{"id":763,"date":"2011-01-23T05:42:58","date_gmt":"2011-01-23T05:42:58","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=763"},"modified":"2011-01-23T05:44:39","modified_gmt":"2011-01-23T05:44:39","slug":"les-lecons-de-la-tunisie-pour-washington-caroline-b-glick","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/les-lecons-de-la-tunisie-pour-washington-caroline-b-glick\/","title":{"rendered":"Les le\u00e7ons de la Tunisie pour Washington, Caroline B. Glick"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n\tLes le&ccedil;ons de la Tunisie pour Washington, Caroline B. Glick<\/div>\n<div id=\"artContent\">\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tOriginal anglais&nbsp;: &quot;<a href=\"http:\/\/www.jpost.com\/Opinion\/Columnists\/Article.aspx?id=204051\">Tunisia&rsquo;s lessons for Washington<\/a>&quot;, 19 janvier 2011<\/p>\n<p>\n\t\t<br \/>\n\t\tAdaptation fran&ccedil;aise par Sentinelle 5771 reprise du <a href=\"http:\/\/www.resiliencetv.fr\/?p=8467\">Blog ResilienceTV<\/a>, apr&egrave;s r&eacute;vision et corrections par M. Macina.<\/p>\n<p>\n\t\t<br \/>\n\t\t<strong>Le r&eacute;gime du pr&eacute;sident tunisien n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; la seule chose &agrave; avoir &eacute;t&eacute; d&eacute;truite. Les deux fondements principaux de &quot;l&rsquo;expertise&quot; occidentale au Moyen-Orient ont aussi&nbsp; &eacute;t&eacute; d&eacute;faits.<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tSi, &agrave; l&rsquo;apog&eacute;e des protestations antigouvernementales en Tunisie, la semaine derni&egrave;re, Isra&euml;l et les Palestiniens avaient sign&eacute; un accord final de paix, les protestataires auraient-ils roul&eacute; leurs banni&egrave;res pour rentrer &agrave; la maison&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\t\tBien s&ucirc;r que non.<\/p>\n<p>\n\t\tAlors, que nous dit la nature de la politique des Etats-Unis au Moyen-Orient, quand, alors que les protestations contre le r&eacute;gime en Tunisie &eacute;taient &agrave; leur apog&eacute;e, la Maison Blanche &eacute;tait absorb&eacute;e par la question de savoir comment mettre en route le mordant processus de paix entre les Palestiniens et Isra&euml;l ?<\/p>\n<p>\n\t\tSelon la revue <em>Politico<\/em>, alors que la premi&egrave;re r&eacute;volution populaire de l&rsquo;histoire arabe moderne &eacute;tait en plein &eacute;lan, la semaine derni&egrave;re, la Maison Blanche organisait deux &laquo; groupes de travail&nbsp;&raquo;, charg&eacute;s de donner de &laquo;&nbsp;nouvelles id&eacute;es &raquo; pour que les Palestiniens acceptent de conf&eacute;rer avec des n&eacute;gociateurs isra&eacute;liens. Le premier groupe de travail est form&eacute; des anciens conseillers &agrave; la s&eacute;curit&eacute; nationale de Clinton et de Bush, Sandy Berger et Stephen Hadley.<\/p>\n<p>\n\t\tLe second est dirig&eacute; par l&rsquo;ancien ambassadeur des Etats-Unis en Isra&euml;l sous l&rsquo;administration Clinton, Martin Indyk.<\/p>\n<p>\n\t\tEt alors que ces experts se mettaient au travail, le pr&eacute;sident des Etats-Unis, Barak Obama, envoyait en Isra&euml;l son conseiller et ancien n&eacute;gociateur de paix au Moyen-Orient sous les gouvernements Bush p&egrave;re, Clinton et Bush fils, Dennis Ross, pour rencontrer des dirigeants isra&eacute;liens et palestiniens et leur demander de proposer de &laquo;&nbsp;nouvelles id&eacute;es&nbsp;&raquo;. Etonnamment, aucun de ces groupes de travail ou entretiens n&rsquo;a rien trouv&eacute; de neuf. &nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tToujours selon <em>Politico<\/em>, ces groupes de travail et ces consultations ont donn&eacute; lieu &agrave; trois d&eacute;cisions possibles pour la Maison Blanche de Obama. Premi&egrave;rement, elle peut accro&icirc;tre la pression sur Isra&euml;l en annon&ccedil;ant le soutien des Etats-Unis &agrave; un &laquo;&nbsp;plan de paix&nbsp;&raquo; qui exigerait d&rsquo;Isra&euml;l qu&rsquo;il c&egrave;de sa capitale et ses fronti&egrave;res d&eacute;fendables.