mobilis&eacute; pour la premi&egrave;re fois sa flotte de Heron lors de l&rsquo;op&eacute;ration men&eacute;e en 2008 dans la bande de Gaza, l&rsquo;&eacute;volution est nette&thinsp;: le nombre de missions assur&eacute;es par des avions sans pilote, au co&ucirc;t moindre que celui des avions de combat, devrait passer de 50 &agrave; 80&thinsp;% dans les d&eacute;cennies &agrave; venir. Une tendance observ&eacute;e au plan mondial et que les coupes claires dans les budgets d&eacute;fense ne peuvent que renforcer.&nbsp;<em>&laquo;&thinsp;Le march&eacute; des drones militaires reste promis &agrave; une belle croissance, mais il nous faut saisir de nouvelles opportunit&eacute;s, en particulier du c&ocirc;t&eacute; des pays &eacute;mergents&thinsp;&raquo;<\/em>&nbsp;pointe Danny Israeli, en charge du d&eacute;veloppement commercial de la branche d&rsquo;appareils sans pilote (UAS) d&rsquo;Elbit. Fournisseur de drones tactiques de l&rsquo;arm&eacute;e de terre britannique en coop&eacute;ration avec Thal&egrave;s, la firme a annonc&eacute; voil&agrave; deux ans un accord de coop&eacute;ration strat&eacute;gique dans le secteur des avions sans pilote avec le constructeur br&eacute;silien Embraer.<\/p>\n<p>\n\t\tAfin de rester dans la course, la fili&egrave;re doit aussi redoubler d&rsquo;efforts en mati&egrave;re d&rsquo;innovation. Investissant le quart de sa R&amp;D dans le secteur des drones, IAI joue &agrave; fond la carte de la miniaturisation, avec son mod&egrave;le Bird Eye (4 kilos), export&eacute; depuis six ans, qui tient dans un sac &agrave; dos et peut &ecirc;tre lanc&eacute; avec un lance-pierres en caoutchouc.&nbsp;<em>&laquo;&thinsp;A terme, l&rsquo;avionique du Heron tiendra dans un bo&icirc;tier de la taille d&rsquo;un t&eacute;l&eacute;phone portable&thinsp;&raquo;<\/em>, pr&eacute;dit Jacques Chemla. Parmi les avant-projets mobilisant les nanotechnologies&thinsp;: le drone papillon qui sera op&eacute;rationnel dans un peu plus d&rsquo;un an. Pesant moins de vingt grammes, le &laquo;&thinsp;Butterfly&thinsp;&raquo; a &eacute;t&eacute; mis au point par Dubi Benyamini, un ing&eacute;nieur d&rsquo;IAI sp&eacute;cialis&eacute; en microrobotique, par ailleurs pr&eacute;sident de la soci&eacute;t&eacute; isra&eacute;lienne des l&eacute;pidopt&egrave;res&hellip; Autre piste de r&eacute;flexion&thinsp;: le d&eacute;veloppement de satellites tactiques &agrave; usage militaire, sachant qu&rsquo;il est aussi techniquement possible de produire des drones capables de sortir de la stratosph&egrave;re avec des capteurs de tr&egrave;s longue port&eacute;e.<\/p>\n<p>\n\t\tReste que la fili&egrave;re des drones isra&eacute;liens lorgne sur un autre d&eacute;bouch&eacute; &agrave; fort potentiel&thinsp;: le march&eacute; des applications civiles.&nbsp;<em>&laquo;&thinsp;Pour l&rsquo;heure, on se heurte &agrave; des obstacles majeurs en mati&egrave;re de r&eacute;glementation comme sur le plan technique puisqu&rsquo;il n&rsquo;existe pas encore de syst&egrave;me d&rsquo;&eacute;vitements de type &ldquo;sense and avoid&rdquo;<\/em>, souligne-t-on chez Elbit.&nbsp;<em>Mais il est &eacute;vident que l&rsquo;on se tient pr&ecirc;t &agrave; effectuer des transferts de technologies (du militaire vers le civil) de fa&ccedil;on &agrave; accompagner cette r&eacute;volution.&thinsp;&raquo;<\/em>C&rsquo;est aussi l&rsquo;avis de Rafi Yoeli, l&rsquo;ing&eacute;nieur d&rsquo;Urban Aeronautics qui envisage &agrave; terme de lancer une version civile de son engin pour desservir le secteur agricole ou intervenir lors de catastrophes naturelles. M&ecirc;me si sa priorit&eacute; du moment reste d&rsquo;introduire le premier son drone ambulance (et ravitailleur) pour accompagner les guerres du futur&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>Par&nbsp;Nathalie Hamou<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t<strong>Paru dans Les Echos<\/strong><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Drones : les secrets de la success-story&nbsp;isra&eacute;lienne &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Fort de trente ans d&rsquo;exp&eacute;rience op&eacute;rationnelle, l&rsquo;Etat h&eacute;breu s&rsquo;est impos&eacute; comme le premier exportateur mondial de drones militaires. Une longueur d&rsquo;avance que le pays s&rsquo;efforce de conserver. On se croirait sur le plateau de tournage d&rsquo;un film de science-fiction. 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