<\/p>\n<p>\n\t\tEnsuite, les Etats-Unis peuvent pressurer Isra&euml;l en cherchant &agrave; d&eacute;stabiliser le gouvernement du Premier ministre, Benyamin Netanyahou.<\/p>\n<p>\n\t\tEt troisi&egrave;mement, les Etats-Unis peuvent pressurer Isra&euml;l en injectant encore plus d&rsquo;argent dans les caisses du gouvernement palestinien non &eacute;lu et faire na&icirc;tre ainsi l&rsquo;espoir de voir les Etats-Unis soutenir le plan du gouvernement palestinien non &eacute;lu, de proclamer l&rsquo;ind&eacute;pendance sans accepter de vivre en paix avec Isra&euml;l.<\/p>\n<p>\n\t\tVoil&agrave; pour les id&eacute;es nouvelles.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<br \/>\n\t\tPuis il y a le drame qui se d&eacute;roule au Liban. Il est difficile d&rsquo;imaginer une plus grande claque en plein visage, que celle que le Hezbollah et la Syrie ont administr&eacute;e &agrave; Obama mercredi dernier. Le Hezbollah a fait tomber le gouvernement du Premier ministre libanais, Saad Hariri, avec le soutien ouvert et actif de la Syrie, tandis qu&rsquo;Obama recevait Hariri dans le&nbsp; Bureau Ovale. &nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tEt comment Obama a-t-il r&eacute;pondu &agrave; cette claque en pleine figure ? En envoyant l&rsquo;ambassadeur Robert Ford &agrave; Damas pour occuper son nouveau poste comme premier ambassadeur des Etats-Unis en Syrie depuis la collusion de celle-ci avec le Hezbollah dans l&rsquo;assassinat du p&egrave;re de Hariri, l&rsquo;ancien Premier ministre libanais, Rafik Hariri, il y a six ans.<\/p>\n<p>\n\t\tLa r&eacute;alit&eacute; frappe de plein fouet l&rsquo;administration Obama. Mais plut&ocirc;t que d&rsquo;affronter les d&eacute;fis de cette r&eacute;alit&eacute;, l&rsquo;administration Obama s&rsquo;enfouit la t&ecirc;te dans le sable. Et il enfouit sa t&ecirc;te dans le sable avec le ferme soutien de l&rsquo;&eacute;lite inn&eacute;e de la politique &eacute;trang&egrave;re des Etats-Unis.<\/p>\n<p>\n\t\tLe renversement du pr&eacute;sident tunisien,&nbsp; Zine El Abdin Ben Ali, vendredi dernier, constitue un &eacute;v&eacute;nement d&eacute;cisif dans le monde arabe. Il est bien trop t&ocirc;t pour risquer ne serait-ce qu&rsquo;une hypoth&egrave;se sur ce &agrave; quoi ressemblera la Tunisie d&rsquo;ici un an. Mais il n&rsquo;est pas trop t&ocirc;t pour comprendre que le r&eacute;gime de Ben Ali n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; la seule chose &agrave; avoir &eacute;t&eacute; d&eacute;truite vendredi dernier. Les deux fondements principaux de &laquo; l&rsquo;expertise &raquo; occidentale du Moyen-Orient ont &eacute;galement connu la d&eacute;faite.<\/p>\n<p>\n\t\tLe premier fondement de ce qui passait pour une sagesse occidentale concernant la r&eacute;gion est que la seule chose qui motive l&rsquo;action de la proverbiale &laquo; rue arabe &raquo; est la haine d&rsquo;Isra&euml;l.<\/p>\n<p>\n\t\tDepuis pr&egrave;s d&rsquo;une g&eacute;n&eacute;ration, les administrations successives des Etats-Unis ont fond&eacute; leur politique au Moyen-Orient sur la sagesse collective des Ross, Hadley, Berger, Indyk, George Mitchell, Dan Kurtzer et Tony Blair. Et pendant pr&egrave;s d&rsquo;une g&eacute;n&eacute;ration, ces hommes avis&eacute;s ont affirm&eacute; que la r&eacute;forme arabe, la d&eacute;mocratie, les droits de l&rsquo;homme, les droits des femmes, les droits des minorit&eacute;s, la libert&eacute; religieuse, le d&eacute;veloppement &eacute;conomique et le respect de la loi ne peuvent &ecirc;tre r&eacute;gl&eacute;s qu&rsquo;apr&egrave;s la signature d&rsquo;un trait&eacute; de paix entre Isra&euml;l et les Palestiniens. Selon leur point de vue d&rsquo;&laquo;&nbsp;experts&nbsp;&raquo;, les autocrates arabes ainsi&nbsp; que leurs sujets r&eacute;prim&eacute;s sont tellement contrari&eacute;s par la d&eacute;tresse des Palestiniens, qu&rsquo;ils ne tiennent pas compte de leur propre existence.<\/p>\n<p>\n\t\tLa r&eacute;volution tunisienne d&eacute;montre que cette &laquo; sagesse &raquo;, n&rsquo;est qu&rsquo;une fieff&eacute;e et totale baliverne. Comme les gens de partout, ce qui int&eacute;resse le plus les Arabes, c&rsquo;est leur niveau de vie, leur libert&eacute; relative ou son absence, et leurs perspectives d&rsquo;avenir.<\/p>\n<p>\n\t\tMohammed Bouazizi, le Tunisien dipl&ocirc;m&eacute; de 26 ans qui s&rsquo;est immol&eacute; par le feu le mois dernier apr&egrave;s que les forces de s&eacute;curit&eacute; du r&eacute;gime eurent d&eacute;truit sa charrette de produits non autoris&eacute;s, n&rsquo;a pas agi ainsi &agrave; cause d&rsquo;Isra&euml;l.<\/p>\n<p>\n\t\tL&rsquo;Egyptien qui s&rsquo;est immol&eacute; par le feu au Caire, lundi, devant le Parlement &eacute;gyptien, et l&rsquo;Alg&eacute;rien qui a fait de m&ecirc;me &agrave; Tebessa, dimanche, n&rsquo;ont pas choisi de s&rsquo;immoler sur la place publique &agrave; cause de leur souci pour les Palestiniens. De m&ecirc;me, les manifestants oppos&eacute;s au r&eacute;gime en Jordanie ne manifestent pas parce qu&rsquo;il n&rsquo;existe pas d&rsquo;Etat palestinien &agrave; l&rsquo;ouest du Jourdain.<\/p>\n<p>\n\t\tLa r&eacute;volution tunisienne d&eacute;montre que &laquo; l&rsquo;unit&eacute; arabe &raquo; et l&rsquo;engagement en faveur des &laquo;&nbsp;droits palestiniens&nbsp;&raquo; ne sont rien de plus qu&rsquo;un os &agrave; ronger pour les &laquo;&nbsp;experts&nbsp;&raquo; occidentaux.<\/p>\n<p>\n\t\tLa principale pr&eacute;occupation des dictateurs arabes, ce n&rsquo;est pas Isra&euml;l, mais la prolongation de leur mainmise sur le pouvoir. De leur point de vue, l&rsquo;une des cl&eacute;s pour maintenir la main de fer dans laquelle ils tiennent le pouvoir, c&rsquo;est de neutraliser le soutien am&eacute;ricain &agrave; la libert&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\tEn pr&eacute;tendant qu&rsquo;Isra&euml;l est &agrave; la cause originelle de toutes les pathologies arabes, les despotes arabes placent les Etats-Unis sur la d&eacute;fensive. Oblig&eacute;s de justifier leur soutien aux Juifs ha&iuml;s, les Etats-Unis se sentent moins &agrave; l&rsquo;aise pour critiquer la r&eacute;pression qu&rsquo;exercent les dictateurs contre leur propre peuple. Et s&rsquo;ils ne sentent plus le souffle des Am&eacute;ricains dans leur dos, les dictateurs arabes peuvent dormir plus ou moins tranquillement. Du fait que l&rsquo;Europe ne se soucie pas de qu&rsquo;ils pi&eacute;tinent les droits de l&rsquo;homme, seuls les Etats-Unis constituent une menace &agrave; la l&eacute;gitimit&eacute; de ces autocrates arabes dans la r&eacute;pression de leur peuple d&rsquo;une main de fer.<\/p>\n<p>\n\t\tEt cela nous am&egrave;ne au deuxi&egrave;me fondement fallacieux de &laquo;&nbsp;l&rsquo;expertise&nbsp;&raquo; occidentale du Moyen-Orient mise en pi&egrave;ces par les &eacute;v&eacute;nements r&eacute;cents en Tunisie. Ce fondement consiste &agrave; croire qu&rsquo;il est possible et souhaitable de r&eacute;aliser un syst&egrave;me d&rsquo;alliance stable sur le dos des dictatures.<\/p>\n<p>\n\t\tLa r&eacute;volution de Tunisie a mis au jour deux v&eacute;rit&eacute;s fondamentales sur les relations avec les dictatures. D&rsquo;abord, elles ne peuvent pas prolonger le r&eacute;gime. Comme les dictateurs ne repr&eacute;sentent qu&rsquo;eux-m&ecirc;mes, quand le dictateur quittera la sc&egrave;ne, personne ne se sentira li&eacute; par ses d&eacute;cisions.<\/p>\n<p>\n\t\tLa seconde v&eacute;rit&eacute; fondamentale mise au jour par le renversement de Ben Ali, c&rsquo;est que tout pouvoir est &eacute;ph&eacute;m&egrave;re. Le jour de Ben Ali est arriv&eacute; vendredi dernier. Le jour de ses fr&egrave;res despotes arabes arrivera aussi. Et quand ils seront renvers&eacute;s, les alliances conclues avec eux le seront aussi. A un degr&eacute; significatif, l&rsquo;incapacit&eacute; du gouvernement Obama &agrave; comprendre l&rsquo;instabilit&eacute; chronique des dictatures explique son obsession de se concilier le dictateur syrien, Bashar Assad. Parce que les Etats-Unis supposent, &agrave; tort, que le r&eacute;gime Assad est stable par nature, ils ne comprennent pas la raison pour laquelle Assad pr&eacute;f&egrave;re l&rsquo;Iran et le Hezbollah plut&ocirc;t que les Etats-Unis.<\/p>\n<p>\n\t\tAssad est un membre de la communaut&eacute; minoritaire alaouite. Il a peur de son peuple non seulement parce qu&rsquo;il l&rsquo;opprime sous un r&eacute;gime de terreur, mais aussi parce que, du fait de son identit&eacute; alaouite, la majorit&eacute; des Syriens ne le consid&egrave;rent pas comme un des leurs.<\/p>\n<p>\n\t\tEn tant que dictateurs et assassins eux-m&ecirc;mes, les ayatollahs d&rsquo;Iran et les ma&icirc;tres terroristes du Hezbollah soutiennent le r&eacute;gime d&rsquo;Assad d&rsquo;une mani&egrave;re qui serait impossible aux Etats-Unis, m&ecirc;me s&rsquo;ils le voulaient. En fait, de la mani&egrave;re dont Assad voit les choses, &eacute;tant donn&eacute; la nature de son r&eacute;gime, il n&rsquo;y a aucune chance pour qu&rsquo;une alliance avec les Etats-Unis puisse faire autre chose qu&rsquo;affaiblir l&rsquo;emprise de son r&eacute;gime sur le pouvoir.<\/p>\n<p>\n\t\tLes tentatives des Etats-Unis pour &eacute;tablir des relations avec Assad indiquent &agrave; ce dictateur deux choses apparemment contradictoires dans le m&ecirc;me temps. D&rsquo;abord, elles sont pour lui le signe que son alliance avec l&rsquo;Iran et le Hezbollah renforce sa stature r&eacute;gionale. Sans ces alliances, les Etats-Unis n&rsquo;auraient aucun motif de tenter de l&rsquo;amadouer.<\/p>\n<p>\n\t\tDeuxi&egrave;mement, en raison de l&rsquo;instabilit&eacute; chronique de son Etat de terreur tyrannique, et de sa peur absolue de la d&eacute;mocratie subs&eacute;quente, Assad voit les tentatives am&eacute;ricaines pour l&rsquo;attirer dans l&rsquo;alliance occidentale comme des tentatives de renverser son r&eacute;gime. Plus des gens comme Obama et Clinton cherchent &agrave; l&rsquo;attirer, plus il est convaincu qu&rsquo;ils sont de m&egrave;che avec Isra&euml;l pour le faire tomber.<\/p>\n<p>\n\t\tApparemment, la r&eacute;volution tunisienne prouve la justesse de la politique de l&rsquo;ancien pr&eacute;sident George W. Bush, consistant &agrave; pousser &agrave; la d&eacute;mocratisation du monde arabe. Comme Bush l&rsquo;a reconnu dans le sillage des attentats du 11 septembre 2001, les Etats-Unis sont mal servis s&rsquo;ils se reposent sur des dictateurs qui maintiennent leur pouvoir sur le dos de leur peuple.<\/p>\n<p>\n\t\tToutefois, Bush a eu du mal &agrave; voir un lien direct entre le probl&egrave;me et la solution &eacute;lectorale qu&rsquo;il a choisie. Comme l&rsquo;ont montr&eacute; la victoire du Hamas dans l&rsquo;Autorit&eacute; Palestinienne et celle des Fr&egrave;res Musulmans aux &eacute;lections parlementaires en Egypte, d&rsquo;une part, et la d&eacute;stabilisation de gouvernements pro-occidentaux d&eacute;mocratiquement &eacute;lus, au Liban, en Afghanistan et en Irak, d&rsquo;autre part, des &eacute;lections ne sont pas la solution de l&rsquo;autoritarisme.<\/p>\n<p>\n\t\tLa r&eacute;volution tunisienne fournit plusieurs le&ccedil;ons aux d&eacute;cideurs politiques des Etats-Unis. Premi&egrave;rement, elle nous rappelle la fragilit&eacute; intrins&egrave;que des alliances avec les dictatures. La Tunisie d&eacute;montre l&rsquo;imp&eacute;ratif strat&eacute;gique d&rsquo;un Isra&euml;l puissant. En tant qu&rsquo;unique d&eacute;mocratie stable de la r&eacute;gion, Isra&euml;l est le seul alli&eacute; fiable des Etats-Unis au Moyen-Orient. Un Isra&euml;l puissant et s&ucirc;r est la seule garantie permanente des int&eacute;r&ecirc;ts strat&eacute;giques des Etats-Unis au Moyen Orient.<\/p>\n<p>\n\t\tDeuxi&egrave;mement, les Etats-Unis doivent proc&eacute;der &agrave; une estimation tr&egrave;s prudente de leurs liens avec le monde arabe. Il faut miser sur tous les concurrents. Cela signifie que les Etats-Unis doivent maintenir des liens &eacute;troits avec autant de r&eacute;gimes que possible, de sorte qu&rsquo;aucun ne soit consid&eacute;r&eacute; comme irrempla&ccedil;able.<\/p>\n<p>\n\t\tL&rsquo;Arabie Saoudite doit &ecirc;tre contrebalanc&eacute;e par l&rsquo;Irak et le soutien &agrave; un nouveau r&eacute;gime en Iran. Le soutien de l&rsquo;Egypte doit &ecirc;tre contrebalanc&eacute; par des relations &eacute;troites avec le Sud-Soudan et d&rsquo;autres Etats d&rsquo;Afrique du Nord.<\/p>\n<p>\n\t\tPour ce qui est d&rsquo;engendrer des alternatives d&eacute;mocratiques, les Etats-Unis doivent garantir qu&rsquo;ils ne font aucune promesse qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas l&rsquo;intention de tenir. La trag&eacute;die actuelle au Liban est un rude coup port&eacute; au prestige des Etats-Unis parce que Washington a enfreint sa promesse de se tenir aux c&ocirc;t&eacute;s du Mouvement du 14 Mars contre le Hezbollah.<\/p>\n<p>\n\t\tDans le m&ecirc;me temps, les Etats-Unis devront financer et soutenir publiquement des mouvements d&eacute;mocratiques lib&eacute;raux quand ils &eacute;mergeront. Ils devront aussi financer des mouvements d&eacute;mocratiques moins lib&eacute;raux quand ils na&icirc;tront. De m&ecirc;me, &eacute;tant donn&eacute; la force des m&eacute;dias islamistes, les Etats-Unis devront faire un usage judicieux des m&eacute;dias en langue arabe pour diffuser leur propre message de d&eacute;mocratie lib&eacute;rale au monde arabe.<\/p>\n<p>\n\t\tLa r&eacute;volution en Tunisie est un &eacute;v&eacute;nement extraordinaire. Et comme d&rsquo;autres &eacute;v&eacute;nements extraordinaires, ses r&eacute;percussions sont ressenties bien au-del&agrave; de ses fronti&egrave;res. Malheureusement, le comportement de l&rsquo;administration Obama indique qu&rsquo;elle ne veut pas reconna&icirc;tre l&rsquo;importance de ce qui se passe.<\/p>\n<p>\n\t\tSi l&rsquo;administration Obama persiste &agrave; ignorer les v&eacute;rit&eacute;s fondamentales r&eacute;v&eacute;l&eacute;es par le renversement populaire du dictateur de la Tunisie, cela ne fera pas que marginaliser la puissance des Etats-Unis au Moyen-Orient, mais mettra en danger ses int&eacute;r&ecirc;ts au Moyen Orient.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>&copy; Caroline B. Glick et <em>The <\/em><\/strong><strong><em>Jerusalem<\/em><\/strong><strong><em>Post<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Les le&ccedil;ons de la Tunisie pour Washington, Caroline B. 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